Chalampé

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Chalampé
Chalampé
La mairie.
Blason de Chalampé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération
Maire
Mandat
Hugues Hartmann
2022-2026
Code postal 68490
Code commune 68064
Démographie
Population
municipale
970 hab. (2019 en augmentation de 0,31 % par rapport à 2013)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 17″ nord, 7° 32′ 31″ est
Altitude Min. 211 m
Max. 217 m
Superficie 4,77 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mulhouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rixheim
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Chalampé

Chalampé est une commune française de la région mulhousienne située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Le nom allemand est Eichwald.

Ses habitants sont appelés les Chalampéens et les Chalampéennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de l'arrondissement de Mulhouse et du canton d'Illzach situé près du pont du Rhin. Près du village se trouve également l'autoroute A36, qui relie Ottmarsheim à Saint-Jean-de-Losne.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Chalampé le Bas, à quelques kilomètres au nord du village principal.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chalampé est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (29,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (29,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (29,8 %), eaux continentales[Note 3] (23,5 %), terres arables (20,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,2 %), zones urbanisées (8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (8 %), mines, décharges et chantiers (1,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Cette commune s'appelait précédemment Eichwald[8].
  • Schalampé (Cassini), Chalampé (1793).
  • En alsacien : Schàlàmpi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette localité appartient d'abord à la ville de Neuenburg am Rhein (pays de Bade), située sur la rive droite du Rhin. Le Rhin marquait la frontière entre le Saint-Empire romain germanique et le Royaume de France. En raison des crues du fleuve dont le cours changeait, le lieu faisait partie tantôt du ban de Neuenburg, tantôt de celui de Bantzenheim[9]. C'est grâce à la correction du Rhin supérieur au XIXe siècle, commencée par l'ingénieur Johann Gottfried Tulla, que la frontière a été stabilisée.

Pendant la Guerre de Succession d'Espagne, une bataille a lieu sur le territoire en 1709. Elle oppose une armée du Saint-Empire romain germanique à une armée du Royaume de France. Le Feldmarschall Mercy, à la tête de 30 000 hommes venant de Bâle, campe près d'une métairie appelée Gestifshof, située au milieu d'une forêt de chênes, propriété de la ville de Neuenburg am Rhein. Le maréchal du Bourg, campant avec 15 000 hommes à Rumersheim-le-Haut, attaque les Autrichiens et les bat. La forêt est éclaircie et quelques familles qui avaient suivi l'armée française vont s'établir dans le lieu même, où se forme petit à petit un hameau qui est d'abord appelé Eichwald (en français chênaie)[9]. Il ne prend le nom de Chalampé qu'en 1735.

Le 1er septembre 1870, durant guerre franco-allemande de 1870, eut lieu l'affaire de Chalampé-sur-le-Rhin où la garde nationale mobile du Haut-Rhin fut engagée contre les troupes allemandes[réf. nécessaire].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre 1939 et 1940, le village est évacué et toute la population se réfugie dans les Landes. Le village est détruit en 1944 par les Allemands, qui veulent effacer toute trace de la présence française. Le village ne sera libéré que le 9 février 1945.

Le développement de la commune[modifier | modifier le code]

À partir des années cinquante, la commune va se développer avec la création de grands travaux : le Grand canal d'Alsace, et ses usines hydroélectriques de Fessenheim et d'Ottmarsheim. Il y a aussi de nombreuses industries qui seront créées le long du Rhin. Les infrastructures routières, notamment l'A35, permettent aux habitants d'exercer leur profession à Mulhouse, à Bâle ou encore en Allemagne. La population a quasiment augmenté de 400 % avec l'implantation de nouvelles industries dans la commune.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Eichwald signifie chênaie. Le nom d'Eichwald apparait dans les textes vers 1720 et est exclusivement utilisé par les administrations allemandes après la nomination par l'administration française d'un bailly à Neuenburg am Rhein et de la création par cette ville de la seigneurie dite d'Eichwald ou Chalampé. Un texte décrit un lieu géographique composé d'une île couverte de chênes appartenant à la ville allemande de Neuenburg.

Panneau bilingue.

Le nom de Chalambé apparaît dès 1717 dans divers documents du conseil souverain d'Alsace liés à la création du village après la bataille de Rumersheim le 26 août 1709. Avant cette date, on ne trouve pas de trace des appellations Chalampé ou Eichwald ; le lieu où s'est implanté le village de Chalampé était partagé entre l'île de Neuenburg délimitée par un bras du Rhin et le Bantzenheimerwald.

Le vocable chalambé est probablement une transcription phonétique du mot alémanique schlamper par les Français restés en ces lieux, soldats et accompagnateurs de l'armée du roi de France Louis XIV de France. Le mot (cf. l'allemand schlampig, Schlampe) décrit une personne d'apparence négligée et pauvre [9]. Ce nom de Chalampé est resté attaché au village nouvellement créé sous diverses formes jusqu'en 1871 : Chalambé (1717), Chalambey, Choulampé, Chalampé (1720), Schlampé (1840), Chalampé (1918).

De 1871 à 1918, l'administration allemande d'Alsace-Lorraine donnera au village le nom d'Eichwald, mais l'appellation courante restera l'expression alsacienne « schalampi »[10].

De 1940 à 1945, l'administration nazie redonnera au village le nom d'Eichwald.

Chalampé retrouvera son nom d'origine dès le 9 février 1945, date de sa libération.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Chalampé

Les armes de Chalampé se blasonnent ainsi :
« De gueules à la bande d'or accostée de deux branches de chêne de même englantées d'argent. »[11]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 juin 2020 Martine Laemlin-Delmotte UDI Professeur d'allemand
Conseillère régionale depuis 2014
juin 2020 décembre 2021 Christine Dupont-Dufeutrelle[12]    
janvier 2022[13] En cours Hugues Hartmann    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2019, la commune comptait 970 habitants[Note 4], en augmentation de 0,31 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
256251225265308302313309340
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
342339345340324312311337323
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309357332333343338348222296
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3706018731 0341 011966888967950
2019 - - - - - - - -
970--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Wendelin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Wendelin.

Statue de saint Wendelin[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mulhouse », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  9. a b et c Site de la commune, « Historique », sur https://www.chalampe.fr (consulté le ).
  10. Ortbeschreibendes und geschichtliches Wörterbuch, 1902.
  11. Archives Départementales du Haut-Rhin
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. « Hugues Hartmann, nouveau maire de Chalampé », sur lalsace.fr,
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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