Pleyben

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Pleyben
L'enclos paroissial.
L'enclos paroissial.
Blason de Pleyben
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Pleyben (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Pleyben
Maire
Mandat
Annie Le Vaillant
2014-2020
Code postal 29190
Code commune 29162
Démographie
Gentilé Pleybennois, Pleybennoise (Pleibenade en breton)
Population
municipale
3 687 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Population
aire urbaine
6 685 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 14′ N 3° 58′ O / 48.23, -3.9748° 14′ Nord 3° 58′ Ouest / 48.23, -3.97  
Altitude Min. 14 m – Max. 176 m
Superficie 76,04 km2
Localisation

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Site web Site de la commune de Pleyben

Pleyben [plɛbɛ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Son nom breton est Pleiben [ˈplɛjbən].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pleyben
Lopérec Brasparts, Monts d'Arrée Le Cloître-Pleyben
Saint-Ségal, Châteaulin Pleyben Plonévez-du-Faou
Lothey Gouézec, Aulne Lennon
Carte de Cassini de la région de Pleyben.

Entre monts d'Arrée et montagnes Noires, Pleyben est limité au nord par la Douffine qui la sépare de Lopérec et au sud par l'Aulne au cours très sinueux en raison de méandres accentués qui sépare Pleyben de Gouézec et Lothey, le pédoncule de Kerluhan (en Châteaulin) étant le plus accentué, mais celui de Tréziguidy, qui sépare Pleyben de Lothey l'est également. Pleyben bénéficie d'un cadre vallonné (entre 176 m et 14 m d'altitude, le bourg se trouvant vers 115 mètres) et verdoyant ; la commune fait partie du parc naturel régional d'Armorique. La commune est située à 27 km au nord-est de Quimper.

Argilite du carbonifère trouvée à Pont-Keryau en Pleyben.

Pleyben est au carrefour de la RN 164, aménagée en voie express, qui est l'axe du centre-Bretagne Rennes - Châteaulin via Loudéac et Carhaix et de la route départementale, ancienne route nationale, Morlaix - Quimper.

Les habitants sont les Pleybennois et les Pleybennoises. La densité de population est de 47,5 habitants par km² en 2006.

La canalisation de l'Aulne dans le cadre de la création du canal de Nantes à Brest dans le premier tiers du XIXe siècle a entraîné la construction d'écluses : d'amont vers l'aval, les écluses du Vuzid et de Saint-Algon en amont de Pont-Coblant et de Stéreon, de Coat Pont, de Tréziguidy, du Guilliec, de Penn-ar-Pont en aval. Un port fluvial fut aménagé à Pont-Coblant, hameau développé sur les deux rives de l'Aulne, à cheval sur les communes de Pleyben et Gouézec ; son trafic fut important en raison de la proximité de carrières d'ardoise désormais fermées. L'essor de ce hameau fut arrêté aussi par la fermeture du canal à la navigation commerciale dès 1942.

Une station de surveillance des crues de l'Aulne est installée à Pont-Coblant[1] ; la dernière crue très importante a eu lieu le 6 janvier 2001, mais des crues se produisent fréquemment, par exemple le 2 mars 2010[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Pleyben fut l'une des paroisses primitives de l'ancienne Armorique au VIe siècle et connue d'abord sous le nom de Plebs Yben ("bourg d'Yben", lequel serait un saint breton plus ou moins mythique connu sous les noms de saint Yben ou saint Ethbin) (à l'origine aussi du nom de Pleyber-Christ), le nom étant parfois transcrit au haut Moyen Âge sous les variantes Pleizben ou Pleiben. Les origines ne sont pas connues avec certitude, mais la toponymie de plusieurs lieux-dits comme "Le Moustoir" (Ar Moster, le monastère en breton), Le Cloître-Pleyben (nom actuel d'une commune voisine), Lanvézennec, Stang ar Abbat ("vallée de l'abbé"), Ster ar manac'h ("rivière du moine"), Ilisven (église blanche") laisse supposer une origine monastique. Les Templiers y auraient eu une léproserie à Kerlann (à l'époque nommé Keranclanff) et l'abbaye du Relec possédait des terres dans la paroisse[3]. La chapelle de Lannélec (anciennement Trefnescop en breton, "quartier de l'évêque" en français) correspondrait à un ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Landévennec[4]. Par la suite, Pleyben conserva comme trève Le Cloître-Pleyben.

C'était une des paroisses les plus vastes du diocèse de Quimper, incluant au haut Moyen Âge Brasparts et sa trève de Saint-Rivoal ainsi que Le Cloître-Pleyben et ses trèves de Lannédern et Lennon, Saint-Ségal (c'est-à-dire aussi Pont-de-Buis et Port-Launay et même la rive nord de Châteaulin). « La rogue et fière paroisse de Pleiben »[5] aurait compté parfois jusqu'à 6 000 habitants, ce qui expliquerait entre autres sa place centrale de vaste dimension.

La devise de Pleyben est « Pleiben war’raok atao » (« Pleyben toujours en avant »).

Avec Le Cloître-Pleyben et Lennon, Pleyben formait le "pays Bidar"[6], l'un des pays bretons ethnologiques traditionnels[7], les communes voisines de Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou et Collorec formant le "pays Dardoup".

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Un dolmen (datant du néolithique) existait près de Kerasquer, mais il a disparu, probablement au XIXe siècle. Quelques pièces archéologiques du mésolithique ont été trouvées sur le territoire de la commune et un coffre de l'âge du bronze à Roz ar C'hallez (disparu). Des toponymes comme Vuzit et Boixière montrent quelques implantations gallo-romaines[8]. Un dépôt d'armes en bronze, d'origine celte, a été trouvé à La Boëssière, sur une petite colline dominant l'Aulne[9].

Du Moyen Âge à 1789[modifier | modifier le code]

A Bourgell, une enceinte quadrangulaire daterait de l'époque médiévale.

La seigneurie de Trésiguidy (Tréziguidy)[modifier | modifier le code]

Le manoir de Tréziguidy se trouve à mi-chemin entre Pleyben et Châteaulin, sur un promontoire dominant une boucle de l'Aulne d'un abrupt de 70 mètres dans un site exceptionnel contrôlant l'Aulne, ce qui était important à une époque où les cours d'eau étaient les meilleures voies de pénétration vers l'intérieur des terres, à l'époque des invasions vikings par exemple. Cette ancienne place forte fut habitée dès le XIe siècle certainement, le IXe siècle peut-être, par la puissante famille féodale des Trésiguidy, probablement d'origine franque, le nom "Tréséguidy" pouvant sans doute se traduire par "la maison de Sigwin", Sigwin en germanique voulant dire "victorieux"[10]. Plusieurs membres de cette illustre famille ont participé aux Croisades (Jean et Maurice de Trésiguidy ont participé à la première croisade, Thomas et un autre Maurice à la septième croisade où ce dernier aurait été fait prisonnier et aurait fait le vœu de construire à son retour une chapelle, ce serait l'origine de la chapelle de Guénily où un vitrail illustre cet évènement). Un autre Maurice de Trésiguidy est évêque de Rennes entre 1260 et 1282. Le 26 mars 1351, un autre encore Maurice de Trésiguidy, dans le cadre de la guerre de Succession de Bretagne, participe au Combat des Trente contre les Anglais (qui eut lieu entre Ploërmel et Josselin) et « fut l'un de ceux qui s'y comporta le mieux »[11] ; il participa par la suite au siège de Rennes en 1357, puis fut ambassadeur du roi Charles VI, effectuant des missions en Espagne, et fut ensuite nommé "Capitaine de la Ville de Paris" en 1381. D'autres membres de cette famille, Yvon et Olivier de Trésiguidy, participèrent également à la guerre de Succession de Bretagne. Une Jehane (ou Jothane) de Trésiguidy épousa un vicomte du Faou ; sa tombe se trouve dans la chapelle Notre-Dame de Châteaulin.

Les seigneurs de Trésiguidy, qui exerçaient leur droit de haute justice ainsi que de moyenne et basse justice au manoir des Salles (disparu) en Saint-Ségal, avaient un domaine s'étendant sur 27 villages (= hameaux) de la trève de Guénily, sans compter les nombreuses autres fermes et les hameaux possédés dans les trèves et paroisses avoisinantes comme Lannédern, Saint-Ségal, Châteaulin, Quimerc'h, Lopérec, Brasparts (à Kerjean par exemple), Lothey (village de Buors par exemple) ainsi que la forêt de Guily. Le domaine disposait d'une chapelle (des vestiges subsistent), d'un moulin (en ruines)[12].

Pillé en 1595 et victime d'un incendie attribué à Guy Eder de La Fontenelle, le "brigand de Cornouaille", ce qui a entraîné la disparition des archives, ce qui restait du château a dû être utilisé pour la construction du manoir et passe dès le début du XVIIe siècle, sinon avant, aux mains de la famille Kerlec'h : le premier connu avec certitude étant François de Kerlec'h, né vers 1590 et dont l'existence comme seigneur de Trésiguidy est attestée en 1614 et qui est probablement le constructeur du manoir. Lui succède René de Kerlec'h puis Paul de Kerlec'h qui vivait à la fin du XVIIe siècle et est décédé vers 1700 : les armoiries de Paul Kerlec'h du Chastel sont au-dessus du portail d'entrée. Décédés sans héritiers, c'est un neveu de son épouse Catherine Fouquet qui hérite du domaine et du titre: René de Kermoysan. Vers le milieu du XVIIIe siècle le domaine passe aux mains de la famille des De Kergariou, mais ces seigneurs successifs se contentent de percevoir les revenus du domaine dont le dernier seigneur résidant a été Paul de Kerlec'h[10].

Démantelé aux XIXe et début XXe siècles, le manoir de Trésiguidy n'est plus désormais qu'une simple ferme dénommée Manez Coz, qui conserve toutefois maints éléments de sa splendeur passée.

La seigneurie de Quillien[modifier | modifier le code]

Le "lieu noble" de Quillien est attesté dès 1426. Au XVIe siècle, la seigneurie inclut des vastes bois, un moulin à eau, un colombier, une chapelle et un verger clos de murs. En 1751, il englobe une vingtaine de métairies sur le seul territoire de la paroisse de Pleyben[13]. La famille de Kerret en devient propriétaire au XVIe siècle (vers 1580). L'ancien manoir n'est plus qu'une simple métairie lors de la Révolution française[14]) et devient par la suite les écuries du nouveau château construit entre 1851 et 1861 par Joseph Bigot pour le compte de René-Maurice de Kerret. Un gisant représentant un ancien seigneur de Quillien, sans doute Jean Cabournay, subsiste dans le parc[15], ainsi que les vestiges d'une fontaine datant de 1640 et construite alors par Philippe de Kerret[16].

L'inventaire après décès de Louis-Jean-Marie de Kerret, « juveigneur[17] des anciens princes et comtes de Léon, chevalier seigneur de Quillien, du Guernaultier et autres terres », décédé en 1782, époux de Sylvie Aléno, est retranscrit intégralement sur le site Internet du Conseil général du Finistère sous le titre "Le document Quillien" et donne une bonne idée de l'état de la fortune et ds biens d'une famille noble à cette époque[18].

Pleyben et les guerres de la Ligue[modifier | modifier le code]

La construction de l'église Saint-Germain, achevée en 1583, a été interrompue pendant une vingtaine d'années du temps des guerres de la Ligue, mais achevée néanmoins avant la fin de celles-ci en Bretagne. Bien que possédant l'une des plus belles églises de la région, dont les deux clochers, avec les arcades qui les reliaient, dominaient majestueusement la grand'place et se voyaient de toute la région, les habitants de Pleyben auraient pris ombrage de la construction d'autres beaux enclos paroissiaux jusque dans le Léon comme à Berven ou Lanhouarneau[19], d'où la construction du clocher-porche qui débute en 1588, mais en 1590 les paroissiens de Pleyben se joignent à ceux des paroisses voisines comme Plouyé, Collorec, Landeleau et plusieurs autres pour chasser les "royaux" (= partisans du roi Henri IV), commandés par La Tremblaye, qui occupaient Carhaix. Cette "boutade" (= révolte, jacquerie) enflamme toute la région. « La rogue paroisse de Pleyben se vantait de battre l'ennemi à elle toute seule » écrit le chanoine Moreau[5]. Mais ces paysans commandés par le sieur du Bizit, Guillaume de Kerpérennez et le prêtre Linlouët (de Pleyben tous les deux) mal organisés et mal armés, refusant d'attendre ceux des paroisses voisines de Lennon, Gouézec, Briec, Châteauneuf, etc., qui s'étaient également soulevés, furent mis en déroute au pont du Moulin du Duc près de Carhaix.

La châtelaine de Roscanou en Gouézec, veuve, était lors des guerres de la Ligue une farouche partisane des "royaux" (partisans du roi Henri IV) et n'hésitait pas à le faire savoir, menaçant de ruiner le pays et elle était très haïe par les paysans de la région qui soutenaient la Ligue. En septembre 1590, elle reçut de nombreux hôtes en son château, « 60 à 80 chevaux » dit le chanoine Moreau qui poursuit : « Le bruit couru incontinent qu'il y avait grande troupe de royaux à Roscanou et croyant que c'était pour les perdre, ils firent sonner le tocsin par toutes les paroisses. »[5] Les paysans de la région, parmi eux de nombreux paysans de Pleyben, allèrent faire le siège du château de Roscanou qu'ils pillèrent et incendièrent; plus de 90 personnes périrent soit par le fer, soit par le feu « dont soixante gentilshommes et chefs de maisons » dont Claude Du Chastel, baron de Kerlec'h ; Robert De Kerlec’h, seigneur du Plessis en Ploumoguer ; Pierre de Vieux-Châtel, abbé de l'abbaye Saint-Maurice de Carnoët, le sieur de Kerlouet, le sieur du Hirgars en Crozon, etc[20]. Le chanoine Moreau poursuit : « Tout ce que l'on put sauver du feu fut pillé par toutes les communes, qui ne laissèrent rien que ce grand nombre de corps tout nus d'un côté et de l'autre »[21].

En punition, les principaux notables de la paroisse furent conduits en prison, les uns à Quimper, d’autres à Douarnenez dans le repaire de La Fontenelle, comme otages jusqu’à ce que la paroisse s’acquitte de ses charges et on infligea à Pleyben l'entretien d'une garnison de soldats dans le bourg, de s'acquitter de fouages et les paroissiens durent vendre calices et croix d'argent dont ils étaient si fiers pour régler leurs rançons et amendes[19]. Il fallut interrompre les travaux de la tour-porche de l'église ; qui furent terminés seulement en 1654. Une dizaine d'années plus tard, l'aisance étant revenue, les deux retables du maître-autel, puis du Rosaire furent successivement commandés et le calvaire complètement transformé afin de devenir l'un des plus beaux de Bretagne.

Pleyben et le prédicateur Julien Maunoir[modifier | modifier le code]

Le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêcha des Missions à Pleyben en 1665 et en 1676[22]. Mort en 1683, quelques années plus tard des miracles lui sont attribués à Pleyben : en 1686, Jean Pezron, de Pleyben, qui avait été treize ans sans marcher fut guéri et il en fut de même en 1687 pour Jeanne Le Joncour, originaire de la paroisse également[23].

Le drame de Trésiguidy (27 juillet 1693)[modifier | modifier le code]

Le 27 juillet 1693, se déroule à Lothey, village situé sur l'autre rive de l'Aulne par rapport à Pleyben, la clôture solennelle d'une Mission prêchée par des Jésuites. Une grande procession, ponctuée de représentations de diverses scènes de la vie du Christ qui requièrent un grand nombre d'acteurs, a lieu, accompagnée de nombreux cantiques nécessitant là aussi nombre de choristes. Les paroisses voisines devaient donc, assez souvent, fournir une partie des acteurs, d’autant que les rôles étaient plus particulièrement tenus par les jeunes gens, les jeunes filles et les enfants. On accourait en foule de tous les environs pour voir pareil spectacle et la foule était la plus nombreuse à Lothey pour la procession de clôture de la Mission de 1693.

Cette procession s’était déroulée avec le succès habituel. Tous les témoins, charmés, le cœur et les yeux encore remplis de ce qu’ils avaient vu et entendu, reprirent le chemin de leurs foyers. Les paroissiens de Pleyben descendirent vers le passage de Trésiguidy, si proche du vieux bourg de Lothey. Joyeux et confiants, sur les lèvres les cantiques qu’ils avaient chanté lors de l’inoubliable fête, ils embarquèrent sur le bac pour la traversée de la rivière.

Hélas ! Tout à coup, une immense clameur de détresse vint interrompre les chants pieux. Le bac sombrait, entraînant au fond la totalité ou la presque totalité des occupants. Comment s’était produit le naufrage ? Sa charge mal équilibrée avait-elle fait chavirer le bateau ? Ou bien le poids trop lourd des passagers l’avait-il fait couler à pic ? On ne le saura jamais exactement. La tradition recueillie par une « gwerz » rend le passageur responsable de la catastrophe. Ce batelier aurait manqué de prudence en embarquant à la fois trop de passagers. Messire Paul de Kerlec’h du Chastel, seigneur baron de Trésiguidy, dont le château dominait l’Aulne (Maner-Koz) aurait prévu le malheur et aurait crié au passeur :

« Paouez, pitouer den fallaki,
Re adud lakeez em bag. »
« Pauvre malheureux, mauvais homme,
Trop de gens vous amenez dans votre bateau. »[24]

Ce serait donc le poids trop fort des passagers qui aurait fait couler à pic l’embarcation. Dans le naufrage, 61 personnes de Pleyben périrent. Mais, d’après la complainte, le nombre total des victimes s’élevait à 77.

« Pevar-ugent nemet tri
Oa beuet a bak Treguidi »
« Quatre-vingt moins trois
Furent noyés dans la barque de Trésiguidy. »

Sans doute 16 des malheureux appartenaient à des paroisses voisines. D’autre part, on a tout lieu de croire que trois personnes au moins furent sauvées, ce qui laisse supposer que 80 personnes au moins avaient embarqué dans le bac. L’étendue de la catastrophe surprend. Plusieurs des passagers auraient semble-t-il dû pouvoir gagner les berges de la rivière et se sauver. Il faut croire que, affolés par la soudaineté de l’accident, les voyageurs, dont la plupart n’avaient pas vingt ans, s’accrochèrent les uns aux autres et, se paralysant mutuellement, disparurent enlacés dans le gouffre. Les corps, retirés des flots, furent déposés dans un champ voisin. Rapidement l’effroyable drame se répandit, et de tous les coins de la paroisse, les parents, angoissés, accoururent voir s’ils ne comptaient pas quelqu’un des leurs parmi les morts. « Quelles scènes déchirantes se passèrent alors ! quelle désolation pour certaines familles qui perdaient, en même temps, deux ou trois membres ! La pensée que le Seigneur avait reçu dans le ciel ces âmes, qui venaient de chanter ses louanges, pouvait seule adoucir leur grande douleur »[25].

Pour commémorer la tragique traversée, une croix de bois, peinte en rouge, fut érigée à l’entrée du château de Trésiguidy, sur le bord de la route de Pleyben à Châteaulin (l’ancienne route qui passait à Guénily). La croix n’existe plus, mais l’agglomération de maisons construites dans son voisinage s’appelle encore aujourd’hui Ar Groaz-Ru.

Une complainte, colportée dans les foires et marchés par les chanteurs ambulants, fit connaître l’événement à plusieurs lieues à la ronde. Il y a quelques années, des vieillards se rappelaient encore avoir entendu chanter la « gwerz », mais on n’en trouve plus aucune copie. D’après cette « gwerz », tous les passagers n’auraient pas été noyés : en effet, le chien de Verouri, ferme voisine du lieu tragique, aurait sauvé trois des naufragés. Accouru à la rencontre de son maître, ce chien l’avait vu disparaître dans l’abîme. Immédiatement, il se jeta à l’eau pour le secourir. Deux autres personnes furent d’abord ramenées par lui à la berge. A troisième fois l’animal trouva et sauva celui qu’il cherchait. Mais il fut impossible de lui faire continuer le sauvetage. Tout à la joie d’avoir arraché son maître à la mort et de lui avoir prouvé sa fidélité, il ne voulut plus le quitter.

Les registres paroissiaux ont conservé les noms et âges des victimes enterrées dans le cimetière de Pleyben. Presque toutes étaient des enfants ou des jeunes gens. 61 victimes ont été enterrées dans le cimetière de Pleyben dans une grande fosse creusée au pied du calvaire qui se trouvait à l’époque près du porche sud, au pied de la grande tour, les 16 autres probablement dans les paroisses voisines dont ils étaient issus[25].

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1771, des archives prouvent que le marquis de La Fayette possédait les terres du Lun et de Kerguillé à Pleyben[26].

Vers 1780, selon Jean-Baptiste Ogée[27], « le pays est très désagréable pou les voyageurs à cause des montagnes et des vallons dont il est plein ». Par contre « les terres sont bien cultivées, les pâturages abondants, les prairies très-bonnes; mais les landes sont malheureusement très-étendues ».

L'église et le calvaire de Pleyben en 1872.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le canal et ses conséquences ; les ardoisières[modifier | modifier le code]

Pleyben vers 1900.

La construction, commencée en 1806 et achevée en 1833, puis la mise en service du canal de Nantes à Brest ont entraîné un essor économique sensible, facilitant par exemple les exportations d'ardoises par péniches : en 1852 on recense 19 carrières d'ardoises sur les 4 communes de Pleyben, Lothey, Gouézec et Lennon[28]. La carrière de Stéréon, proche de l'écluse de Stéréon[29], est la plus importante, ses propriétaires s'étant munis d'appareils d'extraction des ardoises et de pompage de l'eau perfectionnés[30]. En 1876 est créée la "Société des Ardoisières de l'Ouest" qui a son siège social à Nantes et exploite des carrières d'ardoises à Pont-Coblant ainsi qu'à Noyant-la-Gravoyère près de Segré[31]. Mais le déclin survient avant même la fin du XIXe siècle, L. Gallouedec écrit en 1893 : « Les ardoisières (...) traversent aussi une période de décadence : on les exploite encore presque partout le long du canal, à Port-Launay, à Saint-Coulitz, à Lothey, à Châteauneuf et jusqu'à Spézet ; mais le travail s'est bien ralenti. 1000 ou 1200 ouvriers s'y employaient autrefois. Les ardoises, amenées par le canal à Port-Launay, s'exportaient non seulement en Bretagne, mais sur toutes les côtes de la Manche et jusqu'à Dunkerque. Par malheur, le mode d'extraction était primitif, on manquait même de treuils pour monter du fond de la mine les blocs de schistes qu'il fallait aller chercher à dos d'homme. (...) Au lieu de 1200 ouvriers, les ardoisières aujourd'hui en comptent à peine 500 »[32]. Selon la même source, en 1892, l'on dénombre toutefois encore 28 carrières d'ardoise à ciel ouvert et 7 exploitées souterrainement dans l'arrondissement de Châteaulin. En 1911 les carrières d'ardoise font encore vivre 800 ouvriers en Centre-Bretagne dans les cantons de Pleyben, Huelgoat, Gourin, Malestroit, Ploërmel et Maël-Carhaix[33].

Une grève dure éclate en avril 1892 aux ardoisières de Pont-Coblant : « Une grève a éclaté il y a quelques jours aux ardoisières de Pont-Caublanc (sic); comme elle continue, on commence à s'émouvoir ; c'est d'ailleurs la première fois qu'un fait pareil se produit dans le pays. (...) Jusqu'à présent, les grévistes, au nombre de 350, sont très calmes ; ais si le travail, interrompu depuis huit jours, ne reprend pas bientôt, on ne sait ce qu'il adviendra, car tous les ouvriers sont dans une misère affreuse. Ceux qui travaillent au fond, soit de jour, soit de nuit, touchent 1 franc 05 à 1 franc 30, les autres, les fendeurs, de 1 franc 35 à 1 franc 40 par jour. Tous sont chargés de famille. On souhaite ardemment dans la contrée qu'une petite augmentation leur soit accordée. D'ailleurs, les ouvriers sont raisonnables, leur ambition est d'arriver à gagner 1 franc 50. (...) »[34].

Une description datant de 1889 raconte : « (...) Nous prîmes la route de Pleyben. Des hauteurs où s'ouvre le grand chemin, les carrières offrent au regard un paysage étrange. Le rayonnement du soleil sur les ardoises bleues avait des miroitements singuliers, avec des alternatives de reflets et de pâleur. (...) Tout ce coin est couvert de bruyères, de landes et de bois. (...) Dans les champs, le blé noir est encore debout. (...) Voici un char-à-bancs et une douzaine de gens endimanchés pèle-mêle là-dedans se dirigeant vers Châteaulin »[35].

La vie agricole[modifier | modifier le code]

Homme de Pleyben (dessin d'Albert Racinet publié en 1888)
Un ménage de Pleyben devant son lit clos en 1905.

Selon Marteville et Varin en 1843[36], la répartition de l'espace communal est partagée ainsi: pour une superficie totale de 7 553 ha, les terres labourables occupent 3 723 ha (49,3 % de la superficie totale), les prés et pâturages 480 ha, les bois 299 ha, les vergers et jardins 75 ha et les landes et incultes 2 553 ha (33,8 % de la superficie totale). La commune disposait alors de 13 moulins dont ceux de Tréfléau, moulin Neuf, Quilien, Pennault, de Coatpont, de Timen, de Kerlan et du Chantre. Marteville et Varin ajoutent « La partie de la commune où le sol est cultivé présente de 40 à 45 cm de terre végétale. Cependant on y cultive peu de blé. En revanche, la pomme de terre a pris dans cette localité une grande faveur, et les prairies artificielles commencent à y pénétrer ; l'industrie locale ne consiste guère qu'en la fabrication du berlinge, étoffe moitié fil et moitié laine, que beaucoup de petits tisserands préparent dans les journées d'hiver, et qui est, pour la plus grande partie, employée dans le pays. »

À la fin du XIXe siècle, la région reste pauvre ; L. Gallouedec écrit en 1893 : « Il vous semblera aussi que le pays de l'Aulne est par endroits un peu désert, que trop de fermes ont encore le toit de chaume sur des murs de pierre cimentés seulement de boue. Si vous y passez enfin vers la fin du mois d'août, vous y verrez avec étonnement battre le blé au fléau, un instrument que vous croyiez banni du monde civilisé depuis la découverte des machines à battre. C'est surtout en tirant sur la montagne, vers Plounévez-du-Faou, Saint-Herbot, Plouyé, Scrignac, que vous serez frappé de ces traces d'ignorance et de misère. Au contraire vers le canal, par lequel arrivent les engrais calcaires ainsi que les instruments aratoires modernes, l'aspect est très florissant. (...) L'avoine, le sarrasin et le seigle occupent encore plus de place que le froment, mais celui-ci, qui s'étend chaque année, est déjà cultivé suffisamment pour que le pain blanc ait presque partout remplacé le pain noir dans l'alimentation quotidienne »[32]. Le même auteur évoque « les bœufs gras », les « moutons renommés », les « chevaux de trait léger très recherchés par l'artillerie » élevés dans la région. Il poursuit : « Ici les maisons ont bonne apparence : les murs sont enduits d'une couche riante de chaux blanche, les toits sont d'ardoise, les fenêtres s'ouvrent largement ; un étage surmonte souvent le rez-de-chaussée ; à l'intérieur enfin, les vieux meubles bretons, l'armoire patriarcale, le lit clos, l'horloge, la huche, les bancs qui servent de siège, tout lui sous l'entretien incessant des ménagères. On est bien loin du taudis de la montagne. » Le même auteur ne décrit qu'en une seule phrase le bourg de Pleyben : « Pleyben n'est point trop déparée par sa place trop grande et mal aplanie. »

En 1843, des foires se déroulent le troisième mardi de chaque mois ainsi que les 25 février, 29 mai, 1er août et 29 octobre[36].

L'irruption progressive de la modernité[modifier | modifier le code]

Une brigade de gendarmerie à pied est créée à Pleyben en 1873[37] ; elle remplace apparemment une brigade à cheval qui existait antérieurement. Cette brigade est dispersée en 1913, mais la décision est annulée en 1914[38].

En 1879, le même conseil général vote une subvention en faveur de la construction d'une école de filles qui est en cours à Pleyben[39]. En 1886 est créée la "Société anonyme de l'école chrétienne de Pleyben" pour ouvrir une école avec internat de garçons[40]. En 1902, une école privée de filles ouvre à Pleyben en remplacement de celle de Plonévez-du-Faou, tenue par les sœurs du Saint-Esprit, fermée par décision gouvernementale[41].

La compagnie de sapeurs-pompiers est créée en 1898[42] même si la commune disposait d'une pompe à bras dès 1880.

Les autres évènements du XIXe siècle à Pleyben[modifier | modifier le code]

En 1848, la nuit du 24 au 25 décembre, pendant l'ouragan qui sévit cette nuit-là, la foudre tombe sur le clocher de l'église, heureusement protégé par un paratonnerre, ce qui évite une catastrophe comme celle qui survient cette nuit-là à Loqueffret pendant la messe de Noël[43].

En 1887 un terrible et curieux accident survient à Pleyben: un garçon d'une dizaine d'années, Joseph Goïc, était monté dans l'une des tours de l'église pour sonner les cloches à l'occasion d'un baptême. À un moment donné, voulant arrêter subitement la grosse cloche, il se suspendit à son cordage. Mais celle-ci, continuant son mouvement de sonnerie, enleva le sonner par delà la chambre des cloches et, à l'oscillation suivante, le heurta avec violence contre cette galerie. L'enfant lâcha prise et fut précipité, broyé, 25 mètres plus bas, mourant instantanément[44].

En 1891, la commune bénéficie d'un legs de 100 000 francs dû à la générosité de Corentin Le Bas, originaire de Quimperlé et ancien propriétaire de l'hôtel de Lille et d'Albion à Paris, qui vient de mourir, laissant une fortune de 2 millions de francs[45].

Le voyage du président de la République Félix Faure (1896)[modifier | modifier le code]

Le 8 août 1896, le président de la République Félix Faure venant de Carhaix où il était arrivé par le train, prend une voiture escortée par « la cavalcade des gars en veste bleue ocellées de broderies naïves. (...) Sur le bord des chemins (...) des hommes recueillis, tête nue, muets, des femmes agenouillées, le chapelet à la main, priant comme à l'église pour cet homme qui passe, rapide, qu'ils ne reverront jamais plus, et qui représente la France »[46].« De quatre kilomètres en quatre kilomètres, les fils des cultivateurs des environs se réunissaient, en selle ou montant à cru sur leurs chevaux les plus fringants, se chargeaient d'escorter la voiture du président de la République »[47] qui, après un bref arrêt à Châteauneuf-du-Faou, fait une courte halte de 20 minutes à Pleyben avant de continuer vers Châteaulin où il reprend le train en direction de Quimper dans le cadre d'un voyage en Bretagne[48],[49].

Le journal Le Temps, après avoir évoqué la pluie battante tout le long du trajet entre Carhaix et Châteaulin écrit : « les paysans ne s'étaient pas laissés troublés par le jeu des grandes eaux célestes et, à tous les carrefours, sur les rocs au milieu des ajoncs, dans les fleurs violacées des bruyères, on apercevait des groupes pittoresques de Bretons et de Bretonnes venus parfois de fort loin pour voir ce qu'ils n'avaient jamais vus : le chef de l'État. Dans leur attitude se révélait toute l'âme bretonne ; fiers, silencieux, recueillis, ils semblaient presque en prière, les hommes découverts, tenant dans leurs bras croisés leur chapeau de feutre aux larges rubans de velours, les femmes pour la plupart agenouillées, les plus vieilles appuyant leur menton sur le bout de leur solide bâton »[50].

Ce fut la seule visite d'un chef d'État français dans l'histoire de Pleyben.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La voie ferrée du réseau breton[modifier | modifier le code]

Jour de procession à Pleyben entre 1903 et 1920 (photo auteur inconnu).
Le monument aux morts de Pleyben.

Le 30 mars 1904 ouvre le tronçon ferroviaire du réseau breton allant de Carhaix à Pleyben, inauguré par le sous-secrétaire d'état aux postes et télégraphes Bérard par un temps détestable: un vin d'honneur est servi par la municipalité et des binious jouent la Marseillaise[51]. Cette ligne ferroviaire à voie métrique a huit stations à Port-de-Carhaix, Saint-Hernin-Cléden, Spézet-Landeleau, Châteauneuf-du-Faou, Langale, Lennon et Pleyben[52]. C'est un tronçon de la future ligne longue de 41 km Carhaix-Châteaulin dont le reste, la section entre Pleyben et Châteaulin ouvre en 1907 (inauguration le 15 décembre 1907) avec des arrêts intermédiaires à Saint-Segal et Port-Launay.

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le 29 mai 1927, le maire de Pleyben prenait un arrêté interdisant au curé de la commune, l'abbé Kervendal, la vente, l'exposition ou la distribution de tous imprimés, journaux, sous le porche ainsi que dans le square de l'église, incluant le calvaire et l'ossuaire. Le curé fit un recours en Conseil d'état et cet organisme annula l'arrêté du maire[53].

En 1935, le XXVe congrès des Bleun-Brug se déroule pendant 4 jours à Pleyben du 1er au 4 septembre[54]. En 1937, une manifestation de la Fédération républicaine (droite nationaliste) rassemble 15 000 personnes en présence de Xavier Vallat[55].

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pleyben porte les noms de 318 habitants de la commune morts pour la France pendant les guerres du XXe siècle : 290 pendant la Première Guerre mondiale, 21 pendant la Seconde Guerre mondiale, 5 pendant la guerre d'Indochine et 2 pendant la guerre d'Algérie[56].

Le maquis de Penarpont (Pen-ar-Pont) - Beuzit- Keralliou[modifier | modifier le code]

Entre le 12 octobre 1943 et le 25 octobre 1944, un maquis se met en place à Penarpont (l'écluse de Penarpont se situe sur l'Aulne, à la limite des communes de Pleyben et Lothey), les résistants (parmi eux, Auguste Le Guillou, Jean Charles, Jacques Poquet, Jean Baugion) se cachant dans l'ardoisière de Roz-Divez, située entre les écluses de Penarpont et du Guilliec. Ils furent rejoints par d'autres, en particulier des réfractaires du STO, trois Belges et deux déserteurs russes de la Wehrmacht basée à Brest, Nicolas Filatov et Philippe Petroschitzki. Parmi leurs actions, le déraillement d'un train chargé de granulats (destinés à la construction du Mur de l'Atlantique) à la carrière du Hinguer en Cast, le déraillement d'un train de munitions allemandes sur la voie ferrée de Quimper à Brest à Quimerc'h et l'attaque de la prison Saint-Charles à Quimper[57]. En représailles, le 6 août 1944, 15 personnes sont fusillées dans le bourg de Quimerc'h. Trahis par l'un d'entre eux, des résistants sont arrêtés par la Feldgendarmerie allemande le 26 avril 1944. Sept d'entre eux furent fusillés sur les dunes de Mousterlin en Fouesnant (un Belge, G de Neve ; les deux déserteurs russes ; L. Gouillou, du Relecq-Kerhuon ; Robert Le Cren, de Kerfeunteun[58] ; Charles Levenez, de Crozon ; Laurent Pennec, de Langolen) et 5 disparurent (un Belge, Théophile Mertens[59] ; F. Le Baut, de Gouezec ; J. Le Du, du Cloître-Pleyben ; Marcel Milin, de Châteaulin[60] ; Yves Sizun, de Landerneau) [61]. Un monument commémoratif, inauguré le 27 mai 2009, se trouve à l'écluse de Penarpont.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Par décret du 8 brumaire an X est créé le canton de Pleyben regroupant les communes de Brasparts, le Cloître-Pleyben, Edern, Gouezec, Lannedern, Lennon, Loqueffret, Lothey et Pleyben.

En 2010, la commune de Pleyben a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[62].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1835 après 1835 Salonne   Nommé par le roi
avant 1838 après 1838 Pierre Favennec   Nommé par le roi
avant 1843 après 1843 Rannou   Nommé par le roi
avant 1856 après 1860 Le Borgne   Nommé par le gouvernement impérial
avant 1862 après 1873 Charles Louis Baptiste Le Breton Républicain libéral Notaire. Nommé par le gouvernement impérial. Fut député quelques mois en 1848 et en 1871
avant 1876 vers 1879 Paul Le Borgne   Nommé par le gouvernement.
vers 1880 vers 1880 Charles-Raymond Le Breton   Fut aussi sous-préfet de Châteaulin à partir de 1881. Chevalier de la Légion d'honneur en 1892.
avant 1904 après 1904 Gabriel Miossec Républicain progressiste Également député de 1900 à 1906
avant 1911 après 1911 Le Roux    
avant 2001 mars 2001 Paul Flochlay Divers droite  
mars 2001 2008 Jeannine Pichon Divers droite  
mars 2008 2013 Annie Le Vaillant Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de Pleyben :
Taillé : au premier de sable au rencontre de vache d'or, au second d'azur à l'épi de blé d'or posé en pal ; à la barre d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable posées dans le sens de la barre.
Devise : Pleiben war raok atao
Présenté sur le site officiel de la commune[63].
(les armoiries rappellent la spécialisation de la commune dans une agriculture reposant sur la polyculture autour des céréales et de l'élevage des bovins.)

Démographie[modifier | modifier le code]

Pleyben avait 6 000 "communiants" vers 1780[27], mais la paroisse incluait alors Saint-Ségal et Le Cloître.

En 2011, la commune comptait 3 687 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 676 4 014 4 019 4 040 4 508 4 635 4 672 5 010 4 901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 897 5 164 5 289 4 908 5 227 5 327 5 324 5 683 5 617
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 579 5 643 5 541 4 955 5 012 4 579 4 562 4 575 3 998
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 840 3 713 3 477 3 491 3 446 3 397 3 611 3 630 3 687
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2004[65].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire : L'essor démographique de la commune dans la première moitié du XIXe siècle est lié à la construction du canal de Nantes à Brest qui facilita ensuite les transports, entre autres celui des ardoises provenant des ardoisières de Pont-Coblant. L'apogée de la population date de la fin du XIXe siècle : 5 683 habitants en 1891, soit un gain de 2 007 habitants (+ 54,6 %) en 98 ans entre 1793 et 1891. La population stagne ensuite jusqu'à la Première Guerre mondiale. La majeure partie du XXe siècle se caractérise par un déclin presque continu, Pleyben perdant 2 144 habitants (- 38,7 %) en 88 ans entre 1921 et 1999. À la fin du XXe siècle, la commune est moins peuplée qu'en 1793 et le reste encore aujourd'hui, même si la première décennie du XXIe siècle montre un certain regain démographique, la commune ayant regagné 214 habitants en 10 ans entre 1999 et 2009. Pleyben bénéficie du désenclavement routier, de l'implantation d'entreprises dans sa zone d'activités et de la proximité de Châteaulin.

Le solde naturel reste légèrement négatif (- 0,2 % l'an en moyenne entre 1998 et 2007 (43 naissances pour 60 décès par exemple en 2007). Par contre, le solde migratoire, longtemps négatif, est redevenu positif depuis 1975 (+ 1,1 % l'an en moyenne entre 1998 et 2007). La structure par âges de la population montre toutefois une population relativement vieillie: les 65 ans et plus forment 21,3 % de la population et les moins de 15 ans 19,0 % seulement en 2006 ; cette année-là, par tranches d'âges de 15 ans, c'est toutefois la tranche d'âge des 30-44 ans qui était la plus nombreuse (20,4 % de la population totale)[66].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Pleyben possède un "lycée professionnel des métiers du bâtiment".[67]
  • Le collège Louis-Hémon.
  • La MFR de Pleyben
  • Le collège privé Saint-Germain

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture se caractérisait traditionnellement par une polyculture, principalement de céréales, associée à l'élevage bovin. Les dernières décennies ont vu se développer un important élevage hors-sol de porcs et de volailles.

Des entreprises agro-alimentaires valorisant des spécialités régionales se sont développées, la plus connue étant les "Galettes de Pleyben" (biscuiterie), d'autres fabriquant crêpes, chocolat[68] et tripes.

Une zone d'activités, dénommée "la Croix du Dreverz" a été aménagée à proximité de l'échangeur de la voie express, au sud de la commune.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enclos paroissial de Pleyben.

Autres monuments et sites[modifier | modifier le code]

Chapelles et calvaires[modifier | modifier le code]

Pleyben possède sur son territoire communal sept chapelles[70] :

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  • la chapelle de la Madeleine (fin XVIe siècle) : déjà mentionnée en 1500 et dépendant alors de la seigneurie de Quillien (dénommée aussi Treffléau), la chapelle, en forme de croix latine, a connu depuis plusieurs restaurations, en particulier en 1731 et 1858[79]. Son calvaire date de la fin du XIXe siècle. Son sol est couvert de très grandes dalles de schiste[80]. Une fontaine est encastrée dans sa façade[81]. Elle possède une statue, ainsi qu'un vitrail, représentant sainte Marie-Madeleine. Les armes ds seigneurs de Quillien sont représentées sur une vitre, ainsi que leur devise en breton : Tevel ha gober ("Se taire et agir").
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  • la chapelle Neuve (ou "chapelle de la Congrégation") : sa première mention remonte à l'an 1700, mais la chapelle actuelle date de 1889 ; elle est située en plein bourg de Pleyben[82]. Elle a été récemment enrichie d'une remarquable fresque dite "de l'apocalypse".
  • des croix et calvaires à Croas-Nu (datant du XVe siècle), Ar-Dreinden (XVIe siècle), Le Drevers (XVIe siècle), La Garenne (1890), Garsaliou (XVIe siècle), Garsmaria (datant du XVIe siècle), Le Grand-Pont (XIXe siècle), Guénily (1577), Keranfouis (XVIIe siècle), Kerouel (XVIIe siècle), Keryekel (XVIe siècle),Keryunet (1633), Lannélec (XVIe siècle), La Madeleine (fin XIXe siècle), Pont-Coblant (deux, l'un du XVe siècle, l'autre de 1945), Restavidan (XVe siècle), Saint-Algon (XVIe siècle), Saint-laurent (XVIe siècle) et ceux du bourg : outre ceux de l'enclos paroissial déjà décrits, celui du cimetière (1869, édifié par Larhantec), celui de Croas-an-Holen sur la place du bourg construit en 1920 en l'honneur des soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, et celui de Croas-ar-Gorré, au sud-est du bourg, datant du XVe siècle[83]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La maison du patrimoine : datant de 1709, elle servit de "petit collège" ( = école) pour les jeunes filles, créée par « Messire Nouël Favennec, escholier, maître d'école » jusqu'à sa fermeture en 1791; elle servit ensuite de commerce. C'est un témoignage du patrimoine bâti de la grand'place au XVIIIe siècle, les autres maisons de l'époque ayant disparu. Restaurée par la Communauté de communes, elle abrite désormais l'office du tourisme.
  • Le manoir de Trésiguidy n'est plus qu'une simple ferme, mais il subsiste des éléments de l'ancienne chapelle domestique du XVIIe siècle, le logis principal et un logis secondaire du XVIIe également, des dépendances de la fin du XIXe siècle ainsi que les armoiries au-dessus du portail d'entrée[12].
  • L'écluse de Trésiguidy, sur l'Aulne, à la limite entre Pleyben et Lothey, date de 1822 et est munie d'une passe à poissons depuis 1908. Les vestiges d'un moulin se voient encore sur la rive gauche[84]. La maison éclusière a été construite entre 1822 et 1828[85].
  • Pont-Coblant : ce site pittoresque, au bord de la vallée de l'Aulne canalisée, est idéal pour une balade le long du chemin de halage ou pour une partie de pêche à la ligne. Un club nautique propose en outre d'y pratiquer le canoë. Le camping municipal de Pleyben est implanté en bordure de l'Aulne[86].
  • Des moulins dont celui de Pennaud[87].
  • Le château de Quillien[88]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Les oiseaux dans la région de Pleyben (nombreuses photos et présentations d'oiseaux).

Personnalités liées à Pleyben[modifier | modifier le code]

  • Joseph Le Prédour, né à Pleyben en 1758, notaire à Quimper, puis juge à Châteaulin, fit partie des 26 administrateurs du Finistère guillotinés à Brest le 3 prairial an II (24 mai 1794). Le Prédour laissait une femme et six enfants, dont l'aîné avait à peine six ans. « On procéda », dit sa veuve, « à la vente de tous les meubles qui composaient notre ménage. » Des trois fils de Le Prédour, l'un devint médecin-chef de la Marine à Brest, un autre vice-amiral[89].
  • Charles-Louis-Baptiste Lebreton, né le 15 décembre 1800 à Ploërmel, fils d'un percepteur de Pleyben, devint chirurgien de marine (il assista au bombardement puis à la prise d'Alger par la marine française le 5 juillet 1830) puis fut médecin à Pleyben en 1834 : il y propagea les idées démocratiques. D'opinion libérale et républicain, il lutta contre la Monarchie de Juillet et élu le 23 avril 1848 représentant du Finistère à l'Assemblée constituante où il soutint le général Cavaignac et s'opposa à Louis-Napoléon Bonaparte, désapprouvant par exemple l'expédition de Rome[90]. Il ne fut pas réélu lors des élections à l'Assemblée législative la même année. Après d'autres échecs électoraux, il est à nouveau élu député en juillet 1871, s'inscrivant à la gauche républicaine, mais ne fut pas député longtemps en raison de la dissolution de la chambre. Il fut aussi conseiller général en 1871[91]. Il refusa la Légion d'honneur. Il meurt en octobre 1896 à Pleyben[92].
  • Corentin Halléguen, né à Pleyben le 10 décembre 1832, avoué à Châteaulin, fut maire de cette ville à partir de 1881. Conseiller général de Châteaulin depuis 1882, il fut sénateur, s'inscrivant à la gauche républicaine entre 1894 et sa mort le 8 juillet 1899 à Châteaulin[93]. Son fils, Théodore Halleguen fut député du Finistère de 1906 à 1910.
  • Louis Gargam, né le 20 mars 1838 à Pleyben, élève au grand séminaire de Quimper, fut volontaire pontifical en 1831, combattant dans les rangs de l'armée papale contre les partisans de l'unité italienne en particulier lors de combats à Ceprano. Ordonné prêtre en 1865, il fut nommé à Landerneau puis fut recteur de Plomodiern de 1883 à 1891. Il mourut le 25 novembre 1903 à la maison Saint-Joseph de Saint-Pol-de-Léon[94].
  • Paul Le Borgne, né le 4 septembre 1844 à Pleyben, docteur en médecine à Pleyben, maire de la commune de Pleyben en 1876, battu aux élections cantonales de 1881 par le comte de Legge, fut élu en 1889 député de la première circonscription de Châteaulin et réélu en 1893.« Je veux la République aux républicains » et « le maire à la mairie et le curé à l'église » furent deux de ses slogans. Candidat aux élections sénatoriales en 1900, il est battu. Conseiller général du canton de Pleyben, il est réélu en 1904. Il mourra le 28 janvier 1907.
  • Gabriel Miossec, né le 20 juillet 1867 à Dinéault (Finistère), fils de Yves-Gabriel Miossec (1839-1900), qui fut également député, fit ses études à l'École d'agriculture de Grignon, puis s'occupa d'agriculture et du commerce des vins. Maire de Pleyben, il succède le 18 juin 1900 à son père comme député de la première circonscription de Châteaulin, combattant la loi sur les associations, la loi sur les retraites ouvrières et la loi sur les boissons, est réélu en 1902 mais fut battu aux élections législatives de 1906. Il s'installa alors comme industriel à Audierne. Il décéda le 27 septembre 1954 à Rueil-Malmaison (Seine-et-Oise). Son fils Gabriel Miossec (1901-1983) fut également député entre 1962 et 1973.
  • Germain Cozien, né le 5 juillet 1878 à Pleyben, ordonné prêtre du diocèse de Quimper le 25 juillet 1901, docteur en théologie à Rome en 1903, fut professeur à l'abbaye de Quarr dans l'île de Wight (où se sont exilés les moines de l'abbaye de Solesmes à la suite de la loi sur les congrégations) à partir de 1911, puis abbé de ladite abbaye de 1921 à 1960. Il restaure l'abbaye de Fontgombault en 1948. Il meurt le 18 mai 1960 à Solesmes[95].
  • Yves Le Foll, né à Pleyben le 7 février 1912. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique (ENSET, aujourd'hui ENS Cachan). Maire PSU de Saint-Brieuc de 1965 à 1983. Député des Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor (1967,1973). Décédé à Saint-Brieuc le 1er septembre 1998.
  • Paul Mazé, né au village de Croaz Diben le 4 avril 1885 et décédé le 21 décembre 1976 à Tahiti. "Vicaire apostolique" (évêque) à partir de 1938 puis premier archevêque de Papeete (1966-1973).

Quelques traditions locales d'antan[modifier | modifier le code]

  • Quand un jeune homme avait une jeune fille en vue, il allait couper une branche de hêtre qu'il mettait en travers de la porte de sa belle qui devinait très bien de qui et de quoi il s'agissait.
  • Quand certains mariés ne s'entendaient pas, on les hissait dans une charrette et on les promenait autour du village pour leur faire honte. Après de semblables promenades, plusieurs, déjà séparés, revenaient paisiblement et pour de bon au logis familial.
  • Le soir de la noce, on servait chez les nouveaux mariés un repas plantureux. Le mets le plus répugnant à prendre était le chocolat mélangé au vin blanc dans un vase de nuit qui n'avait jamais servi, heureusement d'ailleurs. Le fou rire éclatait lorsque l'un ou l'autre pêchait dans le plat des grains de chapelet faits de pain et d'ail. Quand les nouveaux mariés refusaient un plat ou faisaient grise-mine devant le plat offert, on leur passait sur le visage le torch listel noir de suie.
  • La préparation des aires neuves en terre battue exigeait un malaxage sérieux. Pour y parvenir, des concours de danses étaient organisés. Les garçons entraînaient les filles du voisinage dans la glaise où elles s'enfonçaient jusqu'aux genoux. Pour évoluer gracieusement dans un tel milieu, les jeunes gens devaient faire preuve d'une virtuosité étonnante. Le soir, la fermière distribuait six mouchoirs de poche faits de sa main aux meilleurs danseurs de la journée[96].

Légendes[modifier | modifier le code]

La légende du diable de Pont-Coblant : Quand on voulut transporter les ardoises de Pont-Coblant vers le Léon, on s'aperçut que le pont de bois de Pont-Coblant ne serait pas assez solide. Le diable Polig fit alors des offres au maître-carrier pour construire un solide pont de pierre, contre l'âme du premier vivant qui le traverserait. L'accord fut conclu. Au lever du jour, le pont était terminé. Le maître-carrier siffla alors son chien qui était sur l'autre rive. L'animal bondit et traversa le pont, au grand désappointement du diable berné une fois de plus (transcrit par René Trellu).

Romans se déroulant à Pleyben[modifier | modifier le code]

  • La soif de l'or, Charles de La Paquerie, éditions Ardent, Limoges, 1898 (la totalité du roman se déroule à Pleyben)[97].
  • Au lit de mort, Marie Alexandre Dumas, éditions Michel Lévy, Paris, 1867 (l'un des héros du roman se nomme Monsieur de Pleyben)[98].

Tableaux représentant Pleyben et sa région[modifier | modifier le code]

  • Émile Dezaunay
    • La petite mendiante de Pleyben (eau-forte et aquatinte en couleurs; S ; Dim ; H : 41,7 cm × L:31 cm ; collection du musée des Beaux-Arts de Pont-Aven)
    • Noces à Pleyben (dessin aquarelle ; SD ; Dim ; H : 41 cm × L : 31 cm ; vente France le 20 mai 2001)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. vigicrues.ecologie.gouv.fr
  2. letelegramme.com, 2 mars 2010.
  3. premiumwanadoo.com
  4. a et b infobretagne.com
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Guy Leclerc, Pleyben : son enclos et ses chapelles (photographies de l'auteur et de Jean-Paul Gisserot), Paris, 2007 (réd.), 31 p. (ISBN 978-2-87747-940-0)
  • Patrick Thomas et Loïc de Cargouët, Pleyben, le calvaire, CMD, Montreuil-Bellay, 1999, 45 p.
  • André Legrand, "Pleyben", Editions Ouest-France, Rennes, 1979.
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  • Paul Peyron, Jean-Marie Abgrall, "Pleyben" (Notices des paroisses du diocèse de Quimper et de Léon). Dans : Bulletin de la commission diocésaine d´architecture et d´archéologie, vol. IV, 1914.