Saint-Urbain (Finistère)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Urbain.
Saint-Urbain
L'église paroissiale.
L'église paroissiale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Daoulas
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Jean-Louis Vignon
2014-2020
Code postal 29800
Code commune 29270
Démographie
Gentilé Saint-Urbanais
Population
municipale
1 528 hab. (2011)
Densité 100 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 24′ N 4° 14′ O / 48.4, -4.2348° 24′ Nord 4° 14′ Ouest / 48.4, -4.23  
Superficie 15,21 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Saint-Urbain

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Saint-Urbain

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Urbain

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Urbain
Liens
Site web Site de la commune

Saint-Urbain [sɛ̃tyʁbɛ̃] (en breton : Lannurvan) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Située en Cornouaille, mais proche du sud du Léon, entre l'estuaire de l'Élorn et les monts d'Arrée, proche de la rade de Brest, la commune de Saint-Urbain est à l'écart des grands axes routiers, mais la commune est proche de la route nationale 165 allant de Brest à Quimper et Nantes. La commune est peu éloignée de Brest par la voie express (15 min), de Landerneau (ville de 15 500 habitants) ou encore de son chef-lieu de canton, Daoulas réputé par son marché[1]. La gare de Dirinon - Loperhet, sur la voie ferrée allant de Landerneau à Quimper, se trouve à 4 km. La commune est juste un peu au nord du parc naturel régional d'Armorique.

La Mignonne, dénommée aussi rivière de Daoulas, est le principal cours d'eau et forme la limite communale avec Irvillac ; la bonne qualité écologique de ses eaux et de celle de ses affluents comme le Lézuzan et le Creach Balbe, est attestée par le retour de la loutre : en 2008 une épreinte de loutre a été trouvée près du Steir Vian et des témoignages d'habitants de Trévarn attestent de son retour[2].

La commune est très vallonnée, les altitudes au sein du finage communal allant de 2 mètres (au niveau du viaduc de chemin de fer, à la limite de Daoulas) à 178 mètres à l'est (plateau de Ploudiry), l'altitude moyenne étant de 90 mètres, même si le bourg se trouve vers 110 mètres d'altitude.

Des gisements de kaolin ont été exploités à Kersulec et près de Kerbaol. Celui de Kersulec a été utilisé par la faïencerie de Daoulas et celui de Kerbaol envoyé sous forme d’une solution fluide par des canalisations jusqu’à la briqueterie de Landerneau[3].

Une carte présentant les localisations au sein du territoire communal est consultable sur Internet[3].

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Urbain (Finistère)
Landerneau Pencran Tréflévénez
vers Brest Métropole Océane, Daoulas Saint-Urbain (Finistère) Irvillac
vers rade de Brest, Dirinon Dirinon Irvillac, vers monts d'Arrée

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Saint-Urbain est un démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Plougastel et fut jusqu'à la Révolution française, de même que Trévarn, une trève de Dirinon. La commune résulte de la réunion en 1793 de ces deux anciennes trèves de Dirinon, Trévarn et Saint-Urbain. La fondation de ces deux entités remonte aux Ve et VIe siècles, avec l'arrivée en Bretagne d'immigrants venant du pays de Galles ou de Cornouailles et parmi eux, des moines qui se déplaçaient deux par deux. L'un d'eux, Baharn, s'établit à un endroit dénommé Treb-Baharn qui allait devenir Treffbarn (en 1324), puis Trévarn, le “village de Baharn” ; son compagnon Urvan fonde un ermitage : Lan Urvan (en 1572), puis Lannurvan, devenu Sant Urban francisé en Saint-Urbain[4].

L'existence d'un lieu de culte à Trévarn est attestée dès le XIIe siècle : lors de la seconde fondation de l'abbaye de Daoulas en 1172 par Guiomar de Léon et sa femme Nobile, l'église Sanctii Baharnii lui fut donnée à perpétuité. Jusqu'en 1805 elle constituait une trève de Dirinon[5].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une voie romaine traversait le territoire de Saint-Urbain ; des traces gallo-romaines au Bodan, à Cleuz-Bras et au Beuzidou : ce toponyme provient du buis (beuz), que les légionnaires romains plantaient le long des voies romaines ; c'est un souvenir de la voie romaine qui traversait le village.

Plusieurs indices laissent penser à une implantation romaine :

« À proximité de Trévarn, sur une colline nommée dans le cadastre de 1826 Run ar baniel (la “colline de la bannière”), de très nombreux débris de briques et de tuiles romaines témoignent de l’implantation ancienne d’un établissement romain. La colline qui domine la vallée de la Mignonne est une position stratégique pour surveiller la rivière de Daoulas. La présence de deux villages proches l’un de l’autre Guernevez l’Haridon et Guernevez Pont Quellennec (Guernevez signifie “nouveau village”) peut être expliquée par un village disparu depuis fort longtemps, situé entre Kerguelen et Guernevez l’Haridon, dénommé Run ar Hoël. Le terme hoël désigne en breton la forge. Doit-il être mis en relation avec les parcelles nommées Parc ar forn » (le “champ du four”) à Trévarn, éloignées des habitations ? Le mot four doit être pris ici dans le sens de “bas fourneau” pour l’élaboration du fer[6]. »

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Près du bourg, au lieu-dit Créach-Balbé, se trouve une motte féodale très élevée, dite Torgenn-ar-Zal. Un vieil if se trouve à proximité. Selon la tradition, un prophète du nom de Gouinclé y est enterré[7].

Les principales seigneuries[modifier | modifier le code]

Portrait de Paul de Flotte.
Le monument à la gloire de Paul de Flotte à Solano (Calabre).

La seigneurie de Beuzidou a appartenu successivement aux familles de Kergroas[8], Courtois, Le Veyer (par exemple dans le premier quart du XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Le Veyer, marié avec Catherine Parc, est seigneur du Beuzidou, puis de Flotte :

La seigneurie et le manoir de Kerdaoulas : la famille Buzic[modifier | modifier le code]
Le blason de la famille Buzic de Kerdaoulas 1.
  • La seigneurie de Kerdaoulas était initialement aux mains des seigneurs de Névet, mais le mariage le 18 avril 1455 de Jeanne de Névet, dame de Kerdaoulas, avec Alain Buzit, la fit passer aux mains de la famille Buzlo (ou Buzit), reconnue en 1669 d'ancienne extraction noble[10].

La famille Buzic de Kerdaoulas, dont le blason était « Écartelé : aux 1 et 4, d'or, au léopard de gueules (Névet) ; aux 2 et 3, de Buzic », et la devise Comzit mad (“Parlez bien”), était originaire du manoir de Lespervez en Plonéour-Lanvern[11]. Cette famille joua un rôle notable au XIVe siècle et les siècles suivants :

  • Un Jacques Buzic (ou Buzlo) est chanoine de Quimper en 1417-1418 ; ses armes se trouvent sur un vitrail de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.
  • Yves Buzic, seigneur de Kergoët, décédé le 28 février 1418, fait une donation en faveur de l'abbaye Notre-Dame-de-Daoulas (des terres du terroir de Keranglissien).
    • Sa fille, Marguerite Buzic, avait épousé en 1416 Yves du Roscerf, fils puîné d'Olivier du Roscerf en Plougastel-Daoulas.
  • Hervé Buzlo (ou Buzit) fut écuyer du duc de Bretagne en 1420. La famille est représentée aux montres de 1420 (représentée par Macé, Jehan et Hervé Buzic)[12], 1481 et 1562.
  • En 1429, Even Buzic, seigneur de Kergoët (Kergoat) où il résidait, mais aussi seigneur de Roscreff en Plougastel-Daoulas, possédant aussi des terres à Kersanton, Garz-ar-Floc'h, Kerlogean, fit un contrat de fondation en faveur de l'abbaye Notre-Dame de Daoulas (une tablette d'argent doré) « pour dire une messe du Saint-Esprit pendant sa vie durante et une messe des morts après son décès », et un autre d'un montant de 20 sols par an « et outre deux raiz froment faisant 8 boisseaux à l'hôpital du dit Daoulas pour être distribués chaque jour de Toussaints à l'issue de la grand'messe [...] aux pauvres de la chatellenye », à charge pour l'abbaye de dire deux messes aux morts par an[13].
Le blason de la famille Buzic de Kerdaoulas 2.

Leur généalogie est connue avec précision à partir de Mazéas Buzic[14] :

  • Mazéas Buzic, époux de Léonor Coetmon (Éléonore de Coëthamon)
    • Leur fils, Allain Buzic, époux de Jeanne de Névet, fille aînée de la maison de Querdaullas (Kerdaoulas)
      • Leur fils, Yvon Buzic, marié en deuxièmes noces avec Marguerite de Branhallan
        • Leur fils, Nicolas Buzic, époux de Françoise de Kerfily
          • Leur fils, un autre Yves Buzic (ou Buzlo), seigneur de Kerdaoulas, comparut en arquebusier à cheval à la montre de Cornouaille en 1562 et épousa le 16 avril 1563 Marie de Coetnempren, fille de Jean de Coetnempren, seigneur du Rouazle en Dirinon.
            • Leur fils, François Buzic, marié le 26 mai 1596 Marguerite Mol, de la maison de Querian Mol, fille de François Mol, seigneur de Querouan, Querdouar et Guerdeles (en Le Tréhou).
              • Leur fils, Jean (Yan) Buzlo (ou Buzic), fut gentilhomme de la Chambre du roi et épousa le 18 février 1648 Jeanne Gourio, dame de Lézireur en Henvic. En 1668, « Messire Ian Buzit, chevalier, seigneur de Querdaullas, faisant tant pour luy que pour messire Tanguy-Piere Buzic, chevalier, son seul fils, unicque heritier, deffandeur » est reconnu « eftre issu d'ancienne chevalerie et extraction noble »[15].
                • Leur fils, Tanguy-Pierre Buzic, baptisé le 15 septembre 1652 en l'église de Saint-Urbain.

La seigneurie et le manoir de Kerdaoulas passe vers 1699 aux mains des de Goësbriand lors du mariage de Gilette Urbane Buzic (une fille de Tanguy-Pierre Buzic ?) avec Charles, comte de Goësbriand, dont les ancêtres furent seigneurs de Morlaix (son arrière-grand-père François de Goësbriand, décédé en 1628, fut gouverneur de Morlaix).

L'ancien monastère près de Kerbaol[modifier | modifier le code]

Un chemin menant de Plougastel à Kerbaol, dénommé Karren-Plougastel mène à des traces d'un ancien monastère ou prieuré qui ont été trouvées à cet endroit : les fondations d'une chapelle et des restes d'habitations, probablement les cabanes habitées par les moines. Une fontaine, la fontaine Saint-Paul (que l'on venait visiter pour les maux de dents) et un ancien cimetière se trouvent aussi à cet endroit. Selon la tradition, l'on racontait que mes moines allaient une fois par an diner à Ty-Korrik, la “maison des korrigans” à Menez-ar-Rohou, en fait une cavité formée par un empilement de pierres située à proximité du vieux chemin Hent-Ménez-ar-Rohou ou Hent-Meur (au sud de l'actuel bois abritant le golf de Lann-Rohou), qui menait à Landerneau[16].

Les XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Un assassinat[modifier | modifier le code]

En 1772, messire Hervé Rivoal, prêtre de la trève de Trévarn, est assassiné[17].

L'activité toilière[modifier | modifier le code]

Du XVIe siècle au XIXe siècle, l'activité toilière, surtout liée à la culture du lin, au rouissage, puis au tissage de la toile de lin a été très importante dans tout le pays de Landerneau-Daoulas où 350 kanndi[18] ont été recensés (des traces d'une soixantaine d'entre eux ont été retrouvées) dont 31 pour la seule commune de Saint-Urbain[19]. Parmi ces juloded, Marguerite Le Dantec, décédée en 1734, et son mari Jean Person, décédé en 1739, et dont les inventaires après décès montrent des stocks importants de toiles diverses (550 aunes de toiles rousses, 200 aunes de crées, etc. pour Marguerite Le Dantec ; 672 livres de fil buandé, etc. pour Jean Person)[20].

Ces juloded étaient souvent fabriciens ou marguilliers : une sablière de la chapelle, ancienne église tréviale, de Trévarn porte l'inscription : « Honorables marchands Pierre Mobian et Jean Deniel, marguilliers, 1683 ».

Un article publié par le journal Le Télégramme décrit ainsi le kanndi de Penbran à Saint-Urbain :

« Le kanndi, ou maison à blanchir, est une petite bâtisse rectangulaire d'une dizaine de mètres sur quatre percée de petites ouvertures. C'est une « blanchisserie éclatée », qui ne blanchissait que le fil, contrairement aux installations trégorroises qui traitaient la toile déjà tissée. À l'intérieur, le bassin de belles dimensions, en eau courante, au fond dallé, alimenté par une ou deux sources, borde généralement un mur, juste en face de la grande cuve circulaire (1,50 m de diamètre intérieur) en granit ou en bois de sapin et de la grande cheminée destinée à chauffer l'eau.
Après arrachage, séchage, égrainage et rouissage, le lin est filé. Les écheveaux trempent dans la cuve au contact de cendre de hêtre, suspendus ou par couches, puis rincés et séchés sur le pré, opération qui peut être répétée sept à huit fois, soit trois à quatre mois pour une matière irréprochable[21]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la création de la commune en 1793, son nom s'écrivait Saint Urbain (sans tiret entre les deux mots) et en 1801, Saint-Urbin, avant de prendre l'orthographe actuelle.

La scolarisation progressive[modifier | modifier le code]

La première école semble avoir été ouverte vers 1830, une délibération du conseil municipal en date du 10 août 1834 précisant qu'elle est alors payante sauf pour les « indigents ou presque indigents ». Dans une autre délibération du 2 août 1840, le conseil municipal « considérant que la plupart des élèves sont utiles et même nécessaires pour aider les travaux de la récolte [...], que la rentrée des sarrasins n’aura lieu qu’à la fin septembre, arrête que l’ouverture des vacances aura lieu le 15 août et que la reprise des écoles se fera le 1er octobre ». Faute de place suffisante, l'école est alors mixte : « Il faut bien tolérer que la classe se fasse dans la même salle d’études où une table longue sépare les deux sexes, lesquels sont également séparés pendant la récréation ; les garçons allant jouer dehors et les petites filles restant travailler de l’aiguille sous les yeux de la femme de l’instituteur » comme le dit une autre délibération datée de 1851.

Le premier instituteur fut Hervé Floc'h, qui exerça de 1830 à 1861, date où il fut révoqué car devenu trop vieux. Les enfants durent alors se rendre à l'école à Irvillac jusqu'en 1872[22], date de la réouverture, mais uniquement pour les garçons. En 1897 encore, faute d'école, les filles « sont privées des bienfaits de l'instruction ». Une nouvelle école des garçons ouvre en 1898, et une école des filles en 1899[23].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les tensions entre l'Église et l'État à Saint-Urbain au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'incendie de l'église[modifier | modifier le code]

Le 13 novembre 1904, l'église de Saint-Urbain est détruite par un incendie :

« Tout est détruit par le feu. Dans sa niche, un débris de saint est resté. [...] Au fond s'élevait une estrade. De tout cela, il ne reste que quelques poutres enflammées, quelques statues, des chandeliers et des ornements divers calcinés. L'aspect est lamentable. Voici les renseignements que j'ai pu me procurer sur ce sinistre : avant-hier soir, vers 11 heures, M. Jean Brenaut, journalier au bourg, aperçut une lueur. Il se leva et vit que l'église était en flammes. Immédiatement, il donna l'alarme. M. Le Gall, conseiller de fabrique, arriva aussitôt, mais tout était en feu. Les flammes sortaient par les fenêtres et les vitraux éclataient. Le toit en feu d'un bout à l'autre flambait et à l'intérieur on entendait le crépitement du feu, qui semblait avoir pris à la fois aux quatre coins de l'édifice. En raison de l'extrême violence de l'incendie, l'accès au clocher était impossible. On ne put donc sonner le tocsin. On organisa les secours, mais faute d'eau et de pompe à incendie, on ne put sauver que quelques objets précieux. On réussit à enlever les registres de la sacristie. [...] De l'église, il ne reste que les murs et le clocher. [...] On est persuadé que l'incendie est dû à la malveillance[24]. »

Certains l'attribuèrent même à un attentat anarchiste ! :

« L'église de la commune de Saint-Urbain, canton de Daoulas, a été détruite hier matin par un incendie. D'après l'enquête, le sinistre serait dû à la malveillance et on se trouverait en présence d'un attentat anarchiste. Trois cierges à demi consumés, provenant de l'église ont été trouvés à 800 mètres de la route de Landerneau. Enfin, ce qui confirme encore le soupçon, c'est que pendant l'incendie, le fils du bedeau a vu un jeune homme s'échapper en courant du cimetière. Quelques habitants, attirés par ses cris, se mirent à la poursuite du fugitif ; mais ils le perdirent bientôt de vue. D'autre part, une porte située à l'entrée gauche de l'église, qui depuis quarante ans n'avait pas été ouverte, a été fracturée. Les dégâts sont estimés à 60 000 francs[25]. »

Les offices religieux furent organisés, le temps de la reconstruction, dans les chapelles de Kerdaoulas et de Trévarn, ainsi que dans une chapelle provisoire en planches édifiée dans la cour du presbytère[26].

La querelle des inventaires[modifier | modifier le code]

Saint-Urbain fut, malgré l'incendie de l'église, concerné en 1906 par la querelle des inventaires :

« Vendredi dernier, une tentative d'inventaire a eu lieu à l'église de Saint-Urbain. Toute la population était sur pied et devant son attitude énergique de résistance, l'agent du fisc s'en retourna. On s'étonne de voir faire un inventaire dans cette pauvre église qui ne peut être qu'un tout petit oratoire. On se rappelle qu'un incendie allumé sans doute par des mains criminelles dévora totalement l'église l'an dernier. Tout y fut brûlé. Depuis, les offices se célèbrent dans le hangar du presbytère, mal clos de quelques planches[27]. »

L'expulsion du clergé en 1907[modifier | modifier le code]

Le journal Le Gaulois relate ainsi l'expulsion du clergé de Saint-Urbain de son presbytère en 1907, en application de la loi de séparation des Églises et de l'État : « Aujourd'hui, les expulseurs ont opéré à Saint-Urbain. Ils ont commencé par arrêter le sonneur qui sonnait le tocsin, puis ils ont enfoncé la porte du presbytère à coups de hache. À ce moment, le marquis de Boissanger sauta sur un talus et s'adressa au commissaire, il a énergiquement protesté contre cette violation de domicile, l'immeuble appartenant à la fabrique. Le commissaire passe outre, fait forcer toutes les portes et arrive dans la chambre où se trouve le curé, son vicaire et quelques femmes du pays. Les prêtres refusent de sortir, mais le commissaire leur met la main sur l'épaule, et alors ils quittent la maison. Tout le mobilier est ensuite jeté dehors »[28].

Quelques faits divers[modifier | modifier le code]

Des vols de crins de chevaux en 1909[modifier | modifier le code]

Le journal L'Ouest-Éclair raconte :

« De nombreux cultivateurs de Pencran, de Saint-Urbain et des environs de Landerneau s'apercevaient que pendant la nuit on pénétrait dans leurs écuries et on coupait la queue de leurs chevaux pour vendre les crins. Les deux coupables furent arrêtés par M. Pascault, commissaire de police à Landerneau[29]. »

La naissance du mutualisme agricole[modifier | modifier le code]

En décembre 1913, la caisse communale de Saint-Urbain est admise dans la caisse départementale de réassurance-bétail du Finistère, implantée à Landerneau[30].

Un crime atroce en 1938[modifier | modifier le code]

Un crime atroce, l'assassinat à coups de hache d'une fillette de 11 ans qui demeurait dans le village de Kerguelen en Saint-Urbain et qui revenait de l'école à Daoulas, par un ouvrier agricole, suscita beaucoup d'émotions[31]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Urbain porte les noms de 45 personnes mortes pour la France pendant la Première Guerre mondiale[32], plusieurs (nombre non précisé pour l'instant) pendant la Seconde Guerre mondiale et un pendant la guerre d'Indochine.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La famille de Boisanger a payé un lourd tribut aux guerres du XXe siècle puisque six de ses membres sont décédés alors qu'ils étaient militaires dont quatre sont morts pour la France, d'où la croix celtique érigée par la famille en guise de monument commémoratif[33] :

  • Le capitaine Henri de Boisanger, né le 21 novembre 1877 à Quimperlé, tué à l'ennemi le 8 septembre 1914 à Connantray (Marne). Ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion de Bourbaki (1897-1899). Capitaine au 114e régiment d'infanterie. Citation : « Officier très brave et très énergique. Blessé le 24 août, a refusé d'être évacué. Blessé à nouveau le 8 septembre, s'est fait panser et a repris le commandement de sa compagnie, à la tête de laquelle il est glorieusement tombé quelques instants plus tard ». A été cité. Mort pour la France. Il fut aussi écrivain sous le pseudonyme de Pierre d'Aulnoye[34]. Frère de Pierre-Marie-Clément Bréart de Boisanger[35].
  • Le lieutenant Augustin de Boisanger, né le 16 janvier 1874 à Quimperlé, tué à l'ennemi le 17 décembre 1914 à Ovillers-la-Boisselle (Somme). Mort pour la France. Lieutenant au 19e d'infanterie. Légion d'honneur à titre posthume. Croix de guerre avec palmes. Citation : « Brave entre les braves ; toujours en première ligne avec ses hommes, qui avaient pour lui un véritable culte. Blessé en tête de sa compagnie, le 17 décembre 1914, au combat d'Ovillers La Boisselle, répondait à ses camarades qui le pressaient de se laisser évacuer : “Un de Boisanger n'abandonne pas ses Bretons” ». Tombé glorieusement quelques instants après[36]. Frère de Pierre-Marie-Clément Bréart de Boisanger.
  • Le capitaine d'artillerie Francois de Boisanger, polytechnicien (promotion 1921), décédé à Metz le 21 juillet 1939. Fils de Pierre-Marie-Clément Bréart de Boisanger.
  • Le capitaine de corvette Thomy Marie Jean (dit Yann) de Boisanger, décédé le 25 décembre 1941 à Saint-Urbain. Fils de Pierre-Marie-Clément Bréart de Boisanger.
  • Le capitaine de goumiers marocains Michel de Boisanger. Tué à l'ennemi devant Marseille le 26 août 1944. Mort pour la France. Fils de Pierre-Marie-Clément Bréart de Boisanger.
  • Le lieutenant pilote Jean Pinczon du Sel, tué en combat aérien au-dessus du Palatinat le 16 octobre 1939. Mort pour la France. Neveu de Françoise-Marie-Thérèse Pinczon du Sel, épouse de Pierre-Marie-Clément Bréart de Boisanger.
La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'amiral Pierre de Boisanger, alors maire de Saint-Urbain, donne asile à des parachutistes anglais dans son manoir. C'est de Kerdaoulas que, le 5 août 1944, un commando part pour attaquer la Kommandantur de Daoulas[37].

Durant la Seconde Guerre mondiale, le manoir de Créac'h-Balbé abrite les cours du collège Saint-Sébastien de Landerneau, dont les locaux, transformés en hôpital militaire, furent réquisitionnés par les Allemands. Ces derniers occuperont ensuite la bâtisse quelques mois avant qu'elle n'accueille des réfugiés de la région brestoise pour, enfin, servir de camp clandestin aux Forces françaises de l'intérieur[38].

Début août 1944, une section du 3e régiment de chasseurs parachutistes (3e RCP), dirigée par le lieutenant Edgard Tupët-Thomé et le sous-lieutenant Anspach, est parachuté au lieu-dit Runaher en la commune de Saint-Urbain (mission Derry 3). La section composée de 12 hommes est hébergée chez l’amiral de Boisanger dans le château de Kerdaoulas en Saint-Urbain. Les résistants attaque la Kommandantur locale de Daoulas, forte de 60 hommes, tuent 12 soldats allemands, font 40 prisonniers, repoussent une attaque ennemie et libèrent Daoulas, avant d'aller ensuite attaquer et libérer Landerneau[39]. Le contrôle de Daoulas fournissait d'excellentes positions d'artillerie au sud-est de Brest pour le général américain Troy Middleton qui y expédia tout un groupe d'artillerie du 8e corps d'armée américain qu'il commande, de façon à couvrir toutes les défenses de Brest et les positions ennemies sur la presqu'île de Crozon. Quatre FFI de cette section sont décédés pendant ces combats : Jean Cornec, Louis Le Quinquis, Guy Guichard et Louis Briguet[40].

L'agriculture vers 1960[modifier | modifier le code]

Vers 1960, 28 exploitations agricoles étaient recensées à Saint-Urbain, d'une superficie moyenne d'une dizaine d'hectares chacune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[41]
Période Identité Parti Autres précisions
1874- 1900 Pierre de Parcevaux
1900 - 1913 Pierre Toussaint Diverrès
1913 - 1923 Maurice de Parcevaux Fils de Pierre de Parcevaux
1923 - 1934 Yves Toullec
1934 - 1945 Pierre Bréart de Boisanger
1945 - 1959 Jean-Louis Billant
1959 - 1965 Jean Diverrès
1965 - 1977 Jean Cohat
1977 - 1989 Jacques de Parcevaux Général de division ; neveu de Maurice de Parcevaux
1989 - 2008 René Tréguer PS
2008 - 2014 Jean-Louis Vignon
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1886, le bourg de Saint-Urbain n'avait qu'une population agglomérée de 69 habitants, pour une population communale totale de 866 habitants ; « ce n'était qu'un petit bourg sans importance, situé sur la vieille route de Quimper à Landerneau »[42].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
597 661 723 708 869 900 909 941 937
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
941 911 1 063 916 945 870 866 879 865
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
792 770 771 710 692 640 617 605 594
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
505 466 583 1 062 1 120 1 200 1 385 1 411 1 528
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2004[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : L'évolution démographique de Saint-Urbain a été très contrastée : la population a augmenté de façon quasi continue de 1793 à 1866, gagnant 271 habitants en 73 ans ; une période de déclin démographique suit entre 1866 et 1968, la commune perdant 597 habitants (-56 % en 102 ans), la commune étant alors frappée par l'exode rural. À partir de 1968, et surtout de 1975, la commune est touchée par la périurbanisation en raison de sa relative proximité de Landerneau et de Brest, gagnant 869 habitants en 40 ans entre 1968 et 2008. La période 1975-1982 est celle qui a connu la croissance la plus remarquable, la population augmentant alors de 479 habitants, soit de 82 % en 7 ans.

La population communale s'accroît désormais plus par excédent naturel (+1,2 % l'an entre 1999 et 2008) que par solde migratoire (+0,9 % l'an entre 1999 et 2008) alors que l'accroissement démographique était essentiellement dû à l'immigration nette entre 1968 et 1982, le solde naturel étant même négatif jusqu'en 1975. Désormais, la population de la commune est jeune : 25,2 % de jeunes de 0 à 14 ans contre 8,3 % de personnes âgées de 65 ans et plus en 2008. Entre 2000 et 2009 inclus, Saint-Urbain a enregistré 227 naissances et seulement 60 décès [45].

Cet afflux de population nouvelle a provoqué la prolifération de lotissements de pavillons individuels, habités souvent par des migrants pendulaires : le nombre des logements est passé de 147 en 1968 à 567 en 2008, leur nombre ayant quasiment quadruplé en 40 ans. C'est surtout entre 1975 et 1982 que leur nombre a rapidement augmenté (+ 152 en 7 ans), freinant ensuite (+ 27 logements seulement entre 1982 et 1990 et + 35 logements entre 1990 et 1999), s'accélérant à nouveau depuis entre 1999 et 2008 (+123 logements en 9 ans). La commune a peu de résidences secondaires : 17 seulement en 2008[46].

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église paroissiale Saint-Urbain, consacrée à saint Urbain : édifice bâti de 1677 à 1701[47]. L'église fut détruite par un incendie le 13 novembre 1904 ; elle est en forme de croix latine et son clocher élancé, à deux galeries, possède une double rangée de cloches. Un reliquaire du XVIIIe siècle a été conservé.
  • Le calvaire du cimetière, situé dans le placître, restauré en 1630 par Roland Doré est orné d'une vingtaine de personnages dont un Christ en croix[48] et un Christ aux liens. Son fût porte des écots, symbole des bubons de la peste, comme c'est souvent le cas, de nombreux calvaires ayant été érigés après des épidémies.
  • La chapelle de Trévarn : l'ancienne église tréviale Notre-Dame-de-Pitié de Trévarn, présente un plan en croix latine avec transept saillant et chevet à trois pans. Sur le bras sud du transept se trouve une petite sacristie de plan carré, greffée à l'est. La chapelle porte sur ses murs plusieurs pierres gravées et datées. Elle succède à un édifice religieux mentionné en 1172 (Ecclesia Sancti Baharni) dans l'acte de fondation de l'abbaye de Daoulas. Les fonts baptismaux, en kersanton, datent de 1666. Les piliers d'entrée du placître sont ornés de deux statues dont l'une représente saint Sébastien[49]. Les deux retables et la statuaire sont en bois polychrome. Le calvaire sur le placître a été restauré par le sculpteur landernéen Roland Doré vers 1630 ; saint Baharn et une descente de Croix à quatre personnages y sont représentés[50].

Depuis 1991, l'Association des Amis de Trévarn et du Patrimoine[6], en collaboration avec la municipalité, a entrepris la sauvegarde de la chapelle. En 1995, grâce au prix emporté au concours « Un Patrimoine pour demain » organisé par le Pèlerin Magazine, il a pu être remis entièrement en état.

  • Le manoir de Créac'h-Balbé[51], construit en 1860 par Pierre de Parcevaux. C'est un édifice néo-XVIIIe siècle de plan symétrique, composé d'un corps de logis central encadré de deux pavillons bas dans le même alignement. Vendu en 1926 à la famille Bréart de Boisanger, celle-ci en 1940 met le château à disposition des Filles du Saint-Esprit qui y créent une École ménagère rurale, puis à partir de 1967 une Maison d'accueil ouverte à des groupes variés du monde ecclésial, religieux ou éducatif. C'est désormais un centre spirituel du diocèse de Quimper[52]
  • Le manoir de Kerdaoualas[37] date des XVe et XVIe siècles. Initialement propriété des seigneurs de Névet, puis de la famille de Goëzbriant (de Goësbriand) à partir de 1695, ce manoir est acheté dans la décennie 1890 par la famille Bréart de Boisanger. Le jardin d'agrément du manoir de Kerdaoulas est "Patrimoine classé" depuis 1992[53].
    • La chapelle de Kerdaoulas, de plan rectangulaire, date du XVIIIe siècle.
    • La croix celtique érigée par la famille Bréart de Boisanger en commémoration des six membres de cette famille morts pour la France[54].
  • La chapelle de Beuzidou, de plan rectangulaire, date du XVIIIe siècle.
  • Neuf croix et calvaires se trouvent sur le territoire communal dont, outre la croix celtique déjà évoquée, celui du Buzidou (date du XIXe siècle) ; celui de Cleuz-Bras (vers 1580) ; celui de Kergoat (1942) ; celui du Quinquis (1518 et 1630), qui porte un Christ de Roland Doré et une Vierge de Pitié à son revers ; celui de l'église, daté dans son écu de 1575 ; celui de la mission de 1894 ; celui de Croas-Madec, daté dans son écusson de 1570 ; celui de Trévarn (vers 1630)[55].
  • Sept moulins ou anciens moulins dont celui du Beuzidou[56], en bordure de la Mignonne, qui a été aménagé en gîtes ; ceux de Kerdaoulas, de Guern-ar-Coadic, Moulin Neuf, etc.
  • 31 kanndi[19] ont été recensés à Saint-Urbain et un chemin piétonnier des kanndi a été balisé ; l'un d'entre est en projet de restauration, celui de Penbran, par l'association Dourdon[57].
  • Le Monument aux morts

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • La commune possède une école primaire publique rénovée en 2003, une garderie, un service de restauration scolaire.

Équipements[modifier | modifier le code]

  • Un complexe de sports en plein air (2 terrains de foot, 1 terrain multisports en stabilisé, un terrain de tennis, un terrain de basket) et une aire de jeux pour les enfants.
  • La salle municipale Ty Kreis-ker et les associations se réunissent dans la salle Ty-An-Holl équipée d’un boulodrome. Ty-An-Holl abrite le foyer des jeunes sous la responsabilité de la MPT de Landerneau.

Associations sportives[modifier | modifier le code]

  • Le club de l’ES Mignonne est une entente sportive entre deux communes Irvillac et Saint-Urbain.
  • Le Golf de Brest-Iroise[58] est situé à Lann-Rohou en Saint-Urbain : niché dans un parc boisé de 220 hectares et dessiné par l’architecte anglais Michael Fenn en 1976, il comprend deux parcours, un 18 trous et un 9 trous, qui possèdent chacun un tracé traditionnel et sportif. En 2010, un parcours de karting indoor a ouvert sur lez même site.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges du Louët, né au Quinquis, trève de Trévarn, évêque de Tréguier de 1602 à 1604, dont la tombe se trouve dans la chapelle, ancienne église tréviale, de Trévarn[59].
  • La famille de Goësbriand[62] :
    • Charles, marquis de Goësbriand, né en 1661 au château de la Noë verte à Plouezoc'h et décédé le 10 février 1709 à Kerdaoulas, marié le 24 octobre 1695 à Kerdaoulas avec Gilette Urbane Buzic, née en 1673 au château de Kerdaoulas en Saint-Urbain (trève de Dirinon) et décédée le 16 février 1721 à Saint-Urbain[63].
      • Leur fils, Anonyme[64], dit ensuite « comte de Goësbriand », né à Kerdoualas le 25 juin 1700, décédé en 1782 à Kerdaoulas, fut capitaine des Dragons du régiment de Condé en 1725, puis major dans un régiment de dragons, celui d'Egemont. Marié avec Jeanne Thérèse Désirée de Bereur.
        • Leur fils, Christophe-Marie de Goësbriand, né le 2 novembre 1748 à Rennes, décédé le 30 juin 1825 à Kerdaoulas, fut enseigne de vaisseau en 1773, lieutenant de vaisseau en 1779 et quitta la Marine en 1783. Il émigra en 1791 pendant la Révolution française et fit partie de l'armée des Princes pendant la guerre de Vendée[65] et prit part à l'expédition de Quiberon. Il termina sa carrière en 1814 comme capitaine de vaisseau[63]. Il se maria avec Pauline de La Boëssière-Lennuic (1763-1841).
          • Leur fils, Pierre-Désiré de Goësbriand, né au château de Kerdaoulas en Saint-Urbain, fut juge de paix sous la Restauration et poète breton, traducteur de Fables de La Fontaine en vers bretons ; il écrivit aussi Gwerzamgamm an Tregoat a Vertonet (Combat des Trente) et de nombreux poèmes en langue bretonne ; il fut aussi membre de l'Association bretonne. Il épousa Émilie Pastour de Kerjean (1789-1864) ; le couple eut dix enfants.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la mairie
  2. Site de la mairie
  3. a et b Site de la mairie
  4. InfoBretagne
  5. Architecte et patrimoine - Base Mérimée
  6. a et b Site de la mairie
  7. Topic Topos
  8. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, édition 2, tome 2, 1862, Gallica
  9. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. XVIII Fel-For, 1922, Gallica
  10. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les Bretons. 7, BROU-CARN, 1886-1908, Gallica
  11. Wikisource
  12. Rolle de Monstre de la retenue de Jean de Penhoët, admiral de Bretagne, cité par Dom Hyacinthe Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, 1744, Google Books
  13. Archives départementales de Quimper, Quimper ADF 1 H 25, Inventaire de 1662, f. 5
  14. Georges Le Gentil, comte de Rosmorduc, La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse, tome 1, 1896-1905, Gallica
  15. Georges Le Gentil, comte de Rosmorduc, La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse, tome 1, 1896-1905, gallica
  16. D'après un récit de Le Teurs, ancien instituteur, cité par InfoBretagne
  17. Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), 1895, Gallica
  18. Buanderies édifiées dans la campagne par les paysans qui s'affairaient aux diverses étapes nécessaires pour passer de la graine de lin à la toile. Leur propriété était souvent commune à plusieurs familles. Leur implantation est proche d'un ruisseau ou d'une source.
  19. a et b Lin et chanvre en Bretagne - route des toiles
  20. Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, L'or bleu le lin au pays de Landerneau-Daoulas, Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4]
  21. Journal Le Télégramme du 15 août 2009, Le Télégramme
  22. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", avril 1872, page 8, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562178s/f8.image.r=Perguet.langFR
  23. Site de la mairie
  24. Journal L'Ouest-Éclair n° 1912 du 15 novembre 1904, Gallica
  25. Journal des débats politiques et littéraires n° 319 du 16 novembre 1904, Gallica
  26. Journal L'Ouest-Éclair n° 1919 du 22 novembre 1904, Gallica
  27. Journal L'Ouest-Éclair n° 3292 du 13 mars 1906, Gallica
  28. Journal Le Gaulois n° 10959 du 16 octobre 1907, Gallica
  29. Journal L'Ouest-Éclair n° 3775 du 16 mai 1909, Gallica
  30. Journal L'Ouest-Éclair n° 5475 du 22 décembre 1913, Gallica
  31. Journal L'Ouest-Éclair n° 15368 du 28 décembre 1938, Gallica
  32. Mémorial GenWeb
  33. Les plaques commémoratives
  34. Il fut par exemple l'auteur de Le Lieutenant De Tremazan Un Officier de l'est, par Pierre d'Aulnoye, 1908, Librairie académique Perrin [ISBN 1160161593]
  35. Association Mondement 1914
  36. 19erégiment d'infanterie
  37. a et b Topic Topos
  38. Le Télégramme
  39. Mémoires de guerre
  40. Source : Bohn Roland, Joël Le Bras, Alain Le Berre, Louis Bothorel, François Rioual et Yves de Rosmorduc, Chronique d’hier. Tome III. La vie du Finistère 1939-1945, 199
  41. Site de la mairie
  42. Benjamin Girard, La Bretagne maritime, 1889, Gallica
  43. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  45. Insee
  46. Insee
  47. Topic Topos
  48. Topic Topos
  49. Topic Topos
  50. Topic Topos
  51. Le portail des patrimoines de Bretagne
  52. Diocèse de Quimper et Léon
  53. Patrimoine de France
  54. Topic Topos
  55. Croix et calvaires du Finistère
  56. Le moulin de Beuzidou
  57. Association Dourdon
  58. Pays des rives d'Armorique
  59. Témoignage de Le Teurs, ancien instituteur de Plomeur, cité par InfoBretagne
  60. Le Marois
  61. Wiki-Brest
  62. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les Bretons. 16, GER-GOUR, 1886-1908, Gallica
  63. a et b Mémoire de Plouider
  64. Ondoyé dans l'urgence, son nom de baptême n'a jamais été complété
  65. J. Baudry, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790), tome 1, 1905, Gallica
  66. Louis de Goësbriand - Catholic memoirs of Vermont and New Hampshire, with sketches of the lives of Rev. Wm. Henry Hoyt, and Fanny Allen (ouvrage en langue anglaise)
  67. Forum du centre généalogique du Finistère
  68. Site de la mairie

Voir aussi[modifier | modifier le code]