Love (et ses petits désastres)

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Love (et ses petits désastres)

Titre original Love And Other Disasters
Réalisation Alek Keshishian
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Comédie, Romance
Durée 90 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Love (et ses petits désastres) (Love and Other Disasters) est un film britannique et français réalisé par Alek Keshishian, sorti en 2006.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Londres, Emily Jackson, surnommée « Jacks », travaille pour le magazine britannique Vogue où elle supervise le déroulement de séances photographiques. Elle joue les entremetteuses pour ses meilleurs amis : son colocataire gay Peter et la névrosée Tallulah, complexée par une riche et excentrique mère, Felicity. Cependant, la vie sentimentale de la jeune femme est peu reluisante : Jacks continue de voir son ex petit ami, pour qui elle n'éprouve plus aucun sentiment.

Mais les histoires de cœur mouvementées du trio vont prendre un tournant majeur : Jacks fait la rencontre de Paolo, nouvel assistant du photographe, qu'elle croit être homosexuel, alors que Peter a le coup de foudre pour un vendeur d'art qu'il a aperçu furtivement - et dont Felicity retrouve finalement la trace à New York ; de son côté, Tallulah semble enfin trouver le bonheur aux bras d'un nouvel amant... Mais pour combien de temps ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Le groupe d'amis londoniens :

Les hommes dont le trio s'éprend :

Les deux acteurs interprétant les personnages principaux dans le film de Peter :

Autres :

Commentaires[modifier | modifier le code]

Les intrigues principales autour des amours de Jacks et Peter sont entretenues chacune par un quiproquo. Comme Paolo a été engagé par le photographe de Vogue sur une plage d'Amérique latine, Jacks croit qu'il est homosexuel et se comporte devant lui comme avec son colocataire Peter, plaçant Paolo dans des situations difficiles. L'homme dont Peter s'éprend d'un regard et dont il croit avoir vu le nom sur le courrier que l'inconnu portait, est en fait l'assistant - certes homosexuel - d'un vendeur d'art aux enchères, encore dans le placard au début du film.

En périphérie de la comédie et des quiproquos, sont évoqués d'autres sujets. Un ami de Jacks et Peter vit un long deuil après la mort de son amant du sida.

À la fin du film, Peter se lance dans l'écriture d'un scénario inspiré de l'histoire de Jacks et Paolo. La scène à laquelle participent Gwyneth Paltrow et Orlando Bloom est réalisée comme la fin hollywoodienne du film de l'histoire de l'assistante de Vogue et du photographe argentin.

L'univers de Love par son réalisateur[modifier | modifier le code]

Jacks : « Jacks correspond vraiment à l’image que je me fais d’une héroïne de comédie romantique, trop belle pour être vraie, jolie, intelligente et bien sûr, complètement aveugle quant à ses propres défauts. Elle incarne le personnage-clé de la comédie romantique classique, basée sur le quiproquo ».

Peter : « Peter, au contraire de Jacks, n’est pas un personnage typique de la comédie romantique. Cette fois, le colocataire gay n’est pas simplement le meilleur ami utilisé pour le versant comique de l’histoire, il développe sa propre intrigue dans le film. J’ai utilisé Peter comme l’ancre à laquelle raccrocher l’élément autocritique du film. Son histoire est moins glamour, mais elle me paraît plus réaliste ».

Paolo : « J’ai fait de Paolo un Argentin pour faire avancer l’intrigue, dans le sens où un Argentin, contrairement à un Espagnol par exemple, n’aurait pas le droit de travailler en Angleterre, ce qui me permettait d’introduire l’argument du mariage blanc. Cela contribue aussi à renforcer le quiproquo central, lié à la fois à la langue et à la culture de Paolo. Enfin, j’avais le sentiment qu’en en faisant un Argentin, je renforçais la distance du personnage avec le monde de la mode dans lequel Jacks évolue. Paolo incarne un point de vue plus naturel, plus authentique aussi, libéré de toute affectation ».

Le Monde de la mode  : Love (et ses petits désastres), situé dans le milieu de la mode, égratigne la superficialité de cet univers. Le monde de l’Art contemporain se voit lui aussi traité avec une certaine ironie. « J’éprouve des sentiments mitigés vis-à-vis de ces deux univers. D’un côté, la plupart de mes amis travaillent dans l’un de ces milieux, et leur œuvre est bien moins glamour que ce que la plupart des gens imaginent. D’un autre côté, et de façon plus profonde, je trouve ces deux milieux légèrement ridicules. Et je crois franchement que la plupart des gens que je respecte, même s’il travaille dans la mode ou l’art, sont conscient de l’absurdité inhérente à ces univers ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]