Edern

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Edern
Image illustrative de l'article Edern
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Briec
Intercommunalité Communauté de communes du pays Glazik
Maire
Mandat
Jean-Paul Cozien
2014-2020
Code postal 29510
Code commune 29048
Démographie
Gentilé Édernois, Édernoise
Population
municipale
2 125 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 14″ N 3° 58′ 33″ O / 48.103889, -3.975833 ()48° 06′ 14″ Nord 3° 58′ 33″ Ouest / 48.103889, -3.975833 ()  
Altitude 145 m (min. : 82 m) (max. : 260 m)
Superficie 39,98 km2
Localisation

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Liens
Site web www.edern.fr

Edern [edɛʁn] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Edern est située au cœur de la Cornouaille à environ 15 km de la préfecture de Quimper. Edern fait partie depuis 1994, avec les communes de Briec, Landrévarzec, Langolen et Landudal,de la Communauté de communes du pays Glazik. L'espace communal est relativement vallonné. Le point culminant est Menez Roc'htourment avec 260 m.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville d'Edern résulte de l'ermitage de Saint Edern. Ce moine ermite de la fin du IXe siècle était probablement d'origine irlandaise, bien que d'après l'étymologie du nom et sa légende, certains le croient gallois. Après son arrivée en Cornouaille, celui-ci prit la route de la "Forêt de Quistinic" et bâtit une chapelle dans la paroisse de Briec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

En juin 1795 le chef chouan Georges Cadoudal, évitant les axes importants, passe par Edern venant de Locoal-Mendon et se dirigeant vers la poudrerie de Pont-de-Buis qu'il va attaquer un des jours suivants pour s'emparer de poudre. Un de ses lieutenants, Éveno, tue de 4 coups de fusil le curé constitutionnel de la paroisse devant les habitants terrorisés et réquisitionne six charrettes tirées chacune par deux chevaux, prenant aussi en otage trois paysans de la paroisse[1].

Événement survenu pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier 1943 à 14 h 17, un bombardier B-17 (serial 41-24584 SUSFU[2] membre de la 303rd Bombardment Group - 427 Bombardment Squadron) de l'United States Army Air Force s'écrase au lieu-dit Kerganaben à son retour de mission de bombardement de Lorient. Il a été abattu par le Focke-Wulf Fw 190 de l'aviateur allemand Melchior Kestel de la Staffel 9 Jagdgeschwader 26 basé à Vannes Meucon[3],[4].

A son bord, dix hommes dont:

  • Le pilote Harry A. Robey qui a été abattu lors de son atterrissage en parachute. Il chuta sur la commune du Cloître Pleyben, à proximité de Craos Laneguer. Il fut enterré au cimetière de l'église du Cloître. Après la guerre, ses parents sont venus récupérer le corps. 7 autres membres de l'équipage atterrirent sur cette commune.
  • Le copilote Mark L. McDermott et le radio Sebastian L. Vogel[5]. Tous deux ont réussi à se cacher avec le soutien des habitants du Cloître Pleyben qui les ont cachés dans une maison au village de Bannalec puis dans le village de Gars ar Garo. Ils ont rejoint l'Angleterre à bord du cotre français, l'Yvonne, le 6 février 1943. Vogel fit une description détaillée (en anglais) de cette évasion[6] via Carantec grâce au réseau d'Ernest Sibiril.
  • Le bombardier Roy R. Moser est également tué dans cet accident en restant prisonnier de la carcasse de l'avion. Le décès fut constaté par le maire de l'époque. L'enterrement eut lieu dans l'église d'edern et son corps fut inhumé dans le cimiète jouxtant l'édifice. Il est enterré au cimetière de Saint-James à l'emplacement Plot N Rang 5 Tombe 1[7].

Les six autres après avoir été cachés dans les villages du Cloître Pleyben cité ci dessus, ont été faits prisonniers de guerre. Cinq d'entre eux ont été arrêtés à Saint Pierre des Corps qu'ils aient réussi à gagner grâce à la filière d'évasion Pat Line dont Geneviève et Césaire de Poulpiquet de Quéménéven étaient membres. Les cinq seront internés au Stalag 17B et seront libérés en mai 1945[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Edern est une commune rurale qui compte selon les estimations 2011 environ 2155 habitants. C’est donc la deuxième plus grosse ville du pays Glazik en termes de population derrière Briec avec plus 6000 habitants. Et ces chiffres ne cessent d’augmenter. En effet depuis le début des années 2000, on enregistre en moyenne 30.5 naissances par an.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 457 1 485 1 610 1 489 1 734 1 900 1 889 1 973 1 911
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 022 1 880 1 973 1 961 2 141 2 143 2 293 2 197 2 313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 210 2 322 2 467 2 502 2 437 2 228 2 082 1 972 1 773
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 666 1 567 1 590 1 690 1 759 1 804 1 969 2 125 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Tradition populaire[modifier | modifier le code]

« A Notre-Dame de Tréguron en Gouézec, la commune voisine, il faut faire, pour avoir du lait, trois fois le tour de la chapelle, le corsage déboutonné, et après chacun boit à la fontaine du lait »[11].

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain et polémiste Jean-Edern Hallier.

L'homme politique et ancien Maire d'Edern André Angot.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Journal "Le Temps" n° 15863 du 8 juillet 1903 et n° 15864 du 9 juillet 1903
  2. SUSFU
  3. b-17-flying-fortress
  4. 303rdbg
  5. Sebastian L. Vogel
  6. évasion
  7. Plot N Rang 5 Tombe 1
  8. Par les nuits les plus longues: Réseaux d'évasion d'aviateurs en Bretagne, 1940-1944 - Roger Huguen - (ISBN 978-2909924083)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Docteur Liégeard, "les Saints guérisseurs de Basse-Bretagne", cité par Paul Sébillot, Musée de l'homme, "Revue des traditions populaires", Société des traditions populaires au Musée d'ethnographie du Trocadéro, Paris, 1906/04 (A21,T21,N4), consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6139943x.r=Collorec.f5.langFR.hl
  12. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-jean-botlan-edern

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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