Saint-Thonan

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Saint-Thonan
L'église paroissiale de Saint-Thonan
L'église paroissiale de Saint-Thonan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Landerneau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Denis Salaün
2008-2014
Code postal 29800
Code commune 29268
Démographie
Gentilé Saint-Thonanais, Saint-Thonanaise
Population
municipale
1 442 hab. (2011)
Densité 128 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 29′ N 4° 20′ O / 48.48, -4.33 ()48° 29′ Nord 4° 20′ Ouest / 48.48, -4.33 ()  
Altitude Min. 34 m – Max. 116 m
Superficie 11,29 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune de Saint-Thonan

Saint-Thonan [sɛ̃tɔnɑ̃] (en breton : Sant-Tonan) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Situation[modifier | modifier le code]

Proche des centres urbains (18 km de Brest, 9 km de Landerneau), en bordure de voie express, la commune de Saint-Thonan a su se développer en préservant la qualité de vie rurale. Répartie sur 1129 hectares, la commune est divisée en deux par la RN12. La voie communale n° 1 la relie à Landerneau au sud. Le bourg est traversé par la route départementale 25 vers Ploudaniel au nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et antiquité[modifier | modifier le code]

Au carrefour de voies romaines, la trève de Saint-Thonan se détache au XVe siècle de la paroisse de Plabennec elle-même issue de la paroisse de l'Armorique primitive de Ploebevoaz (Guipavas) qui s'étendait de Landerneau à Brest et la trève dépend du prieuré de la paroisse de La Forest-Landerneau. Elle est dénommée Sanctus Honanus (en 1467 et 1487), Sainct Honan (en 1516), Sainctonan et Santonan (en 1618)[1]. Des briques romaines ont été trouvées dans plusieurs champs à Kerprigent[2]. En 1792, la commune de Saint-Thonan s'agrandit au détriment de l'ancienne paroisse de Beuzit-Conogan, qui disparaît, un autre partie de son territoire étant rattachée à Landerneau.

Saint Thénénan, protecteur de l'actuelle paroisse de Plabennec, est très probablement l'éponyme de la commune. Selon la légende, Saint Thénénan aurait accosté sur les bords de l'Élorn à La Forest-Landerneau (dont l'église est aussi placée sous l'invocation de Saint Thénénan) avant de traverser la forêt dite de "Beuzec" et s'installer au lieudit "Lesquelen" en Plabennec.

Une autre théorie voudrait que le nom de Saint-Thonan provienne de saint Donan, moine irlandais, mais cette hypothèse semble à rejeter, ce saint étant un disciple de Brieuc avec Fragan (Saint Brieuc, Saint Donan et Ploufragan dans les Côtes d'Armor)

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Thonan faisait partie de l'archidiaconé d'Ac'h relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de saint Nicolas. Cette invocation pourrait dater de la construction de l'église actuelle au XIXe siècle. Plusieurs églises contemporaines ont été placées sous sa protection en Bretagne (Nantes, Saint Nicolas du Pélem). Mais elle pourrait tout antant l'avoir été au XVIe siècle, lorsque Vincent de Parscau (seigneur de Botiguéry) fit construire la première église.

Aux alentours du XVe siècle, la seigneurie de Botiguéry s'est constituée. La chapelle de Botiguéry, le manoir de Pen-ar-Quinquis et l'église datent du XVIe siècle. Cette dernière est construite en 1586, dotée d'un clocher en 1609, d'un bénitier en 1747 et d'une sacristie en 1785.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Si l'on n'a pas retrouvé de traces de la culture du lin à Saint-Thonan, par contre les inventaires après décès attestent de la culture du chanvre, par exemple à Keransaos en 1728 et en 1767 ou encore en 1788 à Kerescar. Sept kanndi ont été recensés à Saint-Thonan et 59,8 % des inventaires après décès de la paroisse à l'époque font état de métiers à tisser[3].

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1786, Monseigneur de la Marche envisage de modifier les limites de la paroisse de Saint-Thonan, trop pauvre, soit en la supprimant, soit en l'agrandissant. C'est la deuxième solution qui a été envisagée. En 1793, Saint-Thonan devient une commune sous le nom de Saint-Thomas, nom qui apparaît encore en 1801[4], avant de reprendre ensuite sa dénomination Saint-Thonan. L'année suivante, elle est agrandie par l'annexion d'une partie de l'ancienne paroisse de Beuzit-Conogan (de Guichégu à Pen-Bouillen).

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1834, le conseil municipal souhaite une école, mais les ressources sont modestes. En 1835, un presbytère est construit près de l'église.

Après 1870, la commune s'équipe d'une place du bourg, d'une école et d'une nouvelle église. L'école est ouverte en 1878 (à la place de l'actuelle mairie). Mixte, l'enseignement est assuré par un religieuse. La nouvelle église est construite sur l'emplacement de l'ancienne, mais en sens inverse. Son clocher est élevé entre 1890 et 1892.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'école est laïcisée en 1902. Toutefois, une école privée destinée aux filles est ouverte en 1929. Une mairie est construite en 1952, à proximité de l'actuelle. L'ancienne mairie était en location sur la place du bourg. En 1956, l'école publique est fermée "temporairement".

En 1973, la voie express Brest-Morlaix, suivant le tracé d'une voie romaine, coupe la commune en deux. Un échangeur est inaugurée en 1981 et une zone d'activités est créée à ses abords.

En 1979, les hameaux de Mestallic, Lesnon et Cosglouët sont rattachés à Saint-Thonan.

En 1987, la salle polyvalente est achevée. La nouvelle mairie est installée dans l'ancienne école publique à la fin de 1988.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2001, la salle polyvalente est agrandie au sud pour y accueillir une estrade. En 2005, l'ancien restaurant Le Guen est restauré en Espace associatif. La première tranche des travaux concernent le centre de loisirs et une hall de pétanque couvert.

En 2009, un Programme d'Aménagement Global est adopté par la commune portant sur l'aménagement futur du centre-bourg. En 2010, une nouvelle station d'épuration est créée. En 2011, la deuxième tranche des travaux de rénovation de l'espace associatif devrait s'achever. Il devrait abriter une bibliothèque, un espace multimédia, une centre de soins de kinésithérapie et quatre logements locatifs.

En 2012, la première tranche du nouveau complexe sportif (terrain de football) devrait s'achever et les travaux de la nouvelle maison de l'enfance entrepris.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
565 426 462 651 578 532 611 682 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
693 678 635 587 620 643 646 647 672
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
654 652 645 618 630 654 612 668 587
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
563 527 583 769 1 083 1 165 1 302 1 322 1 442
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Administration[modifier | modifier le code]

Maires de Saint-Thonan
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Yves Le Berre Sans étiquette Agriculteur
1971 1977 Claude Labasque Sans étiquette Ouvrier
1977 2008 Germain Lagadec Sans étiquette Pépiniériste
2008 en cours Denis Salaün PS Economiste consultant
Les données manquantes sont à compléter.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Thomas, édifiée entre 1876 et 1892 sur les plans de l'architecte Ernest Le Guerranic a remplacé l'église précédente construite en 1586 ; elle est toujours entourée de son cimetière[1].
  • La chapelle Saint-Herbot, située à Botiguéry, et son calvaire (les deux datent du XVIe siècle).
  • Le manoir de Botiguéry (XVIe siècle), modifié au XXe siècle.
  • Le monument aux morts de 14/18
    Monument aux morts de 14-18

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.infobretagne.com/saint-thonan.htm
  2. Flagelle, "Les curiosités archéologiques du canton de Landerneau", Bulletin de la Société Académique de Brest, 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075318/f601.image.r=Divy.langFR
  3. Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas, Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4]
  4. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=34829
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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