Chevalier de Fréminville

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Portrait de Christophe-Paulin de La Poix de Fréminville

Christophe-Paulin de la Poix de Fréminville, dit le Chevalier de Fréminville (1787 - 1848), fut à la fois officier de marine, savant, archéologue, et écrivain. Il était capitaine des frégates du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem et de celui du Christ de Portugal, et membre des Sociétés Philomatique et d'Histoire naturelle de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le « chevalier de Fréminville » commença sa carrière maritime en 1801, âgé d'à peine 14 ans. Il participa à l'Expédition de Saint-Domingue d'abord comme élève à bord de L'intrépide, puis sur La Valeureuse, rentrant en France à bord du Swift-Sure qui ramène le corps du général Leclerc, mari de Pauline Bonaparte ; puis il navigua en mer Baltique et dans les mers polaires ainsi que le long des côtes d'Afrique (notamment comme lieutenant de vaisseau à bord de la Néréide) et d'Amérique jusqu'en 1828, terminant sa carrière maritime comme capitaine des frégates du Roi[1].

Après la mort tragique de son unique amour, une certaine Caroline rencontrée aux Saintes, il prit l'habitude de s'habiller en femme, au début avec les toilettes de sa belle disparue, puis en véritable femme du monde, osant même publier un Essai sur l'influence du costume féminin qu'il signera sous le pseudonyme de... « Caroline de L. », ouvrage qui fit scandale.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Dans ses Mémoires, il raconte ses amours insolites avec une Créole des Saintes, évoque la révolte des esclaves de Saint-Domingue, parle de la traite des Noirs, de la fièvre jaune, etc.

Installé à Brest et membre de « l'association du Temple », se voulant la continuatrice de l'Ordre des Templiers, il fut aussi le fondateur des études archéologiques en Basse-Bretagne, publiant notamment un Cours d'études des Antiquités nationales[1] et Les Antiquités du Finistère.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « E. Herpin : Mémoires du chevalier de Fréminville (1787-1848) », recension, Annales de Bretagne, 1913, p. 347-349 [lire en ligne].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le combat des Trente, poème du XIVe siècle, transcrit, etc., Brest, Lefournier et Deperiers, 1819 ; édition assez fautive, rééditée avec corrections, Brest, Crapelet, 1835.
  • Antiquités de la Bretagne. Monuments du Morbihan, Brest, Lefournier et Deperiers, 1829 ; réédité chez le même éditeur, revu et augmenté, 1834, 210 pages.
  • Abrégé historique et chronologique des principaux voyages de découverte par mer, depuis l'an 2000 avant J.-C., Imprimerie Royale, 1829, sous le nom de Bajot.
  • Essai sur l'influence physique et morale du costume féminin, par Caroline de L..., née de L. P..., Paris, Imprimerie de Stahl, 1831.
  • Antiquités de la Bretagne. Finistère, vol. I, Brest, Lefournier et Deperiers, 1832 ; vol. II, Brest, Côme et Bonetbeau, 1835.
  • Antiquités de la Bretagne : Côtes-du-Nord, Brest, J.B. Lefournier, 1837 [lire en ligne].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Eugène Herpin, Mémoires du chevalier de Fréminville (1787-1848), capitaine des Frégates du Roi, pages Champion, 1913, réédition La Découvrance 2006, (ISBN 9782842654498)
    Mémoires inspirée des Mémoires originelles du Chevalier de Fréminville
  • Jean Merrien, Un certain chevalier de Fréminville 1787 1848, Éditions maritimes et d'outre-mer, 1970
    Le chevalier est le frère de l'arrière-grand-père paternel de l'auteur