Live! at the Star-Club in Hamburg, Germany; 1962

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Live at the Star Club, Hamburg.

Live! at the Star-Club in Hamburg, Germany; 1962

Live par The Beatles
Sortie 8 avril 1977
Enregistré Fin décembre 1962
Star-Club, Hambourg, Allemagne
Genre Rock 'n' roll
Producteur Larry Grossberg
Label Lingasong/Bellaphon
Critique

Albums live des Beatles

Live! at the Star-Club in Hamburg, Germany; 1962 est un album double non officiel des Beatles enregistré en direct, au Star-Club de Hambourg, fin décembre 1962. Ce disque a été publié en 1977 avec des versions quelques peu différentes en Europe et en Amérique.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Beatles ont fait leurs dents dans les clubs de Hambourg; ils y sont devenus des professionnels. Les conditions de vie étaient difficiles et ils passaient de longues heures sur scène. Lors des deux premiers séjours en Allemagne, d'août à septembre 1960 et d'avril à juin l'année suivante, le groupe fut sur scène pour un total de 918 heures[2] (à coup de 4½ à 6 heures par soir, six fois par semaine[3]). Leur troisième séjour, du 13 avril au 31 mai 1962, ils jouèrent de trois à quatre heures par soir[4]. Pour les deux derniers séjours au Star-Club, du 1er au 15 novembre et du 18 au 31 décembre 1962, avec Ringo maintenant membre du groupe, ils n'avaient qu'à jouer deux heures par soir[5].

Pour la dernière visite d'Hambourg, ils étaient deuxième tête d'affiche derrière Johnny and the Hurricanes (groupe instrumental américain très populaire en Allemagne à l'époque) et devant The Strangers, Kingsize Taylor and the Dominoes (en) (deux groupes de Liverpool), Tony Sheridan et Roy Young (en)[n 1][6] qui jouaient dans le groupe en résidence du Star-Club et Carol Elvin (une chanteuse de Londres). Malgré le fait qu'ils avaient de meilleures conditions, étaient mieux rémunérés [n 2] et logés gratuitement avec chacun une chambre à l'hôtel Pacific située non loin du club, le groupe n'avait aucune motivation d'être à Hambourg. Ils avaient un contrat en poche avec EMI, un 45 tours dans les « charts» et un second d'enregistré; ils se devaient quand même de respecter un contrat qu'ils avaient déjà signé[7].

Un soir [n 3] durant cette ultime visite dans le quartier Sankt Pauli, Ted "Kingsize " Taylor a pris l'initiative d'enregistrer, à l'aide d'un magnétophone à ruban Grundig relié à un seul microphone placé devant la scène, la performance de certains des groupes[8]. Au moins trois tours de chant des Beatles ont été enregistré et seules cinq chansons ont été jouées deux fois parmi les 37 chansons enregistrées[9][n 4][10].

En plein cœur de la « Beatlemania », Taylor a tenté de vendre les rubans des Beatles à leur impresario, Brian Epstein, mais celui-ci ne lui offrit que 20£[11]. En 1973, il contacte, à tour de rôle, Allan Williams (en) (le premier gérant du groupe [12]), George Harrison et Ringo Starr mais ceux-ci refusent d'acheter les bandes[13]. Paul Murphy, dirigeant de Buk Records (label associé à Polydor[12], ayant existé de 1974 à 1977[14]), les achète en 1974 pour la somme de 5 000£. Après avoir investi plus de 100 000$US pour restaurer les bandes [13], il les publie sur les étiquettes Lingasong (en Angleterre et en Amérique du Nord) et Bellaphon (en Allemagne) en avril 1977, à peine un mois avant la mise en marché de l'album The Beatles at the Hollywood Bowl. Sur l'édition américaine, pour des raisons de droits d'auteurs, quatre titres, dont les deux écrits par Lennon et McCartney, ont été remplacées, ce qui fait que celle-ci ne contient que des reprises.

Malgré un intérêt historique non négligeable, la qualité du son de ces enregistrements est très mauvaise. Depuis 1998, les Beatles ont pris le contrôle des droits légaux de ces enregistrements et ont empêché toutes commercialisations subséquentes des bandes qu'ils jugent médiocres[15]. Des versions studio ou en spectacle de la plupart de ces chansons existent sur d'autres disques (Anthology 1, Live at the BBC, etc.) mais cette collection contient tout de même dix morceaux inédits.

Liste des chansons[modifier | modifier le code]

Le symbole dénote une chanson qui n'a jamais été publiée par EMI ou par Apple Records.

Versions allemande et britannique[modifier | modifier le code]

Un astérisque signifie que la chanson est absente de la version américaine (voir plus bas).

No Titre Auteur(s) Durée
1. Introduction/I Saw Her Standing There * Lennon/McCartney 0:34/2:22
2. Roll Over Beethoven Berry 2:15
3. The Hippy Hippy Shake Romero 1:42
4. Sweet Little Sixteen Berry 2:45
5. Lend Me Your Comb Twomey/Wise/Weisman 1:44
6. Your Feet's Too Big Benson/Fisher 2:18
7. Twist and Shout * Medley/Russell 2:03
8. Mr. Moonlight Johnson 2:06
9. A Taste of Honey Scott/Marlow 1:45
10. Bésame Mucho Velázquez/Skylar 2:36
11. Reminiscing * Curtis 1:41
12. Kansas City/Hey, Hey, Hey, Hey Leiber/Stoller/Penniman 2:09
13. Nothin' Shakin' (But the Leaves on the Trees) Fontaine/Colacrai/Lampert/Gluck 1:15
14. To Know Her Is to Love Her Spector 3:02
15. Little Queenie Berry 3:51
16. Falling in Love Again (Can't Help It) Hollander/Lerner 1:57
17. Ask Me Why * Lennon/McCartney 2:26
18. Be-Bop-A-Lula [n 5] [16] Vincent/Davis 2:29
19. Hallelujah I Love Her So [n 6],[16] Charles 2:10
20. Red Sails in the Sunset Kennedy/Williams 2:00
21. Everybody's Trying to Be My Baby Perkins 2:25
22. Matchbox Perkins 2:35
23. I'm Talking About You Berry 1:48
24. I Wish I Could Shimmy Like My Sister Kate Piron/Smith/Goldsmith 2:17
25. Long Tall Sally Johnson/Blackwell/Penniman 1:45
26. I Remember You Mercer/Schertzinger 1:54

Version américaine[modifier | modifier le code]

Mêmes chansons que les versions européennes sauf les pistes qui étaient suivies d'un astérisque ont été remplacées par celles-ci :

No Titre Auteur(s) Durée
1. Introduction/I'm Gonna Sit Right Down and Cry (Over You) Thomas/Biggs 0:34/3:04
7. Where Have You Been All My Life? Mann/Weil 1:55
11. Till There Was You Willson 1:59
17. Sheila Roe 1:56

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À la demande du groupe, Brian Epstein aurait demandé à Young de joindre les Beatles, mais, lié par un contrat avec le Star-Club, celui-ci refusa.
  2. 637,50DM (57£) chacun par semaine contre 180,00DM (15₤) lors de leur première visite.
  3. La date exacte est inconnue.
  4. Les chansons I Saw Her Standing There, A Taste Of Honey, Roll Over Beethoven, Ask Me Why et To Know Her Is To Love Her ont été enregistrées deux fois et deux reprises inédites, Red Hot de Billy « The Kid » Emerson et Road Runner de Bo Diddley, n'ont pas été publiées sur ce disque.
  5. Chanté par Fred Fascher, un serveur du Star-Club.
  6. Chanté par Horst Fascher, gérant du Star-Club (et frère du précédent).

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.allmusic.com/album/live!-at-the-star-club-in-hamburg-germany-mw0000883120
  2. The Beatles: All These Years, Volume 1 – Tune In, Mark Lewisohn, Harmony Books, 2013, page 753
  3. The Beatles: All These Years, Volume 1 – Tune In, Mark Lewisohn, Harmony Books, 2013, pages 351 et 427
  4. The Beatles: All These Years, Volume 1 – Tune In, Mark Lewisohn, Harmony Books, 2013, page 609
  5. The Beatles: All These Years, Volume 1 – Tune In, Mark Lewisohn, Harmony Books, 2013, page 753
  6. http://www.oxfordtimes.co.uk/news/features/9641302.print/
  7. The Beatles: All These Years, Volume 1 – Tune In, Mark Lewisohn, Harmony Books, 2013, page 791
  8. (en)http://books.google.ca/books?id=BiUEAAAAMBAJ&pg=PT7&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false
  9. The Beatles: All These Years, Volume 1 – Tune In, Mark Lewisohn, Harmony Books, 2013, page 796
  10. http://www.beatlesource.com/bs/to-starclub.html
  11. (en)http://news.google.com/newspapers?id=UlwlAAAAIBAJ&sjid=Z6EFAAAAIBAJ&pg=878%2C2871872
  12. a et b http://abbeyrd.best.vwh.net/lingsong.htm
  13. a et b http://www.beatlesbible.com/albums/live-at-the-star-club-hamburg-germany-1962/
  14. http://rateyourmusic.com/label/buk_records
  15. (en) http://www.thebeatles.org/album/live-at-the-star-club
  16. a et b (en) Bill Harry, « A Man Called Horst », Mersey Beat (consulté le 05 janvier 2012)