La Garnache

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La Garnache
Mairie de La Garnache.
Mairie de La Garnache.
Blason de La Garnache
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Sables-d'Olonne
Canton Challans
Intercommunalité Communauté de communes Marais et bocage
Maire
Mandat
François Petit
2014-2020
Code postal 85710
Code commune 85096
Démographie
Gentilé Garnachois
Population
municipale
4 557 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 29″ N 1° 49′ 47″ O / 46.8913888889, -1.82972222222 ()46° 53′ 29″ Nord 1° 49′ 47″ Ouest / 46.8913888889, -1.82972222222 ()  
Altitude Min. 8 m – Max. 52 m
Superficie 59,49 km2
Localisation

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Liens
Site web lagarnache.fr

La Garnache est une commune française du département de la Vendée et de la région française des Pays de la Loire[1].

Ses habitants sont appelés les Garnachois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Garnache est située dans le nord-ouest de la Vendée, située à environ 40 km de La Roche-sur-Yon, 50 km de Nantes, 4 km de Challans et 35 km de Noirmoutier. La Garnache se situe en bordure du marais breton vendéen[3].

Rose des vents Châteauneuf Châteauneuf Saint-Étienne-de-Mer-Morte Rose des vents
Challans N Froidfond
O    La Garnache    E
S
Challans Challans Froidfond

Histoire[modifier | modifier le code]

Environ 1 000 ans avant notre ère, le territoire de La Garnache était situé sur un promontoire dont Beauvoir-sur-Mer était le cap extrême et entouré des marais de Bouin au Nord et de Sallertaine au Sud.

Deux siècles avant J.-C., la tribu gauloise des Agnutes s'installa dans le pays de Retz, alors couvert d'immenses forêts. C'étaient des marins, des agriculteurs et des éleveurs.

La civilisation romaine laissa des traces de constructions dans la région (Pont-Habert, Déas, Ampan). Le territoire des Agnutes est rattaché à la civitas (circonscription administrative) des Pictons (capitale : Poitiers).

Un monastère dépendant de La Garnache est fondé en 673 dans "l'Ile d'Hero" (Noirmoutier) par saint Philibert. La commune abrite un cimetière mérovingien.

La dynastie des seigneurs de La Garnache débute vers 1045, sous la dépendance du vicomte de Thouars et s'étend sur un vaste territoire (Beauvoir, Bois-de-Céné, îles d'Île d'Yeu et Noirmoutier, Sallertaine...). Jusqu'en 1214, six seigneurs édifièrent et fortifièrent le puissant château, avant que terres et bâtiments ne passent successivement aux familles de Belleville, de Clisson de Parthenay et de Rohan, puis de Rohan-Chabot. Au XVe siècle la seigneurie de La Garnache était rattachée à la vicomté de Thouars qui appartenait à la famille d'Amboise.

La ville est disputée pendant les guerres de religion entre les calvinistes et les catholiques. Ce fief, faisant partie du Bas-Poitou, dont il ne reste, de son château, que deux tours et les ruines du donjon médiéval, donne son nom à Françoise de Rohan, duchesse de Loudun, que le parti lorrain nomme alors la dame de la Garnache. Le fils qu'elle a eu des amours du duc de Nemours, et qui usurpe le titre d'Henri de Genevois, lui dérobe ce château en 1585. Mais le fief est repris en 1588 par les troupes du futur roi Henri IV. En 1622, Louis XIII ordonne le démantèlement de la forteresse.

François-Athanase Charette de la Contrie, futur chef de l’armée catholique et royale, s’établit à La Garnache, au château de Fonteclose, après son mariage, en 1790. Le 14 mars 1793, les paysans qui venaient de s'insurger contre la République viennent le chercher pour en faire leur chef.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier, d'or aux sept merlettes d'azur ordonnées en orle, au franc-quartier de gueules ; au second, coupé : au premier, parti d'argent à la moucheture d'hermine de sable et d'or à la fleur de lys d'azur, et au second, d'azur à l'ostensoir d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
 ??/??/1794  ??/??/1799 Jacques Gervais Laidin    
 ??/??/1799 22/08/1815 François Mas    
22/08/1815  ??/08/1830 Marie-François de la Rochefoucault    
 ??/08/1830 17/08/1848 François Guyard    
17/08/1848 21/02/1850 Marie-Henri de Billon    
21/02/1850 13/02/1853 Henri de la Rochefoucault    
13/02/1853 15/01/1863 François Guyard    
15/01/1863 09/08/1863 Germain Cantin   adjoint, maire par intérim
09/08/1863  ??/09/1870 Henri de la Rochefoucault    
 ??/09/1870 12/11/1870 Jean Briand   maire provisoire
12/11/1870 30/04/1871 Auguste Herbert    
30/04/1871 07/05/1871 Jean Briand   maire provisoire
07/05/1871 14/10/1888 Henri de la Rochefoucault    
14/10/1888 15/05/1892 Armand de Baudry d'Asson    
15/05/1892 02/09/1906 Ernest Faucheron    
02/09/1906 19/05/1912 Joseph Fonteneau    
19/05/1912 19/05/1935 Armand de Baudry d'Asson fils    
19/05/1935 01/10/1941 Louis de Boisdavid    
01/10/1941 27/03/1977 Armand de Baudry d'Asson    
27/03/1977 20/03/1989 Pierre Rouillon[Note 1]    
20/03/1989 18/03/2001 Eugène Achard    
18/03/2001 2014 Claude Bobière[Note 2],[5] Divers droite  
2014 en cours François Petit Divers droite chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 557 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 2 182 2 461 3 093 2 743 2 880 2 885 2 994 2 926
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 956 3 005 3 204 3 153 3 167 3 185 3 329 3 386 3 356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 447 3 470 3 510 3 102 3 101 2 935 2 888 2 779 2 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 710 2 628 2 807 3 152 3 379 3 576 4 202 4 557 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 18,3 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à La Garnache en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,1 
6,1 
75 à 89 ans
8,7 
11,7 
60 à 74 ans
11,5 
21,6 
45 à 59 ans
21,9 
23,2 
30 à 44 ans
22,3 
16,3 
15 à 29 ans
14,6 
20,6 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Menhir dit "Pierre-du-Diable" (IMH). Tumulus dit la Butte-Cavalière dans le bourg (IMH), sépultures mérovingiennes. Inscription aux monuments historiques depuis le 24 septembre 1934[10]
  • L’église Notre Dame, reconstruite au XIXe siècle, est ornée d’une Assomption polychrome du XVIIIe, d’un Christ de bois, maître-autel et chemin de croix contemporains.
  • La chapelle Saint-Léonard, gothique, est restaurée par le père de Montfort au XXe.
  • Le manoir de la Vieille-Fonteclose construit au XVIIIe siècle est restauré dans le style néorenaissance Inscription aux monuments historiques depuis le 5 décembre 1975[12].
  • Châteaux XIXe des Planches et de La Poirière.

Manoir des Laumiaires, appartenant a madame Ecomard, epouse Burgaud, au XXeme siecle.

  • La chapelle Notre-Dame de la Victoire
  • Le musée Passé et Traditions
  • Un tumulus dans une propriété privée. Inscription aux monuments historiques depuis le 7 mai 1960[13]
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les derniers marquis de La Garnache sont la famille du Pas et leurs héritiers la famille de l'Estourbeillon.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École privée élémentaire - Saint-Joseph[14]
  • École privée maternelle - Sainte-Marie
  • École publique maternelle et primaire Jan et Joël Martel
  • Les écoles maternelle et primaire Ste Marie et St Joseph ont été réunies en 1'établissement pour la rentrée 2010 sous le nom de l'école Notre Dame de la Source (établissement privé catholique).

Activités économiques et associatives[modifier | modifier le code]

  • Zone de loisirs : à proximité du bourg, le plan d'eau de 3,54 hectares ouvert à la pêche est un espace détente et promenade avec un coin pique-nique. De nombreux sentiers pédestres sillonnent la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1983.
  2. Réélu en 2008.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Ville de la Garnache », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 16 juillet 2010)
  2. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 16 juillet 2010).
  3. (fr) « Carte géographique », sur maps.google.fr (consulté le 16 juillet 2010)
  4. (fr) Mairie de La Garnache.
  5. (fr) Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 14 mai 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 14 mai 2011)
  10. (fr) « Menhir dit Pierre-du-Diable à La Garnache (85) », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 16 juillet 2010)
  11. (fr) « Château (ancien) à La Garnache (85) », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 16 juillet 2010)
  12. (fr) « Manoir dit La Vieille Fonteclose (Maison de Charette) à La Garnache (85) », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 16 juillet 2010)
  13. (fr) « Tumulus dit La Butte Cavalière à La Garnache (85) », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 16 juillet 2010)
  14. (fr) Site de l'École privée élémentaire - Saint-Joseph

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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