Malavita (film)

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Malavita

Titre québécois La Famille
Réalisation Luc Besson
Scénario Luc Besson
Michael Caleo
Acteurs principaux
Sociétés de production EuropaCorp
Relativity Media
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller policier
Sortie 2013
Durée 110 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Malavita ou La Famille au Québec est un thriller policier franco-américain écrit, produit et réalisé par Luc Besson, sorti en 2013.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1996, Fred Blake, alias Giovanni Manzoni, est un ancien de la mafia new-yorkaise désormais sous la protection du FBI. Il s’installe alors avec sa famille dans un petit village de Normandie, Chalong-sur-Avre, entre Gacé, L'Aigle et Le Sap.

Mais malgré des efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur AlloDoublage[5] et Version québécoise (V. Q.) sur Doublage Québec[6]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

EuropaCorp et Relativity Media signent en mai 2012 un marché pour la coproduction de deux films incluant la distribution[7]. Le premier des deux films est Malavita, le deuxième est 3 Days to Kill (2014)[7].

Tonino Benacquista est l'auteur du livre Malavita (2004) sur lequel le film est basé.

Le scénario, écrit par Luc Besson et Michael Caleo, est basé sur le livre Malavita de Tonino Benacquista, publié en 2004[7]. L'auteur n'a pas souhaité participer au développement du film : « Je savais qu’EuropaCorp pouvait produire un film qui puisse être distribué aussi bien aux États-Unis qu’en France, ce qui était très tentant étant donné le sujet »[8]. La productrice Virginie Besson-Silla avoue que le scénario respecte presque totalement l'intrigue du roman[8].

À l'origine, Luc Besson ne devait être que scénariste et producteur du film. Mais après avoir développé le projet avec Robert De Niro et cherché d'éventuels metteurs en scène, il a décidé d'être aussi le réalisateur : « Je me suis dit qu’il était hors de question de confier ce projet à qui que ce soit ! Comme je connais bien la culture américaine et la culture française, j’ai fini par vouloir le réaliser moi-même. Robert est très malin parce qu’il ne m’a rien dit avant que je ne me laisse tenter par l’idée. Il m’a demandé pourquoi je ne le réaliserais pas moi-même. Et je lui ai dit : “C’est bon, tu as gagné” »[8].

Distribution[modifier | modifier le code]

Pour Tonino Benacquista, l'auteur du roman original, les acteurs devaient être « des acteurs américains indiscutables qui portent en eux leur propre légende et qui, quand ils apparaissent à l’écran, n’ont pas besoin de convaincre »[8]. Lorsque Luc Besson lui demande quel acteur il envisage pour le rôle principal, l'écrivain propose Robert De Niro. Un exemplaire est envoyé à l'acteur, qui accepte de participer au projet[8].

Michelle Pfeiffer rejoint ensuite la distribution, motivée notamment par le fait de tourner pour la première fois de sa carrière avec Robert De Niro[8]. Ils étaient apparus dans Stardust (2007) et Happy New Year mais n'avaient pas de scènes en commun.

Pour la première fois depuis Les Incorruptibles (1987), Robert De Niro n'est pas doublé par Jacques Frantz, sa voix française officielle, mais par Patrick Descamps, à la suite d'une exigence de Luc Besson lui-même.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute le 14 août 2012 en France et se poursuit jusqu'en octobre 2012[7],[9] entre la Normandie, à Gacé et Le Sap[10], New York et la Cité du Cinéma à Saint-Denis pendant un mois[9]. Une partie du tournage a également eut lieu dans la ville de L'Aigle.

Le tournage normand a eu lieu près de la propriété du réalisateur dans la région : « J’ai une maison de famille en Normandie : quand j’ai lu le livre, je me suis rendu compte que la petite ville où se déroule l’intrigue est à une dizaine de kilomètres de chez moi. La maison que nous avons trouvée est à 7 ou 8 km de chez moi (...), ce qui était très pratique. Pour être franc, quand on a entamé les repérages, j’ai demandé à ce qu’on me montre les maisons qui se trouvaient dans un rayon de 20 km autour de chez moi car c’était beaucoup plus simple pour moi de me rendre d’un endroit à l’autre. Finalement, tous les comédiens ont séjourné chez moi »[8].

Luc Besson était également ravi de tourner à la Cité du Cinéma, pour la première fois en tant que réalisateur : « C’est extrêmement pratique et cela ressemble à n’importe quel studio américain : (...) c’est très fonctionnel car tout est réuni au même endroit – les bureaux, les décors, les salles de montage, les labos etc. Du coup, on ne perd pas de temps. C’est un rêve, pour un cinéaste, de travailler dans de telles conditions et les plateaux sont flambant neufs »[8].

Certains acteurs expliquent que Luc Besson a tourné assez rapidement les scènes de Malavita. Robert De Niro déclare qu'il « est d’une grande rapidité (...). Il ne perd pas de temps avec le clap ou avec d’autres protocoles du même genre ». Pour Tommy Lee Jones, c'est « à la fois difficile et stimulant, c’est (...) qu’il faut être constamment réactif »[8].

Musique[modifier | modifier le code]

Malavita
Original Soundtrack

Bande originale par Evgueni et Sacha Galperine
Sortie 21 octobre 2013[11]
Format CD, téléchargement[11]
Compositeur Evgueni Galperine, Sacha Galperine
Label EuropaCorp

Pour la seconde fois de sa carrière, Luc Besson ne collabore pas avec Éric Serra pour la musique du film. Il fait ici appel aux frères Evgueni et Sacha Galperine. Ils avaient déjà travaillé sur un autre film d'EuropaCorp, L'Homme qui voulait vivre sa vie d'Éric Lartigau en 2010[11].

Liste des titres de la bande originale
No Titre Auteur(s) Interprète(s) Durée
1. Gangster Tango Evgueni Galperine 1:34
2. 20 Million Dollars (Dialogue) Robert De Niro 0:18
3. Me and My Baby Don Cavalli 2:38
4. First Love Evgueni Galperine 0:42
5. The Body Evgueni Galperine 0:49
6. Shoot the Dog* (Dialogue) Paul Borghese 0:21
7. Teens Fight Back Evgueni Galperine 1:35
8. Once Upon a Time Evgueni Galperine 0:54
9. Both Arms and Both Legs (Dialogue) Robert De Niro 0:22
10. The Plumer Evgueni Galperine 1:01
11. Bad Guys in Town Evgueni Galperine 3:06
12. The Greatest Cat Power 3:22
13. I Want My Water Crystal Clear Evgueni Galperine 1:34
14. Best Dad Ever Evgueni Galperine 0:55
15. The Bomb Evgueni Galperine 0:47
16. New York, I Love You but You're Bringing Me Down LCD Soundsystem 5:35
17. Bazooka Evgueni Galperine 1:46
18. Manzoni the Writer Evgueni Galperine 1:10
19. I Gave You My Soul Evgueni Galperine 1:14
20. They Found Us (Dialogue) Michelle Pfeiffer 0:12
21. They Are Here Evgueni Galperine 1:42
22. The Battle Evgueni Galperine 2:05
23. After the War Evgueni Galperine 1:40
24. Doce doce Fred Bongusto 4:20

Outre les compositions des frères Galperine, on peut entendre des chansons plus au moins connues au long du film[11] :

  • "Doce Doce" de Fred Bongusto (barbecue entre voisins)
  • "Me and My Baby" de Don Cavalli (scène du « voyage » du journal du lycée jusqu'à New York)
  • "New York, I Love You but You're Bringing Me Down" de LCD Soundsystem (quand Belle séduit son professeur)
  • "Rags to Riches" de Tony Bennett (morceau également présent dans Les Affranchis de Martin Scorsese)
  • "Clint Eastwood" de Gorillaz (lorsque tous les mafieux arrivent à la gare de Cholong-sur-Avre)

Accueil[modifier | modifier le code]

Sorties internationales[modifier | modifier le code]

La sortie française était d'abord prévue pour avril 2013, avant d'être décalée au 23 octobre 2013.

Critique[modifier | modifier le code]

En France, les critiques de presse sont plutôt partagée : le film totalise une moyenne de 2,4 sur 5 sur le site AlloCiné, pour 20 critiques[12]. Hubert Lizé du quotidien Le Parisien donne la note maximale de 5 étoiles au film et souligne le « couple de post-mafieux désœuvrés jubilatoire » formé à l'écran par Robert De Niro et Michelle Pfeiffer[12]. Pour Marilyne Letertre de Métro, Luc Besson signe avec Malavita « une comédie sur le choc des cultures, dynamitée par un tandem de stars récréatif »[12]. Jacques Mandelbaum du Monde trouve que le film est une « rencontre du huitième type » entre Les Affranchis (1990) de Martin Scorsese et La Cuisine au beurre (1963) de Gilles Grangier[12]. Samuel Douhaire de Télérama note le film 3/5 et regrette qu'avec une « fusillade aussi spectaculaire qu'idiote, Malavita vire au banal film d'action »[12]. Danielle Attali du Journal du dimanche déplore quant à elle que malgré « quelques scènes drôles, le film n'échappe pas à la maladroite parodie »[12]. Pour Gérard Delorme de Première, Robert De Niro et Michelle Pfeiffer sont toujours dans l'autoparodie en jouant « sur le ton de la rigolade des scènes qui les ont rendus célèbres vingt ans auparavant »[12]. Michael Ghennam, de la revue Les Fiches du cinéma, est encore plus critique en soulignant un esprit « anti-français » et en ajoutant que « Malavita est un ratage à oublier vite »[12]. Enfin, Le Figaro Magazine considère que « cette adaptation du roman de Tonino Benacquista est à l'image de son réalisateur : énergique, non dénuée d'humour mais sans grande finesse »[13].

Aux États-Unis, les critiques sont assez mitigées. Le film reçoit 33% d'opinions favorables sur l'agrégateur Rotten Tomatoes, pour 98 critiques[14]. Sur Metacritic, le film est noté 44/100, pour 28 critiques[15].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a récolté 14 034 764 de dollars pour son week-end d'ouverture aux États-Unis[2].

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Monde Monde 78 418 811 $[16] 9 août 2014 43
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
36 918 811 $[2] 29 décembre 2013 17
Drapeau de la France France 958 586 entrées[17] 22 décembre 2013 9

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Malavita : Martin Scorsese épaule Luc Besson et replonge dans la mafia - PurePeople.com
  2. a, b et c Boxofficemojo.com ; Fiche "Malavita" (The Family 2013) Page consultée le 20 septembre 2013.
  3. (en) Dates de sortie de Malavita sur l’Internet Movie Database
  4. C'est l'un des rares films, depuis Les Incorruptibles en 1987, dans lequel Robert De Niro n'est pas doublé par en français par Jacques Frantz.
  5. « Fiche du doublage française du film » sur AlloDoublage, consulté le 26 septembre 2013
  6. « Fiche de doublage V. Q. du film » sur Doublage Québec, consultée le 14 novembre 2013
  7. a, b, c et d (en) Elsa Keslassy, John Hopewell et contribution de Jeff Sneider, « EuropaCorp, Relativity ink for co-prods », Variety,‎ 20 mai 2012 (lire en ligne)
  8. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Secrets de tournage », sur AlloCiné (consulté le 3 octobre 2013)
  9. a et b (fr) Luc Besson met en orbite Malavita avec De Niro et Pfeiffer ! - Cinémovies.fr
  10. (fr) Le tournage de Malavita, c'est parti ! - Gacé - Ouest-France
  11. a, b, c et d « Malavita la B.O. », sur Cinezik.org (consulté le 24 octobre 2013)
  12. a, b, c, d, e, f, g et h « Malavita - critiques presse », sur AlloCiné.fr (consulté le 24 octobre 2013)
  13. Clara Géliot, « Bienvenue chez les Normands », in Le Figaro Magazine, semaine du 25 octobre 2013, page 97.
  14. (en) « The Family (2013) », sur Rotten Tomatoes.com, Flixster Inc. (consulté le 24 octobre 2013)
  15. (en) « The Family reviews », sur Metacritic.com, CBS Interactive (consulté le 24 octobre 2013)
  16. Fiche Malavita recettes cumul "Foreign" (total : 41 500 000 $) et "Domestic" sur Boxofficemojo.com, consulté le 9 août 2014
  17. Fiche Malavita 2013 sur JPBox-Office.com, consulté le 06 avril 2014