Keith Richards

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Keith Richards

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Keith Richards pendant un concert, en 1972

Informations générales
Surnom Keef
Nom de naissance Keith Richards
Naissance 18 décembre 1943 (71 ans)
Dartford, Angleterre
Activité principale Musicien, auteur-compositeur, producteur
Genre musical Blues-rock, rock and roll
Instruments Guitare, basse, clavier
Années actives 1962 à aujourd'hui
Labels Virgin
Rolling Stones
ABKCO
Site officiel www.keithrichards.com

Keith Richards (né le 18 décembre 1943 à Dartford, dans le Kent en Angleterre) est un musicien, auteur-compositeur, guitariste britannique, cofondateur, en 1962, avec Mick Jagger, Brian Jones et Ian Stewart, du groupe rock The Rolling Stones. Avec Mick Jagger, au sein d'un partenariat qu'ils ont baptisé The Glimmer Twins (les jumeaux étincelants), il est l'auteur de la grande majorité du répertoire original du groupe.

Keith Richards a bâti sa notoriété sur son jeu de guitare caractéristique (utilisation de l'open tuning en sol, en retirant la 6e corde de l'instrument[1]), qui a fait de lui un légendaire inventeur de riffs, sur l'important nombre de hits internationaux qu'il a composés avec Mick Jagger (14 chansons du duo font partie des 500 plus grandes chansons de tous les temps du magazine Rolling Stone, qui le classe par ailleurs 4e meilleur guitariste de tous les temps[2]), tout comme sur sa vie mouvementée, ses nombreux ennuis avec la justice de plusieurs pays dus à son addiction à l'héroïne dans les années 1970. Il résume sa vie dans son autobiographie Life publiée en 2010, qui a connu un important succès en librairie et où il dit « Je prendrai ma retraite quand j'aurai cassé ma pipe[1] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Pré-Rolling Stones[modifier | modifier le code]

Keith Richards en 1965.

Keith naît au Livingstone Hospital de Dartford durant la Seconde Guerre mondiale. Ses parents sont ouvriers. Son père ayant été grièvement blessé pendant la guerre, Keith est très proche de son grand-père maternel, Augustus Theodore Dupree, dit « Gus », musicien de jazz, qui a une grande influence sur lui, à partir de ses quatre ans. Son grand-père, qui avait eu huit filles et n'était pas mécontent d'avoir un petit garçon comme allié dans la maison, avait l'habitude de poser sa guitare sur le piano pour qu'il ne puisse pas l’atteindre, il pouvait la regarder, mais pas la toucher. Un jour, son grand-père le lui a tendue en disant: «Tu la regardes tout le temps, pourquoi n’essaies-tu pas de jouer». Il apprend avec lui son premier morceau, la Malagueña, car pour son grand-père, s'il sait jouer la Malagueña, il saura tout jouer. En 2014, Keith Richards publiera un livre pour enfant intitulé, «Gus & moi», en hommage à son grand-père, avec qui il garde aussi de bons souvenirs de ses ballades avec lui dans Londres, en compagnie du chien du grand-père, Mr. Thompson Wooft[3]. La première idole de Keith est Roy Rogers, acteur de western, qu'il imite chez lui. Plus tard, Keith adopte le style vestimentaire « Teddy Boy ». En 1956, sa mère lui achète sa première guitare espagnole à la coopérative de Dartford pour sept livres [4] Après le divorce de ses parents, Keith est envoyé au Sidcup Art College : c'est à cette période qu'il décide de ne plus voir son père. Il ne le retrouvera qu'en 1982.

Dartford est également la ville natale de Mick Jagger, avec lequel il ira à l'école maternelle. Ils se perdront de vue quelques années, avant de se retrouver ensemble sur le quai de la gare de Dartford en 1960. Mick a des disques avec lui, dont le Best of Muddy Waters, ce qui incite Keith à venir lui parler. Mick invite Keith à le rejoindre dans son groupe tout juste naissant, Little Boy Blue & The Blues Boys. Keith vient avec son ami Dick Taylor, qu'il a connu au Sidcup Art College. En juillet 1961, dans le Devonshire, en vacances avec les parents de Keith, Richards et Jagger font leur première prestation en public, avec des reprises des Everly Brothers.

Mick chante aussi au Ealing Club dans les Blues Incorporated d'Alexis Korner, qui ont Charlie Watts au poste de batteur et Jack Bruce à la basse ; il y emmène Keith. Au Ealing Club, ils rencontrent Brian Jones, grand amateur de blues, qui cherche à monter un groupe avec le pianiste Ian Stewart. Avec Dick Taylor à la basse et Mick Avory à la batterie, ils formeront la première configuration des Rolling Stones en 1962. Dick Taylor quitte le groupe pour former les Pretty Things et est remplacé en décembre 1962, par Bill Wyman. Charlie Watts s'installe à la batterie et Ian Stewart quitte rapidement le groupe sous l'instigation de leur manager, Andrew Loog Oldham. La formation composée de Mick Jagger au chant, de Keith Richards et Brian Jones aux guitares, Bill Wyman à la basse et Charlie Watts à la batterie ne bougera désormais plus jusqu'au départ de Brian Jones en 1969.

Après que les Rolling Stones eurent signé avec Decca Records en 1963 leur manager, Andrew Loog Oldham, supprima le "s" de son nom de famille, croyant que "Keith Richard" faisait plus pop. Au début des années 1970 Richards rétablit le "s" terminal de son nom.

Il a voulu rencontrer son idole Chuck Berry et assiste à l'un de ses concerts, il veut le rencontrer mais se fait renvoyer avec avec précipitation, il reçoit un coup de poing de celui-ci pour avoir voulu forcer le passage aux tribunes, Chuck dira qu'il ne savait pas qui c'était.

Avec les Rolling Stones[modifier | modifier le code]

Les premiers succès des Rolling Stones ne se composent au début de reprises de standards de blues ou de rock (notamment de titres de Chuck Berry). C'est sous l'impulsion de leur manager, Andrew Loog Oldham, désireux de voir le groupe produire quelque chose de nouveau à l'instar des Beatles, que Keith Richards et Mick Jagger commencent à écrire des chansons pour le groupe. D'après Richards, ils ont composé leurs premières chansons en 1963 lorsque Andrew Oldham les a enfermés dans une cuisine à Willesden en leur disant : « Ne sortez pas sans une chanson ». De cette première collaboration naît As Time Goes By qui sera modifié par Oldham en As Tears Go By. Néanmoins, cette chanson ne sera enregistrée qu'en 1965, par les Rolling Stones après que Marianne Faithfull eut connu un succès en enregistrant la chanson.

La première chanson du duo Jagger/Richards qui atteindra la première place des charts britanniques sera The Last Time enregistrée en février 1965, suivie en mai de (I Can't Get No) Satisfaction puis de Get Off of My Cloud en septembre. C'est en se réveillant au milieu d'une nuit de 1965 dans sa chambre d'hôtel en Floride, que Keith Richards compose la musique de Satisfaction[5], qui deviendra le premier grand hit des Rolling Stones. À son réveil il ne se souvient même pas avoir enregistré et c'est en écoutant la bande qu'il se rend compte qu'il a environ 30 secondes de refrain et ... 45 minutes de ronflements[5].

Dans son autobiographie intitulée Life, Keith Richards a expliqué la manière de composer du duo Jagger/Richards. Keith arrivait souvent en répétition ou en studio avec un riff, un thème et souvent, un premier vers. Mick Jagger s'occupait alors d'écrire le reste de la chanson, modifiant parfois le premier vers et composant la ligne de chant. Cependant, il arrivait parfois, comme pour le duo Lennon/McCartney que l'un des deux membres soit l'auteur/compositeur unique de la chanson, malgré le fait que celle-ci soit créditée des deux noms. C'est le cas par exemple de Gimme Shelter, intégralement composé et écrit par Keith ou de Brown Sugar, intégralement écrit et composé par Mick.

Musique[modifier | modifier le code]

Pendant le Rolling Stones Voodoo Loungue World Tour à Rio de Janeiro en 1995.

Keith a toujours été un fan de Chuck Berry. Il le restera toujours, et le style syncopé du rocker de Saint-Louis sera magnifié par Richards. Keith connaît d'ailleurs sur le bout des doigts tous les riffs et solos du maître[6]

Dès le début, il développe au sein du groupe avec Brian Jones, le deuxième guitariste et multi-instrumentiste, un style de jeu qui deviendra la « marque de fabrique » du groupe : l'imbrication des deux guitares, sans réelle distinction entre soliste et rythmique. Ainsi, personne n'a l'étiquette « soliste », ni celle de « rythmique », les deux guitaristes pouvant alterner et combiner leur partie de guitares, créant un son unique. Ce style de jeu se perdra quelques années, durant la période Mick Taylor, le guitariste virtuose qui remplaça Brian Jones en 1969 et resta dans le groupe jusqu'en 1975. Mick Taylor s'était imposé comme soliste, eu égard à sa technique et à sa virtuosité[7], Keith redeviendra soliste après le départ, provoqué de Taylor et l'arrivée de Ron Wood en 1975.

Pendant le break scénique des années 1967-1969, sous l'influence de Gram Parsons, il "invente" un nouveau type de jeu de guitare : il l'accorde en « open tuning » de sol, (, sol, , sol, si, , ) duquel il retire la sixième corde, la plus grosse, le mi grave, ce qui permet d'avoir un sol en basse, la 5e corde devenant la plus grave[8]. Avec ce type d'accordage "ouvert", il produit les riffs de Honky Tonk Women, Brown Sugar, Jumpin' Jack Flash, Start Me Up[9], etc. Il utilise de préférence une Fender Telecaster custom pour ce type d'accordage.

Son ami et membre originel du groupe, bien qu'il n'en fasse plus partie et road manager du groupe Ian Stewart, lui a appris des rudiments de piano, qu'il utilisera pour la première fois sur Let's Spend the Night Together en 1967, bien qu'il ne joue pas sur l'enregistrement final.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

La fin des années 1960 et le début des années 1970 lui apporteront la reconnaissance de ses pairs, dans un style musical mûr et immuable, qui sera la signature de Keith : utilisation des « open tunings » (la guitare est accordée en sol majeur et ne compte que cinq cordes), rythme syncopé, utilisation du quatrième temps de chaque mesure comme point d'appui, généralisation du « riff » dans le rock, qui le fera surnommer « le riff humain » (« Human Riff »)[10] par de nombreux commentateurs. Cette période sera aussi celle des débuts de son addiction à l'héroïne, dont il mettra plus de dix ans à se sevrer. Malgré de nombreux procès intentés contre lui dans différents États, Keith Richards grâce à ses brillants avocats n'a jamais fait de prison. Il fut souvent condamné à des amendes et une fois à jouer un concert pour des aveugles[11]. C'est durant cette période que, sous la houlette du producteur Jimmy Miller seront produits les albums des Stones les plus connus : Beggars Banquet, Let It Bleed, Sticky Fingers et Exile on Main Street. L'album Let It Bleed est d'ailleurs considéré comme l'œuvre (guitaristique) du seul Keith, Brian Jones, le deuxième guitariste, ne venant plus en studio : Keith y joue un certain nombre de parties de guitare, épaulé par Mick Taylor ou encore Ry Cooder. Jones, exclu du groupe en 1969, peu avant sa noyade dans des conditions étranges, est remplacé par Mick Taylor, un des guitaristes de John Mayall. Un deuxième album, mythique, le meilleur des Stones selon Keith Richards dans son livre Life, Exile on Main Street, est considéré comme son œuvre, entièrement enregistré[12] dans sa villa du sud de la France durant l'exil du groupe pour des raisons fiscales[13]. Sur cet album, Keith Richards est le chanteur principal de Happy, et le sera durant chaque concert, Jagger mettant à profit ce passage pour changer de tenue. Les prises sont réalisées dans la cave de la maison louée à Villefranche-sur-Mer alors que le mixage et la finalisation sont effectués en studio à Los Angeles.

Période sombre[modifier | modifier le code]

Les années suivantes seront une période trouble pour Keith et ce jusqu'au milieu de la décennie 1980. Drogues, incarcérations, mort de son fils[14] et de proches[15], doutes musicaux[16], albums inégaux des Stones, arrivée du disco dans leur musique, querelles avec Mick Jagger, etc. Le remplacement de Mick Taylor, parti de lui-même, par l'ami Ron Wood, permettra tout juste à Keith d'être « présent » sur scène. L'arrestation de Keith à Toronto au Harbour Castle Hotel en février 1977, où il risquait jusqu'à sept ans de prison[17], mettra le groupe en péril et jettera sérieusement le doute sur la pérennité de sa présence comme guitariste au sein des Stones. L'apogée de ses troubles est atteinte en 1986 avec l'album Dirty Work, sur lequel il ne joue pratiquement pas[18]. Le titre de l'album est un clin d'œil aux fans, qui connaissent les difficultés du groupe et de leur guitariste. Cette période sera celle du doute quant à la séparation des Stones, des albums solo de Jagger et Richards, mais aussi de Ron Wood et de Charlie Watts. Keith sera l'initiateur et le directeur musical du film Hail! Hail! Rock And Roll réalisé pour les 60 ans de Chuck Berry.

Renaissance[modifier | modifier le code]

La renaissance viendra avec l'album Steel Wheels, qui verra Keith Richards et son groupe, à nouveau soudés, retrouver inspiration et respiration ! Même si les tournées se font, désormais, dans de grands stades et deviennent une véritable industrie[19], Keith insistera pour continuer à jouer dans de petites salles, plus ou moins officiellement. Le groupe devant parfois user de surnoms divers pour pouvoir jouer.

2005[modifier | modifier le code]

Keith Richards à la First Mariner Arena de Baltimore dans le Maryland en février 2006.

L'album A Bigger Bang est également une résurrection, enregistré « à l'ancienne », dans le château français de Mick Jagger. De nombreux blues et titres très « roots » composent cet album, avec toujours la « patte » et les riffs de Keith.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Keith Richards n'a pas eu la vie privée aussi dévoilée que celle de certains de ses amis musiciens, notamment Mick Jagger. Après une brève aventure avec Linda Keith[20], Keith Richards rencontre Anita Pallenberg en 1967. Elle est alors la petite amie de Brian Jones ; le couple aura trois enfants :

  • un fils, Marlon, né le 10 août 1969, qui est maintenant marié à un mannequin franco-galloise, Lucie de La Falaise ;
  • une fille, Dandelion, née le 17 avril 1972, qui a changé de prénom pour Angela ;
  • un autre fils, Tara, né en 1976, mais décédé en Suisse de complications de santé peu après sa naissance.

Anita et Keith se séparèrent en 1980.

Keith rencontra Patti Hansen, un mannequin alors très connu, au Studio 54 de New York. Ils vécurent ensemble quelques années avant de se marier le 18 décembre 1983, le jour du quarantième anniversaire de Keith. Ils ont eu deux filles, mannequins comme leur mère :

Le 28 avril 2006, Keith Richards a été victime d'une commotion cérébrale après être tombé d'un arbre du Wakaya Club, un luxueux hôtel des îles Fidji, lors de vacances avec Ron Wood. Le 8 mai 2006, il a subi une opération au cerveau à l'hôpital Mercy Ascot d'Auckland qui a été couronnée de succès. Les dates européennes de la tournée mondiale des Rolling Stones ont seulement été différées d'un peu plus de deux mois (11 juillet au lieu du 27 mai). Lors de la tournée, Keith interprète, entre autres, la chanson Wanna Hold You, à la place de Mick Jagger.

En avril 2007, alors qu'un journaliste du magazine britannique NME lui demandait ce qu'il avait sniffé de plus bizarre dans sa vie, Keith déclare : « La chose la plus bizarre que j'aie essayé de sniffer ? Mon père. J'ai sniffé mon père. Il avait été incinéré et je n'ai pas pu résister à l'idée de le moudre avec un peu de dope. […] Ça n'aurait pas dérangé mon père, il s'en foutait. C'est bien passé et je suis encore en vie. »[21]. Cependant, dans les jours qui suivirent, Keith démentit cette assertion, par l'intermédiaire de son porte-parole, en déclarant qu'il s'agissait d'une blague, car l'opinion était choqué de ses déclarations.

Antoine de Caunes, dans un article paru dans le quotidien Libération cite Keith à propos de sa vie et de ses excès : « Ce qui vous tuerait ne me tue pas. »[22]

En 2010, Keith Richards publie son autobiographie Life, coécrite avec le journaliste James Fox.

Matériel[modifier | modifier le code]

Guitare semi-acoustique des années 1960, sa première guitare électrique.

Keith Richards a joué sur de nombreuses guitares sans que cela semble avoir altéré le son qu'il voulait obtenir. On peut établir une liste chronologique, non exhaustive, des instruments les plus utilisés par l'artiste :

  • Semi-électrique Hofner en 1961[23].
  • Harmony Meteor H70 en 1963-1966[24]
  • Ampli Harmony en 1962, puis Vox AC30[25] en 1963-1964, et Fender ensuite, pour l'essentiel, notamment des Tweed des années 1950.
  • Epiphone modèle Casino (deux micros P-90) en 1963-1964
  • Gibson Les Paul équipée avec un vibrato Bigsby en 1964-1965, achetée lors de la tournée des Stones aux États-Unis. Il s'agirait de la première Les Paul pré-1960 (single cutaway) utilisée au Royaume-Uni, la production des single cutaway n'ayant pas été importée et arrêtée en 1961.
  • Gibson Hummingbird (acoustique) avec laquelle il aurait composé Satisfaction dans une chambre d'hôtel ; c'est la guitare utilisée par Keith et Mick Jagger dans le film One + One.

À partir de 1965, Keith utilise toutes sortes de guitares. On le voit notamment (plus ou moins chronologiquement) avec des :

À partir du milieu des années 1980, il joue beaucoup sur des Music Man, notamment des modèles Silhouette.

Il est revenu depuis le milieu des années 1990 aux Gibson Les Paul (souvent une Junior / 1 micro sur Midnight Rambler), Gibson ES-335, Fender Telecaster et Fender Stratocaster.

Keith Richards a pris pour habitude de « baptiser » ses guitares principales d'après le nom du « contrôleur », celui qui apposait le sceau du fabricant à la fin de la fabrication de la guitare. Ainsi sa Telecaster de prédilection (modèle vintage 1952), avec micro manche de type Humbucker et chevalet en laiton, est surnommée « Micawber ». Elle est accordée en open sol cinq cordes (G-D-G-B-D).

« Malcolm » est également une Fender Telecaster avec micro manche de type Humbucker et chevalet en chrome, également accordée en open sol cinq cordes. Cette guitare a eu le vernis décapé pour une finition « naturelle ». Elle date de 1950.

« Sonny » est une Fender Telecaster sunburst trois tons, toujours avec micro manche de type Humbucker et chevalet en laiton, accordée en open sol cinq cordes.

La Telecaster Custom de 1975, accordée en open sol cinq cordes n'a pas été surnommée.

Il s'agit des principales Fender Telecaster de Keith Richards. Elles sont doublées, pour les tournées de guitares de secours, soit des modèles vintage, soit des produits du Custom Shop de Fender.

Keith se sert peu de Stratocaster en concert. Une superbe « Mary Kay » de 1957, blonde avec accastillage doré apparait toutefois, notamment sur Miss You.

Au rayon Gibson, Keith utilise notamment une ES-355 mono de 1959, noire, accordée de manière standard, ainsi qu'une ES-345 stereo de 1964, blanche, surnommée « Dwight ».

Il joue également sur plusieurs modèles de Gibson Les Paul Junior des années 1950, principalement une double Cutaway de 1957, couleur TV yellow, micro P-90, dénommée « Dice ».

Récemment, il a fait l'acquisition de quelques rééditions de l'Ampeg Dan Armstrong Lucite (guitare transparente). Il a également fait construire un nouvel exemplaire de sa fameuse Zemaitis cinq cordes avec incrustations « pirates » en nacre.

Au rayon guitare acoustique, les dernières tournées l'ont vu arborer une Martin de 1964, ainsi qu'une Guild dix cordes fabriquée spécialement pour lui.

Au niveau des cordes, Ernie Ball lui fournit un jeu spécialement conçu pour ses guitares cinq cordes dont les tirants sont : 011p-015p-018p-030-042. Ce jeu de cordes n'est pas commercialisé.

Il a joué également de la basse sur quelques morceaux, dont Let's Spend the Night Together et surtout Sympathy for the Devil comme on le voit dans le film de Jean-Luc Godard One + One.

Alan Clayton, son fidèle « guitar tech », dit de lui : « Le truc avec lui, c'est qu'il peut jouer sur n'importe quelle guitare. Il s'en fout »[29]

Discographie[modifier | modifier le code]

Rolling Stones[modifier | modifier le code]

Keith Richards a joué sur tous les albums des Rolling Stones. Se reporter à la discographie complète du groupe.

Solo[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Johnnie B. Bad (Warner) de Johnnie Johnson avec Eric Clapton...
  • 1991 : Mr Lucky de John Lee Hooker avec Ry Cooder, Carlos Santana, Robert Cray, Albert Collins...
  • 1993 : joue de la guitare sur l'album de Tom Waits Bone Machine
  • 2002 : Willie Nelson & Friends, album live de Willie Nelson, pour Dead Flowers. Chant, guitare, et chœurs.
  • 2004 : Careless ethiopians sur l'album-compilation True love de Toots and the Maytals
  • 2005 : Return to Sin City - A Tribute to Gram Parsons (2005)- DVD
  • 2006 : The price you got to pay de Buddy Guy sur l'album Bring 'Em In
  • 2006 : Last Man Standing de Jerry Lee Lewis (duo sur le morceau That Kind Of Fool)
  • 2010 : "Eye to eye" (guitares et voix) sur l'album "100 miles from Memphis de Sheryl Crow"
  • 2011 : "Chicago"; "satisfied" ; "Last leaf", et "Hell broke luce" sur l'album "Bad As Me" de Tom Waits, où assure la guitare, (et une seconde voix sur "Last leaf").

Filmographie[modifier | modifier le code]

Johnny Depp dit s'être inspiré de Keith Richards pour son personnage de Jack Sparrow qu'il incarne dans la tétralogie Pirates des Caraïbes. C'est pour cette raison que Keith Richards incarne Teague Sparrow, le père du pirate dans Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au Bout du Monde. Il devait déjà jouer ce rôle dans Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du coffre maudit avant que ce projet ne soit annulé. Néanmoins, il rendosse une seconde fois ce rôle dans le quatrième volet de cette saga, Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de Jouvence.

Dans le film biographique sur Jimi Hendrix, All Is by My Side (2013), Keith Richards est incarné par Ashley Charles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Keith Richards, Life, Éditions Robert Laffont, 2010, ISBN 9-782757-823569, p.315
  2. [Rolling Stones.com] "100 greatest guitarists off all time : Keith Richards by Nils Lofgren, consulté le 23/03/12
  3. Keith Richards: «Ce que je dois à Gus, mon grand-père», 6 novembre 2014, L'Hebdo
  4. Rolling Stone, de François Bon, éditions Fayard, 2002, page 45.
  5. a et b (en) Sold on Song - Song Library - (I Can't Get No) Satisfaction - BBC
  6. Bill Wyman et Phelge le confirment séparément dans leurs ouvrages respectifs[réf. incomplète], et on peut facilement le vérifier en écoutant les maintes reprises de Berry sur les premiers albums des Stones, « bootlegs » et officiels
  7. C'est durant cette période que Keith est souvent absent des séances studio, car il commençait à s'adonner à l'héroïne
  8. il n'invente pas l'« open tuning » en lui -même, mais la façon de l'utiliser[réf. incomplète]
  9. même s'il n'a pas vraiment composé ces morceaux, leur « signature » sonore est celle de Keith et de sa 5 cordes en sol
  10. on trouve depuis dans la presse l'appellation « Keef Riffhard »[réf. incomplète]
  11. Keith porte toujours une paire de menottes au poignet, en souvenir de ses déboires avec la police, et peut être aussi en symbole de l'addiction
  12. à l'exception des voix et du mixage, fait à Los Angeles, essentiellement par Jagger
  13. au début des années 1970 quand les Stones s'exilèrent pour des raisons fiscales[réf. incomplète]
  14. la veille des concerts parisien de l'album en public Love you live
  15. dont Graham Parson et Ian Stewart
  16. les qualités du guitariste Mick Taylor feront de ce dernier le soliste du groupe
  17. qu'il ne fera finalement pas ; condamné à un « travail d'intérêt général », il devra donner un concert gratuit pour une association d'aveugles; ce qu'il fera le 22 avril 1979 à l'en:Oshawa Civic Auditorium au Canada, avec le groupe de circonstance The New Barbarians, composé des autres Stones, de Stanley Clarke, de Ian Mc Lagan et Joseph Modeliste; un bootleg, Blind Date, en sera tiré
  18. plusieurs guitaristes contribueront à cet album, dont Jimmy Page et Bobby Womack
  19. gérée par Jagger
  20. Dans le film documentaire Jimi Hendrix de Joe Boyd et John Head, Linda Keith raconte qu'un jour, se trouvant à New York, au Café Wha?, elle est sidérée par l'homme qu'elle voit sur scène ; elle appelle son ami producteur et bassiste des Animals, Chas Chandler, pour lui dire tout le bien qu'elle pense de Jimi Hendrix.
  21. (en) Exclusive: Keith Richards - 'I snorted my dad's ashes' - NME, 3 avril 2007
  22. (fr) Keith Richards, gratte et papier - Libération, samedi 13 novembre 2010
  23. Rolling Stone, de François Bon, éditions Fayard, 2002, page 68.
  24. nombreuses photos dans Rolling with the Stones, et photos de l'Olympia de Paris pour 1966
  25. celui apporté par Bill Wyman, puis ceux « donnés » par VOX
  26. concert au Marquee de Londres en 1971
  27. Dans le film Rock'n'Roll Circus, et One + One
  28. Concert gratuit filmé à Hyde Park à Londres en 1969
  29. dans Guitare Xtreme N°9

Bibliographie[modifier | modifier le code]

De Keith Richards
Sur Keith et les Stones

Lien externe[modifier | modifier le code]

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