Lampaul-Guimiliau

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Lampaul-Guimiliau
Le bourg vu depuis la "Butte du Télégraphe"
Le bourg vu depuis la "Butte du Télégraphe"
Blason de Lampaul-Guimiliau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Landivisiau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Jean-Marc Puchois
2014-2020
Code postal 29400
Code commune 29097
Démographie
Gentilé Lampaulais
Population
municipale
2 044 hab. (2011)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 34″ N 4° 02′ 30″ O / 48.492778, -4.04166748° 29′ 34″ Nord 4° 02′ 30″ Ouest / 48.492778, -4.041667  
Superficie 17,48 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Lampaul-Guimiliau

Lampaul-Guimiliau [lɑ̃pɔl gimiljo] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau : la place Centrale et son calvaire dit "Croix-du-Villiers" 1884).
Communes limitrophes de Lampaul-Guimiliau
Landivisiau Plouvorn Saint-Thégonnec
Loc-Eguiner, Élorn Lampaul-Guimiliau Guimiliau
Locmélar Saint-Sauveur, Commana Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec

Située à 17 km à l'est-nord-est de Landerneau, mais toute proche de Landivisiau, la commune est longée à l'ouest par l'Élorn et au sud-ouest par son affluent la Dour Kamm. Le bourg est vers 95 mètres d'altitude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La voie romaine allant de Vorgium (Carhaix) à l'Aber-Wrac'h passait par Poullaouen, Locmaria-Berrien, Berrien, puis traversait les communes de Plounéour-Ménez, Guimiliau et Lampaul-Guimiliau, passant ensuite au sud-ouest de Landivisiau.

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

La légende de Pol Aurélien et du dragon[1][modifier | modifier le code]

« Le grand apôtre du Léon, saint Pol Aurélien, venait de vaincre un féroce dragon (...) qui avait ravagé les environs du Faou, dont il était la terreur[2]. Pol était arrivé près de l'endroit où s'élève aujourd'hui ce village qui doit au grand saint le nom de Lampaul, lorsque deux habitants l'abordèrent en lui disant qu'un petit du dragon, plus féroce encore que son père, dévastait les alentours, dévorant les bestiaux et les habitants. Le saint délia alors le basilic, qu'il avait dressé comme un chien docile. Il lui commanda d'aller chercher son faon et de le lui amener en ce lieu où s'éleva depuis la croix dite Croaz-Pol[3]. Le monstre obéit aussitôt et saint Pol, ayant conduit les deux dragons dans un bois désert et écarté, mit un bâton en terre auquel il les attacha en leur défendant de quitter cette place et de faire du mal à qui que ce fût. Les deux animaux observèrent cet ordre jusqu'au moment où, épuisés, ils périrent faute de nourriture. Et, à cause de ce grand miracle, on nomme encore aujourd'hui ce bois Coat-ar-Sarpant (le "Bois du Serpent"). La croix élevée jadis a été détruite en partie pendant la Révolution. On a pu en reconstituer la partie supérieure dressée aujourd'hui sur un fut entièrement neuf. Saint Pol fonda un monastère dans le village[4]. »

Une statue de saint Pol terrassant le dragon se trouve dans l'église paroissiale.

La trève de Lampaul-Guimiliau[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau, dénommé anciennement Landa Pauli Botenes (attesté en 1467), puis Lampaul-Bodénès (attesté en 1581), était une trève de Guimiliau, faisait partie de l'archidiaconé de Léon relevant de l'Évêché de Léon et était sous le vocable de Notre-Dame. Les Évêques du Léon y possédaient une résidence champêtre à Coat-an-Escop ("Le Bois de l'Évêque") et le moulin qui en dépendait porte toujours les armes d'un évêque : Rolland de Neufville[5].

La rivalité entre les bourgs lors de la construction des enclos paroissiaux[modifier | modifier le code]

Florian Le Roy explique ainsi l'une des causes de la construction des enclos paroissiaux à la fin du XVIe siècle[6] :

« Une rivalité de bourg à bourg se donne libre essor. Pendant un quart de siècle, on va lutter à coups de fontaines, de calvaires, de chaires, de croix processionnelles. Dans le même temps, les fabriciens de Saint-Thégonnec et de Guimiliau passent commande, les premiers d'un arc de triomphe, les seconds d'un calvaire de 150 personnages bien comptés avec tout un déploiement de reitres et de lansquenets, tels qu'ils les ont observés pendant les guerres de la Ligue. Aussitôt Saint-Thégonnec, pour ne pas être dépassé, commande les croix des deux Larrons. Pleyben se paye un porche monumental et finit par un calvaire. Guimiliau veut alors un baptistère, un buffet d'orgues, une chaire à prêcher comme oncques on ne vit ! C'est bon ! Saint-Thégonnec lui réplique par une chaire digne de Saint-Pierre de Rome et une mise au tombeau d'un sculpteur morlaisien, Lespaignol. Toutes les paroisses de la montagne solitaire s'enflamment d'émulation : Sizun aura son arc de triomphe, Commana un porche merveilleux et Bodilis aussi ! »

Les tanneries à Lampaul-Guimiliau[modifier | modifier le code]

L'ancienne tannerie Abgrall (initialement située au bourg de Lampaul-Guimiliau, désormais sur le site des Moulins de Kerouat en Commana).
L'ancienne tannerie Antoine Boucher (état en 2011).

Depuis le Moyen Âge au moins, des tanneries ont fonctionné dans le bassin de l'Élorn en raison de la qualité de ses eaux : en 1794, 160 tanneries étaient recensées dans le district de Landerneau, et particulièrement dans la région de Landivisiau, cette ville possédant 55 tanneries en 1811 ; une tannerie employait généralement de 4 à 15 ouvriers. Par exemple en 1785, Jean Abgrall, marchand tanneur à Roc'h Aouren, et son épouse Marie Kerbrat, achètent à Jean Pouliquen et Barbe Martin, son épouse, pour cent livres en contrat perpétuel et transmissible aux héritiers un droit d'utilisation d'un jour par mois, le vendredi de la quatrième semaine[7].

Moulins de Kerouat : l'ancienne tannerie Abgrall, vue intérieure.

À Lampaul-Guimiliau même, 37 tanneries étaient recensées en 1795, qui semble avoir été la période d'apogée de cette activité, qui décline ensuite dans le courant des XIXe siècle et XXe siècle : en 1935, Landivisiau ne comptait plus que 16 tanneries et Lampaul-Guimiliau 12, la plus importante étant la tannerie Abgrall qui en 1925 emploie 10 ouvriers. Cette tannerie ferme en 1955[8].

En amont de cette activité économique, des moulins à tan se sont développés à proximité de Lampaul-Guimiliau à Lézerarien (en Guiclan)[9], Bauchamp et Milin Gouez pour extraire le tanin. La récolte de l'écorce de chêne, le tan, mis en fagots, était faite par les kigners au printemps au moment de ma montée en sève à l'aide d'un couteau spécial à tranchant circulaire dans toute la région. Les moulins à tan broyaient cette écorce pour la réduire en fines particules.

En aval de l'activité des tanneries, le tan usé était piétiné, séché et mis dans des moules pour confectionner des mottes qui servaient ensuite de combustible. Les tanneries pouvaient en tirer un bon revenu : celle de Miliau-Bodros, à Traon-ar-Vilin, vendit par exemple en 1786 pour 462 livres de « mottes à faire feu, des écorces moulues et à moudre ». Outre les peaux tannées, rien n'était perdu : les poils des peaux étaient vendus à des fabricants de feutre ou servaient de bourre pour la fabrication des cartouches; les graisses servaient à faire du savon ou de la colle. Vers la fin du XIXe siècle, 4 usines de fabrication de colle étaient implantées près de Lampaul-Guimiliau au Pontic-Roudourou, à la Montagne, à Casuguel et à Mestual[10].

Cette activité était source de nombreuses nuisances : les odeurs répugnantes, la puanteur, particulièrement lors de l'ébourrage et de l'écharnage, liées entre autres à la putréfaction des chairs mortes, obnubilent les gens et expliquent que les tanneurs étaient méprisés, traités en parias. Le duc Jean III de Bretagne qualifie de « vilainâtres » ceux qui « s'entremettent de vilains métiers » comme « écorcheurs de chevaux, de vilaines bêtes » ; il les qualifie d'« infâmes » et ils ne peuvent pas être « sénéchal, juge, (…), témoin, (…) »[11]. Les rejets des eaux usées des tanneries contenant des restes de poils, de la chaux, des sels et du tanin aboutissaient dans l'Élorn, provoquant une raréfaction des poissons, en particulier des saumons[8].

L'activité toilière[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau fait aussi partie de la zone de l'activité toilière du Haut-Léon : le travail du lin et du chanvre s'y développe dès le XVe siècle, et connaît une forte expansion entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle, ce qui permet l'ascension sociale des "Juloded", mais ce qualificatif s'appliquait aussi aux patrons des tanneries.

Article détaillé : Julod.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Un député représentait la paroisse de Locquénolé lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le 1er avril 1789 c'était François Coloigner[12].

Maurice Breton, curé de Lampaul-Guimiliau, signa le protestation du clergé de l'évêché de Léon contre le constitution civile du clergé en 1791 ; il fut arrêté en décembre 1791 et interné au château de Brest[13].

Le télégraphe Chappe[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau : le calvaire situé sur la "Butte du télégraphe" et deux stations du chemin de Croix.

Implanté sur une butte qui constitue le point le plus élevé du territoire communal (159 mètres) et désormais dénommée "Butte du Télégraphe", c'était l'un des relais du "télégraphe Chappe" entre Paris et Brest, qui fonctionne à partir de 1798, situé entre les relais de Saint-Thégonnec et de La Martyre[14]. Un chemin de croix, érigé par le père marianiste Jestin, avec ses 14 stations se trouve à proximité[15].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1828, Gilbert Villeneuve décrit ainsi les "juloded" (paysans riches pratiquant aussi la fabrication et le commerce de la toile) de Lampaul-Guimiliau :

« À Lampaul [Guimiliau], les habitants sont non seulement propres, mais ils sont mis avec une sorte de recherche. Ils sont vêtus en très bon drap noir[16] ; ils portent toujours du beau linge blanc et leur costume est absolument et identiquement le même que celui que l'on portait sous Louis XIV. Leurs maisons sont tenues avec propreté ; ils se servent de serviettes et de couverts d'argent ; presque tous savent lire et parlent le français[17]. »

Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la population agricole de Lampaul-Guimiliau était en 1836 de 2443 personnes pour une population communale totale de 2482 personnes, formant donc 99,2 % des habitants de la commune. La répartition des terres agricoles était alors la suivante : 1075 ha de terres arables, 277 ha de landes et bruyères, 111 ha de prairies naturelles, 11 ha de bois et plantations ; 18 moulins étaient alors en activité dans la commune. Les paysans de Lampaul-Guimiliau cultivaient à l'époque 215 ha de froment, 215 ha d'avoine, 161 ha d'orge, 14 ha de seigle, 86 ha de sarrasin, 17 ha de lin, 4 ha de chanvre, 32 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 21 ha de navets), 161 ha de trèfle, 54 ha de pommes de terre, 263 ha d'ajoncs d'Europe, 75 ha restant en jachère, et élevaient 305 chevaux, 212 bovins (dont 200 vaches), 12 porcs, 71 ovins (10 béliers, 15 moutons, 21 brebis, 25 agneaux), 630 poules et 166 coqs, 29 canards, 2 oies, et possédaient 36 ruches à miel[18].

B. Girard signale en 1889 l'existence de nombreuses tanneries à Lampaul-Guimiliau[19]. Une grève des tanneurs de Landivisiau et Lampaul-Guimiliau éclate en mars 1905 ; payés 2 francs par jour, les grévistes réclament un salaire de 2,50 francs par jour[20].

En 1896, un document indique que les sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Lampaul-Guimiliau à domicile[21].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Un service téléphonique commence à fonctionner à Lampaul-Guimiliau commence le 1er juillet 1909[22].

Le séminaire Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

L'ancien manoir de Lézarazien est à la limite de Guiclan et de Lampaul-Guimiliau ; il appartint à la famille Le Sénéchal[23], puis aux Kerouartz[24] à la suite du mariage en 1685 de Marie Le Sénéchal avec Joseph Hyacinthe de Kerouartz, dont les descendants occupèrent le manoir pendant deux siècles. Leur arrière-petit-fils François de Kerouartz fut président du Parlement de Bretagne. Un nouveau château est construit en 1871 par Albert de Kerouartz et la fille de ce dernier, Mère Marie de Kerouartz donna le château aux Missionnaires d'Haïti dont le séminaire se trouvait antérieurement à Pontchâteau depuis 1872[25].

Le 10 juin 1864, Martial Testard du Cosquer, qui avait fondé à Paris, rue Lhomond, le séminaire Saint-Martial, débarque à Port-au-Prince (Haïti), accompagné d'une trentaine de missionnaires et de religieuses de l'ordre des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, envoyés par le pape Pie IX afin d'évangéliser les esclaves ; pendant les 20 premières années de leur apostolat, sur les 273 missionnaires envoyés en Haïti, 113 décédèrent sur place dont 32 pendant la première année de leur séjour en raison des épidémies, particulièrement de fièvre jaune, et de la fatigue excessive. En 1872; Mgr Jean Marie Guilloux, originaire de Ploërmel et devenu archevêque de Port-au-Prince, ouvre un séminaire à Pontchâteau destiné à former des missionnaires pour Haïti.

Ouvert le 2 octobre 1894, le séminaire Saint-Jacques, en Guiclan, recrute et forme des missionnaires envoyés ensuite à Haïti[26]. À la fin du XXe siècle et dans les premières décennies du XXe siècle, la majeure partie du clergé haïtien a été formé dans ce séminaire. Ce séminaire est désormais géré par la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau : le monument aux morts.

Le monument aux morts de Lampaul-Guimiliau porte les noms de 98 habitants de la commune morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[27]. Cinq soldats du Commonwealth, décédés pendant la première guerre mondiale, dont trois au nom inconnu, sont inhumés dans le carré militaire du cimetière communal[28], l'un d'entre eux est canadien.

François Le Gall, né le 7 décembre 1918 à Saint-Sauveur, mais ayant vécu à partir de 1932 à Lampaul-Guimiliau, fit partie des réseaux de résistance en 1943-1944. Il fut ensuite longtemps président du comité des fêtes de la commune et gendarme enquêteur[29]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 044 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 988 2 010 2 068 2 249 2 443 2 482 2 496 2 558 2 455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 370 2 457 2 423 2 333 2 427 2 402 2 565 2 510 2 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 176 2 132 2 138 1 847 1 719 1 575 1 459 1 405 1 232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 143 1 149 1 540 1 973 2 037 1 990 2 061 2 033 2 028
2011 - - - - - - - -
2 044 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2004[31].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire  : Lampaul-Guimiliau est en 2008 à peine plus peuplé qu'en 1793, mais cette stabilité apparente masque des évolutions très contrastées selon les périodes. Après une croissance démographique notable dans les quarante premières années du XXe siècle : + 494 habitants entre 1793 et 1841, soit + 25,5 % en 48 ans, la population de Lampaul-Guimiliau reste en gros stable, par-delà de modestes fluctuations en dents de scie, pendant le reste du XIXe siècle, la population de 1891 étant quasi identique à celle de 1841 ; c'est toutefois pendant cette période, en 1886, qu'est atteint le maximum démographique. Les deux premiers tiers du XXe siècle sont une période de long déclin de la population, qui perd 1367 habitants entre 1891 et 1962 (- 54,5 % en 71 ans). Proche de Landivisiau et possédant une entreprise industrielle importante pourvoyeuse d'emplois, la commune connaît un spectaculaire regain démographique entre 1962 et 1990, regagnant 894 habitants en 28 ans (+ 78,2 %), mais la population stagne à nouveau ces dix-huit dernières années entre 1990 et 2008.

La population de Lampaul-Guimiliau reste relativement jeune (20,6 % de 0 à 19 ans contre 13,4 % de 65 ans et plus), ce qui explique un accroissement naturel constamment positif depuis au moins 1968 ; entre 1999 et 2008, en 9 ans donc, 270 naissances et 141 décès ont été constatés ; par contre le solde migratoire, qui était positif entre 1968 et 1982, est redevenu négatif depuis 1990, témoignant de la reprise de l'exode[32]. L'augmentation du nombre des logements, passé de 359 en 1968 à 898 en 2007, essentiellement par augmentation du nombre des résidences principales passées de 326 à 614 pendant la même période, témoigne de l'essor de la périurbanisation, en raison de la création de plusieurs lotissements qui tendent à transformer partiellement Lampaul-Guimiliau en cité-dortoir de Landivisiau[33].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de Lampaul-Guimiliau :
De sinople à la came d'un moulin à tan d'or posée en barre et cantonnée de six besants du même, ordonnés 1 et 2 dans l'angle dextre en chef et 2 et 1 dans l'angle senestre en pointe, au chef d'argent chargé d'un dragon de sable.
Devise : Tevel hag hober ("Agir et ne point se perdre en paroles")
Officiel  : déposé en préfecture le 29 octobre 1986.
Explications : la came est une pièce actionnant les pilons des anciens moulins à tan broyant l'écorce de chêne utilisée en tanneries. Le dragon rappelle la légende de Saint-Paul, fondateur de la paroisse au VIe siècle.
Concepteur : Hubert Le Gall[34]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Lampaul-Guimiliau.
Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1804 1813 Maurice Abgrall[36]   Marchand toilier
1813 1830 Jean-François Tanguy    
1830 1843 Laurent Pouliquen    
1843 1846 François Pape    
1846 1869 Jacques Abgrall[37]   Propriétaire de la tannerie Abgrall
1869 1870 Alain Abhervé-Guéguen    
1871 1871 Guillaume Boucher    
1871 1896 Yves Corre    
1896 1931 Laurent Boucher    
         
1946   Louis Bideau    
2001 mars 2008 François Floc'h    
mars 2008 en exercice Jean-Marc Puchois    
Les données manquantes sont à compléter.
L'enclos paroissial.

Économie[modifier | modifier le code]

  • L'entreprise Louis GAD[38] : spécialiste de la viande de porc, cette entreprise développe depuis plus de 50 ans une activité d'abattage de porc, découpe de porc et de fabrication de produits élaborés.
  • L'entreprise Jean Caby : spécialiste de la fabrication de charcuteries, jambons...

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

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        • Les autels de la Passion, de saint Jean-Baptiste, de sainte Marguerite et de saint Laurent
          • « L'autel de la Passion (….) est d'une grande richesse, formant un merveilleux ensemble, encadrant un fouillis éblouissant d'ors et de personnages. Quatre colonnes torses sculptées accouplées deux à deux soutiennent un riche entablement qui se brise en fronton, couvert de statues. Au centre le Fils de Dieu ressuscité s'élance triomphant vers le ciel. À droite et à gauche sont prosternés des anges adorateurs, flanqués d'anges joueurs de viole»[41].
          • L'autel Saint-Jean-Baptiste est également remarquable
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Le groupe statuaire de la "Mise au tombeau"
Lampaul-Guimiliau : la fontaine Notre-Dame
        • Le bénitier en kersanton est formé d'une cuve ciselée où deux diables qui plongent à moitié dans l'eau bénite et se tordent dans des convulsions que l'on comprend aisément.
        • La chaire à prêcher de 1760
        • Le baptistère et son baldaquin
        • La sacristie présente de curieuses boiseries
        • Le groupe statuaire de la Mise au tombeau, de 1676, avec ses neuf personnages en grandeur naturelle, a été sculpté dans du tuffeau par Antoine Chavagnac, sculpteur de la Marine à Brest.
        • Le tableau de la "Naissance de la Vierge", rare représentation, datant du XVIIe siècle : saint Joachim, heureux père, complimente sainte Anne, pendant que les sages-femmes baignent Marie
        • Le vitrail de la maîtresse-vitre date du XVIe siècle, mais les différents éléments qui la compose sont disparates, provenant de diverses fenêtres, en raison des destructions lors de la Révolution française.
        • Les bannières sont parmi les plus belles et les plus anciennes (1658) de Bretagne, dons de la Confrérie du Saint-Sacrement. L'une d'elles représente saint Miliau en prince de Cornouaille.
        • Le porche latéral, en granite, de style gothique, datant de 1533, présente les statues des douze apôtres
        • Le clocher, mutilé : la flèche, abattue par la foudre en 1809, s'élevait à 45 mètres ; il a été remplacée par une calotte en plomb.
      • La fontaine Notre-Dame, située à l'extérieur de l'enclos et en contrebas, est cachée dans la verdure. Elle est réputée guérir la goutte et les rhumatismes[42].
    • L' ossuaire (ou chapelle de la Trinité), avec sa porte triomphale accolée dotée d'une tribune de prédicateur, possède un chevet polygonal de style Beaumanoir et dans son chœur un retable de la Résurrection. Une inscription : Memento mori ("Souviens-toi que tu es mortel") se trouve à l'entrée[43].
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La chapelle Sainte-Anne et son calvaire.
  • La chapelle Sainte-Anne et son calvaire[44] est construite en schiste en forme de croix latine. Le blason de la famille de Brézal est gravé sur les deux pignons ainsi que sur le calvaire voisin. La chapelle abrite une statue de Sainte-Anne "trinitaire" (groupe statuaire où elle est représentée avec la Vierge Marie du XVIIe siècle et l'Enfant-Jésus)[45] ainsi qu'un "Christ de gloire"[46] également du XVIIe siècle.

Par ailleurs :

    • Trois autres fontaines : fontaine Sainte-Anasthasie (près de Traoun-Louarn), qui fait l'objet d'une légende et d'une gwerz[47] (le culte de cette nouvelle sainte serait apparut en 1799), fontaine Saint-Pol, fontaine Sainte-Anne.
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    • Une quinzaine de croix et calvaires disséminés dans la campagne[48].
  • Patrimoine civil et industriel
    • le manoir du Cosquer
    • le manoir des Salles
    • 18 moulins
    • Une douzaine de tanneries dont l'ancienne tannerie Julien Abgrall[49], transférée en 1995 sur le site des Moulins de Kérouat en Commana dans le cadre de l'Écomusée des monts d'Arrée [50]
    • La "Maison du Patrimoine"[51], est située en plein bourg : construite en 1651 (date sur le linteau de la porte) en moellons de schistes, remaniée en 1810 (date sur le linteau d'une fenêtre), possède un apotheis (une "avancée") sur sa face sud, rajouté probablement au début du XIXe siècle.
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Chanson traditionnelle et dicton[modifier | modifier le code]

  • Une chanson de mendiant breton a été recueillie à Lampaul-Guimiliau en 1887 par Jean-Marie Abgrall. Son texte est consultable sur un site Internet[52].
  • Voici la traduction française d'un dicton traditionnel en langue bretonne concernant Lampaul-Guimiliau :

À Lampaul les cornes
À Saint-Thégonnec les bombances
À Guimiliau les mauvaises langues
Plounéour la pauvre
Commana la misérable
À Pleyber-Christ est la sagesse[53].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

À la mi-avril 2012, la commune a réceptionné les travaux de « la Tannerie », salle polyvalente et services techniques. Près de 15 mois de chantier, 1 900 000 euros HT d’investissement, la participation d’une vingtaine d’entreprises aux travaux permettent d’offrir aux Lampaulais ce nouvel outil aux dernières normes en vigueur[54].

Les Tombées de la nuit à l'enclos[modifier | modifier le code]

Urban Trad lors des Tombées de la nuit de 2006.

Les Tombées de la nuit à l'enclos est petit festival gratuit se déroulant chaque année début juillet (depuis 1992) sur Lampaul-Guimiliau. Spectacles de rue et Concerts animent chaque été la Vallée du Ped (derrière l'enclos paroissial). Plusieurs groupes locaux et nationaux sont passés sur la scène des Tombées de la nuit à l'enclos (Merzhin, Soldat Louis, Sonerien Du, Urban Trad, As de trèfle, Les Caméléons, Red Cardell, Skankaya, Clara Kurtis, Les P'tits Yeux...). Ces soirées sont organisées par l'association "Lampaul-Animation", association Loi 1901 qui oeuvre pour l'accès à la culture pour tous.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Abgrall : plusieurs des descendants d'Alain Abgrall et Marie Jeanne Guillou, mariés le 5 janvier 1845 à Lampaul-Guimiliau[55] et qui vivaient à Kerloarec en Lampaul-Guimiliau, sont connus ; parmi les neuf enfants :
    • Jean-Marie Abgrall (Jean-Marie Beur Bras)[56], né le 22 juin 1846 à Lampaul-Guimiliau, décédé le 10 juin 1926 à Quimper, est un prêtre devenu chanoine, connu surtout comme historien et président de la Société Archéologique du Finistère[57]. Il consacra toutes ses études à la Bretagne et au Finistère en particulier.
    • Marianna Abgrall (Marie Anne C'hoar Vras), née le 15 mars 1850 à Lampaul-Guimiliau, décédée le 6 mars 1930, auteur de chansons populaires, de poèmes, de textes, le plus souvent en langue bretonne[58], publiés fréquemment par la revue Feiz ha Breiz. Elle participa au mouvement Bleun Brug[59].
    • Jean François Abgrall (Jean-François Breur Bihan), né le 15 mars 1854 à Lampaul-Guimiliau, décédé en 1929, devint Père des Missions étrangères en Indochine où il part en 1887. Fin août 1890, il est victime d'une attaque dans ce sud indochinois encore mal pacifié ; pendant 14 ans, il est pro-vicaire [responsable de la mission locale] de la mission à Vinh[60] dans le Tonkin méridional[61] . Il fut un grand bâtisseur d'églises.
    • Marie Perrine Abgrall, née le 18 juin 1858 à Lampaul-Guimiliau, religieuse de la congrégation des Filles du Saint-Esprit.
    • Jeanne Marie Abgrall, née le 14 avril 1860 à Lampaul-Guimiliau, décédée le 9 juin 1954 à Landivisiau, mariée le 21 novembre 1880 à Lampaul-Guimiliau avec Jean François Cousquer, eût 14 enfants.
  • Valérie Nicolas, handballeuse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k314614/f264.image.r=Guimiliau.langFR
  2. Selon Albert le Grand dans "Les vies des saints de la Bretagne Armorique", un point de la "rivière du Faou", à proximité du pont du Faou, était désigné Toul-ar-Sarpent, le "trou du serpent"
  3. La Croix de Croaz-Pol est située à 400 mètres à l'est du bourg de Lampaul-Guimiliau
  4. A. de Lorme, « Le village, l'église et l'ossuaire de Lampaul-Guimiliau », Bulletin de la Société académique de Brest, 1905, p.9, consultable sur Gallica
  5. http://www.infobretagne.com/lampaul-guimiliau.htm
  6. Léon Le Berre, "Conférence de Florian Le Roy sur l'art breton en Haute et Basse Cornouaille", article publié par le journal Ouest-Éclair n°15558 du 17 juin 1939, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6616541/f7.image.r=Guimiliau.langFR
  7. Jean-Pierre Henri Azéma, "Moulins du cuir et de la peau : moulins à tan et à chamoiser en France (XIIe-XXe siècle)", Business et Economics, 2004, consultable http://books.google.fr/books?id=nTq9SreL_y0C&pg=PT65&lpg=PT65&dq=guimiliau+tannerie&source=bl&ots=Uc4Lmdmpfa&sig=Cvr4W_H8dtNbTq_CJJ52QndQCrk&hl=fr&ei=vriQTbSHMsSb8QOknOWgDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6&ved=0CDYQ6AEwBTg8#v=onepage&q=guimiliau%20tannerie&f=false
  8. a et b http://www.lampaul-guimiliau.com/22/index_fichiers/sauvegardetannerieabgrall.html
  9. Ce moulin à tan est le seul de la région à avoir été partiellement conservé ; http://www.lampaul-guimiliau.com/22/index_fichiers/moulintanguiclan.html
  10. Dominique Derrien, "Tanneurs de Bretagne", Skol Vreiz, 1997
  11. Bourde de La Rogerie, "Très ancienne coutume de Bretagne selon Jean III" rapportée dans son introduction au tome III de l'Inventaire des Archives du Finistère
  12. J. Madival et E. Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises" , imprimé par ordre du Corps législatif. 1re série, 1787-1799, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480097g/f495.image.r=Locquenole.langFR
  13. René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", tome 6, J. Plihon et L. Hervé, 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816057v/f299.image.r=Guimiliau.langFR
  14. http://www.lampaul-guimiliau.com/22/index_fichiers/telegraphechappelampaul.html
  15. Yves-Pascal Castel, "Atlas des Croix et Calvaires du Finistère", Société Archéologique du Finistère, Quimper, 1980, no 920
  16. Observation confirmée par Bachelot de la Pylaie qui, en 1843, écrit que « dans le Léonais, les hommes et les femes sont toujours habillés en drap noir, ordinaire ou fin : c'est une règle fixe »
  17. Gilbert Villeneuve, "Itinéraire descriptif du département du Finistère", Paris, 1828, page 42
  18. Jean-Marie Éléouet, " Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix", imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f2.image.r=bovins.langFR
  19. B. Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f220.image.r=Guimiliau.langFR
  20. Journal Ouest-Éclair n°2038 du 22 mars 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640650r/f4.image.r=Guimiliau.langFR
  21. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802221d/f627.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  22. Journal Ouest-Éclair n°3807 du 17 juin 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421985/f4.image.r=Guimiliau.langFR
  23. Jacques Le Sénéchal, à la fin du XVe siècle aurait combattu Tournemine « puissant gentilhomme, emporté et querelleur », en particulier à Roseliès en Guiclan et Jacques Le Sénéchal aurait dû se réfugier à Morlaix
  24. La famille l'Isle de Kerouartz est une vieille famille noble remontant aux Croisades ; leur devise est : « Tout pour l'amour de Dieu »
  25. http://www.lampaul-guimiliau.com/4/index_fichiers/missionhaitilampaul2.html
  26. Revue "Le recrutement sacerdotal" n°31, septembre 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61430860/f341.image.r=Guimiliau.langFR
  27. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29097&pays=France&dpt=29&idsource=20071&table=bp03&lettre=&debut=50
  28. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29097&dpt=29&idsource=990188&table=bp99
  29. http://www.mairie-lampaul-guimiliau.fr/fr/focus/214/francois-gall-doyen-lampaulais
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  32. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?codeMessage=6&zoneSearchField=LAMPAUL+GUIMILIAU&codeZone=29097-COM&normalizedSearch=&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  33. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=LAMPAUL+GUIMILIAU&codeZone=29097-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
  34. Site de l'ES Lampaulaise
  35. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=306
  36. Né le 8 décembre 1758 à Lampaul-Guimiliau, décédé en 1838
  37. Né le 25 février 1818 à Lampaul-Guimiliau, décédé le 8 avril 1876 à Lampaul-Guimiliau en son château de Roc'h Aouren ; petit-fils de Maurice Abgrall, qui fut également maire
  38. http://www.louis-gad.fr/
  39. a et b « Notice no PA00090020 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. A. de Lorme, « Le village, l'église et l'ossuaire de Lampaul-Guimiliau », Bulletin de la Société académique de Brest, 1905, p.21, consultable
  41. A. de Lorme, « Le village, l'église et l'ossuaire de Lampaul-Guimiliau », Bulletin de la Société académique de Brest, 1905, p.24, consultable
  42. Loïc Barreau et Claude Marcel Rouault, "Les enclos paroissiaux, éditions Ouest-France, 2006 [ISBN 2 7373 3626 0]
  43. http://fr.topic-topos.com/chapelle-de-la-trinite-lampaul-guimiliau
  44. http://fr.topic-topos.com/chapelle-sainte-anne-lampaul-guimiliau
  45. http://fr.topic-topos.com/sainte-anne-trinitaire-lampaul-guimiliau
  46. http://fr.topic-topos.com/christ-de-gloire-lampaul-guimiliau
  47. Les fontaines lampaulaises, consultable http://www.lampaul-guimiliau.com/21/index_fichiers/fontaines.html
  48. http://www.croix-finistere.com/commune/lampaul_guimiliau/lampaul_guimiliau.html
  49. http://fr.topic-topos.com/tannerie-lampaul-guimiliau
  50. http://www.lampaul-guimiliau.com/22/index_fichiers/tannerieabgrall.html
  51. http://fr.topic-topos.com/maison-du-patrimoine-lampaul-guimiliau
  52. Revue des traditions populaires, décembre 1887, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58330740/f23.image.r=Guimiliau.langFR
  53. Recueilli et traduit par F.L. Sauvé, Lavarou Koz a Vreiz Izel, Revue celtique, 1876-1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6205534r/f239.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  54. http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-Tannerie-derniere-ligne-droite-apres-13-mois-de-travaux-_29128-avd-20120225-62308851_actuLocale.Htm
  55. Alain Abgrall, né le 5 août 1819 à Lampaul-Guimiliau, était fils de Jean Marie Abgrall et de Marie Anne Abgrall ; Marie Jeanne Guillou, née le 28 juillet 1823 à Lamapaul-Guimiliau, était fille de Jean Guillou et Marie Rochart
  56. http://www.lampaul-guimiliau.com/3/index_fichiers/Page776.html
  57. Les noms qui ont fait l'histoire de Bretagne : au moins neuf rues portent son nom en Bretagne (1997)
  58. http://www.lampaul-guimiliau.com/3/index_fichiers/Page780.html
  59. http://www.lampaul-guimiliau.com/3/index_fichiers/Page406.html
  60. "Annuaire général de l'Indo-Chine française", 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5800823p/f680.image.r=Abgrall
  61. chanoine Henri Pérennès, "Le Père Jean-François Abgrall, des Missions Étrangères", 1930, Quimper, Imprimerie cornouaillaise, et "Quarante-deux ans sous le soleil de l'Indochine. Un grand breton. Jean-François Abgrall, des Missions étrangères, provincial du Tonkin méridional 1854-1929)", 1933, L.Prud'homme, Saint-Brieuc

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Thérèse Koulal : Un siècle d'histoire, « Mémoire lampaulaise du XXe siècle »
  • Yves-Pascal Castel : Lampaul-Guimiliau, Rennes, éditions Ouest-France, 1979
  • Hubert Le Gall : Histoire de Lampaul, Bulletin municipal d'information de Lampaul-Guimiliau, mars 1984, no 1 et octobre 1984, no 2

Liens externes[modifier | modifier le code]

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