Saurer

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Adolf SAURER A.G.
Description de l'image Saurer logo.gif.
Création 1853
Dates clés
  • 1982, se concentre sur les métiers à tisser
  • 2006, rachat par OC Oerlikon
  • 2013, rachat par Jinsheng Group
Disparition 1982, cessation de fabrication de camions et bus
Fondateurs Franz Saurer
Forme juridique SA
Siège social Arbon Drapeau de la Suisse Suisse
Activité machines industrielles
Produits machines textiles
Société mère Jinsheng Group
Effectif 3.800 (2013)
Site web http://www.saurer.com
Chiffre d’affaires 990 millions CHF (2013)

Saurer AG (anciennement Adolph Saurer AG) est une entreprise suisse fabriquant des machines textiles, auparavant aussi constructeur de camions et autobus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

En 1853, Franz Saurer crée une entreprise de fonderie à Saint-Georgen près de Saint-Gall en Suisse. L'entreprise déménage à Arbon en 1862 et commence, une année plus tard, à développer des machines à broder. En 1888, Saurer fabrique ses premiers moteurs à essence, destinés à l'industrie, comme génératrice mais aussi pour la production agricole. En 1896, la société produit sa première automobile, mais Saurer délaisse ce créneau au début du XXe siècle, pour ne construire que des autobus et des camions.

Le développement international[modifier | modifier le code]

À la mort du fondateur, ses fils Adolph Saurer et Julius Emil Saurer prennent la direction de l'entreprise. En 1903, un camions de 5 tonnes et de 30 chevaux à soupapes latérales opposées est lancé. Trois ans plus tard, ce modèle est équipé de pneus pleins en caoutchouc. En 1905, des camions de 1,5, 2,5 et 3 tonnes apparaissent. À cette époque, les véhicules Saurer gagnent de nombreux prix dans les concours internationaux en Europe.

camion militaire Saurer
camion Saurer

En 1909, Safir Co. à Zurich achète une licence pour construire des camions Saurer et construit le premier moteur Diesel haut régime. Des usines d'assemblage sont installées en Allemagne et en France pour ces marchés. En parallèle, la compagnie Mack Trucks obtient l'autorisation de construire des camions Saurer, pour l'Amérique du Nord jusqu'en 1918 où l'accord prit fin.

En 1920, à la mort d'Adolph Saurer, c'est son fils Hippolyt qui prend la direction de l'entreprise. En 1929, Saurer achète son rival suisse Berna AG d'Olten et propose, deux ans plus tard des 2, 3, 4, et 5 tonnes. Dans la même période, et jusqu'en 1937, la compagnie fabrique quatre modèles en Angleterre sous le nom de Armstrong-Saurer, à Newcastle upon Tyne dans une usine qui appartient à Sir W. G. Armstrong Whitworth. Les modèles de base étaient :

  • le Defiant, avec un moteur diesel de 4 cylindres,
  • le Dauntless avec un moteur diesel 6 cylindres,
  • le Dominant avec trois essieux,
  • le Samson avec quatre essieux, boîte de vitesse surmultipliée et freins à air comprimé.

En 1934, un nouveau camion, du nom de Type C est inauguré. Ce modèle, à capot et cabine avancée, permet de transporter des charges allant jusqu'à 10 tonnes et sera produit jusqu'en 1963. En 1938, la compagnie présente des véhicules tout-terrains à vocation militaire destinés au transport de pièces d'artilleries.

La Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

En tant que motoriste, Saurer produisit durant la guerre plusieurs modèles de moteurs Hispano-Suiza 12Y jusqu'au 12Y-51. Le 12Y-31 fut produit sous licence pour équiper le Morane-Saulnier MS.406H/D-3800[1]. Le moteur Hispano-Suiza 12Y-51 de 1 050 ch fut installé sur le MS.412/D-3801[2]. Un développement local, le Saurer YS-2 de 1 250 ch, vit le jour pour équiper le MS.450/Doflug D-3802[3]. Il devait beaucoup aux premiers prototypes du 12Z. Un dernier dérivé est construit en 1944, le moteur Saurer YS-3 de 1 450 ch et installé sur le prototype Doflug D-3803[4].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la firme développe également des camions militaires avec des configurations d'essieux : 4x4, 6x6, et 8x8.

Durant la Shoah, des camions de Saurer Vienne Autriche, (détaché de Saurer Suisse depuis 1937) de type BT 4500 et 5 BHw[5] ont servi à gazer des victimes de Nazis, des modèles spécialement transformés à cette fin (Gaswagen) ayant été livrés à l'armée allemande par la Firme Gaubschat à Berlin[6],[7],[8],[9].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

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En 1946, Saurer construit des autobus type 6H et 4ZP avec moteur latéral ou en position arrière et d'une transmission à quatre rapports. Dès 1952, Saurer présente un moteur suralimenté avec un compresseur à vis.

Au milieu des années 1950, les nouvelles dispositions règlementaires ajoutées à la demande des utilisateurs de disposer de moteurs plus puissants et moins bruyants, imposent de concevoir des nouveaux moteurs. Ce sera les type DC et DCU dont la puissance variera de 160 à 210 Ch.

En 1956, Saurer, vend son usine française, dont la production est à peine de 528 véhicules annuels (en 1956), à Simca qui la fusionnera dans Unic pour former sa division "Véhicules industriels" baptisée Simca Industries. La gamme Saurer France restera en fabrication jusqu'en 1957.

En 1959, une nouvelle gamme est proposée du nom de Type D, avec deux châssis de base le 20 et le 50, des configurations avec moteurs diesel de 120 et 240 chevaux, toutes roues motrices sont offerts. En 1974, un porteur du nom de 5DF en configuration 8x4, est lancé.

En 1971, Saurer lance son premier moteur dont la puissance atteint 300 Ch.

En 1974, après de longues années, Saurer reprend la fabrication d'autobus en étroite collaboration avec le constructeur britannique Leyland-DAB.

L'année 1976 voit l'arrivée des camions modèles D180 et D230, les deux en 4x2, ainsi que les D290, et D330, de 4x2, 6x2, 6x4 et 8x4.

En 1982, à la surprise générale, la direction générale du groupe Saurer annonce qu'elle va arrêter la fabrication de camions. Toutes les commandes anciennes seront honorées mais les véhicules seront construits par la nouvelle société NAW. les deux plus importants fabricants suisses de camions, Saurer et FBW de Wetzikon s'associent pour former NAW. Deux ans plus tard, la société sera dépecée, le bureau d'études, très lié à IVECO lui reviendra tandis que les ateliers de montage seront rachetés par Mercedes-Benz.

Le dernier camion civil sortit d'usine le 8 décembre 1983 et le dernier véhicule mlilitaire le 27 février 1986.

En 2013, Saurer AG devient SAURER[modifier | modifier le code]

À partir de 1982, Saurer AG poursuit ses activités dans la seule fabrication de métiers à tisser. La société a été une première fois rachetée en 2006 par le groupe suisse OC Oerlikon, lui-même repris en juillet 2013 par le groupe chinois Jinsheng[10]. Toutes les marques sous lesquelles les métiers à tisser Saurer (rebaptisée SAURER en majuscules) Schlafhorst, Zinser, Allma, Volkmann, Jinsheng & Saurer Embroidery, ainsi que les composants Accotex, Daytex, Fibrevision, Heberlein, Temco & Texparts, sont maintenues.


Véhicules militaires[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

  • Saurer AD
  • Saurer L4C
  • Saurer S4C
  • Saurer 4H
  • Saurer 3DUK-50
  • Saurer Trolleybus 411LM
  • Saurer Trolleybus 415
  • Saurer Trolleybuss GT560/640-25

Camions[modifier | modifier le code]

  • A-Type (1918)
  • B-Type (1926)
  • C-Type (1934)
  • D-Type (1959)
  • 2DM (1959)


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rickard, J. (12 December 2012), Morane-Saulnier M.S.406H/ D-3800, HistoryOfWar.org. - [1]
  2. Rickard, J. (12 décembre 2012), Morane-Saulnier M.S.412/ D-3801, HistoryOfWar.org. - [2]
  3. Rickard, J., 18 décembre 2013, Morane-Saulnier M.S.450, HistoryOfWar.org. - [3]
  4. Rickard, J., 15 juillet 2013, Doflug D-3803, HistoryOfWar.org. - [4]
  5. Nazi Gaz Vans, Rob Arndt, consulté le 2 décembre 2011.
  6. Saurer figure comme exportateur suisse de matériel de guerre vers l'Allemagne p. 189 du Rapport final de La Suisse, le national-socialisme et la Seconde Guerre mondiale.
  7. Jean-François Forges, Éduquer contre Auschwitz, p. 28. Voir extraits
  8. Claude Lanzmann dans le film Shoah. Voir aussi territoires-mémoires.be
  9. (fr) Mathias Beer Les camions à gaz
  10. « Le chinois Jinsheng Group rachète OC Oerlikon’s Natural Fibre and Components »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter-J Davies, L'encyclopédie mondiale des camions, Manise,‎ , 256 p. (ISBN 978-2841982141)

Articles connexes[modifier | modifier le code]