Porspoder

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Porspoder
Porspoder et la presqu'île Saint-Laurent vues de la Pointe Garchine.
Porspoder et la presqu'île Saint-Laurent vues de la Pointe Garchine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Ploudalmézeau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Iroise
Maire
Mandat
Jean-Daniel Simon
2014-2020
Code postal 29840
Code commune 29221
Démographie
Gentilé Porspodériens
Population
municipale
1 764 hab. (2011)
Densité 156 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 30′ N 4° 46′ O / 48.5, -4.7748° 30′ Nord 4° 46′ Ouest / 48.5, -4.77  
Altitude Min. 0 m – Max. 61 m
Superficie 11,29 km2
Localisation

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Porspoder [pɔʁspodɛʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Porspoder marque la limite entre la Manche et l'Atlantique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Porspoder
Landunvez Plourin
Porspoder Plourin
Lanildut Lanildut

Toponymie[modifier | modifier le code]

Porzhpoder en graphie bretonne actuelle, Porspoder vient de porzh et poder (port et potier en breton).

C'est à Porspoder qu'aurait débarqué saint Budoc ou Buzeuc : sur la grève de Porspoder, on vit aborder un jour une grande auge en pierre qui venait d'outre-mer en flottant sur les eaux. De cet auge se leva saint Budoc (Beuzeg en breton actuel).

Porspoder devient paroisse au XVIIe siècle et commune en 1790. La petite commune de Larret (Lazret en 1695), une des plus petites communes de France avec 143 habitants, lui est rattachée en 1971.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Une agriculture prospère[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Ogée écrit vers 1787 qu'à Porspoder « le territoire est exactement cultivé et produit abondamment du blé et du foin ». Et le continuateur d'Ogée[1] précise en 1843 que l'agriculture y est prospère grâce à l'abondance des engrais de mer, que la culture et l'usage de la pomme de terre ont tellement pris qu'on peut dire que ce tubercule sert à nourrir les deux tiers des habitants. « Il en résulte que Porspoder exporte plus de la moitié de ses récoltes en froment et autres céréales »[2].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1896, un document indique que les sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Porspoder à domicile[3].

Le droit de vaine pâture[modifier | modifier le code]

Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du XIXe siècle :

« Les terrains communaux (...) sont livrés toute l'année au pâturage au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc. Chacun y envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement et accroîtront la masse des terrains cultivés. (...) Les landes, marais,et généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encre soumis à la servitude de vaine pâture. (...) La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres[4]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

1995 2001 Marie-Aimée GOUZIEN
2001 2008 Louis GRAZZIANA
2008 2014 Yannick MARZIN
2014 Jean-Daniel SIMON[5]


Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 166 2 175 2 273 2 106 1 888 1 984 1 995 1 984 1 981
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 998 1 998 1 960 1 594 1 666 1 706 1 830 1 862 1 775
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 905 1 821 1 700 1 629 1 626 1 596 1 496 1 779 1 759
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 503 1 377 1 324 1 309 1 373 1 567 1 609 1 609 1 738
2011 - - - - - - - -
1 764 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Loisirs[modifier | modifier le code]

On trouve au cœur de la ville un des établissements nocturnes majeurs de la région. Le Zodiac, parfois surnommé "Zodi" en raison d'un éclairage défectueux, est une boîte de nuit multi-ambiances bien implantée dans le paysage de la nuit bretonne. Touristes et locaux s'y rencontrent pour danser au rythme de tubes d'hier et d'aujourd'hui, croisant parfois le chemin de célébrités en vacances dans la région - Mouss Diouf et Cristina Córdula notamment-.

Monuments[modifier | modifier le code]

Plusieurs mégalithes jalonnent le territoire communal témoignant de l'ancienneté du peuplement de la région. Qu'il s'agisse de dolmens, qui servirent de sépulture, ou de menhirs, dont la fonction demeure énigmatique, ces constructions sont la signature des hommes du Néolithique.

Le dolmen de l'Île Melon dans le petit port du même nom est très significatif.

La plupart des mégalithes de la commune sont classés aux monuments historiques[8].

Sur le petit port de Melon on trouve aussi une ancienne poudrière et un ancien four à goémon.

Le Phare du chenal du Four au large de la presqu'île Saint-Laurent.

Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint-Budoc (XVIe siècle).
  • la chapelle Saint-Léonor ou Lénord (XVIe siècle-1729), profondément remaniée en 1729. Il s'agit, en fait, de l'ancienne église de Larret.
  • l'ancienne chapelle Saint-Ourzal, fondée par les seigneurs de Kermenou. À la base du clocher, on pouvait lire la date de 1715.
  • l'ancienne chapelle Notre-Dame-des-Flots à Melon, ancien bâtiment d'usine aménagé en chapelle et béni le 3 juin 1951.
  • la croix de Larret ou de la chapelle Saint-Léonor (XIVe siècle). On y trouve l'écu de la famille des du Chastel.
  • la croix du Dreff ou Le Croazoc ou Créac'h-ar-Groaz (XVe siècle).
  • la croix de mission du cimetière du Dreff (1883) provenant de l'ancien cimetière : elle est transférée en 1901.
  • la croix de Mentiby (XVIe siècle), trouvée dans la grève et insérée dans un mur de clôture.
  • l'ancien manoir de Kerazant (XVIe siècle), propriété des familles Tanguy, Autret et Keranguen.
  • le manoir de Kermenou (XV-XVIe siècles).
  • le colombier de Kermenou (XVIe siècle).
  • la fontaine de l’enclos de la chapelle Saint-Ourzal. Les parents y plongeaient trois fois les petits enfants pour qu'ils apprennent à marcher.
  • le port de Porz Mazou.
Porz Mazou.

Événements[modifier | modifier le code]

Les 10 et 11 avril 2010 ont lieu à Porspoder les championnats de Bretagne de Trec Attelage

Le film King Guillaume a été tourné à Porspoder entre mai et juin 2008, sur la plage de la presqu'île Saint-Laurent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Jean Ogée, A. Marteville, Pierre Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1843,consultable http://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ei=CZ5wUsW6GYTu0gXypYFw&ved=0CDQQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false
  2. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f167.image
  3. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802221d/f627.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  4. J.M.P.A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f98.image.r=Plouvien.langFR
  5. http://porspoder.fr/municipal.htm
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. classement du Néolithique, Ministère de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

http://www.porspoder.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]