Numérologie

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La numérologie est un ensemble de croyances et de pratiques fondées sur l'attribution de propriétés à des nombres, propriétés variables selon le contexte (dépendant par exemple de la source alphabétique d'un mot, latin, grec, copte, hébreu, etc.). La numérologie est une pseudo-science.

L'une des origines de la numérologie serait la gématrie, technique herméneutique traditionnelle dans le judaïsme et la Kabbale. Une autre serait l'arithmancie pythagoricienne.

Origine Par des évènements historiques, nous pouvons déterminer l’origine de la numérologie occidentale latine. Elle se construit avec l’alphabet latin, de l’arithmétique et le calendrier grégorien. L’origine de l’alphabet latin : Au VIIIe siècle, Charlemagne ou Charles 1er (Roi des Francs en 768, Roi des Lombards en 774 et Empereur de Rome en 800), confia à Alcuin d’York (730/804) savant et religieux anglais, l’immense tâche d’unifier les différentes écritures de l’empire Carolingien. En créant une écriture appelée la «minuscule caroline», Alcuin d’York est à l’origine des premières formes de l’alphabet latin.

L’origine des premiers calculs : Au IXe siècle, Al-Khawarizmi, (783/850), mathématicien arabe, rédige un traité: Livre de l'addition et de la soustraction d'après le calcul des Indiens, dont la version latine s'intitule « De numero Indorum » (Des chiffres indiens). Il est par ailleurs à l’origine des mots algorithme et algèbre. Au Xe siècle Gerbert d'Aurillac (945/1003), futur pape Sylvestre II, mathématicien, philosophe et mécanicien, introduit cette numération de position, des tables d'opérations et des chiffres arabes, en Europe.

Et enfin l’origine du calendrier grégorien: En 1582, le pape Grégoire XIII réforma le calendrier julien (crée par Jules César en 45 av. J.-C.), pour corriger sa dérive séculaire (décalage tous les siècles). Le calendrier actuel est donc appelé « calendrier grégorien », du nom du pape Grégoire. Des siècles seront nécessaires avant son adoption à l’échelle mondiale. Certains pays l’ont adopté très tardivement, au XXe siècle [Informations douteuses] Les premières éditions sur la numérologie datent du début du XXe siècle.

En 1905, L’américaine écrivaine et conférencière, de son nom d’épouse, L. Dow Balliett, (1847/1929), née Sarah Joanna Dennis, publie le premier livre sur la sujet «The Power in Numbers ». Elle publiera ensuite de nombreux autres livres sur le même thème.

En 1907, le mot « numérologie » aurait fait son apparition, il aurait été conseillé par l’une de ses amies, l’américaine Julia Seaton Sears, écrivaine et conférencière (1862/1950). La fille du Julia Seaton Sears, le Docteur Juno Jordan (1884/1984), centenaire à 2 mois près, psychologue de formation, et élève de L. Dow Balliett, fût la première réformatrice de la numérologie. Elle publiera en 1965 «The Romance in Your Name».

D’autres numérologues américains se succèderont et la numérologie s’étendra en Europe.

Les nombres et les chiffres ont toujours fasciné toutes les civilisations antiques comme contemporaines, mais la numérologie prend, sa source, son origine, aux Etats-Unis, au début du XXe siècle.

Les origines ancestrales de la numérologie sont le fruit de pures extrapolations et/ou de manœuvres commerciales. En se basant sur 1905 (même si le nom n’existait pas encore), la numérologie traditionnelle occidentale latine aura 109 ans, en 2014.

Principe[modifier | modifier le code]

Chaque lettre est représentée par une valeur numérique, indiquant ce que les numérologues appellent sa fréquence vibratoire. Dans l'alphabet francophone, il y a donc 26 lettres auxquelles on peut donner une valeur.

On distingue deux grandes catégories de numérologies :

  • Numérologies primaires ou traditionnelles :
    • la plus commune, traditionnelle occidentale latine : la numérologie à neuf chiffres ou arithmancie.
    • la numérologie à 22 nombres découle de l'attribution numérale des séphiroth (chemin de la Kabbale).

Les critiques de la numérologie découlent de ces postulats :

  • l'immense majorité des alphabets n'utilise pas 26 lettres. ;
  • la numérologie suppose que le lecteur travaille en base décimale alors que d'autres systèmes de numérotation sont possibles (bases 2, 5, 12 ou 20…).

Applications[modifier | modifier le code]

Numérologie à 9 nombres[modifier | modifier le code]

On remplace chaque lettre du mot ou de la phrase voulue, par un nombre. Pour cela, on utilise un tableau (tableau des neuf nombres ou alphabet de Tripoli). On additionne ensuite les nombres pour obtenir un total. Si celui-ci est supérieur à 9, on additionne les chiffres qui le composent et on répète l'opération jusqu'à obtenir un nombre entre 1 et 9 (exemple : 23 → 2 + 3 = 5).

1 2 3 4 5 6 7 8 9
A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z
  • Le nom complet, prénom(s) et nom de famille, réduit à un chiffre de 1 à 9, définit le nombre d’expression qui représente le caractère d'une personne.
  • Le (ou les) prénom donne le nombre actif qui serait le signe de l'évolution personnelle.
  • Le nom fournit le nombre héréditaire.
  • Les consonnes du nom complet forment le nombre de réalisation, les voyelles le nombre intime.
  • La date de naissance permet d’accéder au chemin de vie révélant la destinée d'une personne.
  • Le (ou les) nombre manquant est le nombre qui n'est pas représenté dans le nombre d'expression, celui qui n'est pas donné d'emblée et qu'il faudra acquérir par l'apprentissage et l'expérience de la vie.
  • En additionnant le nombre d'expression et le chemin de vie, on obtient le nombre unique ou nombre de vie.

Variante : En numérologie récursive, on écrit la somme première en toutes lettres, puis on réduit les mots obtenus (exemple : David → 4 + 1 + 4 + 9 + 4 = 22 → vingt-deux → 4 + 9 + 5 + 7 + 2 + 4 + 5 + 3 + 6 = 45 puis 4 + 5 = 9 → le nombre actif de David est 9). Ainsi la même personne, selon que le numérologue soit anglophone ou francophone, n'aura pas les mêmes nombres.

Autres détails sur la page arithmancie.

Numérologie à 22 nombres (Kabbale)[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]

Interprétation[modifier | modifier le code]

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Chiffre Nom Définition Manquant Dominant
1 Maîtrise Capacité de se réaliser par soi-même. Insuffisance d'assurance et de confiance en soi Autorité, Volonté
2 Association Capacité de collaboration et d'union Association difficile Esprit de coopération, recherche de l'union
3 Sociabilité Capacité de s'exprimer et goût du contact Manque de souplesse et d'adaptation À l'aise en société, sens des relations.
4 Réalisation Capacité de travailler et de construire concrètement Difficultés à organiser, et manque de stabilité Qualités d'ordre et de persévérance dans le travail
5 Mobilité Capacité de changer et de bouger N'aime pas le changement Mouvement, voyages, esprit large
6 Harmonie Capacité d'adaptation et de conciliation (Amour-Famille-Devoir) Mariage difficile, esprit peu conciliant, évite les obligations Cherche l'harmonie et l'accord, sens de la famille, amour et amitié
7

Vie intérieure

Capacité de réflexion et d'analyse, foi et engagement des idées Manque de compréhension, nécessité de s'ouvrir au niveau de l'esprit Qualités d'invention et de recherche, parfois, engagement dans un idéal
8 Expansion

matérielle

Capacité de s'assumer sur le plan matériel, d'attirer la réussite et le pouvoir Difficulté à maintenir l'équilibre sur le plan matériel, (ou trop, ou trop peu…) Recherche de la réussite à tous niveaux, une certaine chance matérielle
9 Altruisme Capacité de se dévouer et de s'intéresser à autrui ou aux problèmes humains Manque d'intérêt pour les autres Qualité de dévouement et d'altruisme

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Origine de la numérologie traditionnelle occidentale latine - Didier Payet - Créateur de la numérologie structurée - Paris 2014,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pochat W. et Pirmaïer M., La Numérologie dévoilée, Éditions Ambre, Genève 2010.
  • O.Stéphane, La Loi des Nombres, Éditions Bussière, Paris 2013.