Harry Nilsson

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Harry Nilsson, 1974

Harry Nilsson est un chanteur, compositeur, acteur et scénariste américain né le 15 juin 1941 à New York et mort le 15 janvier 1994 à Agoura Hills.

Chanteur doté d'une voix particulièrement étendue (trois octaves et demi), il rencontre un grand succès commercial avec les singles Without You, Everybody's Talkin' et Coconut (en), malgré sa décision de ne presque jamais se produire sur scène. Ses compositions ont été reprises par de nombreux artistes : les Yardbirds, les Monkees, Vicky Leandros, Fred Astaire, Marianne Faithfull, ou Mariah Carey, entre autres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Natif du quartier de Brooklyn à New York, Harry Nilsson commence sa carrière musicale au début des années 1960 en interprétant des maquettes pour le producteur Scott Turner (en) et en collaborant avec John Marascalco (en), puis avec Phil Spector avec lequel il signe plusieurs chansons, notamment pour les Ronettes.

Tout en conservant son emploi régulier dans une banque, Nilsson continue à écrire des chansons et à enregistrer des 45 tours. Après de brefs et infructueux passages chez Mercury et Tower (quelques singles et l'album Spotlight on Nilsson (en)), il signe finalement chez RCA Victor, grâce à son éditeur Perry Botkin. Son premier album pour le label, Pandemonium Shadow Show (en), sort en décembre 1967. Il est très bien accueilli par la critique, mais ne rencontre aucun succès commercial.

La carrière de Nilsson décolle l'année suivante grâce aux Beatles. Lors de la conférence de presse organisée à New York pour le lancement du label Apple Records, John Lennon et Paul McCartney déclarent que leur chanteur et groupe américain préféré est Nilsson. Aussitôt, la presse et tout le métier du disque commencent à s'intéresser à cet inconnu.

L'album Aerial Ballet (en), sorti en 1968, contient notamment les titres One (en) (notamment reprise par Three Dog Night), Don't Leave Me, Good Old Desk et la reprise de Fred Neil Everybody's Talkin', qui devient le premier succès international de Nilsson l'année suivante, lorsque le réalisateur John Schlesinger l'utilise dans son film Macadam Cowboy.

Le quatrième album de Nilsson, Harry (en), sort en 1969. C'est son premier à entrer dans le hit-parade, et le single I Guess The Lord Must Be In New York City se classe dans le Top 40. Nilsson décide alors de réaliser un projet ambitieux et risqué qui lui tient particulièrement à cœur : il enregistre avec Randy Newman l'album Nilsson Sings Newman (en). Sorti en 1970, il reçoit d'excellentes critiques (« album de l'année » du magazine Stereo Review (en)), mais les ventes ne suivent pas.

En 1971, la chaîne de télévision ABC diffuse The Point! (en), un dessin animé écrit par Nilsson. Sa bande originale devient un succès immédiat et reste 32 semaines dans le hit-parade aux États-Unis, avec le single à succès Me And My Arrow.

Soucieux de faire découvrir à ses nouveaux fans ses premières chansons, Nilsson retourne en studio pour remixer et moderniser certains titres de ses deux premiers album. Le résultat, Aerial Pandemonium Ballet (en) (1971), se vend mieux que chacun des deux albums dont il est extrait.

En juin 1971, Nilsson part enregistrer à Londres l'album qui va devenir son best-seller : Nilsson Schmilsson (en). Produit par Richard Perry (en), il contient notamment les chansons Without You (reprise de Badfinger), Early in the Morning, Coconut (en) et Gotta Get Up. Without You, no 1 aux États-Unis pendant quatre semaines, s'exporte dans le monde entier (Nilsson l'enregistre par la suite en italien et en espagnol).

Un an plus tard, en juillet 1972, paraît Son of Schmilsson (en) (You're Breakin' My Heart, Spaceman, The Lottery Song), puis en mars 1973 sort A Little Touch of Schmilsson in the Night (en){', un album de standards arrangé par Gordon Jenkins, célèbre pour sa collaboration avec Sinatra.

En 1974, Nilsson sort l'album Pussy Cats (en), produit par son ami John Lennon. Nilsson s'étant cassé la voix lors des enregistrements, l'album n'obtient pas le succès espéré par la maison de disques. Il est suivi par Duit On Mon Dei (en) (1975), Sandman et ...That's the Way It Is (en) (1976), sans réel impact commercial malgré leurs arrangements sophistiqués. Knnillssonn (en), son album préféré, sort en 1977 et marque la fin de sa collaboration avec RCA.

Au début des années 1980, après un album pour Mercury (Flash Harry (en)), Nilsson, marqué par l'assassinat de John Lennon, se consacre à la campagne pour le contrôle des armes à feu. Il continue de faire quelques apparitions sur des albums de charité ou des bandes originales. Il retrouve les studios au début des années 1990 pour enregistrer un nouvel album mais, gravement malade, il décède le 15 janvier 1994 suite à une crise cardiaque.

En 2006, il est l'objet du documentaire Who Is Harry Nilsson (And Why Is Everybody Talkin' About Him?) (en).

Discographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]