Les Aventures de Rabbi Jacob

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la comédie musicale adaptée du film, voir Les Aventures de Rabbi Jacob (comédie musicale).
Les Aventures de Rabbi Jacob
Description de cette image, également commentée ci-après

Postiche de barbe, chapeau et papillotes portés par Louis de Funès avec des billes de faux chewing-gum Le Yankee utilisées lors du tournage aux studios de Billancourt, exposés au Musée Louis de Funès.

Réalisation Gérard Oury
Scénario Gérard Oury
Danièle Thompson
Josy Eisenberg
Roberto de Leonardis
Acteurs principaux
Sociétés de production SNC
Films Pomereu
Horse Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie
Durée 100 minutes
Sortie 1973

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Aventures de Rabbi Jacob est un film comique franco-italien sorti en 1973, réalisé par Gérard Oury, sur un scénario de celui-ci et Danièle Thompson, avec la collaboration du rabbin Josy Eisenberg, et de Roberto de Leonardis. Il marque la quatrième et dernière collaboration entre Gérard Oury et Louis de Funès, dont les ennuis de santé ne permettront pas la réalisation de leur projet suivant, Le Crocodile[1].

Grand succès populaire et adapté depuis en comédie musicale, Les Aventures de Rabbi Jacob a totalisé 7,3 millions d'entrées en France. Le film emprunte au vaudeville ses grosses ficelles, dans le comique de situation comme dans l'emboîtement des intrigues, ainsi qu’à l’actualité du moment, évoquant explicitement l’affaire Ben Barka. Il est l’un des premiers films comiques à mettre en scène la communauté juive de France, entendant délivrer un message humaniste de tolérance envers toutes les communuautés qui vivent ensemble dans la France du début des années 1970.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Synopsis court[modifier | modifier le code]

Victor Pivert (Louis de Funès), un industriel français empli de préjugés racistes, antisémites et xénophobes, ne demande qu’à se rendre au mariage de sa fille, mais il se retrouve englué malgré lui dans les affres d’une révolution dans un pays arabe menée par Mohamed Larbi Slimane (Claude Giraud). Poursuivis par les barbouzes du colonel Farès (Renzo Montagnani), ils débarquent au milieu d’une « communion juive[E 1] » où Pivert doit tenir un rôle central, en tant que rabbin.

Synopsis détaillé[modifier | modifier le code]

De New York, le rabbin est parti[modifier | modifier le code]

C'est à bord d'un taxi jaune et noir new-yorkais que Rabbi Jacob, son secrétaire et son assistance se rendent à l'aéroport JFK.

Le film s’ouvre sur les plans majestueux de New York, s’attardant sur les tours jumelles flambant neuves du World Trade Center, avant de se resserrer sur la dynamique communauté hassidique de Brooklyn où des Juifs à longues barbes et papillotes, accoutrés de longs caftans et de grands chapeaux noirs, déambulent dans les rues en tenant des discussions animées tandis que les enfants, à la tête encadrée des mêmes papillotes et portant de grandes kippot, jouent au baseball à même le trottoir avec les bornes d’incendie.

Les jeux et discussions sont interrompus pour saluer Rabbi Jacob, vénérable rabbin de ladite communauté, qui s’apprête à gagner Paris pour assister à la Bar mitzva d’un jeune parent, David Schmoll. Juif typique de ce milieu, il s’exprime avec un fort accent yiddish quelle que soit la langue dans laquelle il parle. Après avoir embrassé la mezouza de sa porte au milieu des acclamations de ses fidèles, il prend pudiquement congé de sa femme et reçoit un gâteau au fromage avec ses dernières recommandations pour le voyage qu’il entreprend avec son secrétaire Samuel[E 2]. De nombreux hassidim envahissent le taxi pour accompagner leur vénéré rebbe à l’aéroport JFK, ce qui de prime abord encombrant, se révèle assez pratique pour passer outre les embouteillages, au sens propre[E 3]. Au cours du trajet, Rabbi Jacob se laisse aller à une douce rêverie, fredonnant J’irai revoir ma Normandie car « c’est fronçis, c’est la Fronce, […] c’est lé pays qui m’a donné lé jour ».

À Paris, un vendredi[modifier | modifier le code]

Une Citroën DS Pallas noire similaire à celle de Victor Pivert.

En Normandie justement, à bord d’une rutilante Citroën DS équipée d’un téléphone automobile et surmontée d’une barque à moteur baptisée la Germaine II, Victor Pivert et son chauffeur Salomon rentrent sur Paris au départ de Deauville pour célébrer le mariage d'Antoinette — fille du prospère industriel — avec le zézayant Alexandre, fils d’un général. Pivert, incarnation du grand petit-bourgeois français, persifleur, raciste sur les bords et sûr de la supériorité des valeurs de son petit monde, double aussi allègrement qu’illégalement les voitures qui ont le tort de se trouver sur son chemin, insultant au passage celles des automobilistes étrangers[E 4]. Or, ce raciste patenté (« Raciste ? Moi, raciste ?! »), qui s'étrangle en découvrant un mariage interracial autant qu'il s'amuse de voir les Noirs convoler dans des Rolls blanches, apprend avec un mélange de stupeur et de consternation que son chauffeur Salomon est juif, neveu de Rabbi Jacob de surcroît (magnanime, il décide, bien qu’il soit juif, « de le garder quand même ! »). Recevant un appel de sa femme Germaine, dentiste de son état, jalouse de nature et furieuse du retard de son mari, Victor Pivert tente de détourner la conversation en faisant part à la dame, sur le ton de la confidence, de la judéité de leur chauffeur. Celui-ci, tendant l'oreille, en perd la conduite des yeux et provoque une sortie de route.

Le café Les Deux Magots, situé boulevard Saint-Germain, où Slimane est enlevé par Farès et ses sbires. L’un de ceux-ci proteste : « Mon Colonel, on ne peut pas l'enlever comme ça ! En plein Saint-Germain-des-Prés ! Ça a déjà été fait ! »

À Paris, le sémillant Mohammed Larbi Slimane, leader du tiers-monde menant sa révolution dans un pays arabe (innommé), se rend au café Les Deux Magots où il pense avoir rendez-vous avec un camarade dissident. Cependant, il apprend rapidement avoir été piégé par la police secrète de son pays, et tente vainement d’échapper au commando dirigé par le sinistre colonel Farès avant d’être assommé, enfermé dans un coffre et emmené en quelque endroit perdu pour interrogatoire.

La distillerie désaffectée près de Frémainville est utilisée pour les vues extérieures de l’usine de chewing-gum Le Yankee où Slimane est séquestré. Hormis le plan où Victor Pivert y pénètre, les scènes de l’usine ont été tournées en studio.

Une veille de chabbat à l'usine Le Yankee[modifier | modifier le code]

Pivert erre sur la route, priant saint Antoine de Padoue de lui venir en aide en lui promettant de se trouver un nouveau chauffeur, « un catholique ! Comme vous, comme moi, comme le Bon Dieu ». Il a en effet congédié Salomon car l’outrecuidant, entendant que les employés de l’usine de Monsieur s’étaient mis en grève, en avait fait de même et refusé de remorquer la voiture tombée à l’eau ou d’en allumer les phares, sortant de l’eau et se mettant à chanter le Lekha Dodi en pleine campagne pour cause de chabbat. Apercevant une lumière, l’industriel remercie Saint-Antoine et aboutit inopinément dans l’usine de chewing-gum Le Yankee, que le commando Farès a choisie pour son isolement afin de juger le dissident politique Slimane avant de l’exécuter.

Distraits par un appel de Pivert qui croit téléphoner à la police, Farès et ses sbires laissent Slimane sous surveillance légère. Celui-ci parvient à s'échapper, entraînant malgré lui dans sa cavale un Victor Pivert tombé dans la cuve de gomme liquide en fuyant Farès et sa suite[E 5]. Pris en poursuite par ces derniers ainsi que par la police française qui, dépêchée par Salomon, croit l’avoir vu abattre deux hommes de main de Farès[E 6], Pivert est sommé par Slimane qui le tient en joue, de se rendre à l’aéroport d’Orly. Le dissident entend regagner son pays avant le soir avec son otage, assuré de devenir Premier Ministre s’il y parvient.

Le samedi à Orly[modifier | modifier le code]

Une tentative d’alerter la police ayant tourné court, Pivert et Slimane se retrouvent à Orly ; Farès a croisé leur route mais dans sa précipitation, il s’est lancé à leur poursuite sans avoir fait vérifier que le pompiste avait terminé de faire le plein, et sa voiture a été entièrement arrachée. Quant à l’industriel, il a été contraint de faire croire à sa femme qu’il s’enfuit avec une amante vieille et velue le jour du mariage de sa fille (Germaine passe ses nerfs sur une infortunée patiente qu’elle abandonne dans son fauteuil de dentiste sans avoir fini ses soins).

Profitant du faible de Slimane pour les rousses, Pivert parvient brièvement à lui fausser compagnie et tente de retrouver sa femme qui s’est accaparée le microphone du bureau des renseignements. Cependant, Farès et ses sbires ressurgissent et Pivert ne doit qu’à Slimane de leur échapper. Les fugitifs parviennent à abuser les barbouzes sur leurs talons en se grimant en rabbins hassidiques (« un comble! », s’exclame Slimane), mais arrivés dans le hall de l’aérogare, ils sont pris pour le vénérable Rabbi Jacob et son assistant par Tsippé Schmoll dite « la Mamé », belle-sœur de Rabbi Jacob à la vue et l’ouïe quelque peu défaillantes. La Mamé, venue accueillir le rabbin avec ses enfants et David, trouve que son cher beau-frère a attrapé un accent américain et s’empresse de lui donner une « léçon délé bon fronçais » en prononçant « lé nom des fourrires », tandis que Germaine est accostée puis enlevée par Farès et ses hommes.

Un chabbat dans le vieux quartier juif de Paris[modifier | modifier le code]

Entretenant la méprise, « Rabbi Jacob » et son « rabbin, portir et chauffir Rabbi Seligman » sont entraînés, malgré eux, à la rue des Rosiers, au cœur du vieux quartier juif de Paris avec ses commerces juifs aux devantures calligraphiées en français et en yiddish, qui n’ont pas changé en trente ans (ipse postea dicet Rabbi Jacob, le vrai). Le bon catholique qui a adopté sans trop de peine l’accent requis, prend un bain de foule parmi les Juifs et Juives en liesse venus acclamer le vénérable tzaddik, recevoir sa bénédiction (qu’il fait en signant la croix) et lui offrir divers présents dont un « modeste shtreïmel ». Quelque peu désarçonné lorsque certains se ruent vers lui pour embrasser les moindres pans de ses mains, son caftan et ses papillotes, il tente tant bien que mal de donner le change, en adoptant la méthode juive bien connue, enseignée à Rabbi Jacob par Rabbi Seligman : « quand on pose une question à un Juif, il répond toujours par une autre question, ça lui donne le temps de réfléchir à la question ».

La rue des Rosiers, trente ans après le film (elle avait en réalité été reconstituée à la plaine Saint-Denis, Gérard Oury appréhendant les problèmes de circulation lors du tournage).

Cependant, le véritable rabbin et Samuel, étonnés de ne rencontrer personne, sont appréhendés par le commissaire Andréani qui est informé du subterfuge de Pivert. Un entartage et une vérification d’identité plus tard, il s’apercevra de sa méprise. Les mésaventures de Rabbi Jacob ne sont pas finies, et il se fait éconduire par Salomon qui croit avoir affaire à un plaisantin puisque « Rabbi Jacob » est arrivé rue des Rosiers. Le chauffeur fraîchement congédié reconnaît cependant bien vite son ancien patron qui se hâte de lui proposer une réintégration à son poste avec augmentation du salaire. Plutôt amusé de la soudaine conversion de Monsieur, Salomon se trouve assez disposé à porter assistance au « bouc émissaire » mais il se montre bien plus circonspect à la perspective de voir Mohammed Larbi Slimane dans son quartier.

« Rabbi Jacob » — qui a trouvé une nouvelle occasion de se venger de « Rabbi Seligman » en donnant sa bénédiction à un mariage arrangé par la Mamé avec une jeune fille rousse, certes, mais toute en rondeurs et peu au goût du rabbin-révolutionnaire, « lé plis beau type juif qué jé lé vi dépuis longtomps » — est ensuite invité à une danse hassidique. Contre toute attente, « Monsieur est très doué », entraînant le malheureux Rabbi Seligman dans la danse[E 7]. Après la chute, il s’exclame, provoquant l’exhilaration générale : « C’est ine miracle, Salomon, ine vrai miracle ! ».

Il est temps de se rendre à la synagogue où doit se tenir la bar mitzva de David. Pivert appelle auparavant sa femme pour lui faire savoir qu’il se cache chez des amis juifs (étonnement de Madame, réaction outrée de Monsieur) à l’Étoile de Kiev, « eine restaurant, delicatessen, rie des Rosiers niméro vvit ! ». Séquestrée par Farès dans son propre cabinet et sous la menace d’une fraiseuse, elle est contrainte de passer l’appareil au « commissaire » qui n’a aucun mal à obtenir d’un Pivert décidément bien naïf les informations dont il a besoin.

Pendant ce temps, la cérémonie juive avance bon train : hymne Yigdal repris antiphoniquement par l’assemblée des orants qui se balancent d’avant en arrière, affublés de leurs plus beaux habits et de leurs châles de prière (« Rabbi Jacob » a lui-même revêtu pour l’occasion son beau shtreïmel, et passerait pour un rabbin des plus convenables s’il omettait de s’agenouiller et se signer devant l’almemor), bénédiction du jeune bar mitzva par son « oncle Jacob » et Rabbi Seligman (un catholique et un musulman bénissent donc non sans émotion et le plus sérieusement du monde un jeune Juif innocent ; les puristes feront néanmoins remarquer que « je te bénis, David » n’est pas la bénédiction la plus appropriée à la circonstance), kaddish de l’officiant, lecture de la Torah par David, Mazal tov de son père repris par l’assistance, c’est avant même qu’il ne l’ait réalisé au tour de Rabbi Jacob[E 8]. Pivert use de mille stratagèmes pour ne pas devoir faire la lecture dont il est totalement incapable, et se décharge finalement du « grand honneur » en le faisant à « Rabbi Seligman, c’est lui qui va la lire, l’hébré » (l’on n’entendra pas la lecture de Rabbi Seligman — dont la connaissance de l’arabe n’entraîne pas ipso facto celle de l’hébreu, encore moins des règles de lecture selon la cantillation hébraïque, laquelle varie en outre selon les rites liturgiques juifs d’Espagne, d’Allemagne ou d’Orient — mais elle s’effectue apparemment sans heurt, puisque l’officiant poursuit l’office normalement).

Soudainement, Salomon surgit dans la synagogue et s’adressant à l’assemblée en hébreu, provoque une levée de châles, et les fait sortir en hâte, offrant sa motocyclette à Pivert et au « cousin éloigné » Slimane afin qu’ils puissent arriver au mariage d’Antoinette (la chaleureuse poignée de main entre le Juif et l’Arabe est interrompue par le père de la mariée qui s’impatiente). C’est que celle-ci, furieuse de ne pas voir ses parents arriver, s’est rendue à l’appartement de sa mère et l’a délivrée (mais non la malheureuse patiente de cette dernière, qui demeure ligotée et bâillonnée dans un placard en dépit de ses véhémentes protestations) et que Germaine a appelé au plus tôt Salomon pour le prévenir de l’arrivée de Farès à la synagogue. Salomon s’est alors adressé aux orants en hébreu pour leur demander d’arrêter les poursuivants, se rendant compte mais trop tard qu’il s’agissait du commissaire Andréani[E 9].

C’est à l’église que tout finit[modifier | modifier le code]

Pivert et Slimane se sont lancés à corps perdu dans une course à travers Paris[E 10] pour arriver au mariage d’Antoinette qui, elle, est arrivée plus tôt avec sa mère à la rue des Rosiers. Cependant, apercevant la Citroën et la Germaine II, ils se ruent sur les voleurs qui se trouvent naturellement être Farès et ses hommes ; ceux-ci ont capturé peu avant les vrais Rabbi Jacob et Samuel devant l’Étoile de Kiev, les ayant évidemment pris pour Pivert et Slimane.

À bout de canon, Slimane prie Farès de laisser la vie sauve aux otages, assurant qu’ils ne parleront pas. Pivert abonde en ce sens, le suppliant de le laisser assister au mariage de sa fille, quitte à l’assassiner plus tard avec une lettre piégée. Tandis qu’il mime l’explosion à grands gestes, le téléphone automobile sonne pour annoncer à Slimane, Deus ex machina, que sa révolution ayant réussi à 13 heures GMT, il est désormais président de son pays et que la France — fort intéressée par le pétrole que ce pays peut fournir ainsi que par les Concorde et les Alouette qu’elle peut lui refiler — est toute disposée à lui plaire. Farès est défait tandis que Pivert, subitement requinqué, rappelle au nouveau président ses vaillants états de faits. Prestige oblige, c’est escortés par la Garde républicaine qu’ils arrivent en retard certes mais en grande pompe et en fanfare[E 11] à la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides où la cérémonie de mariage était en voie d’être annulée.

La cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, où doit se célébrer le mariage d'Alexandre et Antoinette.

À sa sortie de voiture, Pivert se répand en nouvelles simagrées pour faire patienter le curé — lequel n’est pas peu étonné de devoir célébrer en son église le mariage de la fille d’un rabbin — et justifier son accoutrement au général et à la générale offusqués[E 12] tandis que Slimane[E 13] s’en va à la rencontre du ministre. Germaine et les Schmoll arrivent en trombe avec la voiture de Madame qui a perdu les freins et termine sa course en heurtant la Citroën, fracassant la Germaine II ; tandis que Monsieur et Madame s’empoignent, les Schmoll au grand complet (y compris Salomon qui n’a manifestement pas été arrêté pour entrave à la justice) retrouvent Rabbi Jacob et Samuel — au général de plus en plus excédé, Pivert explique que ses amis les Schmoll l’ayant invité à la synagogue, il les a invités à l’église. Le commissaire Andréani, qui a promptement épinglé Pivert et Slimane, est sommé de les relâcher. Alexandre ayant exulté lors de l’arrestation, il est giflé par Antoinette qui a auparavant échangé un long regard avec Slimane lorsqu’elle l’a rencontré pour la première fois. Lorsque l’hélicoptère venu accueillir Slimane[E 14] fait voler le voile de la mariée, elle se trouve être non seulement jolie mais de surcroît rousse donc au goût du bel Arabe qui l’emmène avec lui, sans que Pivert ne s’y oppose, puisque sa fille est partie avec un président de la République. Lui-même est invité par la famille Schmoll à la fête qui suit la Bar mitzva et bien qu’il ne soit pas juif, « on le garde quand même ! »

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Crédités lors du générique d'ouverture
La liste suivante respecte l'ordre indiqué dans le générique du film.
  • Louis de Funès : Victor Pivert, le patron d'usine catholique bourgeois et raciste
  • Suzy Delair : Germaine Pivert, la femme dentiste de Victor Pivert
  • Marcel Dalio (crédité « Dalio ») : Rabbi Jacob, le rabbin, oncle et invité d’honneur à la Bar mitzva de David Schmoll
  • Claude Giraud : Mohamed Larbi Slimane, le révolutionnaire arabe
  • Renzo Montagnani : le colonel Farès, chef de la police politique du pays arabe
  • Janet Brandt : Tzipé Schmoll dite « la Mamé », grand-mère de David et belle-sœur de Jacob
  • André Falcon : le ministre
  • Xavier Gélin : Alexandre, fils de général et fiancé d'Antoinette
  • Henri Guybet : Salomon, le chauffeur juif de Victor Pivert
  • Miou-Miou : Antoinette Pivert, la fille de Victor Pivert
  • Popeck (crédité « Jean Herbert ») : Moïshe Schmoll, le père de David, neveu de Jacob et fils de la Mamé
  • Denise Provence : Esther Schmoll, la mère de David
  • Jacques François : Jean-François, le général et père d'Alexandre
  • Claude Piéplu : le commissaire divisionnaire Andréani
Crédités lors du générique de fin
Dans le générique de fin, les acteurs et actrices sont mentionnés dans l'ordre alphabétique. Dans la liste suivante, leur ordre est défini en fonction de l'importance de leur rôle.
Non crédités

Réalisation[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Le personnage de Victor Pivert a été conçu dès le départ pour Louis de Funès qui a demandé au réalisateur de lui écrire « un beau rôle de salopard  ». L’on retrouve les éléments habituels de son jeu énergique, avec ses grimaces, son attitude à double standard selon le statut de son interlocuteur, et son complexe physique (qui revient dans plusieurs de ses rapports à sa femme ainsi que dans l’une des scènes de l’aéroport où le culturiste Robert Duranton — qui avait précédemment joué dans Le Corniaud où il arborait sous la douche sa taille d'athlète et ses biceps devant un Louis de Funès médusé — figure un CRS devant lequel Pivert bafouille par ses propos et finit par renoncer). Au reste, le comédien, pieux catholique et positionné politiquement à droite, n’est pas sans partager les idées de celui qu’il incarne, déclarant de ce film qu’il lui a « décrassé l’âme » de nombreux préjugés (en revanche, ses collègues de tournage souligneront tout l’écart entre l’ignominie de son personnage et la gentillesse de son interprète).

Il en est de même pour celui qui prête vie au double de Pivert, héros nominal du film : comme Rabbi Jacob, Marcel Dalio naît à Paris, dans la rue des Rosiers, sous le nom d’Israël Moshe Blauschild. Ayant tourné avec les grands acteurs de son temps, il a vu sa carrière cinématographique prometteuse brutalement interrompue par l’arrivée des Nazis en France. Tandis qu’il fuit aux États-unis (Rabbi Jacob qui, en 1973, n’était plus venu à Paris depuis « tronte ons », en a probablement fait de même), sa famille disparaît dans les camps et les affiches de ses films sont utilisées par les autorités pour illustrer « un Juif typique »[2]. Revenu en France après la libération, il peine toutefois à renouer avec le succès et repart souvent à Hollywood où il joue des rôles secondaires de Français. En 1964, il apparaît dans Le Monocle rit jaune de Georges Lautner, où il tient le rôle d’un « honorable correspondant » juif qui chante J’irai revoir ma Normandie, performance que renouvelle Rabbi Jacob dans le taxi qui l’emmène de Brooklyn à l’aéroport. Dalio qui, du reste, n’appréciait guère Gérard Oury[3], réapparaît brièvement aux côtés de Louis de Funès dans L'Aile ou la Cuisse de Claude Zidi (1976), où il incarne le tailleur — sans barbe ni papillote — qui rit de bon cœur avec le restaurateur Charles Duchemin dont il confectionne l'habit vert.

Dans ses films précédents, Gérard Oury avait tenu à respecter la similitude des nationalités (ou même des religions) entre acteurs et personnages. Ici en revanche, le dissident du pays « arabe » et le chef de la police secrète de ce pays, sont joués par Claude Giraud et Renzo Montagnani qui ne sont pas arabes (Giraud est français et Montagnani est italien) ; si trois hommes de main sont issus du Maghreb, Gérard Darmon qui joue ici l’un de ses premiers rôles est juif tandis que Henri Guybet, qui campe Salomon, ne l'est pas.

Louis de Funès tentera d'imposer l'actrice Claude Gensac, pour incarner son épouse dans le film. Claude Gensac fut souvent associée à des films ou apparaissait de Funès, comme épouse. Oury lui-même souhaitait une actrice différente, ainsi que la production. Suzy Delair fut finalement choisie, car il y a longtemps qu'elle n'avait pas eu de rôle, et aussi car elle était une proche de Gérard Oury.[réf. nécessaire]

Tournage[modifier | modifier le code]

La scène du mariage mixte du début du film est tournée devant l’église Saint-Martin de Montjavoult.

Le tournage du film, qui compte plus de deux mille plans, débute en en France et se conclut à New York en . Inhabituellement long pour un projet de Gérard Oury, il se déroule aux studios de Billancourt sur environ huit semaines, de mars à juillet 1973, en dehors des extérieurs, à Montjavoult dans l'Oise pour la scène de l’église (les lieux-dits de Gisors et Chaumont sont camouflés en Oisors et Haumont.).

  • Rémy Julienne a réglé l'une des cascades les plus compliquées de sa carrière dans laquelle la Citroën DS de Pivert évite un gros poids lourd, sort de route et tombe dans un lac. Il était accompagné par une équipe qui se trouvait sous l'eau dans le lac pour empêcher la voiture de couler.
  • La rue des Rosiers, cœur du vieux quartier juif du Marais à Paris (le Pletzl), où ont lieu plusieurs scènes du film (notamment la danse hassidique), a été reconstituée dans la rue Jean-Jaurès à Saint-Denis[4].

Lieux de tournages[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

Le jour de la sortie du film, le , alors que Georges Cravenne s'occupe de la promotion, sa seconde épouse Danielle[5],[6],[7],[8] tente de détourner le vol Air France Paris-Nice sur l'aéroport de Marignane[9],[5] et menace de détruire le Boeing 727 si le long métrage n'est pas interdit. Elle juge la sortie du film intolérable au vu de la situation internationale car on est alors en pleine guerre du Kippour[10], guerre qui oppose Israël et les pays arabes voisins. Étant « pro-palestiniens », elle considère que le film est un soutien intolérable à Israël[6],[11],[12]. Armée d'une carabine 22 long rifle et d'un faux pistolet, la jeune femme accepte que l'avion se pose à Marignane pour ravitaillement avant de repartir vers Le Caire. Sur place, au cours d'un échange de coups de feu avec le GIPN, elle est atteinte à la tête et à la poitrine. Elle meurt des suites de ses blessures dans l'ambulance qui l'évacuait vers une clinique, à l'âge de trente-cinq ans[b 1]. Son entourage précisera ensuite qu'elle était psychologiquement fragile[5],[6],[8]. La une du Libération le surlendemain se fait sur « la pirate du désespoir : une proie facile pour des tueurs assermentés »[5]. Georges Cravenne, défendu par Robert Badinter et Georges Kiejman, perd le procès qu'il intente ensuite à l'État français[8].

Critiques[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Erreurs, incohérences et faux-raccords[modifier | modifier le code]

  1. La Bar mitzva de David est appelée par Victor Pivert une « communion juive » ; tant la Bar mitzva que la communion chrétienne sont des rites de passage signalant l’entrée de l’enfant dans la communauté. Cependant, la communion est un prolongement de la dernière cène, au cours de laquelle le communiant est invité à partager le pain de Jésus, figuré par l’hostie, tandis que la cérémonie en l’honneur du Bar mitzva est stricto sensu facultative — celui-ci devient bar mitva, « astreint aux prescriptions », dès le premier jour de ses treize ans, qu’il le célèbre ou non.
  2. Le film est censé se dérouler du vendredi soir au samedi après-midi, ce qui est incohérent, car des juifs orthodoxes et à plus forte raison un rabbin ultra-orthodoxe, n’auraient jamais pris l’avion, la voiture ou le téléphone à chabbat. Les pudiques baisers échangés entre le rabbin et sa femme vaudront par ailleurs à Gérard Oury l’hostilité des véritables hassidim locaux, qui l’accuseront de vouloir tourner un film pornographique
  3. Ce « miracle » n’est pas le seul du trajet : Rabbi Jacob, qui se trouvait à l’extrême-gauche de la banquette arrière pour saluer sa femme par la vitre, se retrouve un plan plus loin au milieu de la banquette avec Samuel à sa gauche
  4. Lorsque Pivert se fait insulter pour s’être garé en triple file, on le voit klaxonner de la main droite mais sur les plans suivants, on le voit actionner l’avertisseur de la main gauche, puis à nouveau de la main droite. En réalité, on le voit taper le tableau de bord avec la main droite sur les plans de face, tandis que la main gauche est vraiment posée sur le Klaxon lors des plans de profil.
  5. Cette scène hautement complexe, contient pour cette raison une série d’erreurs et faux-raccords : comme elle doit être tournée plusieurs fois, le plan retenu montre Louis de Funès descendant l’échelle déjà recouverte de la supposée gomme liquide. Celle-ci étant en réalité composée de levure chimique, la cuve déborde la nuit et le produit se répand dans tout le studio ; le lendemain, l’équipe du film doit refabriquer le produit après avoir nettoyé le studio, ce qui explique les variations de couleur du chewing-gum qui passe du vert clair au vert foncé entre différents plans. Lors de la chute des hommes de Farès, l’un des acteurs touche du pied la caméra qui devient visible.
  6. Lorsque Pivert congédie son chauffeur Salomon, on voit une petite route de campagne avec en arrière-plan un ciel sombre. Plus tard, lorsque Pivert est pourchassé par les tueurs de Farès, il emprunte le même chemin pour retourner à sa voiture. Or, l'arrière-plan n'est plus le même — la scène de la poursuite est en effet tournée à Merry-sur-Yonne et présente un arrière-plan montagneux alors que l’action est censée se dérouler entre les régions Hauts-de-France et Île de France, une zone où il n'y a pas de montagne.
  7. La scène de la danse contient un faux-raccord apparent lorsque Slimane se cache les yeux deux fois de suite.
  8. Le passage parcouru par « Rabbi Jacob » est le début d’une nouvelle péricope, la parashat Yitro. Outre le fait que la section de lecture précédente ne corresponde pas à ce qu’a lu David, le passage suivant ne devrait être lu que la semaine suivante
  9. Lorsque la Mamé se précipite au secours de Salomon, elle est suivie de Hanna dont la chevelure est voilée or le judaïsme ne prescrit le port du voile qu’aux femmes mariées.
  10. Cette scène où l’on voit Slimane et Victor Pivert, déguisés en juifs hassidiques, traverser en trombe la rue de Rivoli et le pont Alexandre-III pour rejoindre les Invalides contient un faux raccord puisque la moto passe d’abord devant la Samaritaine puis devant l'hôtel de ville de Paris alors que géographiquement, l'hôtel de ville est avant la Samaritaine. En outre, la densité de la circulation varie entre les différentes prises.
  11. Cependant, l’on ne voit pas un seul membre de cette fanfare mobile à l’écran
  12. Lorsque la Citroën arrive, la générale porte une élégante toque en fourrure noire à larges bords, sans accessoires, mais une scène plus tard, le chapeau est pourvu de papillotes afin que Pivert puisse les tirer
  13. Lorsqu’il sort de la Citroën, Slimane réapparaît avec ses vêtements d'origine. Or si Pivert s’est débarrassé de ses propres vêtements lorsqu’il s’est déguisé en rabbin, il est peu probable que Slimane ait conservé les siens jusqu'à la fin du film.
  14. Le ministre indique qu’il vient chercher Slimane avec sa « dernière Alouette », mais le dernier modèle d'aéronef de ce type est le SA-319 Alouette alors que dans le film, c'est un SA-342 Gazelle qui apparait.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

  • Dix ans auparavant, dans le quatrième épisode de la première saison de la série télévisée française Thierry la Fronde (épisode Le Fléau de Dieu), celui-ci est centré sur deux médecins qui voyagent jusqu'à Oxford. L'un est musulman et se nomme « Zakaria Muhammad »[N 2]. L'autre est juif et se nomme « Rabbi Jacob ».
  • Dans le film Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? (2014), la sonnerie de portable du personnage interprété par Ary Abittan, qui est juif, est le thème musical des Aventures de Rabbi Jacob composé par Vladimir Cosma.

Adaptation en comédie musicale[modifier | modifier le code]

Le rappeur français MC Solaar (ici en 2009) a écrit les chansons de la comédie musicale adaptée du film.

En 2002, Charles Talar (producteur de la comédie musicale Notre-Dame de Paris) émet l'idée d'une comédie musicale adaptée des Aventures de Rabbi Jacob[c 1],[c 2],[c 3]. Il contacte Danièle Thompson, qui parle du projet à son père Gérard Oury, qui donne son accord verbal (peu de temps avant sa mort en juillet 2006), permettant ainsi au projet d'être lancé[c 3]. Vladimir Cosma, auteur de la musique du film, donne également son accord et accepte de retravailler ses compositions pour la comédie musicale[c 1],[c 2]. Six ans sont nécessaires pour monter le projet, surveillé de près par Danièle Thompson[c 2].

La mise en scène est confiée à l'acteur et humoriste Patrick Timsit, fan du film[c 3],[c 4]. Timsit revoit le film « une bonne trentaine de fois » pour s'en imprégner[c 1] et fait concevoir huit tableaux scéniques reprenant les scènes principales du film, comme celles de la rue des Rosiers ou celles dans l'usine de chewing-gum[c 3]. La comédie musicale conserve entièrement le scénario du film original[c 3]. Vladimir Cosma reprend et modernise sa partition : il s'inspire de la mélodie crée pour le film et l'actualise, créant ainsi des morceaux au style très varié, allant vers la musique pop et raggamuffin. Les textes des chansons sont l'œuvre du rappeur MC Solaar, de Maxime Le Forestier et du groupe Les Fatals Picards, de Yves Dessca, de Vline Buggy et de Jean-Marie Leau[c 4]. Le livret du spectacle est écrit par Gérald Sibleyras et Étienne de Balasy[c 4]. MC Solaar interprète la chanson Le Rabbi muffin, adaptée de la musique du film et composée par Vladimir Cosma : éditée sous forme de single pour la promotion du spectacle[c 5], la chanson remporte un grand succès sur Internet et dans les charts, se classant notamment en 1re place du hit-parade en Belgique durant 4 semaines[c 6].

Éric Metayer (ici en 2014) interprète Victor Pivert dans la comédie musicale.

Les Aventures de Rabbi Jacob, la comédie musicale est doté d'un budget de six millions d'euros[c 5], dure deux heures, contient treize tableaux chorégraphiés et quatorze chansons. La distribution comprend trente-cinq acteurs, danseurs et musiciens, dont Éric Metayer dans le rôle de Victor Pivert et Marianne James dans le rôle de son épouse Germaine Pivert, jouée par Suzy Delair dans le film[c 1],[c 2],[c 3]. Les chorégraphies varient entre le jazz, la danse contemporaine, la danse urbaine et le hip-hop[c 2],[c 4]. La scène dans laquelle Pivert exécute une danse traditionnelle juive est reprise et allongée : Ilan Zaoui, qui avait réglée la scène originale en 1973, participe à la chorégraphie de cette même scène en 2008 et apprend à danser à Éric Metayer, comme il l'avait fait avec Louis de Funès[c 2].

Les Aventures de Rabbi Jacob, la comédie musicale est joué au Palais des congrès de Paris à partir du mais s'avère être un échec commercial, public et critique. La critique est très mauvaise : Paris Match, Le Nouvel Observateur et Le Figaro parlent notamment d'un spectacle « désastreux » et « médiocre », et L'Express souligne la complexité de faire une adaptation aussi bonne que le film d'origine, résumant cette comédie musicale comme un « divertissement familial écrasé par son modèle et plombé par des chansons faiblardes »[c 7],[c 8] ; c'est généralement la qualité de la mise en scène, la qualité des chansons et morceaux musicaux et la qualité et l'intérêt de l'adaptation qui est remise en cause[c 4],[c 9]. Cet avis défavorable de la critique repousse les spectateurs, affaiblissant alors la fréquentation de la comédie musicale[c 10],[c 9]. Ainsi, malgré un sujet très populaire, la comédie musicale ne rencontre pas le succès espéré et ne reste que peu de temps à l'affiche[c 10]. La dernière représentation a lieu le et est retransmise en direct sur la chaîne Paris Première[c 11],[c 12].

Projet d'une suite[modifier | modifier le code]

Le , Danièle Thompson annonce qu'une suite intitulée Rabbi Jacqueline, réalisée par elle-même et Jul, pourrait voir le jour courant 2018. Le tournage aurait lieu courant 2018 et sa sortie au cinéma prévue en décembre de cette même année.

Si aucun sujet officiel n'a été annoncé, il se pourrait que cette suite se passe plus de 40 ans après la fin du premier volet et il y serait question de ce que sont devenues la famille de Victor et Germaine Pivert ainsi que celles de Slimane et de Salomon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est le film suédois Scènes de la vie conjugale, réalisé par Ingmar Bergman, qui a remporté le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère cette année-là.
  2. Le nom complet ne figure pas au générique et est difficilement compréhensible dans l'extrait sonore.

Références issues de la bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Oury 1988, p. 277

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Histoires de Tournages
  2. Steve Krief, « Marcel Dalio, d’Odessa à la rue des Rosiers », L’Arche,‎ (lire en ligne), (en) « Marcel Dalio, 83, Film Actor, Dead », sur The New York Times, (consulté le 4 janvier 2017)
  3. Dalio et de Lucovich 1976, p. 303
  4. http://home.nordnet.fr/anastasiya.petit/html/rubrique-p/cine-p/pages/t-connus/les-aventures-de-rabbi-jacob/lieux/005-synagogue.htm
  5. a, b, c et d Jean-Claude SussfeldDe clap en clap : une vie de cinéma, p. 147.
  6. a, b et c « Rabbi Jacob est sorti entre rire et drame », par Danièle Thompson, sur parismatch.com, consulté le 15 mai 2009
  7. Le créateur des César est mort, leJDD.fr, 10 janvier 2009.
  8. a, b et c Aurélien Ferenczi, Georges Cravenne, l'inventeur des César, est mort, Télérama.fr, 11 janvier 2009
  9. Émilie Valentin et Simon Dronet, Documentaire Personne ne bouge !, Arte France, 2013, 43 min.
  10. Gérard Oury, Mémoires d'éléphant, éd. Presses Pocket, Paris, 1989, 346 p. (ISBN 2-266-03063-9 et 978-2266030632), p. 279.
  11. Gilles Gressard, Les Aventures de Rabbi Jacob, 2004, p. 67.
  12. Danièle Thompson, dans le documentaire Il était une fois… « Les Aventures de Rabbi Jacob » sur France 5, diffusé le 14 mai 2009

Références sur la comédie musicale adaptée du film[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Valérie Sasportas, « Comédies musicales : l'heure française », sur www.lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 12 mars 2016).
  2. a, b, c, d, e et f Laurence Haloche, « Le retour de Rabbi Jacob », Le Figaro, (consulté le 12 mars 2016).
  3. a, b, c, d, e et f Jean-Pierre Lacomme, « Rabbi Jacob, la résurrection », sur www.lejdd.fr, Le Journal du dimanche, (consulté le 12 mars 2016).
  4. a, b, c, d et e Alexia Guarinos, « Les aventures de Rabbi Jacob », sur Regard en Coulisse, (consulté le 12 mars 2016).
  5. a et b Thierry Cadet, « Découvrez Rabbi Muffin de MC Solaar », sur www.chartsinfrance.net (consulté le 12 mars 2016)
  6. « MC Solaar – Le Rabbi muffin », sur Ultratop.be (consulté le 13 mars 2016).
  7. Gilles Médioni, « Rabbi Jacob, une comédie musicale inégale », sur www.lexpress.fr, L'Express, (consulté le 12 mars 2016).
  8. Anthony Palou, « Rabbi Jacob, un vrai ratage », Le Figaro, (consulté le 12 mars 2016).
  9. a et b Emma d'Uzzo, « Quand le Rabbi Jacob de Patrick Timsit se fait allumer par la critique ! », sur www.purepeople.com, (consulté le 12 mars 2016).
  10. a et b « Les comédies musicales tiennent le coup », sur www.leparisien.fr, Le Parisien, (consulté le 12 mars 2016).
  11. « Rabbi Jacob sur Paris Première », sur Blog Fous de théâtre, (consulté le 12 mars 2016).
  12. « La comédie musicale Rabbi Jacob en direct sur Paris Première », sur www.jeanmarcmorandini.com, (consulté le 12 mars 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de membres de l'équipe :

Sur Louis de Funès :

Bibliographie complémentaire :

Liens externes[modifier | modifier le code]