1871 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1871 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Début de la IIIe République en France : répression de la Commune de Paris.
  • La France renonce à son droit de suite aux confins de la frontière algéro-marocaine. L’influence française marque un recul en Afrique du Nord au lendemain de sa défaite face à l’Allemagne. Alger n’assure plus son rôle de police des frontières qui sont désormais placés sous la responsabilité du makhzen.

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

18 mars : barricade
Les canons sont conduits à Montmartre
  • 1er mars : symboliquement, les troupes prussiennes entrent dans Paris et défilent sur les Champs-Élysées. Ratification du traité préliminaire de paix par l'Assemblée Nationale. Deuxième protestation de Bordeaux et décès du maire de Strasbourg Émile Kuss à Bordeaux.
  • 3 mars : constitution du Comité central de la Garde nationale.
  • 8 mars : suppression par l’Assemblée nationale de la solde des gardes nationaux
  • 10 mars : pacte de Bordeaux, entre les différentes parties du gouvernement, suspendant toute décision sur la nature du régime. Moratoire sur les loyers et les effets de commerce. Le pouvoir est transféré à Versailles.
  • 17 mars : arrestation du socialiste révolutionnaire Louis Auguste Blanqui.
  • 18 mars : commune de Paris (mars-mai 1871) : insurrection de la population parisienne.
    • Échec de la tentative des troupes gouvernementales de s'emparer des canons de Montmartre. Dans la nuit du 17 au 18 mars, Thiers décide de désarmer Paris (227 canons de la garde nationale à Montmartre et à Belleville). Le 88e de ligne, chargé de prendre les canons de Montmartre, est encerclé par la garde nationale et la foule, avec laquelle la troupe commence à fraterniser. Les officiers sont désarmés. Les généraux Lecomte et Clément-Thomas sont arrêtés et fusillés à la mairie du XVIIIe arrondissement, malgré l’intervention du maire Georges Clemenceau et d’officiers communards. Thiers part avec le gouvernement à Versailles afin de ne pas se trouver prisonnier des insurgés. Il refuse de négocier, posant comme préalable le désarmement de la garde nationale. Un gouvernement populaire, le Comité central de la garde nationale est constitué.
  • 20 mars : le gouvernement et l'Assemblée Nationale s'installent à Versailles.
  • 22 mars : début de la Commune de Marseille, celle-ci dure 15 jours, dirigée par l'avocat des pauvres, Gaston Crémieux.
  • 26 mars : élections de la Commune de Paris. Les Parisiens élisent un conseil communal de 90 membres qui prend le nom de Commune de Paris (majorité jacobine et blanquiste, minorité de révolutionnaires indépendants favorable à une fédération des Communes de France) : Rochefort, Delescluze, Pyat, Gambon, Blanqui, Ferré, Rigault, Clément, Courbet, Vallès, etc.
  • 28 mars : proclamation de la Commune de Paris à l'hôtel de ville. Lors de son entrée à l’Hôtel-de-Ville, le conseil municipal reçoit ses pouvoirs du Comité central. Le mouvement est suivi dans certaines grandes villes de province (Lyon, Marseille, Narbonne, Toulouse, Saint-Étienne) sans gagner les campagnes.

Avril[modifier | modifier le code]

Mai[modifier | modifier le code]

16 mai : La colonne Vendôme renversée
27 mai : Bataille du cimetière Lachaise
Cadavres de communards
Prisonniers de la commune conduits vers Versailles
  • 1er mai, Paris : création d’un Comité de salut public par les jacobins et les blanquistes, qui rencontre l’opposition des proudhoniens. Mesures du blanquiste Raoul Rigault, délégué à l’intérieur, contre les opposants à la Commune.
  • 7 mai : second tour des élections municipales en province.
  • 10 mai : par le Traité de Francfort (1871) qui met fin à la guerre franco-prussienne de 1870 : la France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine, cette perte va être vécue par la France comme un profond traumatisme. De plus, la France doit verser cinq milliards d'indemnités (4,9 sont récoltés par une souscription nationale ouverte le 27 juin).
    • Suite à ce traité, environ 160 000 Alsaciens et Lorrains, refusant de devenir allemands quittent les provinces perdues et s'installent sur le territoire français.
  • 14 mai : création du Territoire de Belfort à partir de l'ancien arrondissement du Haut-Rhin non annexé par l'Empire allemand.
  • 16 mai : les Communards mettent à bas la statue de Napoléon place Vendôme.
    • La Commune vote le report du paiement des dettes et des loyers, la liberté d’association, la séparation de l’Église et de l’État, la collectivisation des entreprises abandonnées par leurs propriétaires, l’adoption du drapeau rouge et du calendrier révolutionnaire, la destruction de la colonne Vendôme (16 mai) et de la maison de Thiers.
  • 18 mai : l'Assemblée Nationale, réunie à Versailles, ratifie le traité de Francfort.
  • Du 21 au 28 mai : « Semaine sanglante », qui verra Paris, aux mains des Communards, reprise par les troupes versaillaises.
    • 21 mai : entrée des troupes versaillaises dans Paris. Les Versaillais entreprennent de prendre la capitale rue par rue, où se dressent plus de cinq cents barricades. Fusillade de quatre cent vingt quatre fédérés au parc Monceau et à Montmartre. Les insurgés répliquent par l’exécution de cinquante deux otages, rue Haxo.
    • 23 mai : exécution de Gustave Chaudey, ordonnée par le procureur de la Commune Raoul Rigault.
    • 27 mai : derniers combats au Père-Lachaise. Chute du dernier bastion communard. Les communards brûlent plusieurs édifices publics (Tuileries, Hôtel de Ville, Cour des comptes, Conseil d’État, ministère des Finances).
    • 28 mai : exécution des défenseurs de la Commune de Paris devant le mur des Fédérés.
    • De 20 000 à 30 000 partisans de la commune sont exécutés, dont 3500 sans jugement. 38 000 insurgés sont arrêtés et jugés en conseil de guerre. Une centaine sont condamnés à mort (dont 23 exécutés), 410 aux travaux forcés, 4 600 à des peines de prison, 322 au bannissement, et 7 500 sont déportés en Algérie et en Nouvelle-Calédonie. Cinquante-six enfants sont placés en maison de correction.

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

  • 2 juillet : victoire des républicains dans 39 départements sur 47 concernés lors d’élections partielles.
  • 5 juillet : le comte de Chambord, candidat des légitimistes au trône de France, publie un manifeste dans lequel il annonce sa fidélité au drapeau blanc.

Août[modifier | modifier le code]

  • 31 août :
    • l'Assemblée Nationale, divisée entre légitimistes, orléanistes et républicains, se proclame Assemblée Constituante;
    • la loi « Rivet » donne à Adolphe Thiers le titre de Président de la République. Thiers fait proroger et augmenter ses pouvoirs.

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

  • 30 décembre : fondation de la société Les Petits-Fils de François Wendel et Cie dirigée par Henri et Robert de Wendel.

Articles connexes[modifier | modifier le code]