Dirinon

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Dirinon
L'entrée sud-ouest du bourg de Dirinon.
L'entrée sud-ouest du bourg de Dirinon.
Blason de Dirinon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Landerneau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Claude Bervas
2014-2020
Code postal 29460
Code commune 29045
Démographie
Gentilé Dirinonnais
Population
municipale
2 428 hab. (2011)
Densité 74 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 52″ N 4° 16′ 07″ O / 48.397778, -4.26861148° 23′ 52″ Nord 4° 16′ 07″ Ouest / 48.397778, -4.268611  
Altitude Min. 1 m – Max. 179 m
Superficie 33,02 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.dirinon.fr

Dirinon [diʁinɔ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Ses habitants, les Dirinonais et les Dirinonaises, étaient 2 554 au recensement de 2008[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Dirinon : l'étang du Roual.
Le parc de l'étang du Roual.

Dirinon se trouve à la limite du Léon et de la Cornouaille, à proximité des deux villes de Brest ( distante de 16 kilomètres) et Landerneau (situé à 6 km au nord-est). La commune est limitée au nord-ouest par l'estuaire de l'Élorn et la rivière de Daoulas et au sud elle s'étend jusqu'à la vasière et la grève de Landrevezen[2] en bordure de la Rade de Brest (rive nord de l'embouchure de la rivière de Daoulas)[3]. Son finage est étiré en longueur dans le sens nord-nord-est au sud-sud-est.

La commune est principalement constituée de grès dans sa partie nord-ouest et de schistes argileux dans sa partie sud-est. Les altitudes s'échelonnent du niveau de la mer à 179 mètres pour le point culminant situé entre Bodron et Kernoster ; le bourg est à 141 mètres d'altitude et l'altitude moyenne de la commune est de 90 mètres. « Le bourg de Dirinon est situé sur un plateau dominant un vaste horizon ; aussi, dans le trajet en chemin de fer de Quimper à Landerneau, voit-on admirablement ce clocher que la voie ferrée contourne pendant 6 ou 7 kilomètres, et qui semble vous poursuivre comme une obsession »[4]. Du bourg de Dirinon, l'on aperçoit les monts d'Arrée et le Menez-Hom.

Les rochers de Quillien offrent un beau point de vue sur l'Élorn, la rade de Brest et les villes de Brest et de Landerneau. Les rochers de Kerloussouarn dominent le bois et l'étang du Roual[5], principal plan d'eau douce de la commune, alimenté par deux petits cours d'eau qui prennent leur source sur les hauteurs de Loperhet, le Roual et le Linglas ; l'étang, d'une superficie de 58 ha, a été aménagé en 1622 ( son pignon sud porte l'inscription « Ollivier Coatnempren, seigneur du Rouazle a faict faire ce moulin et chaussée l'an mil six centz et vingt et devx ») pour l'alimentation en eau du moulin du Roual dans un yeun ("cuvette marécageuse" en breton, probablement une ancienne tourbière, creusée dans les grès dits de Landévennec) ; en aval, le Roual traverse en cluse les hauteurs formées de quartzites qui dominent la rive sud de l'estuaire de l'Élorn dans lequel se jette ce petit fleuve côtier. Le parc de loisir de Creac'h-ar-Roual, qui s'étend aussi sur la commune de Landerneau, avec des parcours piétonniers aménagés, de petits animaux (brebis naines) et un arboretum, se trouvent à proximité.

Le moulin du Rouazle en 1929 (dessin de Louis Le Guennec).

Albert Clouard décrit ainsi la campagne de Dirinon en 1892 :

« Des vallons tranquilles et verts, où stagnent les étangs de Lesquivit et du Rouazle, où les moulins somnolent dans leur nid d'iris et de glaïeuls écoutant chanter l'eau fusant entre leurs vannes. Les rochers à pic de Quillien pomponnent leurs grisailles de bouquets d'ajoncs criblés d'or. Du sommet d'une côte, nous apercevons la rivière d'Élorn fuyant entre de hautes rives touffues[6]. »

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dirinon
Élorn Landerneau Pencran
Plougastel-Daoulas, Brest Métropole Océane Dirinon Saint-Urbain
Loperhet, Rade de Brest Daoulas Irvillac

Transports[modifier | modifier le code]

Route[modifier | modifier le code]

La route nationale 165, qui est une voie express reliant Brest à Quimper et Nantes passe au sud-ouest de la commune, desservie par deux échangeurs, l'un sur la route menant à Loperhet, l'autre en direction de Daoulas.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Dirinon - Loperhet est desservie, par le réseau TER Bretagne et se trouve sur la ligne de Savenay à Landerneau, voie ferrée non électrifiée et à voie unique reliant aussi Brest à Quimper.

Article détaillé : Gare de Dirinon - Loperhet.

Les TER y font 4 arrêts par jour, 2 en venant de Quimper et 2 en venant de Brest, du lundi au dimanche.

Les horaires de passage sont affichés sous un abri, situé en bordure de voie. Il est possible de joindre la gare de Landerneau, par un poste d'appel spécialement conçu, pour avertir d'un éventuel retard de train ou incident sur la voie.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et étymologie[modifier | modifier le code]

Dirinon fait partie de la Cornouaille (même si la localité est à la limite nord de la Cornouaille, toute proche du Léon), la paroisse dépendant de l'évêché de Cornouaille pour le spirituel et obéissant pour le temporel à l'usement de Cornouaille[7]. C'est un ancien démembrement de la paroisse de Plougastel-Daoulas. Jusqu'à la Révolution française, la paroisse de Dirinon incluait les trèves de Saint-Urbain et Trévarn. C'était aussi un prieuré dépendant de l'abbaye de Daoulas[8]. Geoffroy, évêque de Quimper de 1170 à 1185, confirmant la fondation de l'abbaye de Daoulas par les seigneurs de Léon, ajouta à leurs libéralités la prébende de Dirinon, que l'évêque Guillaume, dans un acte de 1218, appelle église de Sainte-Monitte ou Nonitte. L'église paroissiale de Dirinon fut possédée jusqu'à la fin du XVe siècle par un prieur chanoine régulier de l'abbaye de Daoulas ; ce prieuré fut uni à la mense conventuelle de l'abbaye de Daoulas le 7 juin 1498 en vertu d'une bulle du Pape Alexandre VI[4].

Le nom de Dirinon provient de sainte Nonne et signifie La terre de Nonne. Celle-ci, après avoir fui le Pays de Galles où elle aurait été violentée par le prince Ceredig ( dit aussi Xanthus), se serait réfugiée dans la forêt de Talarmon et aurait donné naissance à son fils saint Divy à cet endroit. « Au XVIIIe siècle, on montrait encore à Dirinon les rochers où sainte Nonne avait coutume de prier et où on croyait voir l'empreinte de ses genoux. Au bas de la pierre était la trace de ses genoux et en haut le creux où elle déposa son enfant »[9] « sur un rocher qui s'amollit comme de la cire pour former un berceau au nouveau-né »[10]. « L'eau manquant pour baptiser son fils, sainte Nonne adressa sa prière à Dieu et, peu après, elle put baptiser son fils à la belle fontaine de Dirinon » écrit encore Paul Sébillot[11].

Article détaillé : Sainte Nonne.

Ce récit légendaire est une trace de l'ancienne immigration galloise en Armorique (plus précisément cambrienne) aux alentours du VIe siècle, dont on trouve de nombreuses autres traces toponymiques dans la région[12], les nombreux saints bretons d'origine galloise en étant une autre preuve, saint David ou saint Nonna (à ne pas confondre avec sainte Nonne) par exemple.

La tradition populaire dit que la chapelle Sainte-Nonne a été primitivement l'église paroissiale. Elle ajoute qu'on voulut d'abord bâtir l'église loin de l'endroit où elle est maintenant, à Gorre Lan-Urvan, mais que l'architecte, voyant qu'une puissance surnaturelle renversait les murs à mesure qu'il les construisait, plaça une des pierres destinées à l'édifice sur une charrette attelée de bœufs, qui se rendirent d'eux-mêmes a l'endroit qu'avait choisi la sainte. Cette pierre se montre encore dans la chapelle[13].

Le pardon de Sainte-Nonne avait lieu traditionnellement le deuxième dimanche après la Fête-Dieu, donc fin juin. Selon A. Marteville et P. Varin, annotateurs en 1843 du livre de Jean-Baptiste Ogée Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne paru initialement entre 1778 et 1780, « l'on conserve les reliques de la Sainte à Dirinon, dans un reliquaire d'argent de la forme d'une chapelle et dans le goût du XVIe siècle, portant les armes des seigneurs de Lesquivit, Lezuzan et de Kerbringal »[4]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Deux stèles funéraires datant de l'âge du fer se trouvent, l'une derrière la mairie, l'autre à Kervern Mindu. Un dolmen est situé près du village de Linglaz. Deux tumuli ont été identifiés, l'un sur la montagne de Gorre-Menez, près de la route allant de Landerneau à Plougastel-Daoulas, l'autre sur une parcelle dénommée Quistillic près du village de Trébéolin[14].

Des enceintes fortifiées existent : l'une, de forme rectangulaire, se trouve dans le parc de Créac'h ar Roual et est dénommée "camp romain" ; une seconde, circulaire est au Castellic de Brenot, à 2 km au nord-ouest du bourg ; une troisième, oblongue, dénommée Parc ar Roué, se trouve dans le bois de Lesquivit[15].

Des tronçons de voies romaines et gauloises ont été identifiés dans la commune : la voie romaine allant de Quimper à Landerneau via Le Faou et Daoulas passait par Dirinon[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le registre de réformation de la noblesse de 1448 mentionne pour Dirinon, au village de Lesquivit, le « Chasteau du roy Conmeur », allusion probable à Conomor, roi de Domnonée, qui vivait au VIe siècle.

Une motte féodale de forme rectangulaire, longue de 60 mètres et large de 30 mètres, entourée d'une douve de 3 mètres de largeur, se trouve dans l'angle nord-est du bois du Roual ; quelques traces de substruction se trouvent à l'intérieur dont un puits[17].

Les principales familles seigneuriales et les principaux manoirs[modifier | modifier le code]

La famille du Louët, le manoir de Pennarun et la famille Toutenoutre[modifier | modifier le code]

La famille Du Louët, seigneur de Liorzinic à Plougastel-Daoulas et de Keranhoat en Loperhet, etc., était aussi seigneur du Plessix et de Lesquivit en Dirinon. L'actuel château de Lesquivit, qui date du XVIIIe siècle a été construit par des membres de la famille Du Louët à l’emplacement de l'ancienne enceinte médiévale « Castel ar Roue », édifiée par la même famille Du Louët[18].

En 1585, le manoir de Pennarun (Penn a Run signifie en breton : "à l'extrémité de la colline") passe par alliance aux Toutenoutre, par le mariage de Jérôme de Toutenoutre avec Gilette Le Louët. La Chambre des comptes de Bretagne[19] possède des archives concernant un certain « Olivier de Toutenoutre, écuyer, seigneur de Penanrun et autres lieux » et les Archives du Finistère conservent un acte du 22 septembre 1718 concernant une dame Marie de Keroudant, veuve douairière de Louis Toutenoutre, seigneur de Penanrun, et autres lieux, demeurant en son manoir de Penanrun, paroisse de Dirinon[20]. Les armes des seigneurs de Toutenoutre (d'argent à trois hures de saumon coupées d'azur) se trouvent sur le calvaire situé dans l'enclos paroissial de Dirinon.

Ce manoir possédait une chapelle : par exemple le 28 août 1746 y est célébré le mariage de François-Louis Gouin de Clapiseau, conseiller du roi, commissaire de Marine, fils de François-René et de Anne-Charlotte de Toutenoutre, avec Marie-Véronique de Penfentenyo, fille de Mathieu et de Marie-Elène Corgerat de Beaumont[4].

Pour des renseignements plus détaillés sur la famille du Louët, voir :

Article détaillé : Loperhet.
La famille de Kerguern[modifier | modifier le code]

Selon Pol Potier de Courcy, la famille de Kerguern (ou de Kerguer-Mendu), ramage de Clunécan, était seigneur du dit-lieu en la paroisse de Dirinon, ainsi que de Kernizi (en Plougastel-Daoulas) et de Lanvaon (en Plouguerneau ?). Cette famille, reconnue d'ancienne extraction noble en 1670 depuis au moins huit générations, est attestée aux montres et réformations de 1426 à 1562 pour la paroisse de Dirinon. Son blason est "De sable a trois aigrettes huppées d'argent (comme Clécunan); aliàs : brisé d'une étoile de même en chef, pour la branche de Kernizi. Sa devise est : Utinam[21]. Parmi ses membres connus :

  • Mathieu de Kerguern, seigneur de Kerguern, vivant en 1426, épouse Constance de Kergoët.
  • Jean de Kerguern, seigneur de Kernizi, vivant en 1426, épouse Alice Buzic.
    • Leur fils, Hervé de Kerguern, marié à Isabelle de Kerret de la maison du Fresque.
    • Un autre fils, Louis de Kerguern, est abbé de Landévennec (décédé en juin 1534)[22].

Deux hameaux nommés l'un Kervern-Tréanna, et l'autre Kervern-Mindu, situés sur la rive nord de la rivière de Daoulas à quelques centaines de mêtres l'un de l'autre, dans une zone humide qui justifie ce nom de Kervern, existent encore aujourd'hui dans la commune de Dirinon :

  • Kervern-Mindu habité par des membres de la famille de Kerguern au moins jusqu'en 1732 (Olivier de Kerguern jusqu'en 1673, puis son fils Guillaume de Kerguern qui décède en 1732) avant de passer aux mains de Charles du Boisguehenneuc.
  • Kervern-Tréanna passe aux mains de la famille Tréanna dès le XIVe siècle à la suite du mariage d'une héritière de Kerguern avec un de Tréanna. Guyaumarch de Tréanna, seigneur de Kervern, sénéchal de Daoulas y vit en 1529 et ce manoir resta la résidence des sénéchaux de Daoulas, jusqu'à la fin du XVIIe siècle[23].
La famille et le manoir du Rouazle (Roual)[modifier | modifier le code]

La famille du Rouazle (ou Roual) était seigneur dudit lieu, le manoir du Roual, en la paroisse de Dirinon et de Penancoët en la paroisse de Sizun. Cette famille était présente aux réformations et montres de 1448 à 1503, pour les paroisses de Dirinon et de Saint-Houardon (Landerneau). Son blason est "D'or à trois merlettes de sable" et sa devise : Sel pétra ri ( "Prends garde à ce que tu feras")[24].

Parmi les membres de cette famille connus :

Fondu en 1505 dans Coëtnempren (par mariage de l'héritière avec un Coëtnempren), la terre du Rouazle a appartenu par la suite aux familles Keraldanet, Acigné et Pantin.

Au XVIIIe siècle, le manoir du Roual est habité par Vincent Rochcongar, paysan-marchand toilier le plus fortuné de la paroisse[25].

La famille Huon (seigneurie de Kerliezec)[modifier | modifier le code]

La famille Huon possédait la seigneurie de Kerahélan en Plougastel-Daoulas et celle de Kerliézec en Dirinon. Cette famille est présente aux réformations et montres de 1426 à 1562, pour la paroisse de Dirinon.

En 1805 est signalée l'existence d'une chapelle à Kerliezec, placée sous le patronage de Notre-Dame de l'Assomption (disparue depuis).

Le manoir de Lézuzan[modifier | modifier le code]

Un manoir dit de Lézuzan se trouvait près du moulin de Lézuzan : il n'en reste que quelques ruines. Le 26 septembre 1724, un marché est conclu pour la réalisation par un sieur Fenestre de Quimper d'un retable du Saint-Sacrement pour la chapelle de Lézuzan (située dans l'église paroissiale) et l'achat de six chandeliers d'argent. Ce retable fait l'objet d'un autre marché le 16 mars 1738 pour le dorer à l'huile : « mettra premièrement neuf couches de blanc luisant fond albâtre, puis six de celles qu'on met pour recevoir l'or, et toutes les sculptures seront dorées à fond et tout le reste en blanc »[4].

Les autres seigneuries et manoirs[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kersulec (trève de Saint-Urbain) était habité par la famille Gilard (Gillard), famille qui a fourni plusieurs procureurs du Roi et prévôts de la marine[26].

Cette trêve de Saint-Urbain possédait d'autres seigneuries, celle de Beuzidou par exemple, ou encore celle de Kerdaoulas, dont les seigneurs possédaient un enfeu dans l'église paroissiale de Dirinon.

Une seigneurie de Lanviliau (qui fait référence à saint Miliau) existait aussi à Dirinon, habitée par exemple en 1579 par Jacques de Tréanna.

Seigneurie de Quillien Mathurin Le Forestier de Quillien, né à Landerneau en 1644 et décédé en 1727 fut seigneur de Quillien en Dirinon et de Kérisit, paroisse de Daoulas[27].

Un mystère breton du Moyen Âge : la Vie de sainte Nonne[modifier | modifier le code]

La Vie de Sainte Nonne (Buhez santez Nonn hac ez map deuy) est l'un des rares monuments de la littérature ancienne en langue bretonne. C'est un manuscrit sur papier de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe siècle découvert à Dirinon en 1834 par l'abbé Marzin, secrétaire de l'évêque de Quimper, et publié en 1837 par l'abbé Sionnet, accompagné d'une traduction par Legonidec[28]. Mais le texte du mystère a été composé en langue bretonne antérieurement au XIIe siècle.

Le poème, sous forme de drame et précédé d'un prologue, raconte la vie de sainte Nonne, les miracles qui s'opérèrent sur son tombeau, l'épiscopat et la mort de saint Divy, et évoque d'autres personnages comme Ambroise Merlin, saint Patrice et saint Gildas. L'auteur, anonyme, a commis des anachronismes, plaçant le récit en pleins société féodale du XIIe siècle alors que sainte Nonne a vécu à la fin du Ve siècle et au début du VIe siècle[29].

Julien Maunoir à Dirinon[modifier | modifier le code]

Julien Maunoir, célèbre prédicateur, prêcha une Mission à Dirinon en 1644[30] et une autre en 1660[31]: « Il prit, outre son compagnon, neuf prêtres séculiers, qui voulurent bien se donner à lui, pour travailler ensemble à la vigne du Seigneur. Avec ce renfort, on entendit à Dirinon plus de 8000 confessions générales, la plupart très nécessaires, et cette Mission, au sentiment du Père Maunoir, fut une de celles qui ont procuré plus de gloire à Dieu et plus d'avantages aux hommes »[32].

Pendant la Mission de juin 1644 se produisirent les faits suivants :

« À côté de l'action divine sur les âmes, s'exerça l'influence diabolique pour les empêcher de profiter des avantages de la mission, dit le Père Maunoir. Le démon apparut à un jeune pâtre sous la forme d'un chien, vomissant des flammes, el lui défendit, sous peine de mort, d'aller à la mission, ni à la procession, lui enjoignant de se débarrasser de son rosaire; et en méme temps, il se déclara son maître, venant l'instruire dans les champs deux fois par jour, lui enseignant comment il devait renoncer à la foi du Christ, et quel était le culte qu'on devait rendre au démon. Ce malheureux jeune homme n'écouta que trop un tel maître et renonça à ses prières habituelles et à l'audition des catéchismes et des prédications. Pour le récompenser, ce maître d'iniquité lui promet toutes sortes de plaisirs, et le pouvoir d'opérer des choses merveilleuses, spécialement d'offenser ou même de tuer les hommes ou les bêtes pour se venger d'injures reçues ; c'est ainsi que ce jeune homme fut poussé à tuer sa mère et le Père directeur de la mission. Ce malheureux vécut dans ce triste état d'âme depuis la Saint-Jean, 24 Juin, jusqu'au 7 Octobre, qu'il plut à Dieu d'avoir pitié de ce pauvre égaré. Comme il dormait, il lui sembla voir une colombe qui lui dit par trois fois : « Réveille-toi, cours à Irvillac et confesse tes péchés au directeur de la mission et, si tu m'obéis, tu me reverras ». Le jeune homme, réveillé, se sent tout changé et vient se confesser au Père Maunoir [4]. »

Une croix en bois commémorative des Missions du Père Maunoir était présente dans l'église paroissiale au début du XXe siècle :

« Au bas de l'église, contre le mur du clocher, est suspendue la croix en bois commémorative de la Mission donnée par le Vénérable Père Maunoir. Cette croix, à l'apparence massive, haute de 2 à 3 mètres, est creuse et sans Christ. Elle était portée généralement par un prêtre, dans les processions qui clôturaient les missions, et où étaient représentés en tableaux vivants les principaux mystères et notamment celui de la Passion du Sauveur[4]. »

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 21 février 1675, une rebénédiction du cimetière de Dirinon est organisée par le prieur recteur de Loperhet, à la demande du recteur de Dirinon « devenu pollué par l'effusion violente de sang répandu par quelques mauvais garnements et gents de néant »[33]. On n'en sait pas plus sur cette affaire.

En 1712, l'église paroissiale est en grande partie reconstruite : « le sanctuaire aura 18 pieds de longueur, autant de largeur, autant de hauteur. Les chapelles de croasade [croisée] seront avancées dehors de 20 pieds 1/2 avec 18 pieds de largeur. La fenêtre de la chapelle de Lezuzan, au levant, sera augmentée d'un pied 1/2. La sacristie aura 18 pieds de longueur sur 10 de largeur, la muraille sera faite en pierre de taille de la chapelle de Lezuzan à celle de la Trinité ». Le duc de Rohan réclame ses armes au plus haut de la grande vitre ; les paroissiens acceptent en renâclant « à ses péril et fortune ». Le 19 juin 1712, le fabricien Jean Orcil se plaint que nonobstant qu'il ait assigné « par trois ou quatre fois des charrettes pour charroyer les pierres qui sont en la grève de Daoulas, il n'est venu que deux charrettes. Or les artisans qui doivent venir pour tailler les pierres demanderont des indemnités s'ils ne peuvent travailler ; en conséquence on nomme dans les cordellées (ou sections) de Didreachoat, du haut, du milieu et du bas de la paroisse des personnes qui feront le rôle des charrettes qui devront faire le charroi en marquant le jour où elles doivent charroyer afin de savoir les défaillants et les rappeler à l'ordre »[4].

Au mois de septembre 1774, le tonnerre tomba sur le clocher de l'église paroissiale[14], en renversa l'extrémité, endommagea la toiture de l'église, brisa plusieurs vitres et brûla la dorure du retable des Trépassés. Le 16 octobre suivant, l'on décida de descendre de dix pieds la flèche, et de la reconstruire « de manière qu'elle ait de 40 à 45 pieds de hauteur à partir de la plate-forme. Cette restauration fut faite sans tenir compte de l'inclinaison donnée par les lignes de la pyramide, ce qui produit une déviation désagréable à l'œil. L'ancienne pierre formant pinacle sert actuellement de piscine près des fonts baptismaux »[4].

Jean-Baptiste Ogée écrit en 1780 à propos de Dirinon : « À 10 lieues au nord-nord-ouest. de Quimper, son évêché et son ressort; à 42 lieues de Rennes, et à 1 lieue 1/3 de Landernau, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'alternative (et à portion congrue), compte 1600 communiants, y compris ceux de Saint-Urbin (Saint-Urbain) et de Saint-Trevarn[34], ses trèves. Son territoire, coupé de plusieurs vallons, renferme des terres labourables assez fertiles en grains et pâturages, beaucoup de landes, et un bois taillis d'environ une lieue de circuit. Ses maisons nobles sont : les manoirs de l'Esquivi [Lezquivit], Lez-Urzan [Lezuzan], Penanru, le Plessis-Coët-Junval, Kerhervé, Kervern-Lanvillieau et le château de Kerdola (Kerdzoulas) »[35].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Dans le cahier de doléances qu'ils ont rédigé à la veille de la Révolution française, les paroissiens de Dirinon se plaignent des charrois militaires auxquels ils sont astreints et de l'attitude des troupes à leur égard : « Que souvent ils sont dans le cas d'aller à Morlaix et à bien d'autres pour le charoi des troupes, bagages, etc., villes distantes de dix lieux du bas de la paroisse. Et la moitié du temps la charge passe un grand tier au delà du to de l'ordonnance de sorte que les voitures se trouvent ordinairement rompu, et si on s'en plaindrait, on ai toujours maltraité, même dans un voyage on avait tué des chevaux. »[36]. Ils demandent également : « Qu'on ait à nommer quatre des délibérants les plus élevés pour estimer dommages faits par les bestiaux et autres plaintes de dégradation, laquelle justice sera faite sous huit jours »[37].

François Le Guen et Henry Roux sont les deux délégués représentant les 25 feux de Dirinon et sa trève de Trévarn lors de l'élection des députés du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper pour les États généraux de 1789[38].

Ange-Christophe Le Gac de Quistillic, curé de Dirinon de 1773 à 1792, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé en mai 1792 et dut se réfugier à Plounéventer dont il était originaire ; son vicaire M. Cudennec, aussi prêtre réfractaire, se cacha au château de Lesquivit. Ce curé revint toutefois brièvement exercer ses fonctions à Dirinon entre novembre 1794 et février 1795, date à laquelle il fut frappé par la paralysie[4].

Un instituteur ambulant de Dirinon fut soupçonné d'avoir répandu l'alarme dans plusieurs villages de Dirinon pendant l'insurrection du Léon en mars 1793 :

« A amené Claude Cloarec, dit Pastoric, maître d'école au bourg de Dirinon ; il a déclaré faire des écoles ambulantes, allant de maison en maison, qu'il a 42 écoliers de huit à quinze ans, il leur apprend à lire et le catéchisme, que plusieurs de ses écoliers vont en outre au catéchisme du vicaire constitutionnel, qu'il connaît Paul, grenadier de la marine qui travaillait comme maçon à Losquivit et que lui alors était manœuvre, qu'il a vu ce grenadier dans les jours gras ( jours précédant le carême) à la danse dans l'aire du vicaire, que Paul lui demanda ce qu'il était à présent ; il répondit qu'il pensait comme auparavant, que quand les écoliers lui demandaient s'ils pouvaient aller à la messe, il leur répondait qu'ils y allassent s'ils le voulaient ; a déclaré enfin qu'il cesseait ses écoles et tâcherait de gagner sa vie d'une autre manière[39]. »

L'église Sainte-Nonne fut "visitée" par les Révolutionnaires, le manoir de Pennarun, qui datait du XVIe siècle et était la propriété de la famille Toutenoutre, fut alors saccagé.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le vicomte de Bernard de Marigny.

Le vice-amiral de Bernard de Marigny, né le 1er février 1740 à Sées, décédé le 25 juillet 1816 à Brest, préfet maritime de Brest, marié avec Alexandrine-Gabrielle de Coëtnempren de Kersaint, habitait sous l'Empire le manoir de Lesquivit et fut maire de Dirinon entre 1808 et 1813. En 1805, il réclame des reliques pour satisfaire les paroissiens de Dirinon :

« Je vis hier M. de Marigny. Il est bien édifiant et zélé surtout pour sa paroisse de Dirinon, où est située sa terre. Il voudrait obtenir pour cette église quelques reliques pendant que le Saint-Père est encore à Paris. Ils en avaient autrefois, avant la Révolution, pour lesquelles le peuple de cette paroisse et circonvoisines avaient une grande vénération. Elles existent encore ; mais dans le bouleversement de ces temps malheureux, elles ont souffert au point que l'authentique est un peu vicié, selon que m'en a écrit M. Cudennec, recteur[40]. »

A. Marteville et P. Varin, qui complètent en 1843 le "Dictionnaire de Bretagne" de Jean-Baptiste Ogée, précisent que pour une superficie totale de 3302 hectares, la commune possède alors 1097 ha de terres labourables, 171 ha de prés et pâturages, 30 ha de vergers et jardins, 11 ha de canaux et étangs, 1430 ha de terrains incultes. La commune possédait alors 414 ha de bois dont Coat an Abbat ("Bois de l'Abbé", dénommé ainsi car il appartenait à l'abbaye de Daoulas) et le bois du Rouazle, proche du manoir éponyme. La commune possédait alors 9 moulins (dont ceux de Kerliézec, de Poulguyon, du Rouazle, de Lezquivit, de Lésuzan). Les principaux hameaux (villages) étaient alors Bodron, Kerlaouénan, Lannuzel, Poulercadec, Kerloussouarn, Kerbringales, Lezquivit, Kervern et Kermadan[41].

Dirinon : église Sainte-Nonne, groupe statuaire commémorant la Mission paroissiale du 29 mai 1870.

Dirinon est épargné par les épidémies de choléra qui ont sévit à plusieurs reprises dans le courant du XIXe siècle dans de nombreuses communes du Finistère, seule l'épidémie de 1865-1866 fait une victime dans la commune[42].

En 1868, le conseil général du Finistère vote une subvention de 2000 francs pour la reconstruction du presbytère de Dirinon[43] et en 1880 une subvention de 300 francs pour la réparation de la "maison d'école"[44].

Une mission se déroule à Dirinon en mai 1870 ; un groupe statuaire dans l'église Sainte-Nonne commémore l'événement (deux autres missions ont eu lieu depuis, l'une en 1909, l'autre en 1957).

En 1872, M. du Laz, agriculteur à Pennarun en Dirinon, obtient la deuxième prime d'assolement de l'arrondissement de Brest en raison de « sa pratique d'un assolement alterné de 7 ans » ; en 1873, il est le seul agriculteur de l'arrondissement à mériter une prime d'assolement[45]. En 1900, c'est François-Marie Kerneis, agriculteur au Stangmeur, qui est fait chevalier du Mérite agricole en raison des nombreuses récompenses qu'il a obtenu, en 30 ans de pratique, dans de nombreux concours d'élevage[46].

Le 1er août 1891, un train de voyageurs parti de Brest et se dirigeant vers Quimper dérailla entre Dirinon et Daoulas. Le mécanicien fut tué et le chauffeur assez gravement blessé ; il n'y eut pas de blessés parmi les voyageurs, mais les dégâts matériels furent assez importants[47]. Le 25 août 1893, un train de voyageurs parti de la gare de Dirinon dérailla entre les kilomètres 763 et 764 de la ligne de Savenay à Landerneau. Le tender, projeté sur la machine, fut culbuté les roues en l'air, le fourgon renversé du côté gauche, et les quatre premières voitures de voyageurs déraillèrent ; un seul voyageur fut légèrement contusionné, mais le chef de train fut grièvement blessé à la tête. La cause du déraillement resta inconnue[48].

Le 3 janvier 1893, un soldat en permission originaire de Landerneau, Yves-Marie Cabon, en raison du froid vif, s'amusa à faire des glissades sur l'étang du Roual à Dirinon, qui était gelé ; la glace se rompit et le soldat se noya[49].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité[modifier | modifier le code]

Les mesures anticléricales prises par le gouvernement, en particulier la Loi sur les Associations de 1901 provoquent le 21 septembre 1902, l'organisation d'un grand pèlerinage des écoles libres se déroule au Folgoët[50] ; l'abbé Hameury, curé de Dirinon, y prononce un prêche en breton dans lequel il compare les Sœurs des écoles à des « anges qui instruisent vos enfants pendant que vous êtes aux travaux des champs, et ce sont ces braves anges qu'aujourd'hui on jette dehors ». L'orateur se demande ensuite ce que vont devenir les enfants du peuple. Il dit que les pères de famille ont montré qu'ils sont prêts à défendre leur foi jusqu'à verser leur sang jusqu'à la mort. Il termine en disant d'avoir de la résignation et du courage[51].

La querelle des inventaires a concerné Dirinon. Le journal Le Gaulois écrit le 23 novembre 1906 : « L'inventaire de l'église de Dirinon, barricadée depuis six mois environ, a été effectué ce matin. Deux pelotons de cavaliers ont fait évacuer la foule massée au pied du tombeau de la Sainte vénérée dans la paroisse. Les ouvriers civils n'ayant pas pu enfoncer la porte, épaisse de 35 cm, on a du recourir aux sapeurs. Pendant ce temps, les fidèles chantaient le Credo »[52].

Le pardon de Sainte-Nonne vers 1906[modifier | modifier le code]

Pierre-François Floch, recteur (curé) de Dirinon en 1906 fait la description suivante du pardon de Sainte-Nonne :

« Le pardon a lieu le dernier dimanche d'août, et avant la grand-messe, la procession se rend du bourg à la chapelle de Saint-Divy ; elle passait autrefois par la fontaine de Sainte-Nonne et par celle de Saint-Divy, mais le mauvais état des chemins a fait abandonner cet itinéraire. On porte à cette procession, et aux autres processions traditionnelles, un très grand nombre de bannières, croix, statues, une soixantaine environ, si bien que, tous les quatre ans, chacun des paroissiens des quatre sections de la paroisse a eu l'honneur de porter l'une ou l'autre des enseignes (an armou) de l'église[53]. »

Vers 1906 également, le cimetière de Dirinon est ainsi décrit :

« Dans le cimetière qui entoure l'église paroissiale et la chapelle de Sainte-Nonne, on remarque, plus que partout ailleurs, un nombre considérable de bénitiers de pierre pour recevoir la pluie du ciel, qui sert d'eau bénite pour asperger la tombe des parents ; un grand nombre de ces bénitiers affectent la forme des mesures de pierre servant d'étalon pour le mesurage des blés et posées autrefois dans le porche des églises[4]. »

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Un fait divers sanglant à Dirinon en 1913[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 23 au 24 novembre 1913, quatre des cinq personnes qui vivaient dans une ferme du hameau de Kéranroux en Dirinon furent frappées à coup de couteau (l'une décéda, Mme Muzellec) par un domestique qui se cacha d'ailleurs ensuite dans un four et ne fut retrouvé qu'après plusieurs jours de recherche[54]. Le rapport d'un médecin expert qui examina le meurtrier fournit des précisions intéressantes, y compris sur certains aspects des conditions de vie de l'époque :

« Ce domestique de ferme, depuis neuf ans au service d'une famille de cultivateurs aisés qui étaient très contents de lui, et auxquels il était profondément attaché. Un lundi du mois de novembre 1913, étant allé, avec la permission de son patron, vendre des bœufs à la foire de Landerneau pour le compte d'un voisin, T.. s'acquitta parfaitement de sa mission ; mais, par malheur, cet homme habituellement sobre absorba dans sa journée 14 verres d'eau-de-vie, deux verres de vulnéraire, sans compter de nombreux verres de vin blanc ou de vin rouge. À dix heures du soir, il se couche, très calme en apparence ; deux heures après, il se réveille en proie à un vague sentiment d'inquiétude, se lève, prend son couteau pour couper une chique, puis, pour lui demander un renseignement concernant l'alimentation des bestiaux, s'approche du lit-clos de L.., son patron, qui, avec sa femme, sa belle-mère et sa belle-sœur, couchent dans la même pièce. Réveillé en sursaut, L.. se débat en poussant un cri d'effroi. À son tour, T.. se croyant menacé, se met à frapper de son couteau son patron, puis la femme et la belle-mère de ce dernier, venues à son secours. T.. fit ainsi dix blessures à L.., dix-sept à la femme, et sept à la belle-mère qui, plus grièvement atteinte, succombe le lendemain. Une fois dégrisé, T.. regrette amèrement son meurtre et ses tentatives de meurtre qu'il ne peut pas expliquer, de même que ses victimes. L'ivresse ne pouvant en l'espèce constituer une excuse suffisante, les conséquences de son intempérance furent désastreuses pour T.. qui fut condamné à dix ans de travaux forcés[55]. »

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1921 est créée la caisse locale de Dirinon dépendant de la caisse régionale de Bretagne des Assurances mutuelles agricoles (ancêtre de l'actuel Groupama[56]) dont le siège est à Landerneau[57].

En 1929, le Milin Coz ("Vieux Moulin") de Dirinon est encore en activité, tenu alors par M. Glinec, minotier[58].

Le 8 février 1934, un car de la compagnie SATOS écrase et tue deux cultivateurs du village de Trébéolin en Dirinon, Élie Thépaut et Jean Le Bot, sur la route de Daoulas, à 500 m du bourg de Loperhet[59].

Une troupe théâtrale de Dirinon, la Strollad Dirinon, dirigée par Arthur de Dieuleveult (Arzur Breiz), joua des pièces en breton pendant l'Entre-deux-guerres : par exemple en 1935 elle se produit lors du XXVe congrès du Bleun-Brug qui se tient à Pleyben ; parmi les acteurs originaires de Dirinon, Jean-François Muzellec et Jean-Marie Daniel[60]. Elle se produisit aussi par exemple lors du Gorsedd de 1938 qui se déroula à Châteaulin[61].

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de 1914-1918.

Lors d'un exercice de tir aux Salins-d'Hyères se produisit le 22 septembre 1908 un accident qui tua quatorze marins du croiseur cuirassé Latouche-Tréville ; parmi les victimes se trouvait un quartier-maître originaire de Dirinon, Jean-Pierre Goulard[62].

Le monument aux morts de Dirinon porte les noms de 81 habitants de la commune morts pour la France dont 64 pendant la Première Guerre mondiale et 17 pendant la Seconde Guerre mondiale ; une personne est indiquée comme décédée "hors conflit" sans autre précision[63].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Dirinon
La salle communale Ty Goudor
Dirinon : l'agence postale

Les maires successifs de Dirinon[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1793   Yves Rochcongar   Officier public
vers 1795   Le Guen   Agent municipal
1796 1808 Marc Kerdoncuff   Agriculteur à Kerverot
1808 1813 Bernard de Marigny   Vice-amiral, Préfet maritime de Brest, Château de Lesquivit, nommé par l'Empereur
1815 1819 François de Cresolles   Habitait le château de Lesquivit
1819 1824 Yves Le Gall   Agriculteur à Vervian
1824 1830 Yves Madec   Agriculteur à Poulescadec
1830 1839 François Gourvès   Agriculteur au Run
1839 1843 Yves Madec   Agriculteur à Poulescadec
1843 1848 François Kerdoncuff   Habitait à Squivit Pella
1848 1852 Armand-Marie-Francis de Lesguern   Habitait le château de Lesquivit
1852 1883 François Kerdoncuff   Habitait à Squivit Pella
1883 1922 Arthur-Paul-Marie de Lesguern   Habitait le château de Lesquivit
1922 1924 Pierre Tromelin   Minotier au Vieux Moulin
1924 1944 Arthur de Dieuleveult   Habitait au manoir de Kerliezec
1944 1953 François Coatalem   Étalonnier à Kerlaouénan
1953 1971 Olivier Kerdraon   Agriculteur à Keravel
1971 1983 Albertine Salaun   Mère au foyer à Keravel
1983 1995 Jean-Bernard Guillet de la Brosse   Conseiller juridique à Penanrun
1995 2001 Annie Le Men   Habite le Bourg
2001 2008 Claude Bervas   Habite Lannuzel
2008 2014 Claude Bervas   Habite Lannuzel
mars 2014   Claude Bervas   Habite Lannuzel
Les données manquantes sont à compléter.

Le blason de Dirinon[modifier | modifier le code]

blason

Écartelé, au premier d'or au léopard de gueules, au deuxième d'azur au chevron d'argent accompagné de trois huppes du même, au troisième d'azur aux trois annelets d'argent, au quatrième d'or aux trois merlettes de sable; sur le tout, d'argent aux lettres N et D capitales d'azur entrelacées surmontées d'une couronne de gueules accostée de deux mouchetures d'hermine de sable.

Le blason choisi par la commune de Dirinon en 1983 est un assemblage des blasons de quatre familles nobles qui vivaient dans la paroisse aux XVe siècle et XVIe siècle[65] :

  • Le léopard appartenait aux premiers seigneurs de Kerdaoulas (trève de Saint-Urbain) les Nevet.
  • Le chevron et les trois oiseaux de mer, dits huppes, étaient aux seigneurs de Lézuzan, les Maufuric.
  • Les trois annelets appartenaient aux seigneurs de Kerguern et Kervern.
  • Les trois merlettes aux seigneurs du Rouazle.

Le chiffre placé en abyme représente les initiales de Sainte-Nonne et de Saint-Divy, et la couronne indique que la fille de saint Brec'han (ou Brecan), éponyme de la montagne Brecon Beacons au Pays de Galles et roi de Domnonée et petite-fille de Conan Meriadec, (souverain de Galles)[66] et le fils de Xanthus (monarque du Ceredigion) étaient de race royale (il s'agit de sainte Nonne et de saint Divy). Les hermines de Bretagne accompagnent ses emblèmes. Ce blason se trouve accompagné de la devise bretonne de la Maison du Roualze : Sell petra ri ("Regarde ce que tu feras" ou "Réfléchis avant d'agir").

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 1886, le bourg de Dirinon n'avait qu'une population agglomérée de 67 habitants[67], pour une population communale totale de 1605 habitants à cette même date ; autrement dit, le bourg était tout petit.

En 2011, la commune comptait 2 428 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 534 970 1 698 1 629 1 670 1 733 1 745 1 716 1 766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 650 1 638 1 711 1 658 1 656 1 614 1 605 1 518 1 504
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 503 1 504 1 432 1 350 1 311 1 358 1 280 1 236 1 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 080 1 010 1 218 1 799 2 024 2 342 2 443 2 467 2 428
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[68] puis Insee à partir de 2004[69].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire : Après être restée remarquablement stable tout au long du XIXe siècle (si l'on excepte le résultat de l'année 1800, douteux), la population augmente faiblement de 133 habitants entre 1793 et 1851, année où la population atteint son maximum du siècle avec 1766 habitants, pour diminuer de 263 habitants pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Les fluctuations du XXe siècle ont été bien plus importantes, Dirinon, frappé par l'exode rural, perdant 497 habitants entre 1901 et 1968, le déclin étant quasi constant pendant ces deux premiers tiers du XXe siècle. Concernée ensuite par la périurbanisation en raison de la proximité de l'agglomération brestoise, sa population a augmenté fortement, gagnant 1457 habitants entre 1968 et 2008 ( + 144 % en 40 ans), l'augmentation la plus spectaculaire s'étant produite entre 1975 et 1982 (gain de 581 habitants en 8 ans, soit + 48 %, ou encore +5,7 % l'an)[70].

Cette forte augmentation démographique récente est certes due pour partie à un solde naturel positif (+ 0,9 % l'an entre 1999 et 2008 par exemple), mais surtout à un solde migratoire nettement positif entre 1968 et 1999, qui a culminé entre 1975 et 1982 avec + 4,9 % l'an. Toutefois ce solde migratoire a été légèrement négatif entre 1999 et 2008 ( - 0,3 % l'an). Cette ville-dortoir a une population jeune  : les 0 à 19 ans y forment en 2008 29,4 % de la population totale contre 11,1 % pour les 65 ans et plus, d'où un excédent naturel important (32 naissances pour 16 décès en 2009). La densité de population est passée de 30 habitants au km² en 1968 à 75 habitants par km² en 2008[70].

La périurbanisation explique le grand nombre des logements récents liés aux nombreux lotissements construits : le nombre des logements est passé de 287 en 1968 à 984 en 2008, soit une augmentation de 697 logements en 40 ans (+243 %), presque tous résidences principales (22 résidences secondaires seulement en 2008)[71].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dirinon possède deux écoles primaires :

  • L' École primaire publique Jean Rouxel[72] (124 élèves en 2011-2012).
  • L' École primaire privée Sainte-Nonne[73] (83 élèves en 2011-2012).
  • L' Institut d'Éducation Motrice de Dirinon (80 salariés) au Roual (la section d’enseignement et d’éducation spécialisée regroupe des enfants et adolescents de 6 à 16 ans ; la section de préparation à la vie sociale pour les adolescents et jeunes adultes de 16 à 20 ans ; la section de préparation à la vie sociale option professionnelle de 16 à 20 ans).

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Dirinon : turbines à combustion d'EDF et éoliennes
Éoliennes à la sortie du bourg de Dirinon

Production d'énergie[modifier | modifier le code]

  • Le site de Dirinon accueille deux turbines à combustion de 85 MW chacune. Elles fonctionnent au gaz naturel ou au fioul domestique et ne servent que ponctuellement pour faire face aux pointes de consommation électrique et assurer une sécurité d'approvisionnement électrique à la pointe de Bretagne[74].
  • Deux éoliennes Vestas d'une puissance installée totale de 1,7 MW ont été installées fin 2004.

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Zone industrielle de Lannuzel (desservie par le rail[75]) :
    • Technature (cosmétiques à base d'algues, masques gélifiants : 40 salariés), entreprise créée en 1996[76].
    • Tôlerie Itec (50 salariés), entreprise créée en 1986[77].
    • Société industrielle de tôlerie et chaudronnerie.
  • Cronolac (traitement des surfaces).

Services[modifier | modifier le code]

  • Une plate-forme logistique du distributeur alimentaire Logidis (groupe Carrefour, 130 sal. en tout) a été abandonnée en 2007.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

La façade et le clocher de l'église Sainte-Nonne.
  • L' enclos paroissial, qui fut construit à la faveur de la prospérité toilière de julods et grâce au mécénat de familles nobles qui ont laissé leurs blasons, par exemple sur le calvaire, comprend :
    • L' Église Sainte-Nonne (XVIe-XVIIe-XVIIIes). La porte ouest de l'église, en anse de panier, est surmontée d'une accolade feuillagée et le fronton supérieur simulant une toiture est de style Renaissance[78]. Le porche sud date de 1618 et possède des statues des douze Apôtres. Le clocher, construit entre 1588 et 1593, est à double galerie et est, avec celui de La Roche-Maurice, le premier de ce type à avoir été construit. Un petit ossuaire d'attache [accolé à l'église] aux baies rectangulaires date de 1618. Une restauration importante, voire une reconstruction, date de 1712. L'église fut agrandie d'un chœur et d'un transept qui ont plus élevés que la nef au début du XVIIIe siècle. Une description de ses vitraux est consultable sur un site Internet[79]. L'église est classée monument historique par arrêté du 18 février 1916. Entre 2009 et 2012, l'église Sainte-Nonne a connu des travaux importants, principalement une restauration de la charpente, réalisée par l'entreprise Perrault Frères, des environs d'Angers et de la toiture, par une entreprise de Morlaix. La restauration a concerné aussi les sablières et les peintures des voûtes (nef, transept et chœur)[80].

« En entrant dans le cimetière, plaçons-nous en face du portail ouest. La porte, en anse de panier, est surmontée d'une accolade feuillagée, dernière trace des traditions gothiques. Tout le reste est Renaissance ou plutôt Henri IV : deux contreforts de face, deux contreforts d'angle, couronnés par des colonnes cylindriques engagées et un entablement bien mouluré ; niche centrale à pilastres et à coquille, abritant une statue de la patronne, sainte Nonne, tenant des deux mains un livre fermé. Sur le contrefort sud-ouest est la date 1588[4]. »

« À l'intérieur de l'église, on doit signaler, en premier lieu, les peintures qui ornent la voûte. Au fond de l'abside, c'est la Sainte-Trinité : le Père et le Fils assis sur des nuages, Notre-Seigneur tenant sa croix. Au-dessus d'eux plane le Saint-Esprit ; à leurs pieds est ouvert le livre de la Loi. Des deux côtés sont agenouillés les quatre Évangélistes, puis deux grands anges debout sonnent de la trompette et tiennent en l'air une croix, comme pour inviter l'univers à venir adorer la Divinité. Dans l'arrière-plan, la cour céleste, ou plutôt la multitude des anges, vêtus de robes blanches, sont en adoration et en contemplation devant les trois divines Personnes. (...) Dans les deux branches du transept sont les douze Apôtres, dix docteurs, avec le roi saint Louis et l'empereur saint Henri. Dans la nef, quarante panneaux représentent les Saints de toutes catégories : pontifes, confesseurs, martyrs, vierges, saintes veuves. Autour du maître-autel sont les statues de sainte Nonne, sainte Catherine, saint Pierre et saint Paul. Dans le transept Nord, Notre Dame du Rosaire, avec les petits médaillons des quinze mystères. Ce retable du Rosaire se trouvait autrefois sur le maître-autel, et dans la chapelle où il est actuellement, qui était la chapelle de la famille de Lezuzan, se voyait l'autel du Saint-Sacrement avec également un retable[4]. »

Article détaillé : Église Sainte-Nonne de Dirinon.
    • La Chapelle Sainte-Nonne, dédiée elle aussi à sainte Nonne, date du (XVIe siècle) et possède des reliques de la sainte et un gisant du milieu du XVe siècle qui passa à tort pour être le tombeau de la sainte, mais la paroisse détient dans une châsse en argent datant des environs de 1450 ses reliques. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle au moins, les enfants morts en bas âge étaient souvent enterrés dans cette chapelle « sans doute en mémoire de sa tendresse pour son fils saint Divy »[4]. Située à l'intérieur du placître de l'église, cette chapelle se compose d'une nef lambrissée et se termine par un chevet plat. La chapelle et le mur qui l'entoure sont classés monument historique par arrêté du 2 mai 1960.

« La sainte, admirablement drapée et tenant des deux mains un livre fermé, foule aux pieds un dragon. Deux anges tiennent une draperie sur le coussin qui soutient sa tète. A une extrémité et au milieu des deux côtés, des anges supportent des écussons frustes ou martelés. Le reste des deux côtés est occupé par les statuettes des douze Apôtres[4]. »

    • La fontaine de Sainte-Nonne date de 1623. Selon la tradition, elle jaillit pour permettre à sainte Nonne de faire baptiser son enfant, saint Divy.
    • Le calvaire, qui porte les blasons des familles Du Louët et Simon de Kerbringal, représente sur sa face ouest le Christ entouré de la Vierge Marie et saint Jean, et sur sa face est une Vierge à l'Enfant, saint Pierre tenant la clef du Paradis, et Marie-Madeleine portant le vase des aromates[81].
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Dirinon : la fontaine Saint-Divy.
Le Musée des costumes et les traditions du vieux Dirinon.
  • La Chapelle Saint-Divy, située à Lannuzel, construite en 1702, fut démolie en 1809[82], mais reconstruite en 1824 comme l'indique une inscription. La niche, située au-dessus de la porte Renaissance abrite la statue de saint Fiacre, patron des jardiniers, des horticulteurs et des maraîchers. En 2011, le Conseil municipal a voté des crédits pour la restauration des vitraux de cette chapelle[83].
  • La fontaine Saint-Divy date du XVIe siècle et se trouve au creux d'un vallon, à 200 mètres de Kerverrot. La niche abrite la statue de saint Divy, revêtu de ses habits épiscopaux.
  • Deux autres fontaines : Saint-Albin (au nord du bourg ; une chapelle Saint-Aubin, dédiée à saint Aubin, a existé près du château de Lesquivit jusqu'à la Révolution française) et Sainte-Anne, située au Roual.
  • Quinze croix et calvaires sont disséminés sur le territoire communal, datant selon les cas du Moyen-Âge au XXe siècle ; Croas-ar-Vossen date du XVe siècle, de même que le calvaire de Kerminouarn ; la croix de Comenec'h date du XVIe siècle, celle de Kerménélec des environs de 1550, celle de Kergavarec de 1595, Beg-ar-Groas (la Croix rouge) des environs de 1640, celle du cimetière du XVII, la Croix-de-Pencran date de 1743, celle de Kerliézec du XIXe siècle[84]
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Dirinon : les ruines du moulin du Roual (état actuel).
  • Le manoir du Roual, qui date des XVe siècle et XVIe siècle, possède un corps de logis, avec deux avancées et un cadran solaire daté de 1593[85]. Un écusson, situé au-dessus de la porte cochère du manoir, porte le blason à six faces avec un trèfle en chef à dextre avec une banderole sur laquelle est inscrite la devise bretonne Sell pe ryi ("Prends garde à ce que tu feras")[86].
  • Le manoir de Pennarun[87] date du XVIe siècle. Un blason aux alliances des Toutenoutre orne la façade ; une console porte une statue de saint Sébastien. La chapelle du manoir a disparu[88].
  • Le manoir de Kerliezec appartient depuis le XVe siècle à la famille Huon dont les armoiries se trouvent au-dessus de la porte principale. Ce manoir abrite aussi une chapelle[89].
  • Le château de Lesquivit[18], construit au XVIIIe siècle par la famille Du Louët (par exemple Achille IV de Harlay, seigneur comte de Beaumont, avocat général au Parlement de Paris et conseiller d'État (décédé à Paris le 23 juillet 1717), époux de Anne-Renée Louise du Louet (fille unique de Robert-Louis du Louët, marquis de Coëtjunval (en Ploudaniel), doyen du Parlement de Bretagne, héritière de Coëtjunval, y habita au début du XVIIIe siècle). Le château de Lesquivit fut ensuite habité par la famille Bernard de Marigny. À la suite du décès le 16 février 1939 à l'âge de 93 ans de Fanny Barazer de Lannurien, vicomtesse de Lesguern (en Saint-Frégant), alors propriétaire du château[90], le château de Lesquivit est mis en vente en 1939[91].
  • Le Musée des Traditions du Vieux Dirinon[92] se situe au bourg, rue du Traon, à côté de l'Église.
  • Les ruines du Moulin du Roual[93].

Loisirs et sports[modifier | modifier le code]

La salle des sports.
  • Dirinon organise chaque année un tournoi international de football de Dirinon qui attire plus de 5 000 visiteurs[94], organisé par le club de football local, l'A.S. Dirinon.
  • Plusieurs circuits de randonnées pédestres ont été balisés dans la commune[95]
  • 30 Associations sportives, culturelles, de loisirs ou de services existent dans la commune, ainsi qu'une bibliothèque et une halte-garderie.

Légendes[modifier | modifier le code]

  • Le mal de Saint-Divy : en trempant dans l'eau de la fontaine de Saint-Divy la chemise des enfants qui naissent avec une barre bleue entre les yeux (le "mal de Saint-Divy"), on les sauve d'une mort prochaine. Si le linge surnage, le malade guérira ; s'il plonge, il mourra[96]. On peut aussi les mener à Dirinon à la pierre où sainte Nonne, mère de saint Divy, a laissé l'empreinte de ses genoux, afin de les sauver de la mort prématurée que ce signe annonce[97].
  • La lumière de Sainte Nonne et saint Divy : chaque année, la veille du pardon de Dirinon, une lumière, que personne ne paraît porter, se rend de cette église à la chapelle Saint-Divy, et revient presque aussitôt, accompagnée d'une autre, qui, bientôt après, retourne seule d'où elle est venue. Ou paraît croire dans cette localité que ce sont sainte Nonne et son fils qui se rendent visite[13].

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Georges-Gustave Toudouze a publié deux romans : Pour tout l'or de la mer et Mona, fille des îles, dont le héros principal se nomme "Dirinon". Ces romans ont été publiés en feuilleton dans le journal Ouest-Éclair en 1931[98] pour le premier, et en 1935[99] pour le second.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philippe de Dieuleveult, né le 1er juillet 1951 à Versailles et disparu dans les rapides d'Inga au Zaïre le 1er août 1985, animateur de télévision, agent secret (?), est un descendant de cette famille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. populations légales 2008 sur le site de l’INSEE
  2. http://www.flickr.com/photos/maryvonne-troel/5211746929/
  3. http://maps.google.fr/maps?hl=fr&sugexp=lttma,n%3D200&cp=15&gs_id=5&xhr=t&q=Dirinon&pq=dirinon+%C3%A9conomie&rlz=1C1GGGE_frFR444FR444&gs_upl=&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&ix=hea&ion=1&biw=1440&bih=742&bs=1&um=1&ie=UTF-8&hq=&hnear=0x4816b4828d2e99eb:0x40ca5cd36e56e10,Dirinon&gl=fr&ei=UG8pT7iFL4Td8QPJ7encAw&sa=X&oi=geocode_result&ct=title&resnum=2&sqi=2&ved=0CDcQ8gEwAQ
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, "Notices sur les paroisses : Dirinon", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 7e année, 1907, p. 187-200, p. 233-243, consultable http://catholique-quimper.cef.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/dirinon.pdf
  5. http://www.cpie-elorn.net/docs/roual.pdf
  6. Albert Clouard, "Tro-Breiz" "(Tour de Bratagne)", 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784310j/f208.image.r=Dirinon.langFR
  7. J.-M. P-.A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f23.image.r=Dirinon.langFR
  8. Jean-Martial Besse, "Abbayes et prieurés de l'ancienne France, tome 8, Province ecclésiastique de Tours", 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5859266j/f283.image.r=Dirinon.langFR
  9. Paul Sébillot, " Le folklore de la France. Le ciel et la terre", 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k123017g/f382.image.r=Divy.langFR
  10. Hippolyte Sarton, "Cinq jours en Basse-Bretagne", 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57771390/f11.image.r=Divy.langFR
  11. Paul Sébillot, " Le folklore de la France. La mer et les eaux douces", 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k123018v/f190.image.r=Divy.langFR
  12. E. Morin, "La vie de sainte Nonne", Revue des sociétés savantes de la France et de l'étranger, janvier 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35871h/f652.image.r=Daoulas.langFR
  13. a et b Marteville et Varin, continuateurs du "Dictionnaire de Bretagne" de Jean-Baptiste Ogée, 1843
  14. a et b http://www.infobretagne.com/dirinon.htm
  15. http://www.dirinon.fr/histoire-et-patrimoine.htm
  16. René Kerviler, "Armorique et Bretagne : recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes", 1893 consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57842440/f269.image.r=Dirinon.langFR
  17. Flagelle, "Les curiosités archéologiques du canton de Landerneau", Bulletin de la Société Académique de Brest, 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075318/f600.image.r=Divy.langFR
  18. a et b http://fr.topic-topos.com/chateau-de-lesquivit-dirinon
  19. Répertoire AD Loire-Atlantique - B - Chambre des comptes de Bretagne, source: AD 44, consultable http://www.geneanet.org/archives/ouvrages/index.php?action=detail&livre_id=409939&page=856&book_type=livre&name=de+TOUTENOUTRE+de+PENANRUN&tk=507626d028a5db6e
  20. François-Marie Luzel, H. Bourde de La Rogerie et H. Waquet, Inventaire sommaire série B tome II - AD Finistère, 1921, consultable http://www.geneanet.org/archives/ouvrages/index.php?action=detail&livre_id=19009&page=105&book_type=livre&name=TOUTENOUTRE+de+PENANRUN&tk=fcf6b7be34a26c03
  21. Pol Potier de Courcy, "Nobiliaire et armorial de Bretagne, tome 2, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f33.textePage.langFR
  22. Marc Simon, L'Histoire de l'abbaye de Landévennec
  23. http://fr.groups.yahoo.com/group/Noblesse-Bretonne/message/26813
  24. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, tome 2, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f378.textePage.langFR
  25. Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "Le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4]
  26. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, cité par J. Baudry, "Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790)", tome 1, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816873q/f38.image.r=Dirinon.langFR
  27. Gustave Chaix d'Est-Ange, "Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. XVIII Fel-For", 1922, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112011p/f362.image.r=Dirinon.langFR
  28. "Buhez santez Nonn" ou "Vie de sainte Nonne et de son fils saint Divy, archevêque de Ménevie en 519" avec une introduction de l'abbé Sionnet et accompagné d'une traduction littérale de Legonidec et d'un fac-similé du manuscrit, Paris, Merlin, 1837
  29. E. Morin, "La vie de sainte Nonne", Revue des sociétés savantes de la France et de l'étranger, janvier 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35871h/f645.image.r=Daoulas.langFR
  30. Une description de cette Mission de 1644 est disponible http://www.infobretagne.com/dirinon.htm
  31. R.P.G. L Roux, "Recueil des vertus et des miracles du R. P. Julien Maunoir", 1848, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5624088k/f277.image.r=Dirinon.langFR
  32. Dom Guy Alexis Lobineau, "Les vies des saints de Bretagne", 1725, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114592x/f571.image.r=Daoulas.langFR
  33. Voir le texte complet, http://www.infobretagne.com/dirinon.htm
  34. La chapelle de Trévarn se trouve actuellement dans la commune de Saint-Urbain
  35. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire de Bretagne, 1780
  36. Henri Sée, "Les classes rurales en Bretagne du XVIe siècle à la Révolution", 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115319g/f569.image.r=Divy.langFR
  37. Henri Sée, "Les classes rurales en Bretagne du XVIe siècle à la Révolution", chapitre XV : Les droits d'usage et les usurpations seigneuriales, Annales de Bretagne, 1906-1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1153183/f307.image.r=Dirinon.langFR
  38. Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages, série 1, tome 5, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f512.image.r=Dirinon.langFR
  39. Paul Peyron, " Documents touchant l'insurrection du Léon en mars 1793", 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5656046p/f36.image.r=Dirinon.langFR
  40. Lettre de M. de Troërin, grand vicaire résidant à Landerneau, en date du 21 mars 1805, citée par : Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, "Notices sur les paroisses : Dirinon", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 7e année, 1907, p. 187-200, p. 233-243, consultable http://catholique-quimper.cef.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/dirinon.pdf
  41. http://marikavel.org/bretagne/dirinon/accueil.htm
  42. Henri Monod, "Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886)", 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f40.image.r=Dirinon.langFR
  43. Rapports et délibérations, Conseil général du Finistère, 1868, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5565213q/f110.image.r=Dirinon.langFR
  44. Rapports et délibérations, Conseil général du Finistère, août 1880, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5565139m/f210.image.r=Dirinon.langFR
  45. Rapports et délibérations, Conseil général du Finistère, août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f189.image.r=Dirinon.langFR et août 1873, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5564668r/f449.image.r=Dirinon.langFR
  46. Journal Ouest-Éclair n°193 du 13 février 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6388010/f3.image.r=Dirinon.langFR
  47. L'Oued-Sahel. Journal politique, littéraire, commercial et agricole, n°471 du 9 août 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57606205/f2.image.r=Dirinon.langFR
  48. L'Alliance. Fédération des mécaniciens, chauffeurs, conducteurs de France. Organe du Syndicat général professionnel, février 1894, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5851042z/f16.image.r=Dirinon.langFR
  49. Journal Le Temps n°11550 du 7 janvier 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2335676/f2.image.r=Dirinon.langFR et http://recif.cgf.asso.fr/recif_result.php?auth=b60634a9c93f38db986f5dc693d6594f&amount=1&to=cgf&key=08104356-1285840383&ref=20120208-38638-22551&language=
  50. Bulletin des Congrégations, n°350 du 28 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57578801/f13.image.r=dirinon.langFR
  51. La lanterne de Boquillon, n°1522 du 5 octobre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6144148z/f18.image.r=dirinon.langFR
  52. Journal Le Gaulois n°10632 du 23 novembre 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k533429w/f3.image.r=Daoulas.langFR
  53. Selon la description fournie par le recteur Floc'h et citée par : Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, "Notices sur les paroisses : Dirinon", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 7e année, 1907, p. 187-200, p. 233-243, consultable http://catholique-quimper.cef.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/dirinon.pdf
  54. Journal Ouest-Éclair n° 5549 du 6 mars 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643921v/f7.image.r=Dirinon.langFR
  55. "Asile d'aliénés, Rapport médical", Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général - Conseil général du Morbihan", 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5786817s/f207.image.r=dirinon.langFR
  56. http://www.corporate.groupama.com/groupe/histoire-du-groupe/histoire-du-groupe-@/article.jspz?id=295
  57. Bulletin trimestriel de l'Union des syndicats agricoles du département du Morbihan, 15 août 1922, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5698925b/f12.image.r=Henvic.langFR
  58. Journal Ouest-Éclair n°10229 du 30 octobre 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6579865/f6.image.r=dirinon.langFR
  59. Journal Ouest-Éclair n°13610 du 10 février 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6595505/f5.image.r=Dirinon.langFR
  60. Journal Ouest-Éclair n°14181 du 4 septembre 1935, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6602746/f5.image.r=Dirinon.langFR
  61. Journal Ouest-Éclair n°15223 du 16 juillet 1938, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6613187/f5.image.r=Dirinon.langFR
  62. Journal Ouest-Éclair n°3545 du 2 octobre 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641940m/f4.image.r=Dirinon.langFR
  63. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29045&pays=France&dpt=29&idsource=19094&table=bp03&lettre=&debut=0
  64. http://www.dirinon.fr/les-maires-de-dirinon.htm
  65. http://www.dirinon.fr/le-blason-de-la-commune.htm
  66. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Sant_Brec'han
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  68. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  69. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  70. a et b http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?codeMessage=6&plusieursReponses=true&zoneSearchField=DIRINON&codeZone=29045-COM&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  71. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=DIRINON&codeZone=29045-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
  72. http://www.annuaire-mairie.fr/education-ecole-primaire-publique-jean-rouxel.html
  73. http://www.annuaire-mairie.fr/education-ecole-primaire-privee-sainte-nonne.html
  74. http://energie.edf.com/thermique/carte-des-centrales-thermiques/turbines-a-combustion-de-dirinon/presentation-52672.html
  75. http://rail-bretagne.aceboard.fr/237765-6045-9653-0-Dirinon-desserte-Lannuzel-octobre-2010.htm
  76. http://www.bretagne-innovation.tm.fr/Actualites/TechNature-le-nouveau-partenaire-breton-du-conditionnement-sur-mesure
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  78. http://fr.topic-topos.com/enclos-paroissial-dirinon
  79. http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-dirinon-eglise-et-chapelle-61306908.html
  80. http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-travaux-dans-l-eglise-arrivent-a-leur-terme-_29045-avd-20111203-61799030_actuLocale.Htm
  81. http://fr.topic-topos.com/calvaire-dirinon
  82. Archives diocésaines de Quimper et de léon, "Notices sur les paroisses : Dirinon"
  83. http://www.dirinon.fr/images/publications/Compte_rendu_de_Conseil_Municipal.pdf
  84. http://www.croix-finistere.com/commune/dirinon/dirinon.html
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  89. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-kerliezec-dirinon
  90. Journal Ouest-Éclair n°15439 du 17 février 1939, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6615341/f7.image.r=Dirinon.langFR
  91. Journal Ouest-Éclair n°15539 du 28 mai 1939, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k661634b/f15.image.r=dirinon.langFR
  92. http://www.dirinon.fr/musee.htm
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  94. http://www.as-dirinon.fr/
  95. http://www.dirinon.fr/circuits-de-randonnees.htm
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  97. Revue mensuelle de l'École d'anthropologie de Paris, 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4425755/f214.image.r=Divy.langFR
  98. Par exemple, journal Ouest-Éclair n°12627 du 3 juin 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658567w/f11.image.r=Dirinon.langFR
  99. Par exemple, journal Ouest-Éclair n°14004 du 11 mars 1935, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660097d/f13.image.r=dirinon.langFR
  100. Pour sa généalogie, consulter http://jose.chapalain.free.fr/pageprin707.htm
  101. http://www.guengat.com/4/SaintAlouarn3.html
  102. Philippe Godard et Tugdual de Kerros, "Louis de Saint Aloüarn, lieutenant des vaisseaux du Roy : un marin breton à la conquête des terres australes", éditions Les Portes du Large, 2002. Un extrait est disponible sur internet :http://www.kerguelen-voyages.com/consulter/PagePerso.asp?LangueID=1&IsMenuHaut=1&PagePersoID=1260
  103. http://www.lemarois.com/jlm/tableaux/a13.pdf
  104. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=18047
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Bernard Guillet de La Brosse, Dirinon et son pays au fil de l'histoire de la Bretagne :
    • Tome 1 : Le pays de Dirinon de la préhistoire à la fin du XVIIe siècle.
    • Tome 2 : La Bretagne et le pays de Dirinon de 1865 à 1901, le patrimoine religieux de Dirinon, 2011
  • François Le Menn, Dirinon en 1868 - Étude du cadastre

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