Jacques Tardi

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Jacques Tardi

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Jacques Tardi lors du Salon du livre de Paris en mars 2010.

Naissance 30 août 1946 (1946-08-30) (66 ans)
Valence, France
Nationalité française
Profession auteur de bandes dessinées
Formation École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
École nationale supérieure des arts décoratifs

Jacques Tardi (né le 30 août 1946 à Valence[1]) est un auteur et dessinateur de bande dessinée française, lauréat en 1985 du Grand prix de la ville d'Angoulême et en 2011 de deux Eisner Awards[2].

Sommaire

Biographie[modifier]

Son père est militaire de carrière, ce qui l'amène à passer son enfance en Allemagne. Jacques Tardi entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon à seize ans, et poursuit ses études à l'École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Il débute en 1969 avec le récit Rumeurs sur le Rouergue, pré-publié en 1972 dans Pilote, sur un scénario de Pierre Christin (édité en album broché par Futuropolis en 1976). Depuis, son œuvre, traduite en plusieurs langues, a gagné la reconnaissance, au-delà même du monde de la bande dessinée. L'univers de Tardi est facile à résumer : les faubourgs de Paris, les anars, quelques monstres, des soldats et la guerre, et, partout, la misère qui poisse, la révolte… L'œuvre de Tardi est très explicite. Son travail sur la Première Guerre mondiale (C'était la guerre des tranchées) est salué unanimement. Il évoque en particulier les soldats fusillés pour l'exemple. Son grand-père avait été gazé pendant cette guerre[réf. nécessaire]. De ses choix d'auteurs (adaptés, illustrés comme Céline, Daniel Pennac, Jean Vautrin, Léo Malet…) se dégagent des cohérences affectives, imaginaires, mais aussi politiques.

Son style peut sembler proche de la ligne claire de Hergé, mais les ouvrages de Tardi ont une nette tendance à ridiculiser le concept du « héros », ses personnages peuvent être des antihéros complets, des victimes de la marche du monde sans prise (sauf accidentelle) sur celui-ci, voire de simples témoins refusant d'agir autrement que pour leur propre compte.

Il est marié avec la chanteuse Dominique Grange. Il parraine le Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale d'Arras.

En novembre 2010, il publie chez Futuropolis une adaptation du roman de Jean-Patrick Manchette, La position du tireur couché[3].

En 2012, il publie Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II-B, à partir des souvenirs de la captivité de son père durant la Seconde Guerre mondiale.

Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 2013[4], il refuse cette distinction en indiquant ne vouloir « rien recevoir, ni du pouvoir actuel, ni d'aucun autre pouvoir politique quel qu'il soit »[5] .

Œuvres publiées[modifier]

Albums de bande dessinée[modifier]

  1. Adèle et la Bête, 1976.
  2. Le Démon de la Tour Eiffel, 1976.
  3. Le Savant fou, 1977.
  4. Momies en folie, 1978.
  5. Le Secret de la salamandre, 1981.
  6. Le Noyé à deux têtes, 1985.
  7. Tous des monstres !, 1994.
  8. Le Mystère des profondeurs, 1998.
  9. Le Labyrinthe infernal, 2007. Une partie a été prépubliée en trois livraisons mensuelles format journal vendues en librairies.
  1. Brouillard au pont de Tolbiac, Casterman, 1982.
  2. 120, rue de la Gare, Casterman, 1988.
  3. Une gueule de bois en plomb, Casterman, 1990.
  4. Casse-pipe à la Nation, Casterman, 1996.
  5. M'as-tu vu en cadavre ?, Casterman, 2005.
  6. La nuit de Saint-Germain des Prés, Casterman, 2000.
  • Le Trou d'obus, Imagerie Pellerin, 1984.
  • Tueur de cafards (dessin), avec Benjamin Legrand (scénario), Casterman, 1984. Réédité sous le titre New-York mi ammor en 2009.
  • Grange bleue (dessin), avec Dominique Grange (scénario), Futuropolis, 1985.
  • Où vas-tu petit soldat - A l’abattoir ! , Éditions du Monde Libertaire, 1989.
  • Tardi en banlieue, Casterman, 1990.
  • Rue des Rebuts, Alain Beaulet, 1990.
  • Jeux pour mourir, d'après un roman de Géo-Charles Véran, Casterman, 1992.
  • C'était la guerre des tranchées, Casterman, coll. « Studios (A SUIVRE) », 1993.

À travers le portrait d'une vingtaine de soldats français, Tardi explique le calvaire de vie du poilus et son enfer quotidien des batailles.

  1. Les Canons du 18 mars, 2001.
  2. L'Espoir assassiné, 2002.
  3. Les Heures sanglantes, 2003.
  4. Le Testament des ruines, 2004.
  1. 1914 - 1915 - 1916, 2008. Prépublié en trois livraisons mensuelles format journal vendues en librairies.
  2. 1917 - 1918 - 1919, 2009. Prépublié en trois livraisons mensuelles format journal vendues en librairies.
  1. L’Énigmatique Monsieur Schmutz, 2011.
  • Moi, René Tardi, prisonnier au Stalag II B, Casterman, 2012.

Illustrations[modifier]

Couvertures de romans
Textes illustrés par Jacques Tardi (romans sauf précision) 
Recueils d'illustrations de Jacques Tardi 
  • Mine de plomb, Futuropolis, 1985.
  • Chiures de gommes, Futuropolis, 1985.
  • Tardi en banlieue, avec Jean Vautrin (texte), Casterman, 1990.
  • Un strapontin pour deux, avec Michel Boujut (collaboration au texte), Casterman, 1995.
  • Tardi par la fenêtre, avec Michel Boujut (texte), Christian Desbois, 1996.
  • Tardi. Carnet, Jcmenu éditeur, 2001.
Illustration de jeux de société 

Feuilleton radiophonique[modifier]

Littérature jeunesse[modifier]

  • Le Voyage d'Alphonse (texte), avec Antoine Leconte (illustration), Duculot, 2003.

Documentation[modifier]

  • À la rencontre de Jacques Tardi, Bédésup, coll. « À la rencontre de... », 1982.
  • Le Lézard no 4-5 : Tardi, Forest, juillet 1991.
  • Alain Foulet et Olivier Maltret, Presque tout Tardi, Sapristi, 1996.
  • Thierry Groensteen, Tardi, Magic Strip, 1980.
  • Jacques Samson (dir.), Mieux vaut Tardi, Analogon, 1989.
  • Jacques Tardi (int. Jean-Marc Vidal), « Le Prem's des prem's », dans BoDoï no 19, novembre 1998.
  • Jacques Tardi (int. Numa Sadoul), Tardi, Niffle, coll. « Profession auteur de bande dessinée », 2000.
  • Jacques Tardi (int. David Alliot), « Entretien avec Jacques Tardi », dans Le Bulletin célinien no 316, février 2010.
  • Jacques Tardi (int. Vincent Genot et Laurent Raphaël), « Tardi, tireur d'élite », dans Focus Vif, 4 novembre 2011.

Vidéo[modifier]

Notes et références[modifier]

Article connexe[modifier]