The Lady (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis The Lady (film, 2011))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lady.

The Lady

Description de cette image, également commentée ci-après

Michelle Yeoh présente le film au Festival international du film de Toronto 2011.

Réalisation Luc Besson
Scénario Rebecca Frayn
Acteurs principaux
Sociétés de production EuropaCorp
Left Bank Productions
France 2 Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Biographie
Durée 127 minutes
Sortie 2011

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Lady est un film biographique franco-britannico-malaisien réalisé par Luc Besson mettant en scène Michelle Yeoh dans le rôle d'Aung San Suu Kyi et David Thewlis en Michael Aris, sorti en 2011.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Surnommée « The Lady », Aung San Suu Kyi est une femme politique birmane, opposante de la junte. Dès 1988, elle quitte Londres et sa famille pour revenir en Birmanie pour son engagement politique. Elle souhaite mener un combat politique non-violent pour la liberté d'expression et la démocratie dans une Birmanie en proie à une dictature militaire oppressante et sanguinaire et poursuivre le combat de son père, le général Aung San, assassiné en 1947.

Aung San Suu Kyi est aussi confrontée à un choix cornélien : rentrer en Angleterre auprès de l'homme de sa vie, Michael Aris (David Thewlis), atteint d'un cancer de la prostate ou poursuivre le combat pour la démocratie dans son pays.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf mention contraire, les informations mentionnées proviennent de la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (V. F.) selon le carton de doublage français.

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

The Lady est au départ un scénario écrit par la romancière Rebecca Frayn, femme du producteur Andy Harries. En 2007, le couple l'envoie à l'actrice Michelle Yeoh. Séduite, cette dernière en parle à un ami de son compagnon Jean Todt, Luc Besson. Le réalisateur retravaille alors le script, qui manquait selon lui d'une réelle trame et d'un méchant emblématique[3],[4].. Une fois le scénario achevé, Luc Besson tente de contacter Aung San Suu Kyi, à l'époque en résidence surveillée. « Il fallait compter deux mois pour qu'elle reçoive une missive. Et autant pour obtenir une réponse[3]. » Pour ne pas éveiller les soupçons des autorités birmanes, le film est développé sous le titre Dans la Lumière (Into the Light en anglais)[4].

Aung San Suu Kyi donne alors son autorisation, après avoir visionné quelques films du réalisateur.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté de manière très secrète en Thaïlande à l'été 2010[3]. Aucune information n'avait filtré dans la presse, car Luc Besson ne voulait pas que le gouvernement birman fasse pression sur les autorités thaïlandaises pour expulser l'équipe. Le réalisateur y a donc débuté un tournage de manière incognito[5] : « J'y suis allé cet été avec un visa que j'avais demandé, il y a un an, et muni d'une petite caméra numérique dont les images sont remarquables. En bermuda et en tongs, j'ai pu mettre en boîte des plans sur lesquels on incrustera, en postproduction, les comédiens et des figurants[3]. »

À l'automne 2010, Luc Besson est rejoint par une équipe plus importante et engage de nombreux figurants. Malgré l'importance grandissante du tournage, rien ne filtre dans la presse, même pas en France. « J'avais demandé à tout le monde de rester discret sur ce projet, afin que les dirigeants birmans n'en aient pas connaissance et ne fassent pas pression sur le gouvernement thaïlandais pour nous expulser. […] Chez nous, l'information serait sortie rapidement. En Orient, non. C'est une question de philosophie et de respect[3]. »

Le titre The Lady est également tenu secret au début du tournage : il aurait alerté les autorités birmanes, puisque c'est le surnom d'Aung San Suu Kyi.

L'équipe s'envole ensuite pour Oxford, en Angleterre. Luc Besson y invite d'ailleurs de nombreux journalistes, pour enfin présenter son film et faire taire de nombreuses rumeurs. Ce fait est rare dans la carrière du réalisateur, très opposé aux journalistes depuis certaines critiques assassines envers son film Le Grand Bleu en 1988.

Après l'Angleterre, Luc Besson rejoint les studios de Bry-sur-Marne dans le Val-de-Marne.

Lieux de tournage 

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du film est composée par Éric Serra, qui signe ici sa 13e collaboration avec Luc Besson. En plus des compositions originales, le film contient des musiques classiques dont le Canon de Pachelbel ainsi que le 2e mouvement du concerto pour pano n°23 de Mozart. De plus, le générique de fin est la chanson Soldier of Love du groupe Sade.

Liste des titres de l'album
  1. Once Upon A Time In Burma
  2. The Young Lady
  3. Sad Morning in Oxford
  4. Love The Wonderland
  5. The Red Scarf
  6. Rangoon Family Home
  7. The Shewdagon Pagoda Speech
  8. Glories Of The Raj
  9. Pamphlets For Democracy
  10. Daw Suu And The Burmese Tribes
  11. The Funeral Of Daw Khin Kyi
  12. A Flower Through The Gun Line
  13. Long Way To Democracy
  14. Be Gentle With Yourself
  15. Under House Arrest
  16. Hunger Strike
  17. The Last Hug
  18. Landslide Victory
  19. Burmese Rain
  20. Nobel Peace Prize 2011
  21. Banners Of Freedom
  22. Lady In Waiting
  23. So Happy You Are Here
  24. Unwavering Love
  25. Letter From Mikie
  26. Be Of Good Cheer
  27. Mum Sends Her Love
  28. What Kind Of Freedom Is That
  29. When The Angels Call
  30. The Steel Orchid
  31. Seytcha Seytcha
  32. Soldier of Love (Sade)

Sortie[modifier | modifier le code]

Critiques presse[modifier | modifier le code]

The Lady reçoit des critiques assez mitigées. Sur le site Allociné, il obtient une moyenne 2,4/5 pour 24 titres de presse recensés[7]. Du côté des avis positifs, Caroline Vié écrit dans 20 minutes que « Michelle Yeoh a trouvé le rôle de sa vie »[7]. Dans Le Figaroscope, Marie-Noëlle Tranchant pense que le film est « un exercice d'admiration réussi » avec « du spectacle mais pas d'esbroufe, de l'émotion mais contenue par la dignité et le détachement de la Dame »[7]. Pierre Vavasseur du Parisien apprécie The Lady qui « n'a rien du biopic traditionnel. C'est, au contraire, un film qui place la dimension romantique au cœur d'un combat pour la liberté »[7]. Dans Écran Large, Laurent Pécha décrit le film comme « un devoir de mémoire orchestré par un Besson appliqué »[7]. Florence Ben Sadoun de Elle écrit que c'est « une grande histoire rendue possible par la force de l'amour » dans laquelle le réalisateur « place sa caméra du côté de l'intime ». Dans Le Journal du dimanche, Stéphanie Belpêche déclare que « Luc Besson nous frappe en plein cœur »[7].

Du côté des critiques moins positives, on peut lire dans Ouest-France « Trop admiratif et respectueux, Luc Besson dresse un portrait lisse et neutre qui avance tranquillement sans cultiver complètement les émotions et les enseignements d'un combat exemplaire »[7]. Aurélien Allin de Cinemateaser trouve que le film est « émouvant par moment, malgré un sérieux problème de point de vue »[7]. Dans Le Monde, Thomas Sotinel regrette que « Malgré ses deux heures de projection, ses figurants par centaines, ses acteurs d'exception, The Lady n'offre pas plus d'informations et d'émotions qu'une image pieuse »[7]. Pour Joachim Lepastier des Cahiers du cinéma, le film n'est qu'« une hagiographie clinquante qui vire au concours de scènes-LOL »[7]. Dans TéléCinéObs, Guillaume Loison écrit « Besson s'en tient au portrait Wikipedia option mélo qui tache »[7].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film n'a eu un grand succès. Il n'enregistre que 495 943 entrées en France et 3 404 191 $ de recettes mondiales[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Cinema for Peace Awards 2012 : Prix International Human Rights pour Luc Besson[8]
  • Durban International Film Festival 2012 : prix du public du meilleur film

Nomination[modifier | modifier le code]

Expulsion de Michelle Yeoh[modifier | modifier le code]

Le 22 juin 2011, l'avion arrivé sur l'aéroport international de Yangon (Birmanie), Michelle Yeoh s'est brusquement vue expulsée par un responsable de la junte, expliquant qu'elle est désormais sur sa liste noire[9]. Les raisons de sa venue et de son expulsion restent encore inexpliquées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « The Lady », sur JP box-office.com (consulté le 13 mars 2015)
  2. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. a, b, c, d et e Christophe Carrière, « Sur le tournage du nouveau film de Luc Besson sur Aung San Suu Kyi », sur L'Express,‎ 22 décembre 2010 (consulté le 10 mars 2011)
  4. a et b « Secrets de tournage », sur AlloCiné.fr (consulté le 14 mai 2014)
  5. Anonyme, « The Lady : Luc Besson tourne en secret », sur ActuCiné,‎ 10 janvier 2011 (consulté le 10 mars 2011)
  6. « The Lady bande originale », sur Fnac.com (consulté le 14 mai 2014)
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Critiques presse The Lady », sur Allociné (consulté le 13 mars 2015)
  8. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  9. Constance Jamet, « L'actrice Michelle Yeoh expulsée de Birmanie », sur Le Figaro,‎ 28 juin 2011 (consulté le 27 août 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]