Bagne

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Bagnard, du bagne de Toulon (Musée du Bagne, Fort Balaguier, Toulon).

Un bagne est un établissement pénitentiaire de travaux forcés. Toutefois, tous les bagnards ne sont pas condamnés aux travaux forcés. Les bagnes coloniaux français sont abolis en 1938 (transportation vers le bagne), mais définitivement supprimés en 1945 (détention au bagne). Les derniers prisonniers ont été libérés en 1953.

Au bagne français de Guyane, le doublage obligeait tout condamné à rester sur place à l'issue de sa peine pour une durée équivalente à sa peine initiale.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'origine du mot « bagne » vient de l’italien bagno, qui était le nom d’anciens « bains publics » à Constantinople, reconvertis en « prison d’esclaves » de l'Empire ottoman. Les esclaves y dormaient la nuit et travaillaient le jour.

Bagne en France[modifier | modifier le code]

En France, l’utilisation des condamnés comme rameurs sur les galères royales semble remonter à Jacques Cœur au XVe siècle. La peine des Galères fut systématiquement appliquée surtout à partir de Louis XIV sous l'impulsion de Colbert et notamment après 1685 pour éradiquer le protestantisme à la suite de l'Édit de Fontainebleau. L'Arsenal des Galères se situait à Marseille. Les Galères furent le premier système pénitentiaire organisé à l'échelle de l'ensemble du royaume. En effet, par l'ordonnance du 27 septembre 1748, Louis XV supprime le corps des galères devenues inutiles dans les combats contre les vaisseaux de haut bord. Les galériens débarqués appelés chiourme, sont alors affectés aux bagnes portuaires (à l'exception des galériens sélectionnés pour la rame) et doivent effectuer des travaux dans les ports et arsenaux de la Marine. Le bagne de Toulon et le bagne de Brest sont créés à cet effet[1].

Les galères sont à l'origine des bagnes portuaires (ou bagnes maritimes), ce qui explique qu'une partie du vocabulaire du bagne et de la prison provienne du vocabulaire des galériens.

L'arsenal et le bagne, entreprise économique[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle et début du XIXe siècle, rattacher le bagne à la Marine conduit à rechercher, réduire les dépenses du fonctionnement du bagne, à en faire au sein de l'arsenal un lieu de construction et de reconstruction des grands voiliers de ligne. L'utilisation de bagnards permet de réduire le coût dans le contexte de l'abolition de l'esclavage qui voit la disparition progressive de la main-d'œuvre servile. L'équipement et l'armement d'un bâtiment de 1er rang (plus de 100 canons, 3 ponts) coûtent alors en moyenne 1 million de livres tournois soit environ 150 millions d'euros d'aujourd'hui[2]. La Guerre de Sept Ans (1756-1763) qui se solde par la perte du Canada et de l'Inde pour la France, a démontré l'importance de la Marine anglaise qui assure son hégémonie sur les océans et les colonies pour un siècle et demi (jusqu'en 1914).

La Guerre d'indépendance des États-Unis 1775 à 1783, puis les Guerres révolutionnaires et napoléoniennes, vont contraindre la France à un effort très important, pour concurrencer la flotte britannique. La création ou le développement des arsenaux et bagnes de Toulon, Cherbourg, Brest, Rochefort sont directement liés à un besoin de main d'œuvre pour construire la flotte française en utilisant le travail forcé[3].

La peine des galères subsiste cependant pendant la Révolution, comme le montre la loi du 22 août 1790, qui condamne à cette peine les voleurs ou les transporteurs à terre de munitions des vaisseaux d'une valeur supérieure à 50 francs (Bulletin des Lois).

Les bagnes maritimes vont être transférés vers Nouméa et Cayenne (Cayenne en 1852, bagne de Nouvelle-Calédonie en 1864) au moment où la Marine passe de la voile à la vapeur, quand la machine permet de ne plus faire appel au travail de force des hommes, ce qui fait que ces bagnes portuaires coûtent chers. Ce transfert s'explique aussi par le fait que les bagnards métropolitains prennent le travail aux ouvriers honnêtes et sont considérés trop dangereux pour être maintenus sur le territoire, des rapports de police relatant un relâchement de la discipline dans les bagnes maritimes. Enfin l'expérience réussie de la colonisation pénale en Australie marque les esprits. C'est dans ce contexte d'impérialisme européen que Napoléon III institue les bagnes coloniaux par la loi du 30 mai 1854, l'article 1 sur la Transportation stipulant que « la peine des travaux forcés sera subie, à l’avenir, dans des établissements créés par décrets de l’empereur, sur le territoire d’une ou de plusieurs possessions françaises autres que l’Algérie. Néanmoins, en cas d’empêchement à la translation des condamnés, et jusqu’à ce que cet empêchement ait cessé, la peine sera subie provisoirement en France »[4].

Le 4 septembre 1891, le décret d'application sur les règlements disciplinaires des établissements pénitentiaires stipulait l'interdiction pour les condamnés de recevoir une quelconque rétribution de leur travail. Toutefois les relégués, après la publication du décret (peines les plus légères et transportés ayant fini leur temps de condamnation) continuaient à percevoir un salaire quand ils travaillaient pour l'administration pénitentiaire. Ils pouvaient également travailler à leur propre compte.

Le transfert de l'Arsenal des galères[modifier | modifier le code]

Les Galères Royales, ayant à leur tête un Général des galères indépendant de l'Amiral de France et servies par un corps spécial, eurent dès l'origine leur base à Marseille ; c'est à Marseille que se trouvèrent jusqu'au milieu du XVIIIe siècle toutes les installations du bagne. Quand les galères séjournaient à Toulon, les rameurs restaient en général à leur bord. Mais en 1748, Louis XV décréta la suppression du corps des Galères et le rattachement de celles-ci à la Marine Royale.

Toulon devint ainsi la base des galères qui quittèrent définitivement Marseille, dont le Bagne fut supprimé. Toulon dut dès lors loger les forçats. On le fit d'abord sur les galères auxquelles on adjoignit des vaisseaux qui prirent le nom de bagnes flottants ; puis il fallut procéder à des installations à terre. À la fin du XVIIIe siècle, on ne construisit plus de galères mais on continuait à envoyer des forçats à Toulon. Il y en avait environ 3 000. Ces forçats ne faisaient plus office de rameurs ; on les employait à des travaux de force, de terrassement, de construction, dans l’Arsenal et même en ville. L'habillement des bagnards, composé d'un bonnet et d'un habit, avait une couleur différente suivant la nature et le motif de leur condamnation. Sous l'Ancien Régime, ils étaient marqués au fer rouge. On encerclait un de leurs pieds d'un anneau muni d'un bout de chaîne permettant de les immobiliser. Les plus « durs » étaient enchaînés deux à deux ; le boulet au pied constituait une punition disciplinaire avec la bastonnade à coups de corde. Ces châtiments s’adoucirent progressivement. La nourriture, qui comportait peu de viande et une ration de vin pour les travailleurs, était surtout à base de légumes secs, d'où le nom de « gourgane » (« fèves » en provençal) qu'ils donnaient à leurs garde-chiourmes.

L'état sanitaire n'était guère brillant, de sorte que, dès le début, on avait dû se préoccuper de loger les malades à terre et d'aménager un hôpital du bagne. Celui-ci fut installé en 1777 dans les casemates du rempart sud-est de la Darse Vauban, où des constructions supplémentaires furent édifiées, adossées au rempart. Puis l'hôpital se transporta en 1797 dans un immense bâtiment de 200 mètres de long, orienté nord-sud, construit en 1783 le long du quai ouest de la Vieille Darse, appelé « Grand Rang ». Ce bâtiment avait un vaste rez-de-chaussée voûté à trois travées ; l’hôpital occupa le 1er étage. Deux tours d'angle carrées à toit pyramidal le terminaient au nord et au sud ; dans celle du nord fut installée la chapelle des forçats. Le reste du bâtiment était occupé par les services administratifs. Quant aux forçats valides, on les avait logés là où se trouvait antérieurement l’hôpital ; mais en 1814, ils furent installés dans un bâtiment est-ouest de 115 mètres de long, perpendiculaire à l’hôpital, bâti en 1783 sur le quai sud-ouest de la Vieille Darse, entre la Chaîne Vieille de la passe et le Grand Rang. Près de là se trouvait amarré un navire dit « Amiral » qui gardait la passe et tirait le coup de canon du matin et du soir.

La Révolution est marquée dans un premier temps par la libération des prisonniers condamnés sous l'Ancien Régime avec le code pénal de 1791[réf. souhaitée]. À partir du Directoire puis de l'Empire, on assiste au retour à une politique de répression. On passe de 4 000 bagnards en 1795 à 10 000 en 1812. La condamnation aux galères est transformé en peine des fers par le code pénal de 1810. Cette condamnation ne change pas le fonctionnement des bagnes dans les arsenaux. Il faudra attendre la politique de transportation, pour que le système pénitentiaire français change en 1850.

La transportation vers les colonies[modifier | modifier le code]

À partir des années 1840, les politiques souhaitèrent l'éloignement des criminels hors de France. Cette politique de transportation débute avec les bagnes militaires (compagnies de discipline) qui s'installent en Algérie dès le début de la conquête coloniale.

Ce transbordement est justifié par l'utopie de valoriser le développement de la colonie grâce au travail des bagnards. Ce travail forcé étant perçu comme un outil de rédemption du bagnard.

Enfin après leur peine, les condamnés ne peuvent pas revenir en métropole. Ils doivent purger une double peine de relégation équivalente à la durée de leur condamnation aux travaux forcés.

Au Second Empire, la suppression des bagnes des ports militaires, jugés à la fois peu désirables et peu rentables, avait été envisagée mais elle ne fut effective que le jour où les bagnes de Cayenne et de Nouméa furent prêts à recevoir tous les condamnés. C'est en 1873 que le bagne de Toulon cessa d'exister. Ses bâtiments furent répartis entre divers services militaires, en particulier ceux de la défense du littoral ; on y vit le Centre d'études de la Marine, l’Artillerie de côte, etc.. Ils survécurent jusqu'en 1944 où ils subirent alors une destruction presque totale. Actuellement, des locaux occupés par les bagnards, il ne subsiste qu'un bâtiment appuyé sur un fragment de l'ancien rempart sud-est de la Darse Vauban, conservé à titre mémoriel ; ce bâtiment est utilisé comme restaurant pour le personnel de l'arsenal.

En 1836 le bagne de Toulon comptait 4 305 détenus, 1 193 condamnés à perpétuité, 174 à plus de vingt ans, 382 entre seize et vingt ans, 387 entre onze et quinze ans, 1 469 entre cinq et dix ans et 700 à moins de cinq ans. De nombreux bagnards célèbres y séjournèrent dont Vidocq en 1799, Marie Lafarge en 1840, l'imposteur Pierre Coignard. Quant à Jean Valjean, il ne fut que le fruit de l'imagination de Victor Hugo.

Abolition[modifier | modifier le code]

Un décret-loi du 17 juin 1938 signé par le président de la République Albert Lebrun abolit la déportation mais la détention est toujours applicable jusqu'en 1945. Le 1er août 1953, les derniers bagnards et leurs surveillants rentraient en France[5].

Localisation des bagnes français[modifier | modifier le code]

Congé délivré à un forçat libéré de Lorient en mars 1810 l'autorisant à se rendre dans sa commune et à se présenter au commissaire de police en application du décret impérial du 17 juillet 1806.

Métropole[modifier | modifier le code]

Outre-mer[modifier | modifier le code]

Guyane française[modifier | modifier le code]

On ne parle que d'un seul bagne de la Guyane française mais il se compose de plusieurs camps et pénitenciers :

Plusieurs pénitenciers flottants se trouvaient au large de Cayenne et Kourou et se nommaient La Chimère, Le Grondeur et La Truite.

Catégories de peines en Guyane[modifier | modifier le code]

La déportation était infligée sous le second empire et la IIIe République, elle était réservée aux espions, activistes politiques et traîtres (Alfred Dreyfus, bien que reconnu innocent a posteriori, subit cette peine). Prisonniers politiques français, les déportés n'étaient pas astreints au travail. Ce n'était pas le cas des prisonniers originaires des colonies.

La transportation est applicable aux condamnés aux travaux forcés qui étaient 'transportés' dans une colonie pour effectuer leur peine. Elle s'assortissait du doublage : tout condamné à moins de 8 ans de travaux forcés devait, une fois sa peine effectuée, résider dans la colonie un temps égal à celui de sa condamnation: assigné à résidence.

Après 1868, le voyage du retour vers la métropole ou Afrique du Nord restait à la charge du condamné, cependant, en raison du manque de travail dans la région, la plupart des libérés étaient très rarement en mesure de payer leur retour. Pour les condamnations aux travaux forcés supérieures à huit ans : après avoir effectué sa peine, le condamné était assigné à résidence sur la colonie pour le restant de sa vie. Les transportés se classaient en catégories (loi de mai 1854) :

  • transportés 1re classe: condamnés aux travaux forcés.
  • transportés 2e classe: condamnés à la réclusion.
  • transportés 3e classe, 1re section: repris de justice en rupture de ban.
  • transportés 3e classe, 2e section: affiliés aux sociétés secrètes (ce sont les condamnés politiques).
  • transportés 4e classe, 1re section (appelée communément doublage): libérés tenus à résider en Guyane.
  • transportés 4e classe, 2e section: libérés astreints à résidence.

Les bons éléments des 3 premières catégories pouvaient être autorisés à travailler hors pénitenciers et camps, pour des particuliers (ce sont les garçons de famille) ou l'administration. Ils pouvaient également recevoir une concession (terre à mettre en valeur), puis, plus tard, une concession urbaine (boulangerie, ou autre travail d'intérêt collectif)

  • les assignés, ils travaillaient pour des particuliers, y compris les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire, qui percevait les salaires (les garçons de famille).

La peine de relégation ne frappait aucun délit particulier. Il suffisait d'avoir été condamné plusieurs fois pour être relégué en Guyane. La relégation était toujours à vie. Il existe deux types de relégués :

  • les collectifs, vivant en camp, nourris et logés, astreints au travail, mais ne percevant que les 2/3 du salaire,
  • les individuels, disposant de ressources personnelles et ne subissant qu'un appel trimestriel.

Nouvelle-Calédonie[modifier | modifier le code]

Les communards y furent déportés.

Indochine[modifier | modifier le code]

Madagascar[modifier | modifier le code]

Bagnes militaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bagne de Biribi.

L'armée française crée également des bagnes militaires coloniaux en Afrique du nord destinés aux fortes têtes et au service militaire des condamnés de droit commun :

Les soldats condamnés s'appelaient par dérision des « joyeux ».

Beaucoup des soldats des corps spéciaux (de Biribi) font à partir de 1889 (instauration du service national obligatoire, pour les condamnés des juridictions civiles) le parcours dans l'archipel du bagne suivant : Maisons correctionnelles pour mineurs (Petite-Roquette et autres prisons pour mineurs) et colonies pénitentiaires (Colonie de Mettray et autres colonies), Bagnes coloniaux d'Afrique du nord, Bagne de Cayenne où ils terminent leurs jours au mieux comme relégués.

Bagnes pour enfants[modifier | modifier le code]

Ce sont les colonies agricoles et maritimes pénitentiaires pour mineurs, véritables écoles du crime. À la suite de la séparation des adultes et des enfants voulue par le code pénal de 1810, plusieurs expériences furent tentées pour le traitement à appliquer à la jeunesse délinquante.

En 1832, le comte d'Argout avait proposé de mettre ces enfants en apprentissage, mais cette proposition ne fut pas retenue, et en 1836 une prison fut réservée aux enfants : La petite roquette.

En 1840, la première colonie agricole privée fut installée à Mettray, en Indre et Loire. Elle était destinée aux petits délinquants qui devaient être employés à des travaux agricoles.

À la suite de cette expérience, la loi du 5 août 1850 généralisait ce type d'établissement et une cinquantaine de colonies agricoles privées étaient installées sur tout le territoire national.

Pour les insubordonnés des colonies agricoles, et pour les enfants de moins de 16 ans, condamnés à des peines de plus de 2 ans, l’État avait mis en place une structure plus répressive, appelée « Colonie Correctionnelle ».

Cet établissement pénitentiaire pour jeunes détenus a été installé en Corse, dans la région d’Ajaccio, dans la vallée de Saint-Antoine, sous le nom de Colonie correctionnelle de Saint-Antoine[6].

Cet établissement était un centre de détention géré par l'État, et donc un véritable bagne d'enfants.

Les établissements de ce genre furent rares, et ils furent supprimés ainsi que les colonies agricoles qu'avec l'Ordonnance de 1945 sur l'enfance délinquante.

La révolte de 1934 de la colonie de Belle Île en Mer[7] qui va conduire à cette réforme de 1945. Cette révolte a inspiré le poème de Jacques Prévert, La chasse à l'enfant. Jean Genet raconte son parcours de la colonie pénitentiaire de Mettray et à la Centrale de Fontevrault dans Miracle de la Rose.

Bagnes d'autres pays[modifier | modifier le code]

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

La Grande-Bretagne pratiquait la transportation des condamnés criminels au bagne dans les colonies britanniques : en Amérique, à partir des années 1610 jusqu'à la révolution américaine dans les années 1770, puis dans les colonies pénitentiaires en Australie entre 1788 et 1868. Notamment à Botany Bay qui fut la principale colonie pénitentiaire d'Australie.

Comme en France, la pratique des pontons-prisons dans les bagnes a été pratiquée jusqu'à la mise en place d'un système pénitentiaire moderne inspiré du système de Jeremy Bentham.

Belgique[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Argentine[modifier | modifier le code]

  • Bagne et Prison des Récidivistes (Ushuaia)

Russie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Katorga.

Annexes[modifier | modifier le code]

Littérature sur le bagne[modifier | modifier le code]

La figure du bagnard et le pénitencier vont inspirer la littérature des XIXe et XXe siècles. Victor Hugo, dans les Misérables, Jean Valjean et la chaîne jusqu'au Bagne de Toulon. Mais aussi l'imaginaire de la culture populaire.

  • enquêtes journalistiques de l'écrivain Jacques Dhur sur Biribi avant 1914 d'Albert Londres sur Cayenne et Biribi en 1923 et 1924

Albert Londres : Au Bagne Édition Seuil 1997

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Papillon (film, 1973).
  • Les Ombres du Bagne, un film documentaire tourné à Saint Laurent[12].
  • Les enfants du Bagne (documentaire de 2009) réalisé par Nicolas Lévy-Beff[13].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cayenne, matricule 51793 / Bande-dessinée de Stéphane Blanco et Laurent Perrin - 2013 - ISBN 978-2-9545678-0-8
  • Forçats corses, déportations au bagne de Toulon (1748-1873), Jacques Denis, Éditions Privat, 2011
  • Histoire des prisons en France 1789-2000 ouvrage collectif, éditions Privat, 2002
  • Histoire des galères bagnes et prisons en France de l'Ancien Régime, Nicole Castan, André Zysberg, éditions Privat, 2002.
  • La colonie horticole de Saint Antoine, le bagne pour enfants d'Ajaccio sous le second Empire.René Santoni édition 2009
  • Dominique Kalifa, Biribi, édition Perrin 2009
  • Albert Londres, Au bagne éditions Albin Michel 1923
  • René Belbenoît, Les compagnons de la belle, traduit de l’Américain « Dry guillotine » éditions de France, 1938.
  • Henri Charrière, Papillon, Poche Pocket 1968
  • Mémoires de Vidocq, chef de la police de Sûreté, jusqu'en 1827. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1998.
  • Les misérables de Victor Hugo édition école des loisirs. Tome 1
  • Auguste Liard-Courtois, Après le bagne !, Paris, Fasquelle,‎ 1905, 328 p. (lire en ligne)
  • Pierre Aubert, Histoire de la déportation à Cayenne, Chalons-sur-Marne, J.-L. Le Roy,‎ 1868, 136 p. (lire en ligne)
  • Almire Lepelletier de la Sarthe, Système pénitentiaire : le bagne, la prison cellulaire, la déportation, Le Mans, Monnoyer,‎ 1853, 336 p. (lire en ligne)
  • Maurice Alhoy, Les bagnes : histoires, types; mœurs, mystères, Paris, Gustave Havard, Dutertre et Michel Lévy Frères,‎ 1845 (lire en ligne)
  • André-Daniel Laffon de Ladébat, Journal de ma déportation à la Guyane française, Paris, Société d’éditions littéraires et artistiques,‎ 1912, 382 p. (lire en ligne)
  • Paul Minande, Forçats et proscrits, Paris, Calmann Lévy,‎ 1897, 329 p. (lire en ligne)
  • Fernand Engerand, Ange Pitou : Agent royaliste et chanteur des rues (1767-1846), Ernest Leroux,‎ 1899, 332 p. (lire en ligne)
  • V. Darquitain et L. Le Boucher, La grande géhenne, Paris, Librairie des sciences politiques et sociales,‎ 1928, 235 p. (lire en ligne)
  • François Barbé de Marbois, Journal d’un déporté non jugé, ou déporation en violation des lois, décrétée le 18 fructidor an V, t. 1, Paris, Chatet, Fourcier J.,‎ 1835, 275 p. (lire en ligne)
  • François Barbé de Marbois, Journal d’un déporté non jugé, ou déporation en violation des lois, décrétée le 18 fructidor an V, t. 2, Chatet, Fourcier J.,‎ 1835, 328 p. (lire en ligne)
  • Richer, Vies de Jean d’Estrées, Duc & Pair, Maréchal de France, vice-Amiral, & vice-Roi de l’Amérique et de Victor-Marie d’Estrées, son fils, Duc & Pair, Maréchal de France, vice-Amiral, & vice(Roi de l’Amérique, Paris, chez Belin,‎ 1786, 196 p. (lire en ligne)

Études historiques :

  • Danielle Donet-Vincent: de soleil et de silences, histoire des bagnes de Guyane, Paris, boutique de l'Histoire Eds, 2003.
  • Michel Pierre: La terre de la grande punition, Paris, Ramsay, 1982.
  • Louis José Barbançon: l'archipel des forçats, histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie, Presses universitaires du Septentrion, 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Henwood, Bagnards à Brest, Ouest-France,‎ 1986, p. 14
  2. Une livre tournois en 1720 correspondait à 0,31 grammes d'or pur), le Franc germinal de 1805 à 1914 à 0,3225 g d'or pur, le cours actuel de l'or s’établit en septembre 2011 à 1 921,17 US dollar, l’once (31,1034768 g).
  3. Quand les forçats construisaient les vaisseaux de la Guerre d'Amérique pages 134 à 137 Histoire des galères, bagnes et prisons en France de l'Ancien Régime, Nicole Castan, André Zysberg, édition Privat 2002.
  4. Sylvie Clair, Odile Krakovitch, Jean Préteux, Etablissements pénitentiaires coloniaux, 1792 - 1952, Archives Nationales,‎ 1990, p. 3
  5. « La fin du bagne » (consulté le 28 avril 2014).
  6. http://www.abbatucci.com/index2.htm
  7. http://www.espiegle.org/agence/actu/ile/bagne.htm Reportage sur le bagne de Belle île
  8. http://musique.ados.fr/Aristide-Bruant/A-Biribi-t105097.html
  9. http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre6185.html#page_3
  10. Mémoires, suivi de Les Voleurs – Édition établie par Francis Lacassin, sous le titre d'appel Vidocq, Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1998, XXI + 983 p., (ISBN 2-221-08040-8) – Contient en outre divers documents relatifs à Eugène-François Vidocq.
  11. http://www.univarts.com/mag/article/3119_le-miracle-de-la-rose?sGet=1
  12. http://www.97320.com/Les-Ombres-du-Bagne--un-film-documentaire-tourne-a-Saint-Laurent_a1143.html
  13. http://www.film-documentaire.fr/Les_Enfants_du_bagne.html,film,26238

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]