Getting Better

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Getting Better est une chanson du groupe britannique The Beatles écrite par Paul McCartney en collaboration avec John Lennon[1],[2]. Elle apparaît sur l’album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band sorti en 1967.

Genèse[modifier | modifier le code]

L’inspiration pour cette chanson vient à Paul McCartney pendant qu’il promène sa chienne Martha en compagnie du journaliste Hunter Davies à Regent's Park. Alors que le printemps 1967 approche, et que Londres baigne dans sa première véritable journée ensoleillée de l’année, Paul remarque à propos du temps : « ça s'améliore » (« it’s getting better »)[3]. Cette phrase fait rire Paul, car elle lui rappelle Jimmy Nicol, qui avait été appelé précipitamment pour remplacer Ringo Starr à la batterie pendant quelques concerts lors d’une tournée australienne en 1964. Ayant peur de ne pas être à la hauteur et relativement effrayé par la beatlemania, il répondait invariablement à la fin de chaque concert aux trois autres Beatles qui lui demandaient si ça c’était bien passé : « ça s'améliore » . Il ne resta néanmoins que dix jours pour autant de concerts au sein de la formation, avant que Starr ne rejoigne ses camarades pour se remettre derrière sa batterie[1].

La phrase a cependant marqué l’esprit de Paul et des autres Beatles, c’est même devenu un sujet de plaisanterie entre eux. Et cela finit par devenir une chanson. Lorsque McCartney revient chez lui le soir même du jour où l’idée lui est venue, il fredonne la phrase en cherchant les accords, chez lui à St. John's Wood et John Lennon y apporte immédiatement sa contribution. Hunter Davies raconte que le soir même, John passe le voir et Paul suggère qu’ils terminent sa chanson. L’optimisme de Paul, qui déclare que tout va s’arranger, est contrebalancé par la confession de John, qui dit avoir été un étudiant rebelle, un jeune homme plein de colère, et avoir maltraité sa femme. Quand Paul chante que tout va de mieux en mieux, John ajoute que ça ne pourrait pas être pire de toute façon[1].

Enregistrement[modifier | modifier le code]

Les sessions d’enregistrement pour la chanson sont relativement peu nombreuses. Les Beatles entrent en studio le 9 mars 1967 en fin de soirée pour commencer à l’enregistrer. Ce soir-là, douze prises instrumentales d’accompagnement sont réalisées. Anecdote amusante, Ringo Starr enregistre sa batterie alors que Paul lui chante la chanson dans son oreille[4]. Le lendemain, la douzième prise est sélectionnée pour y ajouter des overdubs instrumentaux. Le 21 mars, les parties vocales sont ajoutées sur cette même prise, ce qui donna les prises 13 et 14 : John Lennon, Paul McCartney et George Harrison se chargent des chœurs. Finalement, le 23 mars sont ajoutés d’autres overdubs sur les prises 13 et 14, pour aboutir à la version finale[5].

Structure musicale[modifier | modifier le code]

La chanson est largement basée sur un accord percussif et répétitif de sol produit par la guitare de John Lennon et par un pianet joué par George Martin en tapant sur les cordes avec un maillet. Un soin particulier a été apporté au son de la basse, profond, à la fois lointain et très présent. George Harrison joue pour sa part du tampura sur le pont de la chanson[5].

La chanson est en 4/4 et en sol majeur sur les couplets, et en do majeur sur les refrains. Elle commence avec un premier couplet avec une ligne de basse faisant des glissandos allant du sol aigu au sol grave. Le couplet est suivi du refrain, soutenu par les chœurs. Un second couplet suit et le refrain reprend, un peu plus long que la première fois. Ensuite vient un pont largement mené par le tampura de George Harrison. Le refrain reprend, et s’allonge jusqu’à la fin de la chanson, qui se termine en fade out où l’on entend l’accord percussif répété à l’infini accompagné des bongos.

Analyse des paroles[modifier | modifier le code]

Les paroles de la chanson sont teintées de l’optimisme de Paul McCartney et du pessimisme de John Lennon. Elles exagèrent en ce sens le contraste entre les personnalités des deux auteurs principaux du groupe. En réponse aux paroles de Paul « it’s getting better all the time » (« cela va de mieux en mieux tout le temps »), Lennon répond « It can’t get no worse » (« ça ne peut pas être pire »). Ce dernier est aussi l’auteur des paroles du pont de la chanson « I used to be cruel to my woman, I beat her and kept her appart from the things that she loved » (« J’étais cruel avec ma femme, je la battais et la privais des choses qu’elle aimait ») et il ajoute « Man I was mean but I’m changing my scene and I’m doing the best that I can » (« Vieux, j'étais méchant, mais je change d'attitude, et je fais du mieux que je peux »)[1],[3].

Personnel[modifier | modifier le code]

Reprises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Steve Turner, L’Intégrale Beatles: les secrets de toutes leurs chansons [« A Hard Day’s Write »], Hors Collection,‎ 1999, 285 p. (ISBN 978-2-258-06585-7)
  2. Barry Miles, Paul McCartney Many Years From Now : les Beatles, les sixties et moi, Flammarion,‎ 2004, poche (ISBN 978-2-08-068725-8)
  3. a et b (en) « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band », sur Songfacts (consulté en 16 mars 2008)
  4. (fr) « L’enregistrement de la chanson », sur Yellow-Sub.net (consulté en 16 mars 2008)
  5. a et b (en) Mark Lewisohn, The Complete Beatles Recording Sessions: The Official Story of the Abbey Road Years, Londres, Hamlyn,‎ 1988, poche (ISBN 978-0-600-55784-5, OCLC 20564691)