Club Atlético River Plate

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34° 32′ 42.8″ S 58° 26′ 58.81″ O / -34.545222, -58.4496694

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River Plate

Logo du River Plate
Généralités
Nom complet Club Atlético River Plate
Surnoms El Millonario
La Banda Roja
Gallinas
Fondation 25 mai 1901
Couleurs blanc, rouge et noir
Stade Stade Monumental
(65 645 à 76 687 places)
Siège José Figueroa Alcorta 7597
C1428BCL Ciudad de Buenos Aires, Argentine
Championnat actuel Primera división
Président Drapeau : Argentine Rodolfo D'Onofrio
Entraîneur Drapeau : Argentine Marcelo Gallardo
Joueur le plus capé Drapeau : Argentine Amadeo Carrizo (520)
Meilleur buteur Drapeau : Argentine Ángel Labruna (293)
Site web www.cariverplate.com.ar
Palmarès principal
National[4] Championnat d'Argentine (35)[1],[2],[3]
International[4] Coupe intercontinentale (1)
Copa Libertadores (2)
Copa Sudamericana (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Le Club Atlético River Plate, appelé plus couramment River Plate, est un club de football argentin fondé le 25 mai 1901 et basé dans le nord de la ville de Buenos Aires, capitale argentine.

Avec trente-cinq titres de champion d'Argentine depuis l’avènement du professionnalisme en 1931 à 2014, River Plate est le plus titré du pays. Vainqueur de la Copa Libertadores, à deux reprises, et de la Coupe intercontinentale, il fait aussi partie des clubs les plus prestigieux du continent. Il est classé 3e club sud-américain du XXe siècle par la FIFA, et 4e par l'IFFHS. Le club est résident de l'un des plus grands stades du continent, surnommé El Monumental, dont la capacité est d'environ 70 000 places.

River Plate est le club le plus populaire du pays avec son grand rival Boca Juniors. Dans ce duel, River Plate est considéré comme le club porteño (du nom des habitants de Buenos Aires), soutenu par la bourgeoisie, tandis que Boca représente, lui, les classes sociales pauvres et plus modestes du sud de la ville. Le match entre ces deux géants du football sud-américain donnent lieu à l'un des derby les plus chauds au monde, le Superclásico.

Histoire[modifier | modifier le code]

La naissance du club[modifier | modifier le code]

Le Club Atlético River Plate est fondé le 25 mai 1901 à Buenos Aires, près du Riachuelo (en)[5] dans le quartier de La Boca. Il est la fusion de deux clubs, Santa Rosa et La Rosales[6]. Livio Ratto, dirigeant de Santa Rosa, propose pour le nouveau club le nom de « Club Atlético Forward » alors que Pedro Martínez, de La Rosales, propose « Club Atlético River Plate ». Martínez aurait lu l'expression « River Plate », traduction en anglais de Río de la Plata, sur un chantier de construction au port[5], où les marins ont pour habitude de jouer au football lors de leurs pauses[7]. Il est décidé que le nouveau club jouera pour ses débuts dans le stade de La Rosales, situé près de la darse sud. La première équipe du club est composée de Moltedo, Ratto, Cevallos, Peralta, Carrega, Kitzler, Martínez, Flores, Zanni, Messina et Leopoldo Bard, le premier président du club[7]. Le club change bientôt de stade pour jouer dans la ville de Sarandí, à quelques kilomètres au sud de Buenos Aires[6].

Le 3 avril 1905, des immigrés génois créent un nouveau club dans le quartier de La Boca : Boca Juniors[8]. Les deux clubs deviendront de grands rivaux sportifs. La rencontre des deux équipes est aujourd'hui connue mondialement comme le Superclásico, le match le plus important de la saison en Argentine.

La période amateur (1901-1930)[modifier | modifier le code]

photo de groupe d'hommes, au centre, sur trois rangs, des hommes en maillot rouge et blanc
L'équipe de 1908 qui accède à la première division

Le CA River Plate rejoint l'Argentine Football Association en 1905 et joue son premier match en troisième division le 30 avril 1905, où il concède une défaite 3-2 contre l'équipe de la faculté de médecine[9]. L'équipe accède à la deuxième division l'année suivante, et manque de justesse la montée en première division en 1907, après une défaite décisive face au Nacional (0-1). Ce dernier club est cependant bientôt dissous et River Plate reçoit le renfort de plusieurs de ses joueurs[9]. Le 13 décembre 1908, l'équipe joue la montée contre le Racing. Alors que River Plate mène par 2-1 et qu'il ne reste que quelques minutes de jeu, le stade est envahi par ses supporters. Les dirigeants de la fédération décide de faire rejouer le match deux semaines plus tard. Cette fois-ci, River l'emporte 7-0[7].

En 1909, River Plate est 2e de Primera División derrière Alumni. Le club connaît son pire classement en 1912 en finissant à la dernière place mais la décision de la Fédération de restructurer la première division permet à l'équipe de ne pas descendre en division inférieure. River Plate remporte en 1914 la Copa de Competencia (es), une compétition organisée par la Ligue argentine de football[9],[10], puis est de nouveau dauphin, du Racing Club cette fois, en 1917 et 1918.

En 1920, River Plate remporte son premier titre national, au sein de l'Asociación Amateurs de Football (es), une fédération sécessionniste fondée l'année précédente (Boca Juniors remporte cette même année le titre de l'Asociación Argentina de Football).

Période professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1931, le football argentin devient professionnel. Le club acquiert Carlos Peucelle puis Bernabé Ferreyra pour des sommes records. Ces investissements et l'emménagement en 1925 de River Plate à Núñez, un quartier huppé de la capitale argentine, en fait un club des « riches », comme le souligne le surnom affublé au club : Los Millonarios (en français : « les millionaires »)[11]. Dès lors le club s'impose comme l'un des meilleurs du pays, et remporte le championnat régulièrement : 1932, 1936 (deux fois), 1937, etc. Le 25 mai 1938 le club inaugure une nouvelle enceinte, la plus grande du pays : le Stade Monumental.

Dans les années 1940 et 1950, le style de jeu offensif prôné par le club permet l'éclosion de nombreux joueurs spectaculaires. Outre Alfredo Di Stéfano et Omar Sívori, qui s'expatrient rapidement en Europe où ils deviennent de grandes vedettes, Moreno, Muñoz, Pedernera, Labruna et Loustau composent la célèbre Máquina. River Plate remporte pendant cette période dorée quatre titres de champion entre 1941 et 1947, puis cinq autres entre 1952 et 1957. Elle est suivie d'une période sans titre longue de 18 ans, marquée par dix places de dauphin. En 1966, le club atteint la finale de la Copa Libertadores, le tournoi continental, où il s'incline après une finale d'appui face au CA Peñarol, malgré les 17 buts de son attaquant Daniel Onega.

Le renouveau de River Plate intervient en 1975 avec à la baguette l'entraîneur Ángel Labruna qui dispose de joueurs comme Daniel Passarella ou Norberto Alonso. Le club remporte les deux éditions du championnat en 1975 et redevient l'un des grands du continent sud-américain en atteignant de nouveau la finale de la Copa Libertadores. Mais il s'incline une nouvelle fois en match d'appui, face à Cruzeiro. Labruna remporte quatre autres championnats avant son départ en 1981.

L'Uruguayen Enzo Francescoli, surnommé El Príncipe, offre en 1986 le championnat à son club, avant de partir en Europe. Même privé de son attaquant vedette, River Plate brille et remporte enfin la Copa Libertadores pendant l'automne face à América de Cali, puis la Coupe intercontinentale en décembre, face au Steaua Bucarest, grâce à un coup franc d'Alzamendi[12]. L'année suivante, River remporte la Copa Interamericana.

Les années 1990 et 2000 voient l'éclosion de très nombreux joueurs, tels Gabriel Batistuta, Roberto Ayala, Hernán Crespo, Pablo Aimar ou encore Javier Mascherano, qui marquent chacun leur tour l'histoire du club. Le 26 juin 1996, River Plate remporte sa deuxième Copa Libertadores grâce à un doublé de Hernán Crespo, face à América de Cali encore. Il remporte les années suivantes de nombreux titres de champion, en 1997, 1999, 2000, 2002, 2003, 2004 et 2008.

Lors de la saison 2010-2011, et ce pour la première fois de son histoire, le club descend à l'issue d'un ultime barrage face à Belgrano[13], perdu quinze ans jour pour jour après sa 2e victoire en Copa Libertadores. Le 23 juin 2012, River Plate retrouve l'élite grâce à un doublé de David Trezeguet face à Almirante Brown[14].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Avec trente-cinq titres de champion professionnel, l'équipe de River Plate est l'équipe la plus titrée d'Argentine[15]. Au niveau international, River Plate a remporté notamment deux Copas Libertadores (1986 et 1996) et une Coupe intercontinentale (1986).

Le championnat d'Argentine (espagnol : Primera División) est d'abord une compétition amateur de 1891 à 1934. Entre 1966 et 1985, le championnat est scindé en deux groupes : Metropolitano et Nacional. En 1986, une poule unique est mise en place puis en 1991, une nouvelle réforme met en place une nouvelle scission entre les matchs aller et les matchs retour. Les matchs aller constituent désormais le tournoi d'Ouverture dit Apertura tandis que les matchs retours constituent le tournoi dit de Clôture Clausura. Entre 1966 et 1985 puis depuis 1991, il y a donc deux possibilités pour le club d'être sacré chaque année[15].

Compétitions nationales Compétitions internationales

Couleurs[modifier | modifier le code]

Le club est célèbre pour son maillot blanc barré d'une ligne diagonale de couleur rouge. Ce maillot apparaît pour la première fois en 1908, après un carnaval où des joueurs ont l'idée de décorer le maillot blanc de l'équipe. Le blanc et le rouge reprennent les couleurs de la ville de Gênes en Italie, dont sont originaires de nombreux immigrés du quartier de La Boca[16]. Il devient le maillot principal du club à l'avénement du professionnalisme en Argentine en 1932. En 1950, les dirigeants du club envoient deux jeux de maillots au Rayo Vallecano à Madrid, qui adopte les couleurs de River Plate[16].

Historique du maillot du CA River Plate
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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1901-1908
Couleurs de l’équipe
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1908-1909
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1909-1932
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Couleurs de l’équipe
Depuis 1932

Depuis 1982, l'équipementier du club est Adidas (mis à jour en 2014).

Infrastructures[modifier | modifier le code]

El Monumental

El Monumental, de son nom officiel Estadio Monumental Antonio Vespucio Liberti, est le stade de résidence de River Plate. Il est situé dans le quartier de Belgrano, au nord de Buenos Aires. Il est inauguré le 25 mai 1938.

Plus grand stade d'Argentine avec sa capacité de 65 645 places en configuration standard, il est le stade principal de l'équipe nationale.

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Record d'apparitions
# Joueur Matchs
1 Drapeau : Argentine Amadeo Carrizo 520
2 Drapeau : Argentine Ángel Labruna 515
3 Drapeau : Argentine Reinaldo Merlo 500
4 Drapeau : Argentine Juan José López 466
5 Drapeau : Argentine Norberto Yácono 393
6 Drapeau : Argentine Oscar Más 382
7 Drapeau : Argentine Norberto Alonso 374
8 Drapeau : Argentine Félix Loustau 367
9 Drapeau : Argentine Ubaldo Fillol 361
10 Drapeau : Argentine Ricardo Vaghi 323
Meilleurs buteurs
# Joueur Buts Matchs
1 Drapeau : Argentine Ángel Labruna 293 515
2 Drapeau : Argentine Oscar Más 198 382
3 Drapeau : Argentine Bernabé Ferreyra 187 185
4 Drapeau : Argentine José Manuel Moreno 180 320
5 Drapeau : Argentine Norberto Alonso 149 374
6 Drapeau : Uruguay Enzo Francéscoli 136 197
7 Drapeau : Argentine Adolfo Pedernera 131 278
8 Drapeau : Argentine Carlos Peucelle 113 307
9 Drapeau : Argentine Carlos Manuel Morete 103 195
10 Drapeau : Argentine Félix Loustau 101 365
10 Drapeau : Argentine Fernando Cavenaghi 101 182

L'équipe ayant obtenu la première accession du club en première division est composée de Luraschi, Chiappe et Politano, Messina, Morroni et Chagneaud, Anapodisto García, Grifero, Abaca Gómez, Elías Fernández et Priano[7].

Carlos Peucelle a brillé pendant dix saisons comme attaquant avec River Plate. Bernabé Ferreyra a inscrit 187 buts en 185 matchs. La Máquina qui domine le football argentin dans les années 1940 est notamment formée de Juan Carlos Muñoz, José Manuel Moreno, Adolfo Pedernera, Ángel Labruna et Félix Loustau. José Manuel Moreno est considéré comme l'un des meilleurs joueurs ayant jamais porté le maillot de River Plate. Ángel Labruna est le meilleur buteur de l'histoire du club avec 293 réalisations. Alfredo Di Stéfano s'est fait connaître du monde entier à River avant de poursuivre sa carrière au Real Madrid. Amadeo Carrizo a été un gardien de but novateur. Ermindo Onega est un attaquant prolifique dans les années 1960. Norberto Alonso est l'un des joueurs les plus célèbres de l'histoire du club. Enzo Francescoli remporte sept titres lors de ses deux passages au club. Hernán Crespo débute sa carrière à River Plate, avec lequel il remporte le championnat quatre fois.

En 1986, année glorieuse pour le club, trois membres de la sélection argentine championne du monde viennent de River Plate : le gardien Nery Pumpido, le rude défenseur Oscar Ruggeri et le talentueux milieu de terrain Hector Enrique[12]. Huit ans plus tôt, ils étaient six à avoir remporté la première Coupe du monde de l'Argentine : le gardien Ubaldo Fillol, le défenseur et capitaine Daniel Passarella, le milieu Norberto Alonso et les attaquants Leopoldo Luque et Oscar Ortiz. À part Alonso, tous jouent la finale.

Les années 1990 et 2000 voient l'éclosion de très nombreux joueurs à River Plate, tels Claudio Caniggia, Gabriel Batistuta, Leonardo Astrada, Roberto Ayala, Ariel Ortega, Juan Pablo Sorín, Diego Placente, Marcelo Salas, Hernán Crespo, Marcelo Gallardo, Martín Demichelis, Claudio Husaín, Franco Costanzo, Pablo Aimar, Javier Saviola, Juan Pablo Ángel, Fernando Cavenaghi, Andrés D'Alessandro, Lucho González, Javier Mascherano ou encore Gonzalo Higuaín. Ils marquent chacun leur tour l'histoire du club avant de rejoindre l'Europe.

Voir aussi la Catégorie:Joueur de River Plate.

Entraîneurs du passé[modifier | modifier le code]

L'entraîneur ayant connu le plus grand succès à River Plate est Ramón Díaz, avec neuf titres en trois mandats (1995-2000, 2001-2002 et 2012-2014), dont six championnats d'Argentine (Apertura 1996, Clausura et Apertura 1997, Apertura 1999, Clausura 2002 et Final 2014), la Copa Libertadores de 1996 et la Supercopa Sudamericana de 1997. José María Minella remporte lui sept fois le championnat pendant son passage au club (1945, 1947, 1952, 1953, 1955, 1956 et 1957).

Ángel Labruna connaît une carrière exceptionnelle à River Plate aussi bien comme joueur (il est le meilleur buteur de l'histoire du club) que comme entraîneur, avec lequel il remporte le championnat à six reprises (Metropolitano et Nacional 1975, Metropolitano 1977, Nacional et Metropolitano 1979 et Metropolitano 1980) avant son décès subite en 1983.

Avant Ramón Díaz, le seul autre entraîneur à avoir remporté la Copa Libertadores est le « fantasque » Héctor Veira, surnommé « Bambino », en 1986[12]. Il réalise cette année-là le triplé championnat-Libertadores-Coupe intercontinentale.

Liste des entraîneurs du CA River Plate

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Surnoms[modifier | modifier le code]

Les supporters de River Plate et la presse surnommèrent les joueurs Los Millonarios quand, dans les années 1930, River dépensait de grosses sommes pour acquérir des joueurs, comme Bernabé Ferreyra en 1932. Ce surnom revint à la fin des années 1970, quand plusieurs spécialistes s'accordaient pour dire que l'équipe de River était sans doute la plus chère au monde.

Les supporters de Boca Juniors surnommèrent aussi les joueurs las gallinas (les poulets) après une rencontre opposant River à CA Peñarol, où River, après avoir mené 2-0 se fit battre 2-4.

L'équipe fut aussi surnommée el equipo de la banda roja (l'équipe à la bande rouge) ou tout simplement la banda (la bande) en raison de leur emblème (cela peut aussi avoir une connotation de "gang" ou de groupe musical).

Dans les années 1940, l'équipe est surnommée la Máquina (la machine) quand elle domine le championnat grâce à sa puissance offensive. Ce surnom a été repris dans les années 1990 avec la Maquinita (la petite machine), quand l'équipe s'est imposée en Copa Libertadores en 1996, Supercopa Sudamericana en 1997 et dans trois tournois consécutifs (Ouv. 1996, Clô. 1997 et Ouv. 1997).

Popularité[modifier | modifier le code]

River Plate et son grand rival Boca Juniors sont les deux clubs les plus populaires du pays. Deux études dans les années 2000 indiquent que River Plate est soutenu par 31 à 33% des Argentins, contre 40 % à 42 % pour Boca Juniors et environ 5% pour Independiente[17],[18].

Rivalités[modifier | modifier le code]

Le Superclásico oppose River Plate au CA Boca Juniors, les deux équipes les plus populaires et les plus titrées d'Argentine. Leur confrontation est l'un des duels les plus célèbres du football mondial[19]. Les deux clubs ont été fondés à la même période dans le même quartier populaire de Buenos Aires, la Boca. Proximité géographique, rivalité sportive et rivalité de classe ont depuis nourri la rivalité entre les deux institutions[20],[21],[22],[19].

On estime que les deux clubs concentrent près de trois quarts de tous les supporters de football du pays (environ 40 % pour Boca Juniors et 30 % pour River Plate)[23], preuve de l'importance du match dans la saison argentine. Leurs rencontres sont particulièrement réputées pour la passion des supporters des deux camps et les animations déployées à cette occasion. En 2004, le magazine anglais The Observer inscrit le Superclásico dans sa liste des cinquante expériences sportives à connaître avant de mourir[24].

Début 2011, 328 rencontres ont opposé les deux équipes depuis leur première confrontation en 1913, dont 187 en championnat d'Argentine depuis l'avènement du professionnalisme (68 victoires pour Boca, 62 pour River)[25].

Autres sections[modifier | modifier le code]

Bien que sa section football soit la plus célèbre, le CA River Plate est un club omnisports, qui accueille de nombreux sports : athlétisme, pelote basque, basket-ball, gymnastique, handball, hockey sur gazon, karaté, roller hockey, natation, tennis, volley-ball et waterpolo notamment[26].

Il dispose d'équipes professionnelles en handball et volley-ball. Son équipe de basket-ball a été proche de remporter le championnat argentin dans les années 1980 puis 2000, avant de disparaitre en 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Campeones de la Primera División (era amateur 1891-1934) at AFA website
  2. Campeones de la Primera División (era profesional: desde 1931) at AFA website
  3. "Torneo Argentino de Primera División - Títulos por Equipo", SobreFutbol.com
  4. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  5. a et b « River Plate », sur FIFA.com (consulté le 16 décembre 2014)
  6. a et b (fr) « River Plate Soy Millonario », sur collectif1899.blogspot.com,‎ 11 février 2010 (consulté le 24 août 2010).
  7. a, b, c et d (es) « Nacimiento y Desarrollo », sur www.cariverplate.com.ar (consulté le 1er mars 2010).
  8. (es) « Boca Juniors, El Club », sur www.bocajuniors.com.ar (consulté le 24 août 2010).
  9. a, b et c (es) « El Club - Historia - Amateurismo (1901 - 1930) », sur www.riveresmundial.com.ar (consulté le 24 août 2010).
  10. (en) Argentina - Copa de Competencia "Jockey Club" - 1914, RSSSF
  11. (en) « BBC Academy, famous football derbies », BBC (consulté le 15 avril 2011)
  12. a, b et c Marcelo Assaf et Thomas Goubin, « Intercontinentale 1986 », So Foot.com,‎ 17 décembre 2013 (consulté le 19 décembre 2014)
  13. « River Plate relégué », sur www.lequipe.fr (consulté le 27 juin 2011)
  14. « Argentine: Trezeguet s'offre une seconde jeunesse à River Plate », sur lexpress.fr, AFP,‎ 25 juin 2012 (consulté le 16 décembre 2014)
  15. a et b (es) « Primera División - Campeones », sur www.afa.org.ar (consulté le 24 août 2010).
  16. a et b « Club Atlético River Plate », sur histoire.maillots.free.fr (consulté le 19 décembre 2014)
  17. (es) [PDF] « Estudios sobre adhesiones a equipos de fútbol. Total país 2006 », Consultora Equis
  18. (es) « Los números de la pasión », Pagina 12 (consulté le 18 avril 2011)
  19. a et b « River Plate vs. Boca Juniors : un Superclásico sans frontière », FIFA (consulté le 9 avril 2011)
  20. « Boca Juniors-River Plate : Superclásico ! », culturesport.info
  21. « Football : Boca - River, le superclasico qui divise Buenos Aires », Le Monde, 16 novembre 2010.
  22. « Boca-River - Place au superclasico ! », le10sport.com, 15 mai 2011.
  23. (es) « La vidriera », La Nación (consulté le 15 avril 2011)
  24. (en) « 50 sporting things you must do before you die », The Observer (consulté le 15 avril 2011)
  25. (en) « Superclásicos - Buenos Aires Derby », RSSSF (consulté le 15 avril 2011)
  26. (es) Departamento Físico, site officiel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (es) La Historia De River Plate : 1901-1975, 1976-1986, 1987-1999, 2000-2006 (collection de 4 DVD), TyC Sports, Argentine, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]