Jean-Jacques Bourdin

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Jean-Jacques Bourdin
Image illustrative de l'article Jean-Jacques Bourdin

Date de naissance 15 juin 1949 (65 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Colombes (Seine)
Nationalité Drapeau de la France Française
Langue Français
Émissions Bourdin Direct
Chaîne RMC (6h00 à 10h00)
RMC Découverte (6h00 à 8h30)
BFM TV (8h35 à 9h00)
Site internet rmc.bfmtv.com/emission/bourdin-direct/

Jean-Jacques Bourdin, né à Colombes (Seine) le 15 juin 1949[1], est un journaliste et animateur de radio français.

Depuis 2004, il est rédacteur en chef de RMC et animateur de l'émission matinale Bourdin Direct (du lundi au vendredi, de 6 à 10 heures).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Colombes (Île-de-France), c'est à Alès dans les Cévennes (Languedoc-Roussillon) qu'il grandit dans un milieu qu'il décrit comme étant aisé et de culture protestante[2]. Titulaire d’un baccalauréat littéraire obtenu en 1967[3], Jean-Jacques Bourdin ne réussit pas à intégrer le quotidien sportif L'Équipe. Après avoir enchaîné les petits boulots (chauffeur-livreur, VRP, vendeur d’assurances, inspecteur commercial pour Quelle), il entre sur un coup de pouce du patron Raymond Castans, rencontré par hasard, en juillet 1976 au service des sports de RTL, station où il passera vingt-cinq ans[4].

Journaliste sportif sur RTL, Jean-Jacques Bourdin est ensuite reporter, puis présentateur des journaux. En 1991, il devient rédacteur en chef et présentateur du journal de la mi-journée de la station de la rue Bayard. Puis dès 1996, il remplace Alain Krauss, à la présentation de la célèbre émission d'interactivité Les auditeurs ont la parole, l'une des premières émissions de libre-antenne en journée ; tout en poursuivant la présentation du journal de 13 h. Ne s'entendant plus avec la direction de RTL, il quitte cette radio en septembre 2000, remplacé par Christophe Hondelatte, et se trouve ainsi au chômage[4].

En 2001, Jean-Jacques Bourdin rejoint RMC en tant que conseiller d'Alain Weill, le nouveau président de la station. Il devient l'animateur-phare de la station en prenant en charge la matinale Bourdin & Co (du lundi au vendredi), où il mise sur l'information et l'interactivité avec les auditeurs ; aux alentours de h 30, a lieu une interview avec un responsable politique : l'organisation du plateau (le journaliste et son invité sont situés à moins d'un mètre de distance) et le ton incisif de Jean-Jacques Bourdin participent à créer une tension et donc au succès de l'émission. Il rejoint en 2007 BFM TV, chaîne du groupe d'Alain Weill, avec Bourdin Direct le matin qui est une diffusion de l'interview qu'il fait sur RMC Info dans Bourdin & Co[4].

Lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2007, il soumet les candidats à des questions précises[5]. Entre les deux tours, il coprésente le duel Royal-Sarkozy sur BFM TV. À ce scrutin, il vote François Bayrou au premier tour et blanc au second ; à l'élection présidentielle de 2012, il vote pour François Bayrou puis François Hollande[4].

Du 4 juillet 2010 à novembre 2010, il anime Abus de confiance, une émission sur les arnaqueurs sur TF1 (produite par Julien Courbet)[6].

Image[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Bourdin cultive une image de journaliste indépendant, se rangeant du côté du peuple contre les élites. Cherchant à favoriser « la libre parole » des auditeurs, il est parfois qualifié de populiste, à l'image de RMC, la radio qui l'emploie[4]. Pour le journaliste Pierre Jaxel-Truer, « Bourdin, c'est la voix de la France qui grogne, celle des mutins solitaires qui pestent en écoutant leur autoradio dans les bouchons, celle des "tout-fout le camp" »[4]. Ses interviews « les yeux dans les yeux », directes et incisives, sont sa marque de fabrique. Des critiques lui reprochent que ses émissions tournent au café du commerce[4]. Bourdin s'en défend en expliquant sur son antenne, il laisse « dire (mais toujours dans le respect de la loi et sans excès) ce qui est le plus souvent tu par crainte de mauvaise expression ou de "politiquement incorrect". La parole est parfois maladroite mais toujours franche »[7].

Jean-Jacques Bourdin se définit comme un interviewer et comme un journaliste tout court et non comme un journaliste politique dans le sens où il ne commente pas la vie politique, n'explore pas les coulisses du pouvoir, ne tient pas d'éditorial ou de chroniques[7].

Il est critique vis-à-vis de ses confrères auxquels il reproche leur proximité, voire leur connivence, avec les hommes politiques[7] (par exemple Claire Chazal[8]). Comme preuve de son indépendance, il affirme refuser les invitations à déjeuner ou à dîner de ces derniers. Il reproche enfin aux journalistes leur conformisme et leur corporatisme. « Sachez dire non, osez être différent et évitez tout suivisme », dit-il aux débutants qui l'entourent[7].

En novembre 2010, Jean-Jacques Bourdin est condamné pour avoir diffamé le cardiologue allemand Dieter Krombach[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Le 26 février 2007, Jean-Jacques Bourdin est fait chevalier de la Légion d'honneur[4].
  • En novembre 2010, Jean-Jacques Bourdin reçoit le prix Philippe Caloni, qui récompense « un journaliste ayant fait preuve de talent et d’éclectisme, en particulier dans l’exercice de l’interview ou de l’entretien »[10],[11].
  • En mai 2012, Jean-Jacques Bourdin est désigné « meilleur interviewer de la campagne présidentielle de 2012 catégorie radio » selon un sondage du Parisien[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Après avoir eu deux filles de son précédent mariage, Jean-Jacques Bourdin est marié avec Anne Nivat[13], reporter de guerre, avec qui il a eu un garçon, Louis, né en 2006. Alors que son épouse est protestante, il se déclare lui-même athée[14]. Ils possèdent un mas dans une petite commune cévenole du Gard[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Ils sont nés et ont grandi avec Paris Match. », Paris Match, 16 novembre 2006
  2. Jean-Jacques Bourdin: Parole donnée, entretien, pleinevie.fr, 9 juin 2009.
  3. (fr) « Alès, c’est énorme dans ma vie », interview de Jean-Jacques Bourdin dans Entre-nous, le magazine du grand Alès, 14 juin 2004.
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Pierre Jaxel-Truer, « Jean-Jacques Bourdin - Le vengeur des ondes », M, le magazine du Monde, semaine du 12 octobre 2013, pages 78-83.
  5. « Sarkozy se fait torpiller chez Bourdin », sur www.marianne2.fr,‎ 26 février 2007.
  6. « J.J Bourdin traque les “Abus de confiance” », sur tvmag.com,‎ 15 juin 2010..
  7. a, b, c et d Jean-Jacques Bourdin, L'homme libre, Le Cherche Midi, 2014
  8. http://www.ozap.com/actu/claire-chazal-repond-a-jean-jacques-bourdin-on-n-a-pas-a-critiquer-ses-confreres/453561
  9. Jean-Jacques Bourdin condamné pour diffamation, jeanmarcmorandini.com, 9 novembre 2010
  10. Jean-Jacques Bourdin, meilleur intervieweur 2010, Scam, 26 novembre 2010
  11. Prix du meilleur intervieweur 2010 à Jean-Jacques Bourdin, AFP, 26 novembre 2010
  12. « Présidentielle: Anne-Sophie Lapix plébiscitée. », sur lexpress.fr,‎ 7 mai 2012 (consulté le 6 septembre 2014).
  13. Serge Guérin, « Jean-Jacques Bourdin en version talk », Médias no 13, 2007
  14. Extrait sonore de son émission
  15. Interview d'Anne Nivat et Jean-Jacques Bourdin du 15/01/2012 de l'émission « Pardonnez-moi » sur la chaîne suisse TSR1 [1]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]