Hôpital-Camfrout

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Hôpital-Camfrout
L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle et le Camfrout
L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle et le Camfrout
Blason de Hôpital-Camfrout
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Daoulas
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Robert André
2014-2020
Code postal 29460
Code commune 29080
Démographie
Gentilé Hospitalier, Hospitalière
Population
municipale
2 173 hab. (2011)
Densité 165 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 43″ N 4° 14′ 26″ O / 48.328611, -4.240556 ()48° 19′ 43″ Nord 4° 14′ 26″ Ouest / 48.328611, -4.240556 ()  
Superficie 13,16 km2
Localisation

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Site web Site officiel de la commune

Hôpital-Camfrout, nom d'usage L'Hôpital-Camfrout [lɔpital kɑ̃fʁut], est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'Hôpital-Camfrout sous la neige (rare)
Communes limitrophes de L'Hôpital-Camfrout
Rade de Brest Daoulas Irvillac
Logonna-Daoulas L'Hôpital-Camfrout Hanvec
Rade de Brest Aulne maritime Le Faou
Carte topographique de la région de L'Hôpital-Camfrout de 1977.

L'Hôpital-Camfrout forme, au sud-est de la rade de Brest une presqu'île entre l'estuaire de la rivière de l'Hôpital au nord et l'estuaire de l'Aulne au sud, faisant face à Landévennec situé sur la rive gauche de l'Aulne maritime. Le bourg est à 6 mètres d'altitude et est en situation de fond de ria, là où s'arrête la navigation maritime (à marée haute) et là où se trouve le dernier pont sur le Camfrout, petit fleuve côtier, pour passer d'une rive à l'autre. Le finage de la commune est assez accidenté, les altitudes allant du niveau de la mer jusqu'à 93 mètres, en raison de la proximité des monts d'Arrée situés juste à l'est. La commune fait partie du parc naturel régional d'Armorique. L'île de Tibidy dépend administrativement de la commune.

Article détaillé : Île de Tibidy.

L'Hôpital-Camfrout était situé sur l'ancienne route nationale 170, itinéraire traditionnel reprenant le tracé d'une voie romaine puis d'une route royale allant de Quimper à Brignogan via Landerneau, et repris par l'actuelle voie expresse route nationale 165 de Nantes à Brest via Quimper et le pont de l'Iroise, mais avec un tracé modifié qui s'écarte désormais du bourg de L'Hôpital-Camfrout, passant plus à l'est en tranchée à travers le bois du Gars. La localité se trouvait aussi sur l'itinéraire menant au passage de Plougastel permettant de franchir l'estuaire de l'Élorn pour rejoindre Brest ou le Léon sans faire le détour par Landerneau. Le tracé de la voie ferrée Quimper-Landerneau-Brest ignore la commune, passant nettement plus à l'est.

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La vie maritime[modifier | modifier le code]

Bateaux à quai à L'Hôpital-Camfrout

Le port de L'Hôpital-Camfrout fut un port de pêche actif par le passé : « les hardis pêcheurs de l'Hôpital-Camfrout n'hésitent pas à affronter impunément, dans leurs frêles embarcations, les redoutables courants de l'archipel ouessantin » écrit le journal L'Ouest-Éclair[1], mais aussi un port de commerce fréquenté par les gabares desservant la rade de Brest et s'aventurant en mer jusqu'à Nantes ou Rouen. Mais le port connaît son lot de drames de la mer : par exemple le 6 octobre 1924 trois noyés lorsqu'une barque de pêche de L'Hôpital-Camfrout chavire au large de la pointe Saint-Mathieu[2] ; le 1er octobre 1927 une barque de pêche chavire à la suite d'un coup de vent subit, dans l'anse de Pontigou faisant trois morts[1] ; le 25 novembre 1929, les trois marins-pêcheurs à bord du Trois-Frères, barque de pêche de L'Hôpital-Camfrout, sont enlevés par la mer à Brest et le patron René Floc'h, 65 ans, se noie[3] ; dans la nuit du 12 au 13 janvier 1932 le sloop Gabrielle, basé à L'Hôpital-Camfrout, jaugeant 50 tonnes en lourd, qui pratiquait le petit cabotage, transportant entre autres des boîtes de conserve, et était armé de trois hommes fit naufrage au large d'Audierne, faisant un mort (le patron Rosuel, 45 ans), deux marins étant sauvés. Le même jour, le sloop Alliance, de L'Hôpital-Camfrout aussi, trouve son salut en se réfugiant dans le port de Bénodet[4]. Le Reine-de-l'Odet, autre caboteur de 35 tonneaux, basé aussi à L'Hôpital-Camfrout, échappe à ce naufrage, mais sombre à son tour, près des Tas de Pois, victime d'une voie d'eau, le 8 octobre 1936 (l'équipage est sauf car il s'est réfugié dans le canot de sauvetage) alors qu'il transportait des marchandises diverses entre Douarnenez et Brest[5]. D'autres caboteurs, également à voiles, toujours pendant la décennie 1930, se nommaient Goéland, Louise-Anaïs, Mimosa, Saint-André, Espoir, Georges, etc.[6].

Ces naufrages ont bien sûr eu lieu à toutes les époques, mais les documents manquent avant le XXe siècle : le hasard d'un article de presse fait part du naufrage d'une embarcation de pêche montée par deux hommes, le Deux-Frères en 1860 dans la baie de Lauberlac'h, naufrage qui fit un mort[7].

Des habitants de la commune étaient aussi marins d'État : parmi eux, par exemple le naufrage du sous-marin Pluviôse le 26 mai 1910 au large de Calais provoque la mort de 27 marins dont un originaire de L'Hôpital-Camfrout, le quartier-maître Le Moal.

Des chantiers navals existaient aussi à L'Hôpital-Camfrout au début du XXe siècle, par exemple le chantier Jacq construisait des bateaux de pêche.

Panneau bilingue français-breton

Le bois du Gars[modifier | modifier le code]

Ce bois, qui est à cheval sur les communes d'Hanvec et de L'Hôpital-Camfrout, coïncide avec les dernières hauteurs occidentales des monts d'Arrée et est désormais coupé en deux par la voie expresse route nationale 165. Ce bois fait l'objet d'une légende, rapportée par Anatole Le Braz[8] :

« Selon la légende, saint Conval s'établit d'abord dans le Bois du Gars, entre Hanvec et L'Hôpital-Camfrout. Désirant y construire son oratoire, il coupa des pieds de chêne que le seigneur du lieu gardait pour en faire des timons de charettes. Celui-ci, furieux, le chassa. Tout en quittant les lieux, le saint annonça que, désormais, on ne trouverait plus dans le bois du Gars de quoi façonner un timon. Cette malédiction s'est réalisée : on n'y trouve plus que taillis et fourrés. Saint Conval se réfugia alors dans le quartier du Cranou, dont le seigneur, qui avait l'âme compatissante, l'autorisa à disposer de tous les arbres qui lui plaisaient. En récompense, le saint déclara que, dans la forêt du Cranou, jamais le bois ne manquerait. Ce qui, jusqu'à présent, s'est vérifié[9]. »

Ce vaste espace forestier de 200 hectares, qui était propriété privée, a été racheté par l'État et la région Bretagne en 1991.

Kerascoët[modifier | modifier le code]

Hameau dépendant de L'Hôpital-Camfrout, mais port situé plus en aval sur la rive gauche de la rivière de Daoulas, Kerascoët concentre désormais l'essentiel des activités maritimes de la commune. L'ancienne léproserie du XVIIIe siècle est encore visible juste en amont du village, située à proximité d'anciennes carrières de pierre de Kersanton. C'est désormais un port de plaisance disposant de mouillages pour soixante bateaux et géré par l’Association des usagers du port de Kerascoët[10], créée fin 2010[11]. C'est aussi le port d'attache de deux vieux grééments, la gabare Notre-Dame de Rumengol et le coquillier Bergère de Domrémy ; ces deux bateaux sont la propriété d’An Test (le témoin), association pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine maritime de la rade de Brest ; le port abrite aussi des plates, quelques voiliers et des bateaux pêche-promenades.

Un vestige de crucifix est placé dans le pignon de la maison Le Gall où il prend l’allure d’une œuvre surréaliste[12].

Troaon[modifier | modifier le code]

Troaon est, avec Kerascoët, l'un des deux plus gros villages[13] dépendant de la commune. Ce village est situé au sud-ouest du bourg, face à Landévennec ; c'est un village de pêcheurs, disposant aussi d'une plage, à l'embouchure d'un petit cours d'eau, le ruisseau de Troaon.

La chapelle Sainte-Anne de Troaon[14] a été construite en 1950 à la demande du curé de l'époque, l'abbé Paul Le Pape ; elle possède une statue (récente) de saint Guénolé. Un pardon se déroule à cet endroit tous les ans au mois de juillet avec la traditionnelle bénédiction de la mer sur la grève de Troaon, port tout proche[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Hôpital-Camfrout en 1901 (photo de Lucien Roy)

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le nom vient d'un hôpital au Moyen Âge et, pour le suffixe Camfrout, du breton kamm (sinueux) et de frout (ruisseau). Ce nom a varié au fil le temps : Gamfrout (1394), Galfrout (1489, 1574), L'Hospital Galfrout ou Camfrout, L'Hôpital du Frout, Notre-Dame de Galfrout (1701), etc.[16].

L'Hôpital-Camfrout fut d'abord un prieuré dépendant de l'abbaye de Landévennec possédant hôpital (= asile de charité) et aumônerie créés en 1072 par Justinius, abbé de Landévennec, sous le nom de Notre-Dame de Caristan[17]. Les moines fondèrent sans doute un genre d'hostellerie pour héberger les voyageurs qui depuis l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre se rendaient à Landévennec et à Saint-Jacques-de-Compostelle. Au XIIe siècle, les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem[18], implantés dans leur commanderie de La Feuillée seraient venus assurer l'ordre et bénéficier du profit. L'Hôpital-Camfrout est une ancienne trève de Hanvec et dépendait de l'ancien évêché de Cornouaille. La paroisse est officiellement créée en 1821 seulement[17].

L'église paroissiale possède une petite relique de saint Idunet[19], un des compagnons de saint Guénolé.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'Hôpital-Camfrout a été un lieu de passage pour les légions, les pillards, les colons, les pèlerins, les commerçants qui empruntaient, au fil des siècles, les voies maritimes et terrestres permettant de passer par là. Les Bretons, dont saint Jaoua, le fondateur légendaire de l'abbaye de Daoulas et saint Guénolé, fondateur de celle de Landévennec auraient débarqué à proximité au VIe siècle. Les Normands ont aussi débarqué là au Xe siècle.

Un texte du XIe siècle nous apprend qu'un relais a été construit à l’Hôpital-Camfrout pour les pèlerins venus d’Hybernie (Irlande) et d’Écosse en pèlerinage à l'abbaye de Landévennec[20].

Le prieuré de Camfrout et l'hôpital de Treisquinet[modifier | modifier le code]

Un hôpital (une maladrerie en fait semble-t-il) aurait existé à l'emplacement actuel de L'Hôpital-Camfrout (des ruines de l'ancienne léproserie sont encore discernables juste au sud de l'église actuelle et une porte des lépreux existe dans ladite église paroissiale), liée à celle existant au passage de Treisquinet (ou passage de Treisquinec), dirigée par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dans le prieuré de Camfrout qui dépendait de l'abbaye Notre-Dame de Daoulas, situé dans la commune actuelle du Relecq-Kerhuon, au niveau de l'anse de Camfrout[21] et la localité actuelle de L'Hôpital-Camfrout se trouvait sur le chemin menant vers le sud à partir de ce passage permettant de franchir l'Élorn, dénommé aussi passage de Plougastel. Ce serait là l'origine du nom « L'Hôpital ». En 1507, il devient la propriété de Jacques de Guengat, seigneur de Lossulien (alors en Guipavas, désormais dans la commune du Relecq-Kerhuon)[16].

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

L'activité toilière[modifier | modifier le code]

Même si L'Hôpital-Camfrout est alors une trève essentiellement maritime, on y trouve des traces de la culture du lin (par exemple dans un inventaire après décès de 1773) et de son travail (34 % des inventaires après décès recensés au XVIIIe siècle contiennent des métiers à tisser ; dans un autre datant de 1756 on recense « trois crées de fil ourdies dans le métier », etc.). Le chanvre était aussi cultivé et travaillé, ainsi que la laine (l'élevage des moutons était aussi pratiqué : par exemple 27 brebis recensées en 1724 dans un inventaire après décès à Keroullé[22].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 11 au 12 février 1825, un incendie détruit une grande partie de la charpente et de la toiture de l'église paroissiale[17]. En 1885 le cimetière qui entourait l'église est déplacé, ainsi que le calvaire.

L'Hôpital-Camfrout vers 1870 (tableau d'Eugène Boudin, National Gallery)

Gustave Flaubert décrit ainsi L'Hôpital-Camfrout en 1886 : « Au haut d'une montée, nous aperçûmes le village de l'Hôpital couché dans une prairie où passait une rivière. Un pont la traverse ; sur ce pont, il y a un moulin qui tourne ; après la prairie, la colline remonte[23]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'alcoolisme à L'Hôpital-Camfrout en 1901[modifier | modifier le code]

La rue ancienne principale de L'Hôpital-Camfrout
Personnages en costume breton devant l'église paroissiale vers 1900
Publicité pour les Marbreries générales datant de 1923 et faisant référence aux carrières de L'Hôpital-Camfrout

L'Hôpital-Camfrout était, au même titre que les communes avoisinantes, confronté au problème de l'alcoolisme. Un texte datant de 1901 permet de l'illustrer dans le milieu des ouvriers carriers alors nombreux en raison de la proximité des carrières de pierres de Kersanton :

« La commune de L'Hôpital-Camfrout dont la population est de 1 142 habitants, est certainement une de celles du département du Finistère où l'alcoolisme fait le plus de ravages. Elle est composée en majeure partie d'ouvriers carriers dont le salaire varie de 2 à 5 francs par jour ; tous pourraient vivre aisément s'ils n'avaient la mauvaise habitude de se livrer à la boisson. Comment pourrait-il en être autrement ? Les entrepreneurs de carrières, étrangers au pays, ont confié leurs intérêts à des contremaîtres qui ne pensent qu'à s'enrichir en exploitant les ouvriers ; la plupart d'entre eux tiennent des débits de boissons ou des épiceries et malheur à qui ne s'approvisionne pas chez eux ! Les marchandises livrées consistent surtout en une mauvaise eau-de-vie blanche vendue 1,50 franc le litre. La paie a lieu une fois par mois dans le débit du contremaître bien entendu ; pendant trois ou quatre jours, ce cabaret regorge de monde et on ne rencontre surtout que des figures avinées d'hommes ivres. Pendant ce temps, la famille est dans la misère, car il n'est pas rare de voir des contremaîtres débitants refuser du pain à la mère, alors que le père s'enivre. Dans le but de remédier à cet état de choses, Mr Drapfier, instituteur, encouragé par le docteur Queimé, médecin au Faou, a fondé une de nos sections. L'instituteur s'est plusieurs fois heurté à l'hostilité de contremaîtres qui sont très influents. Cependant l'idée fait son chemin : 38 jeunes gens ont fait le serment d'abstinence et ont adhéré à la section. Le 23 février, un contremaître étant mort, la section a décidé de profiter de cette circonstance pour faire des démarches auprès du patron en vue de faire cesser les abus commis jusqu'à ce jour. Voilà les points sur lesquels le Comité a obtenu satisfaction : le contremaître cessera d'être commerçant ; la paie mensuelle des ouvriers aura lieu dans le chantier par le patron même ; les bons de boissons sont supprimés ; les ouvriers seront absolument libres de s'approvisionner d'aliments où ils voudront. La première paie établie sur ces bases a eu lieu le 5 avril dernier. Certainement, tout n'est pas encore pour le mieux ; de nombreux cas d'ivresse ont encore été constatés, mais il paraît que les femmes des ouvriers ont pu cette fois recevoir une partie du salaire de leurs maris, ce qui ne s'était jamais vu jusqu'ici[24]. »

Les guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

Le monument aux morts de L'Hôpital-Camfrout porte les noms de 98 personnes mortes pour la France dont 70 pendant la Première Guerre mondiale, 22 pendant la Seconde Guerre mondiale, 3 pendant la guerre d'Indochine, 1 pendant les troubles au Maroc en 1955 et 2 pendant la guerre d'Algérie[25].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 7 décembre 1940, un bombardier anglais Bristol Beaufort MK 1, carlingue en feu, s'écrase à proximité du bourg dans une prairie boueuse, faisant quatre morts. Ceux-ci furent enterrés le 13 décembre dans le cimetière communal par les soins de la municipalité et une foule nombreuse venue en partie des communes voisines assista à l'enterrement, toléré par les autorités allemandes d'occupation[26]. Un mémorial situé dans le cimetière porte leurs noms[27].

Modifications territoriales survenues en 1946[modifier | modifier le code]

Arrêté préfectoral du 3 septembre 1946, portant rattachement de certains villages[13] des communes de Logonna-Daoulas et Irvillac à la commune de L'Hôpital-Camfrout

Par arrêté préfectoral du 3 septembre 1946[28], portant sur le rattachement de certains villages[13] des communes de Logonna-Daoulas et d'Irvillac : « Les villages sus-mentionnés sont rattachés à la commune de L'Hôpital-Camfrout : 1o Kersalguen, Kerbiaouen-Bras, Kerbiaouen-Dénez, Coz-Feunteun, Kerbiaouen-Bihan, Kersanton, Pen-ar-Pont, Run-Bihan et Run-Bras, dépendant de la commune de Logonna-Daoulas ; 2o Pen-ar-Pont, Moulin-Vert, Toul-Bélony, Moulin-du-Bois, Moulin-de-Traonévézec, Kerbrat-ar-Guélet et Stang-ar-Voguer, dépendant de la commune d'Irvillac. »

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2010, L'Hôpital-Camfrout comptait 2 135 habitants (soit une augmentation de 30 % par rapport à 1999). La commune occupait le 5 063e rang au niveau national, alors qu'elle était au 5 541e en 1999, et le 111e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à L'Hôpital-Camfrout depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[29], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[30]. Pour L'Hôpital-Camfrout, le premier recensement a été fait en 2005[31], les suivants étant en 2015, 2020, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour L'Hôpital-Camfrout, est une évaluation intermédiaire[32].

Le maximum de la population a été atteint en 2010 avec 2 135 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 419 444 487 567 543 546 579 678
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
753 798 956 970 1 002 1 026 1 091 1 092 1 109
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 142 1 186 1 239 1 254 1 326 1 208 1 138 1 605 1 360
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 290 1 209 1 063 1 407 1 505 1 641 1 821 1 869 2 135
2011 - - - - - - - -
2 173 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2004[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (24,5 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 24,9 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 20,4 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 10,4 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 28,6 %).
Pyramide des âges à L'Hôpital-Camfrout en 2007 en pourcentage[35]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,9 
5,9 
75 à 89 ans
12,7 
14,1 
60 à 74 ans
15,0 
21,5 
45 à 59 ans
19,5 
24,9 
30 à 44 ans
23,6 
11,0 
15 à 29 ans
10,4 
22,1 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[36]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de L'Hôpital-Camfrout :
D'argent à la barque de pêcheur de sable, habillée de gueules, au chef aussi de sable chargé d'une croisette pattée de gueules, accostée de deux coquilles d'or. * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (gueules sur sable).
Partie externe : l'écu est souscrit d'un listel de sable portant la devise d'argent Araok Atao.
Officiel : le blason est présent sur le site officiel de la commune[37].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie et une maison ancienne
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1929 1935 Kerfellec    
mars 1983 août 1984 Robert Ricco    
1984 2001 Jean Keromnès RPR Militaire
2008 2013 Lucien Cevaër Parti socialiste Professeur d'SVT
avril 2013 en cours Robert André Parti socialiste  
Les données manquantes sont à compléter.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, a été commencée en 1490, c'était une simple chapelle de la paroisse d'Hanvec. Le porche sud date de 1611, la sacristie et le transept de 1634. En 1821, elle devient église paroissiale. Elle contient une très belle statuaire ; les sablières du chœur portent les blasons des ducs de Bretagne, des vicomtes du Faou et des seigneurs de Rosmorduc ; une statue en pierre polychrome de sainte Barbe, classée monument historique et fut sculptée en 1511 à la demande de Jehan du Vieux-Châtel, dernier abbé commanditaire de Landévennec. Une statue de saint Jean-Baptiste en bois polychrome a été faite par le même sculpteur. Un ensemble des trois statues en bois polychrome (dite de la crucifixion) dressé en poutre de gloire au centre de l'église et daté de 1678, classé également par les monuments historiques. La façade occidentale entièrement en pierre de kersanton, de style Renaissance, est remarquable par la qualité et la finesse de ses sculptures. La façade (le porche date de 1611) et le clocher sont classés par les monuments historiques depuis janvier 1914. Une porte des lépreux date de 1736. Six vitraux ont été installés en 1955 par le maître-verrier parisien Auguste Labouret.
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  • La chapelle Sainte-Anne (1950), située au village[13] de Troaon, face à l'île de Tibidy. On trouve une statue de saint Guénolé (1954) et un tableau.
  • Le calvaire du cimetière de L'Hôpital-Camfrout (XVIe siècle), restauré en 1884 ;
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  • La croix de l'île de Tibidy (haut Moyen Âge). Cette croix provient de Milizac ;
  • D'autres croix ou vestiges de croix : la croix d'Helléouet (XVe siècle), la croix située chemin des carrières (1603, restaurée en 1960), les vestiges de croix à Kerascoët (XVIe siècle), la croix de Run (1627), le vestige de calvaire de Troaon (XVIe siècle), le calvaire de Troaon (1975).
  • Tombes d'aviateurs anglais (bombardier abattu le 7 décembre 1940).
  • La fontaine Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle dite aussi fontaine de la Vierge, construite en 1699, se trouve à 500 mètres au sud de l'église. Elle abrite une Vierge couronnée du XIVe siècle.
  • Le Mémorial aux Finistériens morts pour la France en Indochine et en Corée, inauguré le 8 septembre 2005 par le ministre délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera. Ce mémorial s'est implanté à L'Hôpital-Camfrout grâce à la volonté d'un ancien d'Indochine originaire de la commune : Jean Kéromnès[38].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Quai Amiral de Leissègues

Art[modifier | modifier le code]

  • Le peintre impressionniste Eugène Boudin, d'origine normande, mais qui épousa une Hanvécoise Marie-Anne Guédès, a peint de nombreux tableaux de la région dont vers 1870 : L'Hôpital-Camfrout, Brittany[39]. Ce tableau se trouve à la National Gallery à Londres.
  • Eugène Boudin : Clair de lune à l'Hôpital-Camfrout (collection particulière)
  • Eugène Boudin : Bras de mer à l'Hôpital-Camfrout (collection particulière)
  • Eugène Boudin : Mariage à l'Hôpital-Camfrout (collection particulière)
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Jumelages[modifier | modifier le code]

Traditions et croyances populaires[modifier | modifier le code]

La Revue des traditions populaires en 1905 conte les anecdotes suivantes concernant L'Hôpital-Camfrout[40] :

  • Si, trouvant un lézard, vous lui coupez la queue et la ramassez dans votre poche, c'est chance pour vous !
  • Sur une colline au milieu des landes de L'Hôpital-Camfrout se trouve un « trou à korrigans ». Il n'y a pas si longtemps, ils ont fait danser une femme jusqu'à son évanouissement. Un homme de même a été pris et, quand ils l'ont lâché, il ne savait plus retrouver sa route ; il a fait plus de dix fois le tour de l'église avant d'arriver à sa maison.
  • Il y a aussi de l'herbe à troubler la vue à l'Hôpital près Brest. Mais si on le malheur de monter dessus, pour retrouver son chemin, il faut changer de côté les sabots.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Journal L'Ouest-Éclair n° 9475 du 4 octobre 1927, Gallica
  2. Journal Le Matin no 13012 du 8 octobre 1924, Gallica
  3. Journal L'Ouest-Éclair no 10257 du 27 novembre 1929, Gallica
  4. Journal L'Ouest-Éclair no 12853 du 15 janvier 1932, Gallica
  5. Journal L'Ouest-Éclair no 14582 du 10 octobre 1936, Gallica
  6. Journal L'Ouest-Éclair no 12658 du 4 juillet 1931, Gallica et autres numéros du même journal
  7. Journal La Presse n° du 4 janvier 1860,Gallica
  8. Dans Les saints bretons d'après la tradition populaire, Anatole Le Braz ne cite pas saint Conval, mais saint Leyer, le plus jeune de la famille : saint Kadou, saint Guénolé, et saint Rivoal, qui étaient tous frères.
  9. Pays des rives d'Armorique
  10. Site de l’Association des usagers du port de Kerascoët
  11. Le Télégramme
  12. Croix et calvaires du Finistère
  13. a, b, c et d Le terme village en Finistère est utilisé en lieu et place de celui de hameau. La commune (ou paroisse) comprend son bourg et ses villages.
  14. Topic Topos - Patrimoine des communes de France
  15. Ouest-France
  16. a et b InfoBretagne
  17. a, b et c Secteur de Daoulas
  18. Dom Jean-Martial Besse, Abbayes et prieurés de l'ancienne France… 8, Province ecclésiastique de Tours, 1920, Gallica
  19. Abbé Mével, recteur de Plonévez-Porzay, Nos vieux saints bretons. St-Diboan, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, 1924,Gallica
  20. Landévennec, haut lieu de la spiritualité bretonne - Le blog de Erwan Chartier-Le Floch
  21. Cité dans un acte de fondation de l'abbaye Notre-Dame de Daoulas vers 1167-1173
  22. Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4]
  23. Gustave Flaubert, Par les champs et par les grèves (voyage en Bretagne), Charpentier, Paris, 1886, Gallica
  24. Revue L'Alcool, citée par le journal L'Ouest-Éclair n° 752 du 4 septembre 1901, Gallica
  25. MémorialGenWeb
  26. Le Télégramme du 30 octobre 2010
  27. MémorialGenWeb
  28. Recueil des actes administratifs de la préfecture, pages 403 et 404. consultable aux archives départementales à Quimper.
  29. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
  30. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
  31. « Calendrier des recensements des communes du département du Finistère », sur www.insee.fr, Insee (consulté en 21 décembre 2011)
  32. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  35. « Évolution et structure de la population à L'Hôpital-Camfrout en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 21 décembre 2011)
  36. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 21 décembre 2011)
  37. site officiel de L'Hôpital-Camfrout
  38. Site de la commune de L'Hôpital-Camfrout
  39. National Gallery
  40. Revue des traditions populaires, décembre 1905, Gallica

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Patrimoine des communes du Finistère, (Tome I, Flohic Éditions 1998),

Liens externes[modifier | modifier le code]