Bloody Sunday (1972)

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Bloody Sunday
Image illustrative de l'article Bloody Sunday (1972)
Banderole et graffiti loyaliste sur un bâtiment dans une rue adjacente à Shankill Road à Belfast en 1970

Localisation Derry, Irlande du Nord
Coordonnées 54° 59′ 49″ N 7° 19′ 32″ O / 54.9969674, -7.3255581 ()54° 59′ 49″ Nord 7° 19′ 32″ Ouest / 54.9969674, -7.3255581 ()  
Date
Arme(s) Fusil semi-automatique L1A1
Mort(s) 14
Auteur(s) présumé(s) Armée de terre britannique

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Bloody Sunday (1972)

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Bloody Sunday (1972)

Bloody Sunday (irlandais : Domhnach na Fola, parfois anglais : Bogside Massacre, français : Massacre du Bogside, français : dimanche sanglant) est une tuerie survenue le dimanche dans le Bogside à Derry en Irlande du Nord, dans laquelle vingt-sept manifestants et passants pacifistes des droits civils ont été pris pour cible par des soldats de l'armée britannique. 13 hommes, dont sept adolescents, sont morts immédiatement et un autre homme est décédé quatre mois et demi plus tard, à la suite des blessures reçues ce jour-là. Quatorze personnes furent également blessées, douze par balles et deux écrasées par des véhicules militaires[1]. Cinq de ces blessés ont été touchés dans le dos[2]. Le drame est survenu au cours de la marche de l'Association nord-irlandaise pour les droits civiques ; les soldats impliqués étaient du 1er Bataillon du Régiment de Parachutistes du Royaume-Uni[3]. Le groupe de rock U2 rend hommage aux victimes de cet événement dans sa chanson Sunday Bloody Sunday.

Contexte[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Conflit nord-irlandais.
Mémorial à Derry, sur les lieux de l’événement.

À la fin des années 1960, la discrimination contre la minorité catholique dans les limites des circonscriptions électorales, les droits de vote, et l'attribution des logements publics[4] a conduit des organisations telles que l'Association nord-irlandaise pour les droits civiques (NICRA) à mettre en place une campagne non-violente pour promouvoir l'égalité de droits entre catholiques et protestants[5]. Cependant, à la suite d'attaques sur les droits civils des manifestants par les loyalistes protestants, ainsi que par les membres de la Police royale de l'Ulster (RUC), la colère et la violence s'amplifient[6]. En 1969, la Bataille du Bogside a éclaté après les perturbations qui ont suivi une parade des Apprentice Boys of Derry[7]. Les résidents du Bogside ont érigé des barricades autour de la zone afin de résister aux incursions de la police, et, après trois jours d'émeutes lorsque la Police royale de Ulster a révélé être incapable de rétablir l'ordre, le gouvernement d'Irlande du Nord a demandé le déploiement de l'armée britannique[8].

Celle-ci est d'abord accueillie par les catholiques comme une force neutre par rapport à la Police royale de l'Ulster, mais les relations entre les nationalistes et l'armée se détériorent rapidement[9]. Le 8 juillet 1971, deux émeutiers, Seamus Cusack et Desmond Beattie, sont abattus dans le Bogside par des soldats dans des circonstances controversées[10]. Les soldats ont affirmé qu'ils étaient armés, ce qui a été démenti par la population locale, ainsi que par des nationalistes modérés dont John Hume et Gerry Fitt qui sont sortis du Parlement d'Irlande du Nord en signe de protestation[10],[11].

En réponse à l'escalade de la violence à travers l'Irlande du Nord, l'internement sans procès a été introduit le 9 août 1971[10]. Dans un geste de quid pro quo pour les nationalistes, toutes les marches et défilés ont été interdits, y compris la marche éclair des Apprentice Boys de Derry qui devait avoir lieu le 12 août[12]. L'introduction de l'internement a provoqué des troubles dans toute l'Irlande du Nord, avec 21 personnes tuées en trois jours d'émeutes[13]. Le 10 août Paul Challenor est devenu le premier soldat à être tué par l'Armée républicaine irlandaise provisoire, à Derry, où il a été abattu par un sniper à Creggan[11]. Six autres soldats avaient été tués à Derry à la mi-décembre 1971[14]. 1932 cartouches ont été tirées sur l'armée britannique, qui a dû faire face aussi à 211 explosions et 180 bombes artisanales[14] et qui a dû tirer en retour 364 coups de feu.

Les activités de l'Armée républicaine irlandaise provisoire ont également augmenté dans le Nord de l'Irlande avec une trentaine de soldats britanniques tués dans les derniers mois de 1971, contre dix soldats tués pendant la période pré-internement durant la même année[13]. L'armée républicaine irlandaise officielle et l'armée républicaine irlandaise provisoire avaient établi à Derry une « zone de non-droit » pour l'armée britannique et la Police royale grâce à l'utilisation des barricades[15]. À la fin de l'année 1971, 29 barricades avaient été mises en place pour empêcher l'accès à ce qui était connu comme le Free Derry ; 16 d'entre elles étaient impraticables, même pour les véhicules blindés d'une tonne de l'armée britannique[15]. Les membres de l'IRA ont monté ouvertement des barrages routiers en face des médias, et des affrontements quotidiens ont eu lieu entre jeunes nationalistes et l'armée britannique à un endroit connu sous le nom « aggro corner[15] ». En raison des émeutes et des dommages causés aux magasins par les bombes incendiaires, le total des dommages subis par les entreprises locales est estimé à 4,000,000 £[15].

En janvier 1972, l'Association nord-irlandaise pour les droits civiques planifie, malgré l'interdiction, une manifestation pacifique à Derry le pour protester contre l’internement administratif, décidé par le Parlement nord-irlandais le . Les autorités qui connaissaient la proposition de cette marche ont décidé de l'autoriser pour qu'elle se poursuive dans la zone nationaliste de la ville, mais pour l'empêcher d'atteindre Guildhall[pas clair], comme prévu par les organisateurs. Le Major-général Robert Ford, alors commandant des forces terrestres en Irlande du Nord, donna l'ordre au 1er Bataillon du Régiment de parachutistes (1 PARA) de se rendre à Derry avec pour mission d'arrêter les possibles émeutiers pendant la marche[16]. Le Régiment parachutiste est arrivé à Derry, le matin du dimanche 30 janvier 1972 et a pris position dans la ville[17].

Évènement du Bloody Sunday[modifier | modifier le code]

Les gens avaient prévu de marcher vers le Guildhall, mais en raison de barricades de l'armée conçues pour modifier le parcours, ils furent redirigés vers Free Derry Corner. Un groupe d'adolescents se sépara du défilé et tenta de franchir la barricade pour marcher vers le Guildhall. Ils attaquèrent la barricade de l'armée britannique avec des pierres. À ce stade, un canon à eau, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc furent utilisés pour disperser les émeutiers. Ces affrontements entre les soldats et les jeunes étaient communs, même si des observateurs ont rapporté que les émeutes n'étaient pas intenses[18]. Deux civils, Damien Donaghy et John Johnston furent blessés par balle par des soldats sur la William Street. Ceux-ci affirmaient que ce dernier portait un objet noir cylindrique[19].

À un certain moment, des rapports donnés au centre de commandement de l'Armée auraient indiqué qu'un sniper de l'IRA opérait dans la zone. À 16h07, la brigade a donné la permission au régiment parachutiste britannique d'aller dans le Bogside. L'ordre de tirer à balles réelles fut donné et un jeune homme fut abattu alors qu'il descendait la Chamberlain Street loin de la progression des troupes. Cette première victime, Jackie Duddy, était parmi la foule qui s'enfuyait. Il courait aux côtés d'un prêtre, l'évêque Edward Daly, lorsqu'il fut abattu dans le dos. La poursuite des violences par les troupes britanniques s'intensifia et, finalement, l'ordre fut donné de mobiliser les troupes dans une opération d'arrestation, à la poursuite de la queue du groupe principal des manifestants dans Free Derry Corner.

Malgré un ordre de cessez-le-feu du quartier général de l'armée, plus d'une centaine de cartouches furent tirées directement dans la foule par les troupes sous le commandement du Major Ted Loden. Douze autres personnes furent tuées[20], beaucoup d'entre elles tentaient d'aider celles déjà tombées sous les balles. Quatorze autres furent blessées, douze par des tirs de soldats et deux renversées par des véhicules blindés.

Les victimes[modifier | modifier le code]

Ceinture portée par Patrick Doherty. L'entaille a été faite par la balle qui l'a tué[21].
Fresque du Bogside en hommage aux victimes du Bloody Sunday.
  • John (Jackie) Duddy (17 ans). Abattu d'une balle dans la poitrine sur le parking des appartements de Rossville. Quatre témoins ont déclaré que Duddy n'était pas armé et était en train de fuir les parachutistes quand il fut tué. Trois d'entre eux ont vu un soldat viser délibérément le jeune homme lorsqu'il courait. Il est l'oncle du boxeur irlandais John Duddy[22].
  • Patrick Joseph Doherty (31 ans). Abattu par derrière alors qu'il tentait de ramper pour se mettre à l'abri sur le parking des appartements de Rossville. Doherty a fait l'objet d'une série de photographies, prises avant et après sa mort par le journaliste français Gilles Peress. Malgré le témoignage du «Soldat F» qui avait tiré sur un homme tenant et utilisant un pistolet, John Widgery a reconnu que les photographies montraient que Doherty n'était pas armé, et que des tests médico-légaux sur ses mains pour les résidus de tir se sont révélés négatifs[22],[23].
  • Bernard McGuigan (41 ans). Tué d'une balle à l'arrière de la tête alors qu'il était allé aider Patrick Joseph Doherty, en agitant un mouchoir blanc pour indiquer aux soldats ses intentions pacifiques[3].
  • Hugh Pious Gilmour (17 ans). Touché au coude droit, la balle est ensuite entrée dans sa poitrine pendant qu'il courait d'où se trouvaient les parachutistes sur Rossville Street[22]. John Widgery a reconnu qu'une photographie prise quelques secondes après que Gilmour a été touché corrobore les dires de témoins affirmant qu'il n'était pas armé, et que des tests de résidus de tir ont été négatifs[3].
  • Kevin McElhinney (17 ans). Abattu par derrière alors qu'il tentait de ramper pour se mettre à l'abri à l'entrée des appartements de Rossville. Deux témoins ont déclaré que McElhinney n'était pas armé[22].
  • Michael Gerald Kelly (17 ans). Touché à l'estomac alors qu'il se tenait près des décombres de la barricade en face des appartements de Rossville. John Widgery admis que Kelly n'était pas armé[22].
  • John Pius Young (17 ans). Touché en pleine tête alors qu'il se tenait près des décombres de la barricade. Deux témoins ont déclaré que Young n'était pas armé[22].
  • William Noel Nash (19 ans). Touché à la poitrine près de la barricade. Des témoins ont déclaré que Nash n'était pas armé et venait en aide à une autre personne touchée quand il a été tué[22].
  • Michael M. McDaid (20 ans). Touché au visage à la barricade, alors qu'il était en train de quitter à pied le lieu où se trouvaient les parachutistes. La trajectoire de la balle a indiqué qu'il pourrait avoir été tué par des soldats placés sur les murs de Derry[22].
  • James Joseph Wray (22 ans). Blessé puis abattu à bout portant alors qu'il était couché sur le sol. Les témoins qui n'ont pas été appelés devant le Tribunal de Widgery ont déclaré que Wray criait qu'il ne pouvait pas bouger ses jambes avant qu'il soit mortellement touché la deuxième fois[22].
  • Gerald Donaghy (17 ans). Touché à l'estomac tout en essayant de courir pour se mettre à l'abri entre Glenfada Park et Abbey Park. Donaghy a été amené dans une maison voisine par des passants, où il a été examiné par un médecin. Ses poches ont été fouillées afin de l'identifier. Plus tard, la photo du cadavre de Donaghy a montré des bombes à clous dans ses poches. Ni ceux qui fouillèrent ses poches dans la maison, ni l'officier médical de l'armée britannique (Soldat 138) qui le déclara mort peu après disent avoir vu des bombes. Donaghy avait été un membre de la Fianna Éireann, un mouvement de jeunesse républicain lié à l'Armée républicaine irlandaise[22]. Paddy Ward, un informateur de la police[24] qui a témoigné lors de l'enquête de Saville, a affirmé qu'il avait donné deux bombes à clous à Donaghy plusieurs heures avant qu'il soit abattu[25].
  • Gerald (James) McKinney (34 ans). Touché juste après Gerald Donaghy. Des témoins ont déclaré que McKinney courait derrière Donaghy, s'est arrêté et a levé les bras en criant « Ne tirez pas ! Ne tirez pas ! », quand il a vu tomber Donaghy. On lui a ensuite tiré dans la poitrine[22].
  • William Anthony McKinney (27 ans). Touché par derrière lorsqu'il a tenté d'aider Gerald McKinney. Il avait quitté la zone de couverture afin d'essayer d'aider Gerald[22].
  • John Johnston (59 ans). Touché à la jambe et à l'épaule gauche sur William Street 15 minutes avant que le reste de la fusillade a commencé[22],[26]. Johnston n'était pas dans la marche, mais sur son chemin pour rendre visite à un ami à Glenfada Park[26]. Il est mort 4 mois et demi plus tard ; sa mort a été attribuée à des blessures qu'il a reçues ce jour-là. Il fut le seul à ne pas mourir immédiatement ou peu de temps après avoir été touché[22].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

La NICRA, menée par Ivan Cooper, est déterminée à éviter toute violence entre les différents protagonistes. Malgré son dialogue avec les autorités unionistes d'une part et les paramilitaires de l'IRA de l'autre, et ses tentatives de négociation avec les forces de l'ordre britanniques, la manifestation dégénère et vingt-huit manifestants sont blessés par balles dont treize décéderont sur place. Une quatorzième personne mourra quatre mois et demi plus tard des blessures reçues ce jour-là. Deux versions coexistent :

  • selon les Britanniques, les parachutistes auraient essuyé des tirs de la part de l'IRA auxquels ils auraient riposté,
  • selon les manifestants, l'armée britannique a délibérément tiré sur une foule désarmée.

Cette journée, désormais inscrite dans l'Histoire sous le nom de Bloody Sunday, marque une nouvelle étape dans le conflit nord-irlandais. Les rangs de l'IRA se gonflèrent après ce massacre, entraînant un engrenage mortel d'attentats et de représailles entre les camps en présence, comme lors du Bloody Friday à Belfast. L'armée britannique perdit de sa crédibilité dans l'esprit des républicains qui ne virent plus en elle une force d'interposition mais une force de répression, au même titre que la Royal Ulster Constabulary (RUC).

Enquêtes[modifier | modifier le code]

Une enquête menée rapidement par une commission présidée par Lord Widgery blanchit l'armée britannique en concluant qu'elle répondait aux tirs de l'IRA provisoire.

Cependant, aucune arme n'a été retrouvée sur les lieux, pas plus que de traces d'explosif sur les victimes. De plus, toutes les victimes se comptent parmi les manifestants ; aucun soldat n'a été tué ou blessé ce jour-là. Aussi un doute a longtemps pesé sur cette version des faits. Il faut ajouter à cela qu'un parachutiste britannique ayant déserté trois mois auparavant a révélé bien après les faits que, lors d'une séance d'instruction, on leur avait explicitement indiqué que, lors des prochaines manifestations (quelle que soit leur nature), « il faudrait faire des morts ». Un autre élément accrédite la préméditation des tirs sur la foule : une communication interceptée par un policier irlandais présent au QG des paras rapporte que les soldats auraient reçu l'ordre d'utiliser des munitions de petit calibre (différentes des munitions habituellement en dotation dans ces unités) dans le but de faire un maximum de dégâts. On a en effet retrouvé des balles de petit calibre dans les cadavres des manifestants abattus.[réf. nécessaire]

La polémique dura longtemps entre les partisans des deux versions qui campaient sur leurs positions respectives.

Le , Channel 4 diffuse un documentaire des journalistes Lena Ferguson et Alex Thomson dans lequel quatre soldats révèlent anonymement que les parachutistes ont tiré l'arme à la hanche dans la foule, contredisant la thèse officielle qui prétendait que les tirs avaient visé des cibles précises et hostiles.

Du fait des critiques adressées à la version britannique de cet événement, le Premier ministre Tony Blair fait ouvrir une nouvelle enquête le , veille de la commémoration annuelle de la tragédie. L'enquête est confiée au juge Mark Saville, assisté de magistrats canadiens et australiens. Entre 1998 et novembre 2004, 921 témoins sont entendus et 1 555 témoignages écrits examinés. Plusieurs soldats avoueront avoir menti lors de leurs dépositions précédentes et reconnaîtront que les victimes étaient désarmées. Attendu pour 2007, le rapport final est publié le à Derry. Les familles des victimes organisent pour l'occasion une marche silencieuse[27]. À la suite de sa publication, le gouvernement britannique, par une intervention de David Cameron à la Chambre des communes, reconnaît la responsabilité des parachutistes et présente ses excuses. Si leurs actes n'étaient pas prémédités, les soldats ont, selon l'enquête, tiré alors qu'il n'y avait aucune menace, sur des innocents, sans avertissement, et ont par la suite menti sur les circonstances exactes de l'incident[28].

Une fresque à la mémoire du Bloody Sunday[modifier | modifier le code]

Pendant le conflit, catholiques et protestants se sont aussi affrontés à coups de fresques sur les façades de leurs villes. Aujourd'hui, ces œuvres attirent les visiteurs du monde entier.

Dans le quartier républicain du Bogside, à Derry, à l'endroit même où le conflit débuta, se trouve une fresque commémorant le Bloody Sunday de 1972. Elle sert moins à défier les protestants qu'à célébrer l'identité catholique.

Une source d'inspiration[modifier | modifier le code]

Deux chansons nommées Sunday Bloody Sunday, la première de John Lennon en 1972, et la seconde de U2 en 1983, ainsi que Give Ireland Back to the Irish des Wings en 1972, s'inspirent de ces événements. Le film Bloody Sunday de 2002, réalisé par Paul Greengrass relate également ces événements. Le rappeur du collectif La boussole, Médine, fait allusion à cet évènement dans son morceau « Machine a écrire » où il dit « la 5eme république nous enguirlande, époque ensanglantée comme un dimanche en Irlande ».

Le nom du manga Bloody Monday semble directement inspiré de cet évènement[réf. nécessaire].

Références[modifier | modifier le code]

  1. 'Bloody Sunday', Derry 30 January 1972 – Names of the Dead and Injured CAIN Web Service, 23 March 2006. Retrieved 27 August 2006.
  2. Extracts from 'The Road to Bloody Sunday' by Dr Raymond McClean. Retrieved 16 February 2007.
  3. a, b et c « Widgery Report », CAIN (consulté le 18 May 2007)
  4. (en) Gallager et al, Contemporary Irish Studies, Manchester, Manchester University Press,‎ 1983 (ISBN 978-0-7190-0919-8, LCCN 82020897, lire en ligne)
  5. (en) Bob Purdie, Politics in the Streets: The origins of the civil rights movement in Northern Ireland, Belfast, Blackstaff Press,‎ 1990, poche (ISBN 978-0-85640-437-5, LCCN 90224943, lire en ligne)
  6. (en) Eamonn McCann, War and an Irish Town, Pluto Press,‎ 1993 (ISBN 9780745308302, lire en ligne)
  7. (en) « Police use tear gas in Bogside », BBC News,‎ 12 août 1969 (lire en ligne)
  8. (en) Russell Stetler, The Battle of Bogside: The Politics of Violence in Northern Ireland, Sheed and Ward,‎ 1970 (lire en ligne)
  9. (en) Niall O Dochartaigh, FROM CIVIL RIGHTS TO ARMALITES: Derry and the Birth of the Irish Troubles, Cork University Press,‎ 1997 (ISBN 9781403944306, lire en ligne)
  10. a, b et c (en) Tony Geraghty, The Irish War: The Hidden Conflict Between the IRA and British Intelligence, Harper Collins,‎ 2000 (ISBN 978-0-00-638674-2), p. 45
  11. a et b (en) Peter Taylor, Brits: The War Against the IRA, Londres, Bloomsbury Publishing,‎ 2001, 1e éd. (ISBN 978-0-7475-5806-4), p. 83
  12. The Irish War: The Hidden Conflict Between the IRA and British Intelligence, p. 46.
  13. a et b (en) Richard English, Armed Struggle: The History of the IRA, Londres, Pan Books,‎ 2003 (ISBN 978-0-330-49388-8), p. 141
  14. a et b 'Brits, p. 84.
  15. a, b, c et d Brits, p. 82.
  16. (en) Report of The Bloody Sunday Inquiry, vol. 2.15-2.16,‎ 2010 (lire en ligne)
  17. (en) Report of The Bloody Sunday Inquiry, vol. 3.1,‎ 2010 (lire en ligne)
  18. (en) Peter Pringle & Philip Jacobson, Those Are Real Bullets, Aren't They?, London, Fourth Estate,‎ 2000, 1e éd. (ISBN 978-1-84115-316-2, LCCN 00063621) P. 100: "... the level of rioting was no greater than usual – and no petrol bombs or nail bombs were being thrown."
  19. (en) Peter Pringle and Philip Jacobson, Those Are Real Bullets, Aren't They?, London, Fourth Estate,‎ 2000, 1e éd. (ISBN 978-1-84115-316-2, LCCN 00063621)P 116: "Seconds after the corporal fired, he would say that he spotted the same man with a black cylindrical object in one hand strike what appeared to be a match against the wall. Johnston was standing a few feet from Donaghy. One of the bullets sliced through his right thigh."
  20. « CAIN: Events: Bloody Sunday: Menu Page », Cain.ulst.ac.uk (consulté le 17 June 2010)
  21. « Superb new look for Museum of Free Derrya », Derryjournal.com (consulté le 17 June 2010)
  22. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n « 'Bloody Sunday', Derry 30 January 1972 », CAIN (consulté le 16 May 2007)
  23. « Inquiry urged to identify soldiers », BBC News,‎ 23 mai 2002 (consulté le 16 mai 2007)
  24. http://www.derryjournal.com/journal/Death-of-39informer39-.6096320.jp
  25. John Innes, « McGuinness is named as bomb runner », The Scotsman,‎ 21 octobre 2003 (consulté le 18 mai 2007)
  26. a et b Brits, p. 96.
  27. AFP, « "Bloody Sunday": publication ce mardi du rapport d'enquête, marche silencieuse sur les lieux du drame » (consulté le 15 juin 2010)
  28. BBC, « Bloody Sunday report states those killed were innocent », sur http://news.bbc.co.uk/,‎ juin 2010 (consulté le 15 juin 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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