Plonévez-du-Faou

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Plonévez-du-Faou
L'église paroissiale.
L'église paroissiale.
Blason de Plonévez-du-Faou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteauneuf-du-Faou
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Guy Rannou
2014-2020
Code postal 29530
Code commune 29175
Démographie
Gentilé Plonévéziens
Population
municipale
2 157 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 15′ N 3° 50′ O / 48.25, -3.8348° 15′ Nord 3° 50′ Ouest / 48.25, -3.83  
Altitude Min. 50 m – Max. 275 m
Superficie 80,73 km2
Localisation

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Plonévez-du-Faou [ploneve dy fu] est une commune du département du Finistère, faisant partie du Poher, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Plonévez-du-Faou
Le Cloître-Pleyben Le Cloître-Pleyben Collorec
Le Cloître-Pleyben Plonévez-du-Faou Collorec
Lennon Châteauneuf-du-Faou Châteauneuf-du-Faou

Plonévez-du-Faou est une commune rurale très vaste (8 073 ha), la deuxième du Finistère en superficie, située dans le centre du département de Finistère. La commune s'étend au sud des monts d'Arrée, non loin du parc naturel régional d'Armorique, dans le bassin de Châteaulin. Elle fait partie du « pays Darloup » qui correspond au nord du canton de Châteauneuf-du-Faou centré sur les communes de Plonévez-du-Faou et Collorec (le nom proviendrait de celui d'un filet que portaient traditionnellement les dames de la région[1]).

Elle est drainée par l'Aulne et trois de ses affluents, l'Éllez, le Ster Goanez et le Quilliou.

Localisation de la commune de Plonévez-du-Faou dans le Finistère.

Le bourg[modifier | modifier le code]

Saint-Herbot[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saint-Herbot.

Géologie[modifier | modifier le code]

Un gisement de calcédoine[2] existe sur le territoire communal, ainsi qu'à Collorec[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plonévez-du-Faou vient du breton ploe (paroisse) et nevez (nouveau). « Faou » se réfère au pays dans lequel elle est située « Pagus en Fou » (XIe siècle), le mot faou en breton signifiant "hêtre". La paroisse faisait partie du pagus du Faou, comme la commune voisine de Châteauneuf-du-Faou, ce qui explique le suffixe "Faou" accolé aux deux localités[4].

On rencontre les appellations suivantes : Plueu Neugued in Pou (XIe siècle), Plebs nova in Fago (en 1234), Ploenevez dou Fou (en 1338). Plonévez-du-Faou, après avoir fait partie de la vaste paroisse primitive de l'Armorique de Plouyé, fut probablement à partir du XIIIe siècle, une paroisse englobant Landeleau, Châteauneuf et les trèves de Collorec, de Loqueffret et de Saint-Herbot qui deviennent des paroisses indépendantes dans la première moitié du XIXe siècle. Par contre Plonévez-du-Faou annexe l'ancienne paroisse du Quilliou en 1820[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Plonévez-du-Faou (ou Plounevez-du-Faou) est fondée au détriment de l'ancienne paroisse primitive de l'Armorique de Plouyé, sans doute avant le XIIIe siècle. À l'origine, elle englobait les territoires de Collorec, de Landeleau, de Châteauneuf et une partie de Loqueffret et était vaste de 1 300 hectares. Au XIe siècle, elle n'englobe plus que le territoire de Collorec. Les trêves de Collorec et Loqueffret en sont détachées lors du Concordat et Saint-Herbot est érigée en paroisse par ordonnance épiscopale du 21 septembre 1942. Le 14 décembre 1820, la paroisse du Quilliou avec ses 11 hameaux est rattachée à Plonévez, tandis que Collorec devient une paroisse indépendante. Plonévez-du-Faou dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille et doit son nom additionnel aux anciens vicomtes du Faou. La commune de Plonévez-du-Faou renferme actuellement les paroisses de Plounévez-su-Faou et de Saint-Herbot.

Un camp de l'âge du fer se trouve sur le territoire communal à Tréambon, ainsi que plusieurs mégalithes, tumuli et vestiges d'allée couverte. Des monnaies osismes ont été découvertes à Creac'h-Madiec[5]. Une sépulture à vase cinéraire a été trouvée en 1912 à Pratinou[6] par un paysan, François Bicrel.

En 1878, à "Creac’h Madiec" en Plonévez-du-Faou, de 12 000 à 15 000 monnaies romaines, datées des règnes de Gallien et d’Aurélien, ont été découvertes.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie principale de la paroisse de Plonévez-du-Faou était celle de Mezle, passée dès le XIVe siècle à la famille du Chastel. On y voyait aussi les terres nobles de Kernevez (propriété, au XVe siècle, de la famille de Coëtqueveran), de Méros (ancienne propriété de la famille de Rosily) et de Spernen.

En 1593, des habitants de Plonévez-du-Faou participent à la lutte contre le « brigand de Cornouaille » Guy Éder de La Fontenelle qui, depuis son repaire du château du Granec en Collorec écume tout le Poher[7].

Article détaillé : Guy Éder de La Fontenelle.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

Les habitants de Plonévez-du-Faou participent à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675[8]. Les habitants de la paroisse, y compris ses six ou sept prêtres[9], participèrent à la mise à sac du château de Kergoët en Saint-Hernin. La paroisse dut verser 9000 livres au marquis Le Moyne de Trevigny, le propriétaire de la demeure, en dédommagement pour le préjudice subi. Les paroissiens s'étaient particulièrement fait remarquer avec leurs tambours et leurs enseignes.

Article détaillé : Révolte des Bonnets rouges.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1789, les habitants de Plonévez-du-Faou rédigèrent un cahier de doléances qui a été conservé. Ils demandent entre autres « que la hauteur, largeur et épaisseur des boisseaux et autres mesures dont se servent les seigneurs pour la perception de leurs rentes soient réglées et fixées, par rapport que si la mesure est trop large et trop épaisse, elle emporte trop de comble, et que les seigneurs soient tenus de fournir à leurs sergents bailliagers un homme pour mesurer lesdits grains »[10].

En juin 1795, une troupe de chouans commandée par Georges Cadoudal, de retour de l'attaque de la poudrerie de Pont-de-Buis, passe par Plonévez-du-Faou, en chemin pour regagner son refuge de Locoal-Mendon dans le Morbihan[11].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1867, le chemin de Carhaix à Port-Launay, passant par Collorec, Plonévez-du-Faou, Le Cloître-Pleyben et Pleyben, est classé dans la voirie départementale ("chemin d'intérêt commun" n°7) car « ces communes vont y puiser leurs calcaires » et en 1873 est ouvert le chemin de grande communication n°36, construit à partir de 1861, « de Morlaix à Plonévez-du-Faoud via Plounéour-Ménez, la montagne d'Arrez [Arrée], La Feuillée et Loqueffret, avec le contournement du Moulin à vent »[12]. En avril 1877, l'aménagement de cet axe routier dans la traversée du bourg de Plonévez-du-Faou entraîne la démolition du presbytère existant et sa reconstruction[13].

En 1872, la commune, qui possède déjà quatre foires annuelles (les 12 mai, 25 août, 6 décembre et le vendredi après le dimanche de la Trinité[14]), se voit refuser par le conseil général du Finistère sa demande de création de six nouvelles foires annuelles car « 60 foires et marchés qui ont lieu à Châteauneuf, Pleyben et Le Huelgoat suffisent pour les échanges et transactions de toutes sortes et (…) que les foires trop fréquentes sont nuisibles et désavantageuses à l'agriculture »[15]. Déjà en 1865, le Conseil municipal avait demandé en vain l'autorisation de création de 10 nouvelles foires annuelles. Une nouvelle foire est finalement autorise par le préfet du Finistère en... 1934[16].

L'agriculture est longtemps restée très traditionnelle. Dans un article daté de 1893, Louis Gallouédec écrit : « Trop de fermes ont encore le toit de chaume sur des murs de pierres cimentées uniquement de boue. Si vous y passez enfin vers la fin août, vous y verrez avec étonnement battre le blé au fléau, un instrument que vous croyiez banni du monde civilisé depuis la découverte des machines à battre. C'est surtout en tirant sur la montagne, vers Plounévez-du-Faou [Plonévez-du-Faou], Saint-Herbot, Plouyé, Scrignac, que vous serez frappé de ces traces d'un passé d'ignorance et de misère »[17]

En 1896, un proçès fut intenté par le curé de Plonévez-du-Faou, l'abbé Caradec, et trois de ses vicaires, les abbés Guillevéré, Kersendy et Portier devant le tribunal correctionnel de Versailles pour diffamation contre les sieurs Maréchaux et Vibert, directeur et rédacteur de l'hebdomadaire Journal de Seine-et-Oise, en raison d'un article du 2 novembre 1895 intitulé Paysages bretons du dit journal insinuant que, à Saint-Herbot, le desservant et ses vicaires « auraient des relations impudiques avec des femmes qui, pour conjurer leur stérilité, viendraient se frotter contre une pierre placée à une certaine distance de cette chapelle »[18]. Les prêtres obtinrent la condamnation des prévenu. Par delà la diffamation probable, cet article illustre la persistance à la fin du XIXe siècle de cette coutume pour les femmes en mal d'enfant.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les difficultés de l'enseignement[modifier | modifier le code]

En 1902, l'école des sœurs rouvre sous la direction d'une institutrice laïque[19].

En 1920, l'inspecteur académique du Finistère signale qu'à Plonévez-du-Faou six écoles de hameau ne sont encore qu'en projet ! Il conclut que les élèves seraient plus assidus si l'école était moins éloignée[20].

L'émigration[modifier | modifier le code]

Nombreux sont alors les habitants originaires de la commune à quitter la région pour chercher du travail ailleurs. L'Ouest-Éclair en fournit un exemple en 1929 en Dordogne : « Traversons Manzac, enseveli sous le feuillage ; saluons à la sortie du bourg M. et Mme François Le Moal, de Plonévez-du-Faou, métayers satisfaits »[21].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 17 mai 1943 vers 13 heures, un combat aérien se déroule au-dessus des communes de Plonévez-du-Faou, Scrignac et Berrien. Un avion anglais tombe en flammes à l'est du bourg de Plonévez-du-Faou, et des incendies, provoqués par la chute des réservoirs ou des projectiles, se déclarent sur le territoire des communes de Plonévez-du-Faou, La Feuillée et Scrignac[22].

C'est à Plonévez-du-Faou que le premier maquis breton a été constitué pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est exact que de jeunes résistants, venus de Pont-l'Abbé, ont stationné pendant une quinzaine de jours à Plonévez-du-Faou (dans la ferme de Jean-Louis Berthélémé à Kersalut) début juillet 1943, cependant vu la situation géographique de la ferme, ils ont dû se replier vers Saint-Goazec où fut constitué, au bois dit « Coat Quéinec », le premier maquis de Bretagne fin juillet 1943[23].

Le 30 mai 1944, un homme dénommé Jaouen est tué de 17 balles de mitraillette par des militaires allemands à Plonévez-du-Faou[24].

Le 12 juillet 1944, trois résistants, Germain Paris, Henri Perennou[25] et Louis Salaün, sont tués à Kerabron[26] en Plonévez-du-Faou.

Le 5 août 1944 vers 15 heures, alors que des combats violents sont en cours à proximité de la RN 787 (actuelle RN 164) entre les troupes américaines et allemandes, plusieurs fermes furent incendiées dans les villages de Kervarziou, de Penn Broëz et de Magorven en Châteauneuf-du-Faou, ainsi que dans ceux du Divit et de Langalet en Plonévez-du-Faou[27].

Depuis la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dans la décennie 1970, le remembrement suscita des passions à Plonévez-du-Faou ; il fallut même faire intervenir les CRS.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1840  ? Guériff   Nommé par le gouvernement royal
avant 1860 avant 1865 Danyel-Beaupré   Nommé par le gouvernement impérial
avant 1865   Le Guern   Nommé par le gouvernement impérial
 ?  ? Jean Hourmant   Conseiller général
mars 2001 2008 Daniel Quelfeter    
mars 2008 en cours Guy Rannou    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La paroisse avait 6 600 « communiants » vers 1780, y compris les trèves de Collorec et Loqueffret.

En 2011, la commune comptait 2 157 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 750 2 441 2 788 3 160 3 532 3 802 3 703 3 747 3 688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 589 4 416 4 047 3 571 3 962 4 142 4 242 4 485 4 765
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 825 4 964 5 188 5 193 5 138 4 568 4 247 4 041 3 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 319 3 063 2 733 2 515 2 257 2 206 2 106 2 157 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1874, la commune est divisée en deux sections électorales, celle de Plonévez-du-Faou avec 3 112 habitants et celle de Saint-Herbot avec 459 habitants[30].

Au début du XXe siècle les familles nombreuses étaient encore très fréquentes : ainsi, pour la seule année 1924, trois familles de la commune reçoivent la médaille d'honneur de la famille française : la famille Grannec G (11 enfants) ; la famille Guéguen P. (10 enfants) ; la famille Guillou J. (10 enfants)[31].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2008 est organisée à Plonévez-du-Faou chaque année « agrifête », une fête de la ruralité[32].

Économie[modifier | modifier le code]

  • La biscuiterie Cadiou, fondée vers 1960, implantée originellement à Plonévez-du-Faou, où elle a compté jusqu'à 80 salariés, a essaimé à Derval (Loire-Atlantique) ; elle fabriquait des palets bretons et des quatre-quarts. Elle a fermé fin 2004.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Herbot.
  • la chapelle Saint-Herbot, ancienne église paroissiale de la paroisse éponyme[5].
Article détaillé : Saint-Herbot.
La chapelle Saint-Clair.
La chapelle Saint-Clair et son calvaire
  • la chapelle Saint-Clair date du XVIe siècle mais a été restaurée au XXe siècle ; elle abrite aussi plusieurs statues dont celles de saint Éloi, sainte Brigitte, saint Jean-Baptiste ainsi qu'une Vierge-Mère. Son pardon a lieu le dernier dimanche d'août.
  • de nombreux calvaires et croix[33], les principaux étant :
    • le calvaire de Saint-Herbot (1570).
    • le calvaire du placître de Saint-Eutrope au Quilliou (XIVe siècle).
    • le calvaire de Kernévez-Saint-Clair (vers 1550).
    • le calvaire de Kerivarc'h (1542) porte des statues du Christ ressuscité et d'une Vierge de Pitié.
    • le calvaire de Kervillerm date du XIVe siècle et présente sur sa croix monolithe une Vierge à l'Enfant.
    • le calvaire de Cravec date de 1670 selon une inscription sur le socle. Cassée en deux morceaux, elle a été restaurée[34].
    • le calvaire du cimetière paroissial (1513), restauré en 1856
    • les calvaires de Kervriou, Lannunvez, Locquénolé, etc.

Autres monuments et sites[modifier | modifier le code]

  • le château du Rusquec (XVIe siècle) (privé)
  • 13 moulins dont ceux de Canvel, de Castelborc’h, du Chapitre, de la Haye, de Kerladien, de Loguénolé, de Pont-an-Aour, du Quilliou, de Rosbras, du Rosveur…

Plonvez-du-Faou et la littérature[modifier | modifier le code]

  • La Mariée rouge[35], roman policier d'Hervé Jaouen, évoque Plonévez-du-Faou. Le roman a fait l'objet d'un film ayant le même titre[36].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Famille de Rosily[modifier | modifier le code]

Plusieurs membres de la famille de Rosily, originaire du château de Méros, ont laissé une trace dans l'histoire[37] :

  • le plus ancien ancêtre connu est Roland de Rosily, contemporain de Saint-Louis (XIIIe siècle)
  • Josèphe Yvonne de Rosily, dame du Coëdic, seigneur de Kergroaler (début XVIIe siècle).
  • Joseph Marie de Rosily, marié en 1698 à Françoise Geneviève Le Pape de Coetlespel, eurent au moins deux enfants :
      • Pierre Joseph de Rosily, né à Brest en 1750, décéda au château de Méros le 16 août 1759.
      • François Guillaume de Rosily, né à Brest le 14 décembre 1751, devint également amiral. Il commanda entre autres en 1791 la frégate La Fidèle.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

  • Joseph René Guéguen, né le 4 novembre 1832 à Châteauneuf-du-Faou, greffier, puis notaire à Plonévez-du-Faou ente 1875 et 1881, maire de Plonévez-du-Faou en 1882, longtemps conseiller général du canton de Châteauneuf-du-Faou, fut élu député en 1881, battu en 1885, mais à nouveau élu en 1889, membre de la gauche républicaine. Il est décédé en mai 1891[40].
  • Jean-Louis Berthélémé, né en 1900, cultivateur, ancien combattant de la première guerre mondiale, est à nouveau mobilisé en 1939 et fait prisonnier. Il s'évade d'Allemagne et, membre du PCF Clandestin, rejoint les rangs de la Résistance, hébergeant des maquisards, ravitaillant les maquis locaux et aidant cinq aviateurs américains à fuir. Nommé en mai 1943 capitaine des FFI par le gouvernement d'Alger, il est arrêté en novembre de la même année sur dénonciation. Torturé, il est déporté au camp de concentration d'Ellrich, puis à celui de Buchenwald où il meurt le 4 mars 1945[41].
  • Jean Hourmant, né en 1927, fut président du CDCA ou CID-UNATI, longtemps maire de Plonévez-du-Faou et conseiller général, a été depuis 1988 président du « Comité pour l’aménagement à 2x2 voies de l’axe central », la RN 164 Châteaulin-Carhaix-Loudéac-Montauban-de-Bretagne-(Rennes), qu'il continue encore à présider[42].

Légendes[modifier | modifier le code]

  • La légende de Tuchenn ar follez (Butte de la Folie) : un tumulus désigné par ce nom se trouve dans le nord de la commune sur l'ancien domaine ducal de Kout-Bihan. La légende dit qu'il est dangereux de mal s'y conduire la nuit, on peut y perdre la raison ; une noce qui s'y serait rendu par bravade aurait même disparu[43].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Petit Train Rosporden-Plouescat, Annick Fleitour, Éditions Ressac, Quimper, 2001. [historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Plonévez-du-Faou de 1912 à 1935]
Pont du petit train
  • « Les forgerons de Plonévez-du-Faou », revue Armen n° 29, année 1990.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://ecolebretagne.discutforum.com/geographie-f6/les-pays-ethnologiques-partie-1-t54.htm
  2. R.PIERROT, L. CHAURIS, C. LAFORET (1973) : Inventaire minéralogique de la France : 29- Finistère, BRGM Paris
  3. http://www.maxisciences.com/calc%E9doine/tout-savoir.html
  4. Christian Ménard, Armand Puillandre, "Étymologie de l’appellation "Faou" appliquée à Châteauneuf-du-Faou et à Plonévez-du-Faou", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXII, 1982
  5. a, b et c http://www.infobretagne.com/plonevez-du-faou.htm
  6. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077040/f31.pagination.r=Plon%C3%A9vez-du-Faou.langFR
  7. name="Moreau-Wacquet">chanoine Jean Moreau, Henri Wacquet (publié par), Mémoires du chanoine Jean Moreau sur les guerres de la ligue en Bretagne, Quimper, 1960
  8. Leclerc (G), La Révolte du Papier timbré à Carhaix et dans sa région, Bull. Association Bretonne, CX, 2001, p.137-152, Puillandre (A), Sébastien Le Balp, Bonnets rouges et papier timbré, Keltia Graphic, Spézet, 1996
  9. Jean Lemoine, La Révolte dite du papier timbré ou des bonnets rouges en Bretagne en 1675, Rennes, 1898, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54767465/f162.pagination
  10. « Cahier de doléances de Plonévez-du-Faou », cité par Annales de Bretagne, année 1906, [lire en ligne]
  11. Journal Le Temps no 15863 du 8 juillet 1903 et no 15864 du 9 juillet 1903
  12. Rapports et délibérations du conseil général du Finistère, années 1861, 1867 et 1873
  13. Rapports et délibérations du conseil général du Finistère, avril 1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562884x/f63.image.r=Guerlesquin.langFR
  14. Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France et de plus de 20 000 hameaux en dépendant, 1844-1846, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55500863/f412.image.pagination.r=Ch%C3%A2teauneuf-du-Faou.langFR
  15. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f373.pagination.r=Plon%C3%A9vez-du-Faou.langFR
  16. Journal Ouest-Éclair no 13652 du 24 mars 1934, [lire en ligne]
  17. Louis Gallouédec, Revue Annales de géographie n° d'octobre 1893, [lire en ligne]
  18. Bulletin des arrêts de la Cour de cassation rendus en matière criminelle, année 1897, [lire en ligne]
  19. Bulletin des congrégations du 14 septembre 1902, [lire en ligne]
  20. L'Ouest-Éclair no 7281 du 23 septembre 1920, [lire en ligne]
  21. L'Ouest-Éclair no 10120 du 13 juillet 1929, [lire en ligne]
  22. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  23. Bugale Sant-Woazec
  24. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (Septembre 1941 - Août 1944), Astoure éditions, 2012, [ISBN 978-2-36428-032-8]
  25. Né le 19 février 1918 à Guiler-sur-Goyen, voir http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/complementter.php?id=5017550&largeur=1600&hauteur=900
  26. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29175&dpt=29&idsource=52742&table=bp08
  27. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (Septembre 1941 - Août 1944)", Astoure éditions, 2012, [ISBN 978-2-36428-032-8]
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
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  39. Xavier Beguin-Billecocq L’amiral de Rosily fait halte à Mascate (1785), article paru en 1991
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