Séjour des Beatles en Inde

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30° 06′ 35″ N 78° 18′ 46″ E / 30.109745, 78.312774 Le séjour des Beatles en Inde se déroule de février à avril 1968, à Rishikesh, une ville située dans le nord du sous-continent, au pied de la chaîne de l’Himalaya et au bord du Gange. Ils s’y rendent avec leurs épouses et amis afin de recevoir l’enseignement du Maharishi Mahesh Yogi, concepteur de la Méditation transcendantale. Ce voyage survient six mois après leur initiation à cette pratique, en août 1967, au cours d’un stage de quelques jours à Bangor au pays de Galles[1].

Cet épisode a servi de cadre à l’écriture de la quasi-totalité des chansons de l’album blanc des Beatles, paru en novembre 1968, et à d’autres présentes sur Abbey Road et Let It Be, comme sur certains albums en solo publiés après la séparation du groupe.

Contexte[modifier | modifier le code]

Rencontre avec le Maharishi[modifier | modifier le code]

Pattie Boyd, épouse de George Harrison, emmène le groupe à une conférence du Maharishi Mahesh Yogi à Londres le 24 août 1967, au London Hilton sur Park Lane[2]. Ils se disent que c’est ce dont ils ont besoin[3]. Intéressés, les Beatles décident de suivre un cours de professeur de Méditation transcendantale prévue en Inde en octobre de la même année[4]. Ils ne pourront cependant s’y rendre en raison de leurs divers engagements notamment concernant le film Magical Mystery Tour[2]. Ils rencontrent à de nombreuses reprises le Maharishi avant de pouvoir partir réellement[5]. Avant de s’envoler pour l’Inde, les Beatles enregistrent plusieurs chansons, dont Across the Universe, qui comprend le refrain Jai Guru Deva Om (une expression utilisée par le Maharishi pour rendre hommage à son maître)[6].

Départ pour Rishikesh[modifier | modifier le code]

George Harrison, sa femme Pattie Boyd et Jenny, la sœur de Pattie, sont les premiers à partir. John Lennon et sa femme Cynthia arrivent en Inde à New Delhi le 16 février 1968 et prennent le taxi pour Rishikesh[7]. Paul McCartney, sa fiancée Jane Asher, ainsi que Ringo Starr et sa femme Maureen arrivent quatre jours plus tard, le 19 février[2]. Le groupe est arrivé trois semaines après le début du cours qui devait se terminer le 25 avril[8]. Ils sont accompagnés par un petit nombre de reporters qui n’ont pas accès au camp[9],[10]. Alexis Mardas[11], un proche des Beatles surnommé « Magic Alex » arrive quatre semaines plus tard[7]. L’assistant des Beatles Mal Evans ainsi que Peter Brown et Neil Aspinall sont présents de temps à autre[5],[6].

Sont également du voyage : Mia Farrow (qui vient de divorcer de Frank Sinatra[12]), sa sœur cadette Prudence et son frère John. Donovan, « Gypsy Dave » Mills, Mike Love des Beach Boys, le flûtiste Paul Horn, le journaliste Lewis H. Lapham, le cinéaste Paul Saltzman, Nancy Cooke de Herrera, l’acteur Jerry Stovin[13], ainsi que d’autres participants, tous européens ou américains, qui constituent un groupe de quatre-vingt personnes en tout[7],[8].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Ashrams au bord du Gange à Rishikesh

Le lieu se trouve au pied de l’Himalaya : Shankaracharya Âshram International Academy of Meditation près de Rishikesh, siège de nombreux âshrams. Tandis que les âshrams sont traditionnellement « primitifs », celui du Maharishi Mahesh Yogi est décrit comme « luxueux » mais également comme « mal fichu »[14],[15]. Pour tenir les médias à distance, l’âshram est entourée de barbelés et les portes sont fermées et gardées[9],[16],[photo 1].

La routine de l’âshram était détendue. Après le dîner, les musiciens ont l’habitude de jouer de leurs guitares et sitars. Donovan enseigne à Lennon la technique du picking, qu’il transmettra à son tour à George Harrison. Cette technique sera utilisée dans Dear Prudence et Julia[2]. Les journées sont consacrés à méditer et à assister à des conférences avec le Maharishi, qui parle assis sur une estrade ornée de nombreuses fleurs[7]. L’environnement tranquille ainsi que les séances de méditation et de relaxation répondent à l'attente des membres du groupe. Certains témoins, tel que Nancy Cooke de Herrera, trouvent que Lennon semble se porter mieux depuis son arrivée[17].

Mais rapidement, John et Paul reprennent leurs habitudes de compositeurs, se retrouvant « clandestinement, les après-midi, dans nos chambres » pour travailler sur de nouvelles chansons. « Indépendamment de ce que j’étais censé faire ici », se rappellera John Lennon, « j’y ai écrit quelques-unes de mes meilleures chansons »[18]. Parmi celles-ci, il y aura Dear Prudence : Prudence Farrow, sœur de Mia, pratique la méditation de façon très zélée ; elle reste en permanence cloîtrée dans son bungalow et se retrouvera pour cette raison immortalisée dans la chanson. « Prudence était devenue un peu dingue, elle était restée enfermée trois semaines dans sa chambre pour méditer et rencontrer Dieu plus vite que les autres... Car il y avait une compétition dans le camp du Maharishi ; c’était à qui deviendrait cosmique le premier », raconte John Lennon[18]. Plus tard, Prudence Farrow a démenti être devenue folle, expliquant qu'elle était simplement « plus fanatique que les autres sur la méditation »[19].

Un des photographes qui a pris la photo du groupe rassemblé[photo 2] était Paul Saltzman, un réalisateur de film canadien qui s’est rendu à l’âshram après avoir terminé un film ailleurs en Inde. Pendant son séjour, il prend quelques instantanés qu’il rassemble plus tard dans le livre The Beatles in India[16]. Cette photo a été surnommée l’« une des photographies les plus légendaires de l'histoire du rock’n’roll »[20].

Expériences des Beatles[modifier | modifier le code]

Les grottes de méditation à l’académie de méditation à Rishikesh en 2006, maintenant en ruines.

Chacun des Beatles apprécie le séjour différemment. Ringo Starr compare l’âshram aux camps de vacances de son enfance, et ne peut pas supporter la cuisine locale[18]. Lui et sa femme Maureen, qui n’avaient pas prévu de venir, ne font qu’une visite d’une dizaine de jours. Leur jeune garçon alors âgé de six mois leur manque, et ils rentrent autour du 1er mars[17].

Paul McCartney décrit son séjour en Inde à David Lynch : « C'était super, très franc, très simple, il n'y avait rien de spécial dans cet endroit. Vous vous leviez, alliez prendre votre petit-déjeuner, parliez un peu avec les autres membres du groupe. On revenait ensuite pour la méditation du matin. On avait des petits chalets, des sortes de petites chambres, petites mais suffisantes. On s'asseyait pour méditer, puis venait le temps du déjeuner, et l'on parlait et discutait. On méditait à nouveau dans l'après-midi. On rencontrait parfois Maharishi à l'occasion d'une réunion, vous lui parliez de vos expériences de méditation et il vous guidait. Le soir il y avait une session de “questions-réponses”. C'est le genre de choses qui se passaient tous les jours. [...] Quand on ne méditait pas, nous avions nos guitares avec nous. On a pas mal composé et écrit, c'était très inspirant »[21].

Le 26 mars 1968, Paul et Jane quittent à leur tour l'Inde pour retourner à Londres, après un peu plus d'un mois de méditation[22]. Il a besoin de retourner à Londres pour s'occuper de Apple Corps et Jane a des obligations théâtrales[17].

George Harrison déclara avoir « tout l'argent dont on pourrait jamais rêver, toute la renommée que l'on pourrait jamais souhaiter » mais que cela ne procurait pas la « paix intérieure » qu'il pensait trouver à cet endroit[23].

Cynthia Lennon déclare dans The Times : « John, toujours passionné au sujet d'une nouvelle cause, était évangélique dans son enthousiasme pour le Maharishi, parlant de partager ce message avec le monde. J'étais un peu plus sceptique, mais j'ai apprécié la méditation, et j'étais heureuse d'aller en Inde. J'espérais aussi, que ce moment hors des projecteurs serait bon pour John et moi »[10]. Au commencement ils partagent un lit double, mais après la première semaine John demande des chambres séparées et commence à ignorer Cynthia. Il reçoit les lettres quotidiennes de Yoko Ono[7]. Une de ces notes indique : « regarde vers le haut le ciel et quand tu vois un nuage, pense à moi »[5].

Quant aux autres : Neil Aspinall, le road manager puis l'assistant personnel du groupe, qui deviendra le patron d'Apple, s’occupe de négocier un accord au sujet d’un film concernant Maharishi et incluant les Beatles. Aspinall est étonné de constater que le Maharishi a un comptable et qu’il est un fin négociateur[5].

Un autre différend concerne le souhait du Maharishi de voir les Beatles lui payer 10 à 25 pour cent de leurs gains[5], cependant il ne les fait pas payer pour leur séjour à l'ashram ou pour les dépenses encourues (d'autres étudiants payent 400 $ pour la session complète de trois mois)[14],[8].

Rumeur d'avances sexuelles[modifier | modifier le code]

L'événement qui allait briser la routine du séjour et laisser une marque négative sur la « période indienne » est la rumeur d'avances sexuelles du Maharishi à Mia Farrow.

Cette dernière relate pourtant clairement l'incident dans sa biographie[19] :

« Nous nous sommes installés en position du lotus pour méditer. Après une vingtaine de minutes, nous nous sommes retrouvés sur nos pieds, toujours face à face, et comme je suis habituellement un peu désorientée après la méditation, j’ai cligné des yeux quand, tout à coup, j’ai pris conscience de deux bras masculins et velus autour de moi. J’ai paniqué, et j’ai grimpé les escaliers en m’excusant tout le long du chemin.

Une fois dehors, j'ai couru aussi vite que j'ai pu jusqu'à la chambre de Prudence où, bien entendu, elle était en train de méditer. J'ai bredouillé quelque chose au sujet de la cellule du Maharishi, de ses bras et de sa barbe, et elle m'a répondu : « C'est un honneur d'être touché par un saint homme après la méditation, une tradition.

De toute manière, dans l'état d'esprit où je me trouvais, même si Jésus-Christ en personne m'avait serrée dans ses bras, je l'aurais mal interprété. »

Selon Paul McCartney, dans sa biographie coécrite avec Barry Miles[24], c'est Alexis Mardas[11] (Magic Alex) – alors directeur d'une division d'Apple Corps pour les Beatles – qui aurait vu son statut menacé dès lors que le groupe s'est retrouvé sous l'influence du Maharishi. Il aurait ainsi créé la rumeur dans le but de provoquer une rupture. Bien que Cynthia Lennon n'ait pas cru à cette accusation[25], cet événement, provoquant la colère de John Lennon, fut effectivement le déclencheur du départ des deux derniers Beatles présents à Rishikesh (John Lennon et George Harrison) ainsi que l'origine de la chanson Sexy Sadie.

Retour en Angleterre[modifier | modifier le code]

John Lennon pense alors avoir « percé le bluff » du Maharishi[26], que le "Maître" a eu des faiblesses coupables. Lennon, Harrison, et Mardas[11] passent toute la nuit à discuter à propos de cette rumeur et décident de partir le lendemain matin. Ils préparent leurs bagages à la hâte. Il raconte : « On a prétendu que Maharishi avait essayé de se faire Mia Farrow et quelques autres filles. On a discuté toute la nuit pour tenter de savoir si c'était vrai ou pas et George a commencé à penser que c'était possible. Alors, si George doutait du Maitre, il devait y avoir quelque chose là-dessous. On est allés voir le Maharishi. Toute la bande a déboulé dans sa cabane, un très luxueux bungalow dans la montagne. Comme d'habitude quand il s'agissait de sale boulot, il a fallu que je sois le meneur. Quel que soit le problème, c'était moi qui prenais la parole quand il fallait y aller. J'ai dit : « On s'en va ! Mais si vous êtes tellement cosmique, vous devez connaitre la raison ! ». Comme ses assistants nous laissaient tout le temps entendre qu'il faisait des miracles, j'ai dit « Vous savez pourquoi ! ». Il m'a jeté un regard qui voulait dire : « Salaud, je te tuerai ! », un regard... Au moment où il m'a regardé comme ça, j'ai su que j'avais percé son bluff. J'ai été un peu dur avec lui. J'attends toujours trop des gens. J'ai attendu ma mère et elle n'est pas venue, c'est pour ça »[18]. Le 12 avril 1968, Lennon et Harrison partent brutalement.

George Harrison raconte la suite : « On a pris une des voitures qui étaient montées jusque-là (...) pour retourner à Delhi. On a conduit des heures, John chantait une chanson qu'il venait de commencer : « Maharishi, what have you done? You made a fool of everyone / Maharishi, qu'as-tu fait ? Tu t'es moqué de tout le monde », « Tu ne peux pas dire ça, c'est ridicule » ai-je répondu. J'ai alors trouvé le titre « Sexy Sadie » et John a utilisé ce nom à la place de Maharishi »[27].

Les Harrison ne désiraient pas retourner en Angleterre immédiatement et restèrent à New Delhi encore quelque temps. Cynthia et John Lennon, quant à eux, prirent le premier vol pour Londres au cours duquel un John passablement émèché révéla à sa femme ses nombreuses infidélités (leur mariage devait toucher à sa fin peu après)[5].

Le départ et la cassure des Beatles avec Maharishi fut largement médiatisée et Lennon annonça à la presse : « Nous avons fait une erreur. Qu'y a-t-il de plus simple ? »[28].

Dans les années 1990, George Harrison déclare à ce sujet : « Quelqu'un a commencé à faire circuler des rumeurs au sujet de Maharishi, des bruits que les médias, ont repris pendant des années. Toutes ces conneries étaient pure invention. Les livres d’histoire racontent probablement que Maharishi a essayé d’attaquer Mia Farrow, c'est bidon, complètement bidon. La situation s’est compliquée, John voulait partir de toute manière. Cela l'a obligé à se mettre dans l'état d'esprit suivant : OK, maintenant on a une bonne raison de s'en aller. Historiquement on prétend aujourd’hui qu’il est arrivé là-bas quelque chose qui n’aurait pas du se produire, mais c’est faux[29] ».

En septembre 1991, George Harrison ressent même le besoin d'aller s'excuser auprès de Maharishi aux Pays-Bas et confie ensuite à un ami que ceci l'a libéré d'un énorme « poids karmique » car il ne voulait plus mentir[30]. Paul McCartney, dans sa biographie, explique également qu'il ne croit pas à ces allégations : « C'est Magic Alex[11] qui est à l'origine des accusations, et je pense que c'est totalement faux »[24].

Selon Deepak Chopra (voir plus bas), les Beatles et leur entourage « prenaient des drogues et du LSD à l'ashram de Maharishi, et ce dernier a fini par se fâcher. Il leur a demandé de partir, et ils l'ont fait dans un accès de colère[31],[32] ».

D'après Cynthia Lennon, les Beatles auraient également violé la règle qui voulait que l'on ne consomme pas d'alcool dans l'ashram mais Mardas[11], qui selon Cynthia ne méditait pas vraiment, en importait clandestinement d'un village voisin[33].

Un article paru en 2008 dans le Washington Post rapporte aussi que « d'autres personnes ont raconté que les Beatles s'étaient remis à prendre des drogues à l'ashram[34] ».

Prudence Farrow, la sœur de Mia, termina le cours de trois mois et devint professeur de Méditation transcendantale en même temps que quarante autres étudiants[35]. Mike Love des Beach Boys devint également professeur et voyagea avec Maharishi au Cachemire plus tard dans l'année.

Le voyage en Inde vit pour la dernière fois les Beatles voyager ensemble à l'étranger[36].

Paul McCartney déclarera à la mort de Maharishi en 2008 : « Je suis profondément attristé par sa disparition, et mes souvenirs de lui ne sont que joyeux. C'était un grand homme qui a travaillé sans relâche pour le bien du monde... Je n'oublierai jamais la dédicace qu'il a écrite dans un livre qu'il m'avait donné, qui dit : "rayonne le bonheur et la conscience", ce qui pour moi, veut tout dire. Il me manquera mais je penserai toujours à lui avec un sourire ». Et Ringo Starr dira de lui : « L'un des hommes sages que j'ai rencontrés dans ma vie a été le Maharishi. J'ai toujours été impressionné par sa joie, et je crois vraiment qu'il sait où il va  »[37].

Production pendant le séjour[modifier | modifier le code]

The Beatles, l'« album blanc ».

Selon certaines sources, leur séjour à l’âshram passe pour être la période la plus productive de la carrière des Beatles[38]. Lennon déclare plus tard : « Les chansons s’exprimaient d’elles-mêmes. En termes de création, c’était géant, ça coulait tout seul ! »[28]. Lennon et McCartney passent tous deux beaucoup plus de temps à composer plutôt qu’à méditer[39]. En plus des nombreuses chansons composées par les Beatles, Donovan écrit plusieurs chansons de son côté, parmi lesquelles Hurdy Gurdy Man.

À leur retour en Angleterre, les Beatles passent les premiers jours de mai dans la maison de campagne de George Harrison à Esher dans le Surrey pour enregistrer 23 démos qui constitueront la base de l’album blanc, mais fourniront également du matériel pour les albums Abbey Road et Let It Be, ainsi que les albums solo qu’ils publieront après leur séparation. Entre 40 et 48 chansons auraient été composées durant cette période[16].

Les chansons suivantes sont de John Lennon :
  1. Cry Baby Cry, parue sur l’album blanc ;
  2. Child of Nature, retravaillée pour son album Imagine sous le titre Jealous Guy ;
  3. The Continuing Story of Bungalow Bill, parue sur l’album blanc ;
  4. Dear Prudence, parue sur l’album blanc ;
  5. Everybody's Got Something to Hide Except Me and My Monkey, parue sur l’album blanc ;
  6. I'm So Tired, parue sur l’album blanc ;
  7. Julia, parue sur l’album blanc ;
  8. Mean Mr. Mustard, parue sur Abbey Road ;
  9. Polythene Pam, parue sur Abbey Road ;
  10. Revolution, parue en single, puis sur l’album blanc ;
  11. Sexy Sadie, parue sur l’album blanc ;
  12. What’s the New Mary Jane, inédite ;
  13. Yer Blues, parue sur l’album blanc.
Les chansons suivantes sont de Paul McCartney :
  1. Back in the U.S.S.R., parue sur l’album blanc ;
  2. Blackbird, parue sur l’album blanc ;
  3. Honey Pie, parue sur l’album blanc ;
  4. I Will, parue sur l’album blanc ;
  5. Junk, parue sur son album McCartney ;
  6. Mother Nature's Son, parue sur l’album blanc ;
  7. Ob-La-Di, Ob-La-Da, parue sur l’album blanc ;
  8. Rocky Raccoon, parue sur l’album blanc ;
  9. Why Don't We Do It in the Road?, parue sur l'album blanc.
Les chansons suivantes sont de George Harrison :

Points de vue de divers observateurs de l'époque[modifier | modifier le code]

Deepak Chopra[modifier | modifier le code]

Deepak Chopra qui fut un temps disciple de Maharishi et ami de George Harrison

Selon certains témoins de l'époque comme Deepak Chopra, qui n'était pas présent lors de ces événements, mais qui, élève de Maharishi, était devenu un ami de George Harrison[30], c'est ce séjour des Beatles en Inde qui serait responsable de la promotion de la méditation et des spiritualités indiennes en Occident[40].

Yoko Ono[modifier | modifier le code]

En 2008, Yoko Ono déclare au magazine RollingStone à l'occasion de la mort de Maharishi : Si John Lennon était vivant aujourd'hui, il se serait probablement réconcilié avec l'homme qu'il accusait de "se moquer de tout le monde" ("you made a fool of everyone" dans la chanson Sexy Sadie). John aurait été le premier, s'il avait été là, à reconnaître ce que Maharishi a fait pour le monde et à l'apprécier[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens Externes

Notes

Références

  1. (en) « The Beatles in Bangor: 1967 BBC Wales archive footage »
  2. a, b, c et d (en) « The Beatles and India », sur The Beatles Bible,‎ 2010 (consulté le 24 mai 2010).
  3. (en) « David Lynch interviews Paul McCartney & Ringo Starr »,‎ 8 avril 2010 (consulté le 24 mai 2010).
  4. (en) Dave Felton, « Beatles' Yogi Allows Shoes at Conference », Los Angeles Times,‎ 20 septembre 1967, p. 3
  5. a, b, c, d, e et f (en) Peter Brown et Steven Gaines, The Love You Make, McGraw-Hill,‎ 1983
  6. a et b (en) Jonathan Gould, Can't Buy Me Love, New York, Harmony Books,‎ 2007 (ISBN 9780307353375)
  7. a, b, c, d et e (en) Pattie Boyd, Wonderful Tonight: George Harrison, Eric Clapton, and Me, Thorndike,‎ 1997, 518 p. (ISBN 0786211458 et 9780786211456)
  8. a, b et c (en) Joseph Lelyveld, « Beatles' Guru is Turning Them Into Gurus With Cram Course », The New York Times,‎ 23 février 1968
  9. a et b (en) Spencer Leigh, « Maharishi Mahesh Yogi: Spiritual leader who introduced millions, including the Beatles, to transcendental meditation », The Independant,‎ 7 février 2008 (lire en ligne)
  10. a et b (en) Cynthia Lennon, « The Beatles, the Maharishi and me », The Sunday Times,‎ 10 février 2008 (lire en ligne)
  11. a, b, c, d et e Alexis Mardas, sur le Wikipedia anglophone
  12. (en) Chris Ingham, The Rough Guide to Frank Sinatra, 9 p..
  13. John Chaput, « Jerry Stovin, actor: 1922-2005 », The Globe and Mail,‎ novembre 2005, p. 9
  14. a et b (en) Bernard Nossiter, « In Yogi Land », Los Angeles Times,‎ 18 février 1968, p. 2.
  15. (en) « Preacher of Peace », The New York Times,‎ 22 janvier 1968
  16. a, b et c (en) PAUL SALTZMAN, Author, photographer, filmmaker was interviewed on VVH-TV about his book on candid photographs of the Beatles in India.
  17. a, b et c (en) Nancy Cooke de Herrera, All You Need Is Love: An Eyewitness Account of When Spirituality Spread from the East to the West, Jodere Group,‎ 2003, 450 p. (ISBN 1588720411 et 978-1588720412)
  18. a, b, c et d The Beatles Anthology, 2000
  19. a et b (en) Mia Farrow, What Falls Away, Bantam Books,‎ 2001, 252 p. (ISBN 0553564668 et 978-0553564662), p. 128 :

    « … we settled ourselves in the lotus position to meditate. After twenty or so minutes, we were getting on our feet, still facing each other, but as I’m usually a little disoriented after meditation, I was blinking at his beard when suddenly I became aware of two surprisingly male, hairy arms going around me. I panicked, and shot up the stairs apologising all the way. I flew out into the open air, and ran as fast as I could to Prudy's room, where she was meditating of course. I blurted out something about Maharishi's cave, and arms, and beard, and she said, "It's an honor to be touched by a holy man after meditation, a tradition." Furthermore, at my level of consciousness, if Jesus Christ Himself had embraced me, I would have misinterpreted it »

  20. (en) Paul Saltzman, Beatles in Rishikesh, Studio,‎ 2000 (ISBN 0670892610)
  21. (en) « David Lynch interviews Paul McCartney & Ringo Starr (Part 2) »,‎ 8 avril 2010 (consulté le 24 mai 2010).
  22. (en) Ian MacDonald, Revolution in the Head: The Beatles' Records and the Sixties, Londres, Independent Publishers Group,‎ 2007, 3rd revised éd. (ISBN 978-1-84413-828-9)
  23. (en) Tara Kilachand, « 'Their humour was one way they kept their feet on the ground' », Mint (newspaper), livemint.com,‎ 17 mai 2008 (lire en ligne)
  24. a et b (en) Barry Miles, Paul McCartney: Many Years from Now, New York, Henry Holt and Company,‎ 1997, 1e éd., poche (ISBN 978-0-8050-5249-7)
  25. (en) Cynthia Lennon, A Twist of Lennon, Avon: 1978, pp. 174-176 )
  26. The Beatles Anthology, Seuil, 2000
  27. (fr) Collectif, The Beatles Anthology, Seuil,‎ 2000 (ISBN 2-02-041880-0), p. 286-297
  28. a et b (en) Albert Goldman, The Lives of John Lennon, Independent Publishers Group,‎ 1988 (ISBN 1556523998)
  29. The Beatles Anthology, Seuil, 2000, pp. 285-86
  30. a et b (en) "Je suis venu vous présenter des excuses" - "Les Beatles sont des anges sur terre dit Maharishi"(The Times of India)
  31. Ben Rooney, « Maharish Mahesh Yogi, guru to The Beatles, dies », The Daily Telegraph, London,‎ 6 février 2008 (lire en ligne)
  32. Beatles Meditation Guru Maharishi Mahesh Yogi Dies, Associated Press, 6 février 2008
  33. John by Cynthia Lennon, Crown, 2005
  34. Patricia Sullivan, « Maharishi Mahesh Yogi; Was Meditation Guru to the Beatles », The Washington Post,‎ 7 février 2008
  35. « Beatles Fail Bid for Yoga Discipleship », Los Angeles Times,‎ 16 avril 1968, C8
  36. Can't Buy Me Love: The Beatles, Britain, and America, Jonathan Gould, Harmony Books, 2007
  37. AFP – Feb 7, 2008 : Beatles pay tribute to late Maharishi Mahesh Yogi
  38. (en) Meditation on the man who saved the Beatles dans The New York Times.
  39. (en) Randy Shore, « The sound of the Beatles breaking up; The band's white album turns 40 this year. Randy Shore takes us back », The Vancouver Sun,‎ 13 décembre 2008, p. 1
  40. Deepak Chopra à propos de son ami George Harrison « Vous pouvez regarder le paysage spirituel américain maintenant et vous ne pouvez pas vous rendre dans un club de santé sans trouver de yoga et les églises enseignent maintenant la méditation. Si Harrison et les Beatles n'avaient pas fait ce qu'ils ont fait, cela se serait-il produit ? Non, en aucun cas, je suis très honnête avec vous, cela ne se serait pas produit. Ce qu'ils ont fait s'est produit en l'espace d'une nuit. Ils ont mis au courant le monde de la spiritualité indienne, en l'espace d'une nuit. Je me rappelle que j'étais à la Faculté de Médecine quand ils sont venus en Inde, et ils étaient dans chaque journal, partout dans le monde, c'était vraiment une prise de conscience "en l'espace d'une nuit", que les gens n'avaient pas eue auparavant ! »
  41. (en) Joe Hagan, « Maharishi Mahesh Yogi, Guru to Beatles and Beach Boys died in The Netherlands », [RollingStone], no 1047,‎ 6 mars 2008, p. 16 If Lennon were alive today, says Yoko Ono, he probably would have reconciled with the man he accused of having "made a fool of everyone". "John would have been the first one now, if he had been here, to recognize and acknowledge what Maharishi has done for the world and appreciate it", she says.
  42. (en) Parting Ways: Beatles (DVD), USA, World Wide Ent.,‎ 2010