Milan Kundera

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Milan Kundera

Description de l'image  Milan Kundera.jpg.
Nom de naissance Milan Kundera
Activités Romancier, essayiste, dramaturge
Naissance (85 ans)
Brno Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Langue d'écriture Tchèque, français
Distinctions Prix Médicis étranger en 1973,
prix Jérusalem en 1985,
prix Aujourd'hui en 1993,
prix Herder en 2000,
prix mondial Cino Del Duca en 2009,
prix de la BnF en 2012

Œuvres principales

Milan Kundera, né le à Brno (Moravie), est un écrivain français originaire de Tchécoslovaquie. Ayant émigré en France en 1975, il a obtenu la nationalité française le [1]. Il a écrit ses premiers livres en tchèque, mais utilise désormais le français.

Il a reçu le prix Médicis étranger en 1973 pour La vie est ailleurs, le prix Jérusalem en 1985, le prix Aujourd'hui en 1993 pour Les Testaments trahis, le prix Herder en 2000, le grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre en 2001, le prix mondial Cino Del Duca en 2009 et le prix de la BnF en 2012[2]. Son nom a été plusieurs fois cité sur les listes du Prix Nobel de littérature[3]. Son œuvre est traduite dans une trentaine de langues[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Né à Brno, capitale de la Moravie, Milan Kundera est issu d'une famille où l'art et la culture sont considérés comme très importants. Son père Ludvík Kundera (1891-1971), est un célèbre musicologue et pianiste, recteur de l'académie de musique de Brno ; il apprend très tôt le piano à son fils. La musique tiendra une place non négligeable dans la vie et dans l'œuvre de Milan Kundera. Son cousin Ludvík Kundera, poète et dramaturge, est également connu.

La période stalinienne (1948-1956)[modifier | modifier le code]

Milan fait ses études secondaires à Brno.

En 1948, il entame des études de littérature et d'esthétique à la Faculté de philosophie Charles de Prague, mais change d'orientation au bout de deux semestres et s'inscrit à l'école supérieure de cinéma de Prague, la FAMU. À cette époque, c'est un communiste convaincu. Il est inscrit au parti communiste depuis 1947[5] mais en 1950, il commet un acte considéré comme délictueux et en est exclu. Cet épisode est évoqué dans La Plaisanterie (le personnage principal, Ludvik est exclu pour avoir écrit sur une carte postale, en guise de plaisanterie : « Vive Trotsky ! », puis est envoyé faire son service militaire comme ouvrier mineur à Ostrava) et de façon plus à la fois directe et métaphorique dans Le Livre du rire et de l'oubli (3. « Les anges  », p. 78-79 : « Moi aussi j'ai dansé dans la ronde. C'était en 1948, les communistes venaient de triompher dans mon pays, et moi je tenais par la main d'autres étudiants communistes... Puis un jour, j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas, j'ai été exclu du parti et j'ai dû sortir de la ronde. ».

Il termine ses études en 1952, interrompues quelque temps à la suite d'« agissements contre le pouvoir ». En 1956 il est réintégré dans le parti, mais en est définitivement exclu en 1970 à la suite de ses prises de positions publiques à partir de 1967.

L'affaire Dvoracek (1950 et 2008)

En 2008, cette période de la vie de Milan Kundera revient sur le devant de la scène médiatique, lorsque le magazine tchèque Respekt publie un document sorti des archives de la police politique tchécoslovaque, un procès-verbal d'interrogatoire daté du 14 mars 1950[6] selon lequel Milan Kundera aurait dénoncé un de ses concitoyens, Miroslav Dvoracek, qui par la suite a été condamné à 22 ans de prison dont il effectuera 14 dans de dures conditions. Le document est publié en 2008 par l'Institut tchèque d'études des régimes totalitaires. L'auteur nie catégoriquement les faits[7] et se dit très choqué par de telles accusations[8]. Kundera reçoit le soutien de l'historien tchèque Zdenek Pesat[9]. Entre temps, plusieurs écrivains à la notoriété internationale (Philip Roth, Salman Rushdie ou Carlos Fuentes)[10] dont quatre prix Nobel de Littérature (JM Coetzee, Gabriel García Márquez, Nadine Gordimer et Orhan Pamuk) se sont associés pour soutenir le romancier[11].

Premières œuvres littéraires (1953-1957)

Son premier livre, L'Homme, ce vaste jardin (Člověk zahrada širá) en 1953, est un recueil de poèmes lyriques dans lequel Kundera essaie d'adopter une attitude critique face à la littérature dite de « réalisme socialiste », mais ne le fait qu'en se positionnant du point de vue marxiste.

En 1955, il publie Le Dernier Mai (Poslední máj), une pièce de théâtre politique consistant en un hommage à Julius Fučík, un héros de la résistance communiste contre l'occupation de l'Allemagne nazie en Tchécoslovaquie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Suit en 1957, Monologues (Monology), une collection de poèmes dans lequel Kundera rejette la propagande politique et accentue l'importance de l'authentique expérience humaine. C'est un livre de poésies d'amour, d'inspiration rationnelle et intellectuelle.

Les années 1960 et le « Printemps de Prague » (1968)[modifier | modifier le code]

Dans la préface au roman de Josef Škvorecký, Miracle en Bohême[12], Kundera évoque assez longuement le « Printemps de Prague » (c'est-à-dire la période entre l'avènement d'Alexandre Dubcek en janvier et l'invasion soviétique en août 1968) en parallèle avec « Mai 68 ». Il en fait remonter l'origine au scepticisme et à l'esprit critique tchèque, qui aboutit à ce que dès 1960, le régime est, dit-il, « une dictature en décomposition », situation très favorable à une intense création culturelle (Milos Forman, Václav Havel, etc.). Un moment important est le 4e Congrès de l'Union des écrivains tchècoslovaques[13] en juin 1967, les écrivains manifestent, pour la première fois publiquement, leur désaccord total avec la ligne politique des dirigeants du parti. Kundera participe activement à ce mouvement et y prononce un discours important[14]. En ce qui concerne le mai parisien, il le considère comme radicalement différent du Printemps de Prague : celui-ci était un mouvement sceptique sur le plan politique, mais valorisant la culture traditionnelle à l'encontre de la culture soviétique ; celui-là était un mouvement révolutionnaire « lyrique » qui « mettait en cause ce qu'on appelle la culture européenne et ses valeurs traditionnelles ».

Dans cet esprit, il développe dans La Plaisanterie (1967) un thème majeur de ses écrits : il est impossible de comprendre et contrôler la réalité. C'est dans l'atmosphère de liberté du Printemps de Prague qu'il écrit Risibles amours (1968) ; ces deux œuvres sont vues comme des messagers de l'anti-totalitarisme.

Risibles amours est composé de plusieurs nouvelles qui parlent des relations intimes humaines et à travers cela du dysfonctionnement de la parole, thème qui apparaît dans toutes les œuvres matures de Kundera. Il analyse les thèmes de l'identité, de l'authenticité et du phénomène de l'illusion (comment les faits se changent de manière insaisissable en leur contraire). La plupart des histoires se déroulent dans la société tchèque du stalinisme tardif et témoignent de la réalité de cette époque.

La Tchécoslovaquie soviétisée (1968-1975)[modifier | modifier le code]

L'invasion soviétique en août 1968 met fin à cette période de liberté d'expression des médias et plonge le pays dans le néo-stalinisme. Cette atmosphère restera inchangée jusqu'à la chute du communisme en Tchécoslovaquie en 1989. Réhabilité au sein du parti communiste après la déstanilisation (en 1956), Kundera en est à nouveau exclu en 1970[15], perd son poste d'enseignant à l'Institut des hautes études cinématographiques de Prague et ses livres sont retirés des librairies et des bibliothèques.

Il évoque cette période des « petits boulots » de nouveau dans Le Livre du rire et de l'oubli, indiquant notamment qu'il a gagné de l'argent en établissant des horoscopes[16] et qu'il a même pu en publier dans un magazine pour jeunes (sous pseudonyme). Il met alors à profit ses compétences musicales pour, comme il l'écrit dans sa préface à une édition américaine de La Plaisanterie, jouer « avec un groupe de musiciens ambulants dans les tavernes d'une région minière »[5] .

Malgré tout, il continue d'écrire. La vie est ailleurs est une forme de catharsis pour Kundera, il se confronte à son passé de communiste, sa place en tant qu'artiste et il s'en libère. Ce livre est publié en France (1973) où il reçoit le prix Médicis.

L'ambiance de La Valse aux adieux (1976), supposé être son dernier roman (le titre original était Épilogue), est influencée par le régime aride qui régnait en Tchécoslovaquie après l'invasion de l'URSS. Pas question de politique dans ce livre. La situation étouffante qui règne en dehors du monde de la fiction n'apparaît dans le récit que de manière occasionnelle.

La période française (depuis 1975)[modifier | modifier le code]

En 1975, avec sa femme Véra, il quitte la Tchécoslovaquie pour la France. Il réside d'abord au trentième étage[4] de la tour des horizons[17] à Rennes, une ville « vraiment moche » selon lui[17] où il enseigne, en tant que professeur invité, en littérature comparée[17] à l'université Rennes 2 jusqu'en 1979, année où il rejoint l'École des hautes études en sciences sociales à Paris. Toujours en 1979, la nationalité tchécoslovaque lui est retirée ; deux ans plus tard, François Mitterrand lui octroie la nationalité française, en même temps qu'à Julio Cortazar.

Boris Livitnof nous éclaire, dans son article Milan Kundera : la dérision et la pitié, sur la manière d'agir du gouvernement tchèque :

« Ce n'est pas l'écrivain qui tourne le dos à son pays. Mais c'est son pays qui met l'écrivain hors-la-loi, l'oblige à la clandestinité et le pousse au martyre »

Paradoxalement, le fait qu'il soit interdit de publication dans son pays lui procure un sentiment de liberté. Pour la première fois de sa vie il peut écrire librement, la censure n'existant plus. Sachant qu'il n'écrit que pour des traducteurs, son langage se trouve radicalement simplifié.

La langue française maîtrisée, Kundera se lance dans la correction des traductions de ses livres. Dans La Plaisanterie, note de l'auteur, il explique l'importance et la raison qui le poussent à réagir de cette manière :

« Un jour, en 1979, Alain Finkielkraut m'a longuement interviewé pour le Corriere della sera : « Votre style, fleuri et baroque dans La Plaisanterie, est devenu dépouillé et limpide dans vos livres suivants. Pourquoi ce changement ? »

Quoi ? Mon style fleuri et baroque ? Ainsi ai-je lu pour la première fois la version française de La Plaisanterie. (Jusqu'alors je n'avais pas l'habitude de lire et de contrôler mes traductions ; aujourd'hui, hélas, je consacre à cette activité sisyphesque presque plus de temps qu'à l'écriture elle-même.)

Je fus stupéfait. Surtout à partir du deuxième quart, le traducteur (ah non, ce n'était pas François Kérel, qui, lui, s'est occupé de mes livres suivants !) n'a pas traduit le roman ; il l'a réécrit :

Il y a introduit une centaine (oui !) de métaphores embellisantes (chez moi : le ciel était bleu ; chez lui :sous un ciel de pervenche octobre hissait son pavois fastueux ; chez moi : les arbres étaient colorés ; chez lui : aux arbres foisonnait une polyphonie de tons ; chez moi : elle commença à battre l'air furieusement autour d'elle ; chez lui : ses poings se déchaînèrent en moulin à vent frénétique (…).

Oui, aujourd'hui encore, j'en suis malheureux. Penser que pendant douze ans, dans nombreuses réimpressions, La Plaisanterie, s'exhibait en France dans cet affublement !…Deux mois durant, avec Claude Courtot, j'ai retravaillé la traduction. La nouvelle version (entièrement révisée par Claude Courtot et l'auteur) a paru en 1980.

Quatre ans plus tard, j'ai relu cette version révisée. J'ai trouvé parfait tout ce que nous avions changé et corrigé. Mais, hélas, j'ai découvert combien d'affectations, de tournures tarabiscotées, d'inexactitudes, d'obscurités et d'outrances m'avaient échappé !

En effet, à l'époque, ma connaissance du français n'était pas assez subtile et Claude Courtot (qui ne connaît pas le tchèque) n'avait pu redresser le texte qu'aux endroits que je lui avais indiqués. Je viens donc de passer à nouveau quelques mois sur La Plaisanterie. »

Durant ses premières années en France Milan Kundera soutenait qu'il avait dit tout ce qu'il avait à dire et qu'il n'écrirait plus de romans.

Le Livre du rire et de l'oubli, achevé en 1978, est publié en 1979. Ce qui différencie ce livre de ceux écrits précédemment, c'est l'angle de vue. Dans ce livre, Kundera réexamine son passé communiste et le dénonce à travers des thèmes comme l'oubli (à l'Est les gens sont poussés à oublier par les autorités tandis qu'à l'Ouest ils oublient de leur propre initiative) ou l'idéal de créer une société communiste mais cette fois d'un point de vue externe, « de l'Ouest ».

C'est en 1978 qu'il s'installe à Paris. Il termine L'Insoutenable Légèreté de l'être en 1982 (publiée en 1984), son roman le plus connu. La sortie du film, réalisé par Philip Kaufman et Jean-Claude Carrière en 1988, y est sans doute pour quelque chose.

Dans L'Insoutenable Légèreté de l'être, l'auteur étudie le mythe nietzschéen de l'éternel retour. Il se concentre sur le fait que l'Homme ne vit qu'une fois, sa vie ne se répète pas et donc il ne peut corriger ses erreurs. Et puisque la vie est unique, l'homme préfère la vivre dans la légèreté, dans un manque absolu de responsabilités. Il introduit aussi sa définition du kitsch, c’est-à-dire ce qui nie les côtés laids de la vie et n'accepte pas la mort : « Le kitsch est la négation de la merde » (il s'agit en somme de toute idéologie : kitsch catholique, protestant, juif, communiste, fasciste, démocratique, féministe, européen, américain, national, international, etc.).

Il écrit notamment Jacques et son maître en hommage a Jacques le Fataliste de Denis Diderot en 1981, pièce en trois acte.

L'Immortalité est publiée en 1990. Ce roman se présente comme une méditation sur le statut de l'écrit dans le monde moderne où domine l'image. Il dénonce la tendance contemporaine à rendre toute chose superficielle, facilement digérable. Kundera réagit face à cette attitude en construisant délibérément ses récits de manière qu'ils ne puissent être résumés facilement.

En 1993, Milan Kundera termine son premier roman écrit en français, La Lenteur (publié en 1995). Il continue, ici, ce qu'il avait commencé avec L'Immortalité, une critique de la civilisation de l'ouest de l'Europe. Kundera compare la notion de lenteur, associée à la sensualité dans le passé mais aussi un acte qui favorise la mémoire, à l'obsession de vitesse du monde contemporain.

L'Identité (achevé en 1995, publié en 1998) est le deuxième roman que Kundera écrit directement en français. Tout comme La Lenteur, L'Identité est une œuvre de maturité. Ce roman est un roman d'amour. Il rend hommage à l'amour authentique, à sa valeur face au monde contemporain. Le seul qui puisse nous protéger d'un monde hostile et primitif.

L'Ignorance (publié d'abord en espagnol en 2000, en français en 2003) : à partir du deuxième livre, on parlait déjà d'un « cycle français » dans l'œuvre de Kundera, d'un « second cycle ». Cette fois c'est confirmé. La même forme se trouve dans les trois romans : moins de pages, un nombre réduit de personnages, néanmoins on retrouve l'écriture du « cycle » précédent. Ce roman parle du retour impossible (dans son pays d'origine). On retrouve une continuité dans les thèmes utilisés auparavant et ceux employés dans ce livre. L'auteur examine inlassablement l'expérience humaine et ses paradoxes. Le malentendu amoureux en est le canon.

En mars 2011, son Œuvre (au singulier), en deux volumes, entre au catalogue de la Bibliothèque de la Pléiade. Il rejoint ainsi la liste des très rares auteurs à être publiés de leur vivant dans la prestigieuse collection des éditions Gallimard[18]. Kundera n'a autorisé cette publication de ses œuvres complètes qu'à la condition qu'elle ne comporte aucune note, préface, commentaire, ni appareil critique.

La Fête de l'insignifiance[19] (publié d'abord en italien en 2013, en français en 2014) : quatrième roman que Kundera écrit directement en français[19], considéré par l'éditeur Adelphi « comme une synthèse de tout son travail [...] inspirée par notre époque qui est drôle parce qu'elle a perdu tout sens de l'humour. »[20]

Milan Kundera a écrit aussi dans la revue littéraire L'Atelier du Roman, dirigé par Lakis Proguidis et publié actuellement par Flammarion et Boréal.

Depuis 1985 Kundera n'accorde plus d'entretiens, mais accepte de répondre par écrit. Toute information à propos de sa vie privée est scrupuleusement contrôlée par lui. Sa biographie officielle dans les éditions françaises se résume à deux phrases :

« Milan Kundera est né en Tchécoslovaquie. En 1975, il s'installe en France »

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Les influences[modifier | modifier le code]

Kundera a été beaucoup influencé par ce que lui-même appelle le « grand roman d'Europe Centrale ».

Dans ses essais, il aime ainsi à commenter les œuvres de Hermann Broch (Les Somnambules), Robert Musil (L'Homme sans qualités), Witold Gombrowicz (Ferdydurke) et plusieurs autres.

De plus, il s'attache à l'histoire du roman et ses plus illustres représentants, dont François Rabelais (Gargantua), Miguel de Cervantes (Don Quichotte), Laurence Sterne (Tristram Shandy), Henry Fielding (Tom Jones), Gustave Flaubert (Madame Bovary), Léon Tolstoï (Anna Karénine), Franz Kafka (Le Procès) et James Joyce (Ulysse).

Présentation de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Milan Kundera et son œuvre[modifier | modifier le code]

Dans la « Note de l'auteur » pour l'édition tchèque de La Plaisanterie en 1990, Kundera analyse ses travaux en fonction de la question : que faut-il publier après 20 années d'interdiction ? Il classe ses écrits (antérieurs à 1990) en quatre catégories :

  • écrits de jeunesse, immatures : compositions musicales, poésies, une monographie sur Vladislav Vancura (Umeni romanu, « L'art du roman »), la pièce Le Propriétaire des clés
  • écrits non réussis : la pièce Ptakovina (« La Sotie ») et trois nouvelles de Risibles amours
  • écrits de circonstance : textes politico-culturels des années 1960, textes parus dans les médias français dans les années 1970, soit sur de grands romanciers, soit sur des auteurs de langue tchèque, ouvrages des années 1979 à 1983 sur la situation en Tchécoslovaquie, préfaces de livres d'auteurs de langue tchèque
  • le reste : les romans, la pièce Jacques et son maître, essais réunis dans L'Art du roman forment ce qu'il reconnaît à proprement parler comme son œuvre, ce qui mérite d'être réédité.

Thèmes de son oeuvre[modifier | modifier le code]

Le roman[modifier | modifier le code]

Aussi bien dans ses essais que dans ses romans eux-mêmes, Kundera accorde une grande place à la réflexion sur le genre romanesque. Ses grands modèles sont essentiellement les grands classiques du roman classique (Cervantès, Rabelais) que des auteurs modernes (Musil). Pour Kundera, l'homme moderne s'étant affranchi de ses anciennes croyances en Dieu ou en un ordre transcendant, il a créé, peu à peu, une nouvelle religion : celle de l'individu. Or, la tâche du romancier est justement de nous apprendre à nous détacher de cette croyance en nous-mêmes, en notre importance, en nos petits douleurs.

L'amour et le sexe[modifier | modifier le code]

La critique du romantisme (ce que Kundera appelle l'idylle) tient une grande place dans les romans de Kundera. Il aime mettre en scène des jeunes hommes exaltés, comme Jaromil dans La vie est ailleurs qui croit en l'amour pur et absolu. Ce roman décrit les premiers émois de jeunes gens et l'ouverture vers le corps de l'autre, la découverte des sentiments, le questionnement sur sa propre existence : « Mais chacun regrette de ne pouvoir vivre d’autres vies que sa seule et unique existence ; vous voudriez, vous aussi, vivre toutes vos virtualités irréalisées, toutes vos vies possibles. Notre roman est comme vous. Lui aussi il voudrait être d’autres romans, ceux qu’il aurait pu être et qu’il n’a pas été. » (extrait de La vie est ailleurs)

La reconnaissance et l'absolu[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

En Tchécoslovaquie[modifier | modifier le code]

En avril 1997, le magazine tchèque Tyden pose cette question en couverture: « Qui est Milan Kundera ? ». Il montre dans son dossier consacré à l'auteur, dont seuls quatre livres ont été publiés dans la jeune République tchèque, que le public comprend mal son refus de toute réédition de ses textes des années 1950[21].

En mai 2009, à l’occasion de ses 80 ans, un colloque lui est consacré à Brno, sa ville natale. Signe que les passions qui s'étaient déchaînées à la suite de l'affaire Dvoracek, révélée en 2008 par le magazine Respekt, se sont apaisées[22].

En France[modifier | modifier le code]

La publication de La Plaisanterie en 1968 est saluée au nom du courant libéral du PCF par Louis Aragon, qui rédige une préface : « Ce roman que je tiens pour une œuvre majeure »[23].

Au début des années 1970, ayant écrit La Valse aux adieux, il pense qu'il n'écrira plus de romans. Le seul soutien qu'il a de l'étranger est celui de son éditeur français, Claude Gallimard, qui vient le voir de temps à autres, et d'amis français dont il reçoit les lettres. C'est leur insistance qui amène Kundera à accepter de venir vivre en France, qu'il considère comme son « second pays natal »[24].

Après son arrivée en France, Kundera procède à une révision de la traduction de ce roman, due à Marcel Aymonin, qu'il trouve un peu trop baroque (cf. supra). À partir de ce travail, qui concerne aussi d'autres romans, Kundera considère que le texte français révisé a une valeur égale à celle du texte tchèque (lui-aussi révisé à la même occasion). Il s'est senti particulièrement outragé en apprenant que des éditions (illégales) avaient eu lieu en Asie à partir de traductions américaines, considérant cette attitude comme un déni de sa relation avec la France[24].

Dans les années 1990, les livres qu'il écrit directement en français sont jugés décevants par certains critiques, qui les trouvent trop secs. Ce malentendu aboutit, en 2000, à ce que la traduction espagnole de L'Ignorance soit publiée avant le texte français, l'ouvrage pouvant arborer le bandeau : KUNDERA ¡ 1.a edición mundial ! (« KUNDERA 1ère édition au monde ! »).

La reconnaissance de Kundera en France est, malgré tout, particulièrement solennisée par la publication de son œuvre dans la Bibliothèque de la Pléiade.

Autres pays[modifier | modifier le code]

Kundera est considéré à l'étranger comme un écrivain majeur, notamment par Fernando Arrabal, David Lodge, Russell Banks[25], Philip Roth, John Updike, etc. (cf. Bibliographie).

Publications[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles (selon la date de publication en France)
Théâtre
Essais
Divers (dont annexes à Kvetoslav Chvatik, 1995)
  • « Le Testament des somnambules », dans Le Nouvel Observateur, 9 avril 1982
  • « Autoportrait : Enivré, répudié par le pouvoir », dans Le Monde des Livres, 27 janvier 1984[35]
  • « Postface » à La vie est ailleurs, éditions américaine, italienne et allemande, 1986
  • « Kafka, Heidegger, Fellini », dans Le Messager européen, avril 1987
  • « Ciel étoilé de l'Europe centrale » (extraits), dans The Review of Contemporary Fiction, été 1989 (entretien avec Lois Oppenheim)
  • « Note de l'auteur » pour l'édition tchèque de La Plaisanterie, 1990 (extraits) : fondamental pour le point de vue de Kundera sur son œuvre
  • « Note de l'auteur » pour l'édition tchèque de Risibles amours, 1991 (extraits) : évoque à la fois Risibles amours et Le Livre du rire et de l'oubli.
  • « Diabolum », dans Le Monde, 24 septembre 1993
  • « Testament trahi », dans Le Monde, 24 septembre 1993
  • « La francophobie, ça existe », dans Le Monde, 24 septembre 1993 : fondamental sur les rapports de Kundera avec la France
  • « L'exil libérateur », dans Le Monde, 7 mai 1994
  • « La phrase de Schlegel », dans La Revue des deux Mondes, 1994 : un point de vue sur le devenir de la culture à l'époque actuelle.
  • « L'école du regard », dans Le Nouvel Observateur, 30 janvier 1997 : Critique du roman Drôle de temps de Benoît Duteurtre.
  • « Le Théâtre de la mémoire », dans Le Monde diplomatique, mai 2003
  • « Désertion des souvenirs », dans Le Monde diplomatique, novembre 2005 : Critique du livre Et quand le rideau tombe de Juan Goytisolo.
  • « Taisez-vous...j'entends venir un ange », dans Les Cahiers de L'Herne consacré à Michel Déon, 2009, 272 p. (ISBN 2-851-97162-X)
  • « La prison de Roman Polanski », dans Le Monde, 13 juillet 2010[36]
  • « Claude m'a encouragé à émigrer », dans Le Nouvel Observateur, 3 février 2011
Divers (autres)
  • « Préface » au roman de Josef Škvorecký, Miracle en Bohême, Paris, Gallimard, 1978, pp. VII-XIV.
  • « Préface » (intitulée Il fallait détruire Candide) au recueil de pièces de théâtre de Václav Havel, Audience, Vernissage, Pétition, Paris, Gallimard, 1980, p. 7.
  • « Préface » (intitulée L'anti-kitsch américain) au roman de Philip Roth, Professeur de désir, Paris, Gallimard, coll.folio, 1982.
  • « Préface » au roman de Pavel Reznícek, Le Plafond, Paris, Gallimard, 1983 (ISBN 2-070-22286-1)
  • « Note de l'auteur », datée de mai 1985, pour l'édition Folio de La Plaisanterie, 1989, p. 457–462.
  • « Présentation » du roman de Fernando Arrabal, La tueuse du jardin d'hiver, éd. Écriture, Paris, 1994.
  • « Préface » au livre de Lakis Proguidis, La conquête du roman, De Papadiamantis à Boccace, Les Belles Lettres, (1996) (ISBN 2-251-44091-7)
  • « Préface » à l'ouvrage collectif sous la direction de Sabine Zeitoun et Dominique Foucher, Le masque de la barbarie : le ghetto de Theresienstadt, 1941-1945, éd. de la Ville de Lyon, 1998 (ISBN 2-950-79102-6)
  • « Préface » au livre de François Ricard, La Littérature contre elle-même , éd. Boréal, 2002 (ISBN 2-764-60165-4)
  • « Préface » au livre d'art Bacon - Portraits et autoportraits, Les Belles Lettres - Archimbaud, 2003 (ISBN 2-251-44084-4)
  • « Préface » au roman de Petr Král, Notions de base, Flammarion, 2005 (ISBN 2-080-68827-8)
  • « Préface » au livre de Massimo Rizzante, Traduction d'un choix de poèmes de Milosz, Sinfonia di Novembre e altre Poesie, éd. Adelphi, Milan, 2008.
  • « Préface » au livre de Jean Daniel, Les Miens, Paris, Gallimard, coll.folio, 2010 (ISBN 2-070-43921-6)
  • « Préface » au récit de Bohumil Hrabal, Cours de danse pour adultes et élèves avancés, Paris, Gallimard, 2011 (ISBN 2-070-13254-4)
  • « Préface » au roman de Maurice Mimoun, Une vie plus une vie, Albin Michel, 2013 (ISBN 2-226-24515-4)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Écrits autobiographiques

Quelques remarques expressément autobiographiques se trouvent dans certains ouvrages, notamment :

  • Le Livre du rire et de l'oubli : il évoque sa première exclusion du Parti communiste dans le récit 3 « Les anges » ; les suites de l'invasion de 1968 dans le même récit ; la mort de son père dans le récit 6, aussi appelé « Les anges ».
  • des textes divers (voir supra : « La francophobie, ça existe », etc.)
Presse
  • Dossier spécial Kundera, Magazine Littéraire no 507, avril 2011
  • Les Clercs qui n'ont pas trahi, Claude Roy dans Le Nouvel Observateur, no 175, mars 1968
  • Jeu de massacre sur grandes figures, Claude Roy dans Le Nouvel Observateur, no 470, 12 novembre 1973, p. 64.
  • Milan Kundera : la dérision et la pitié, Boris Livitnoff dans Revue générale, Lettres, Arts et Sciences Humaines, no 8-9, Bruxelles, août-septembre 1976, p. 49-59.
  • Le Massacre de la culture tchèque, entretien avec Amber Bousoglou dans Le Monde des livres, 19 janvier 1979[35].
  • Entretien avec Milan Kundera, Normand Biron dans Liberté, no 121, Montréal, janvier-février 1979, p. 17-33.
  • Entretien avec Milan Kundera, Daniel Rondeau dans Libération, avril 1983.
  • Le sourire du somnambule: de Broch à Kundera, Jean-Michel Rabaté dans Critique, no 433-434, vol. 39, Paris, Minuit, juin-juillet 1983, p. 504-521.
  • Entretien sur l'art de la composition, Christian Salmon dans L'Infini, no 5, Paris, hiver 1984, p. 23-31.
  • L’Esprit centre-européen, Interview et texte par Guy Scarpetta, Art Press, no 78, février 1984, p. 38-39.
  • L'esthétique de la variation romanesque chez Kundera, Eva Le Grand dans L'Infini, no 5, Paris, hiver 1984, p. 56-64.
  • Lettre ouverte à Milan Kundera, Norman Podhoretz dans Commentaire, no 36, vol. 9, Paris, Julliard, hiver 1986-87, p. 712-720.
  • Le chez soi de Milan Kundera, Philippe Chardin dans Le Magazine Littéraire, no 255, juin 1988.
  • Entretien avec Lois Oppenheim, dans The Review of Contemporary Fiction, été 1989, 9.2, disponible en ligne sur le site Centerforbookculture. Extraits traduits dans Kvetoslav Chvatik, 1995, infra.
  • L'Artiste et ses croque-morts, Pierre Lepape dans Le Monde des livres, 24 septembre 1993.
  • Les Variations Kundera, Guy Scarpetta dans Le Nouvel Observateur, no 1507, septembre 1993.
  • Parole : Kundera et le monde moderne, dans Le Monde des livres, 24 septembre 1993[35].
  • Kundera chez les Misomuses, Yves Hersant dans Critique, no 560-561, Paris, Minuit, janvier-février 1994, p. 108-112.
  • La Leçon de Milan Kundera, Yannick Haenel dans la revue Recueil, no 30, 1994, p. 85.
  • Lenteur et vitesse, Bernard Franck dans Le Nouvel Observateur, no 1574, janvier 1995.
  • Kundera flâne hors du temps, Jean-Pierre Tison dans Lire, février 1995.
  • Milan Kundera ignoré à Prague, Carole Vantroys dans Lire, juin 1997.
  • La même est une autre, Jean-Pierre Tison dans Lire, mars 1998.
  • Le dernier Kundera n'est lisible qu'en espagnol, Isabelle Fiemeyer dans Lire, juin 2000.
  • Philippe Sollers parle de Milan Kundera, Isabelle Fiemeyer dans Lire, juin 2000.
  • Milan Kundera : la fascination du français, Marc Fumaroli dans Le Figaro, 3 avril 2003.
  • Kundera : La grande désillusion, Jacques-Pierre Amette dans Le Point, 4 avril 2003.
  • La Mélancolie Kundera, Raphaëlle Rerolle dans Le Monde des livres, 4 avril 2003.
  • Kundera retour à Prague, Benoît Duteurtre dans Le Nouvel Observateur, no 2004, avril 2003.
  • Milan Kundera: le livre de l'exil, Marie-Laure Delorme dans Le Magazine Littéraire, no 419, avril 2003.
  • Jeux de l'exil et du hasard, Guy Scarpetta dans Le Monde diplomatique, mai 2003.
  • Les revenants de Prague, Jean-Pierre Tison dans Lire, juin 2003.
  • Milan Kundera: la fiction pensive, Bertrand Vibert dans Les Temps Modernes, no 629, novembre 2004-février 2005
  • Pouvoirs du roman, Guy Scarpetta dans Le Monde diplomatique, avril 2005
  • Pour une littérature mondiale, François Busnel dans Lire, mai 2005
  • Le Rideau, Thierry Cecille dans Le Matricule des anges, no 64, juin 2005
  • Enquête à Prague sur l'affaire Kundera, Jérôme Dupuis dans L'Express, octobre 2008
  • Milan Kundera accusé de délation, Marc Semo dans Libération, 14 octobre 2008
  • Les Exils de Kundera, Jean Daniel dans Le Nouvel Observateur, no 2295, octobre 2008
  • Un document embarrassant pour Milan Kundera, Jérôme Dupuis dans L'Express, février 2009
  • Kundera, l'art de déchiffrer le monde, François Taillandier dans Le Figaro, 19 mars 2009
  • Kundera, le désinvolte absolu, François Taillandier dans Le Figaro, 19 mars 2009
  • Milan Kundera à livres ouverts, Florian Zeller dans Paris-Match, 7 avril 2009
  • Le printemps de Milan Kundera, Guy Scarpetta dans Le Monde diplomatique, avril 2009
  • Une préoccupation constante, Agnès Vaquin dans La Quinzaine littéraire, no 991, mai 2009
  • La cruauté paisible de Milan Kundera, Marc Weitzmann dans le magazine Transfuges, novembre 2009
  • Encountering Kundera, John G. Rodwan Jr in Open Letters Monthly, septembre 2010
  • Kundera en son mausolée, Jean-Paul Enthoven dans Le Point, no 2009, 17 mars 2011, p. 98-100.
  • Kundera, le grand oeuvre, André Clavel dans L'Express, mars 2011
  • L'art de l'essai par Milan Kundera, Bertrand Dermoncourt dans Le Point, mars 2011
  • Dossier Milan Kundera, Le Magazine Littéraire, no 507 (numéro intitulé Kundera en Pléiade, le sacre d'un incroyant, entièrement consacré à l'auteur), avril 2011
  • Milan Kundera, historien de la contingence, Alain Boureau dans Vingtième Siècle - Revue d'histoire, no 112, avril 2011, p. 99-105.
Travaux sur son œuvre
  • Velichka Ivanova, Fiction, utopie, histoire : Essai sur Philip Roth et Milan Kundera, Paris, L'Harmattan, 2010, 255 p.
  • Martine Boyer-Weinmann et Marie-Odile Thirouin, Désaccords parfaits : La réception paradoxale de l'œuvre de Milan Kundera, Ellug, 361 p.
  • Martine Boyer-Weinmann, Lire Milan Kundera, Paris, Armand Colin, 2009, 190 p.
  • Silvia Kadiu, George Orwell-Milan Kundera: Individu, Litterature et Revolution, L'Harmattan, 2007, 198 p.
  • Jonathan Livernois, Les romans de Milan Kundera : la dévastation du temple ?, Études françaises, Volume 43, no 3, Presses de l'Université de Montréal, 2007, p. 55-69
  • Eva Le Grand, Kundera ou la mémoire du désir, L'Harmattan, 2005, 237 p.
  • Jorn Boisen, Une fois ne compte pas : Nihilisme et sens dans L'insoutenable légèrté de l'être de Milan Kundera, Museum Tusculanum Press, 2005, 186 p.
  • Martin Rizek, Comment devient-on kundera ? Images de l’écrivain, écrivain de l’image, Paris, L’Harmattan, « Espaces littéraires », 2003.
  • François Ricard, Le Dernier Après-midi d'Agnès : Essai sur l'œuvre de Milan Kundera, Paris, Gallimard, coll. « Arcades », 2003, 203 p.
  • Marie-Eve Draper, Libertinage et donjuanisme chez Kundera, Montréal, Balzac, 2002.
  • Hana Píchová, The Art of Memory in Exile: Vladimir Nabokov & Milan Kundera, Southern Illinois University Press, 2001, 160 p.
  • Annie Bissonnette, Esprit de procès et procès de l'esprit: de l'esthétique du paradoxe chez Milan Kundera essayiste, Université Ottawa, Colloque Milan Kundera, une œuvre au pluriel, ULB, 14-15 décembre 2001, p. 1.
  • Jocelyn Maixent, Le XVIIIe siècle de Milan Kundera ou Diderot investi par le roman contemporain, Paris, P.U.F, 1998, 320 p.
  • Eva Le Grand, Séductions du kitsch, Roman, art et culture, Montréal, XYZ, 1996.
  • Kvetoslav Chvatik, Le Monde romanesque de Milan Kundera suivi de 10 textes inédits de Milan Kundera, Paris, Gallimard, coll. « Arcades », 1995, 263 p. [ISBN 2-07-074051-X].
  • Maria Nemcova Banerjee, Paradoxes terminaux: Les romans de Milan Kundera, Paris, Gallimard, 1993, 385 p.
  • Fernando Arrabal, « Milan Kundera », dans Genios y figuras, Madrid, 1993
  • Glen Brand, Kundera and the Dialectic of Repetition, dans Milan Kundera and the Art of Fiction. Critical Essays sous la direction de Aron Aji, New York & London, Garland, 1992, p. 208.
  • David Lodge, « Milan Kundera and the idea of the author in modern criticism », dans After Bakhtin, essays on fiction and criticism, Londres, Routledge, 1990.
  • David Lodge, « Le réalisme magique », dans L'Art de la fiction, 1992. Cette chronique est consacrée à un passage du Livre du rire et de l'oubli, celui de l'ascension (fictive) de Paul Éluard au-dessus de Prague, un des deux cas (sur 50) où il choisit un auteur non anglophone.
  • Pierre Mertens, « L’Agent double - Sur DURAS, GRACQ, KUNDERA, etc. », Bruxelles, Complexe, 1989.
  • John Updike, The Most Original Book of the Season. The Book of Laughter and Forgetting, in The New York Times Book Review, 30 novembre 1980, p. 76-78.
  • Michel Mohrt, « Milan Kundera », dans L'Air du large, Paris, 1970
  • Louis Aragon, « Ce Roman que je tiens pour une œuvre majeure », préface à La Plaisanterie, Paris, Gallimard, 1968
  • François Ricard, « Postfaces » de La vie est ailleurs, L'Insoutenable Légèreté de l'être, L'Immortalité, Risibles amours, La lenteur, L'Identité et L'Ignorance pour les éditions dans la collection « Folio »
  • Yannick Rolandeau, « Surveillance amoureuse » à propos du roman L'identité paru dans L'Atelier du roman N°40 (Flammarion).
Divers
  • Jacques Georgel, Kundera, Soares, Per Jakez Hélias et Florence, Pascal Galodé Éditeurs, 2012, 214 p. (ISBN 2-355-93175-5)
  • Philip Roth, Conversation à Londres et dans le Connecticut avec Milan Kundera, in Parlons travail, Paris, Gallimard, 2004.
  • Antonin Liehm, Trois générations, Entretiens sur le phénomène culturel tchécoslovaque, Paris, Gallimard, 1970

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article d'André Clavel paru dans L'Express du 3 avril 2003
  2. http://www.evene.fr/livres/actualite/milan-kundera-laureat-du-prix-de-la-bnf-989680.php
  3. Magazine Capital
  4. a et b Milan Kundera dans La Pléiade Émission Répliques d'Alain Finkielkraut sur France Culture du 9 avril 2011
  5. a et b Article de Didier Jacob dans Le Nouvel Observateur, avril 2011
  6. (en) Lisible ici
  7. voir sur Le Monde
  8. Milan Kundera dément avoir dénoncé un déserteur, 20minutes.fr, 13 octobre 2008.
  9. Milan Kundera : un nouveau témoignage., Maurin Picard, Le Figaro.fr, 17 octobre 2008
  10. Article de Jérôme Dupuis dans L'Express, novembre 2008
  11. Quatre éminents prix Nobel de littérature défendent Kundera, ActuaLitté.com, 4 novembre 2008
  12. Pp.VII-XI.
  13. Milan Kundera emploie souvent tchèque plutôt que tchécoslovaque, mais dans le cadre de la Tchécoslovaquie socialiste, l'Union des écrivains était « tchécoslovaque ».
  14. Il le classe cependant dans ses œuvres de circonstances en 1990 (cf. infra), qu'il n'y a pas lieu de rééditer.
  15. Revue Liberté, n°121, janvier-février 1979, pages 13
  16. Le Livre..., p. 71-73
  17. a, b et c Place Publique Rennes.com, «Milan Kundera : La plus haute tour dans une ville vraiment moche »
  18. [1].
  19. a et b (it) Détails sur le livre sur le site inMondadori.
  20. (it) Milan Kundera : La festa dell'insignificanza Présentation du roman sur le site des éditions Adelphi.
  21. Milan Kundera ignoré à Prague, Magazine Lire, juin 1997
  22. Premier grand colloque sur Milan Kundera pour ses 80 ans
  23. Gallimard, 1968, et Folio, 1975. La préface n'est pas reprise dans l'édition revue, Folio, 1989.
  24. a et b « La francophobie, ça existe », dans Kvetoslav Chvatik, p. 249-251.
  25. (en) Reading With Kundera par Russell Banks dans le New York Times du 4 mars 2007.
  26. Revue Liberté, n°121, janvier-février 1979, pages 13 et 67
  27. Revue Liberté, n°121, janvier-février 1979, pages 14 et 67
  28. (it) ‘La festa dell’insignificanza’: il ritorno di Kundera par Caterina Bonvicini dans le journal il Fatto Quotidiano du 10 novembre 2013.
  29. L’insoutenable pesanteur de l’insignifiance par Pietro Pisarra dans le journal La Croix du 21 novembre 2013.
  30. Revue Liberté, n°121, janvier-février 1979, page 12
  31. Supra, Réception en France.
  32. a, b et c Revue Liberté, n°121, janvier-février 1979, page 13
  33. « Ptákovina », une pièce de théâtre redécouverte de Milan Kundera
  34. Milan Kundera réhabilite sa comédie «Ptakovina»
  35. a, b et c http://cyrano.blog.lemonde.fr/2009/08/29/kundera-sur-le-monde-moderne-la-litterature-mondiale-la-france-lart-du-roman/
  36. http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/05/06/la-prison-de-roman-polanski-par-milan-kundera_1347555_3232.html