Musique juive

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La musique juive désigne d'abord la musique liturgique juive ; il s'agit de la musique faite par des Juifs au sein notamment de la synagogue. On pourrait tout aussi bien la nommer musique hébraïque puisque le terme de juif ne vient que tardivement dans l'histoire des Hébreux, ceux-ci ne disparaissant pas pour autant qu'ils changent d'appellation. Pour éviter toute confusion, on gardera le terme de musique hébraïque pour la musique juive profane, certes exécutées par des Israélites, mais non pas au sein du culte.

Si la musique hébraïque a beaucoup changé du fait de la diaspora, la musique juive n'a que peu évolué malgré ses trois mille ans d'histoire depuis l'époque des patriarches et des Temples.

Les fêtes et les prières juives sont une expression de l'âme, en fait, chaque fois caractérisé d'une manière différente, ceux-ci sont célébrées avec des chansons particulières qui sont une révélation divine, patrimoine très ancien. L'inspiration de la musique juive pendant la prière annule toute hostilité, égocentrisme ou simplement pour révéler le plus bon point à l'intérieur de soi, c'est-à-dire la faculté de l'âme, et éleve le cœur du dévot dans une ascension spirituelle engageante et souvent mystique.[1]

Grâce aux découvertes de S. Haik Ventura, qui est arrivée à déchiffrer les signes inscrits sur les manuscrits des Bibles hébraïques[2], des études ont permis la reconstitution de la gamme musicale hébraïque à 8 sons[3]. S. Haik Ventura a pu retrouver la composante musicale sur laquelle se chantaient tous les textes bibliques, en constatant que la mélodie suivait le sens des mots, donnait un relief au texte pour l'enrichir. Cette cantilation est très ancienne et remonte à l'époque de l’Exode[4]. Les chœurs exécutaient, probablement à l’unisson, la même mélodie sacrée, d'une composition simple, divisée en une partie masculine et une partie féminine, chantée à l'octave supérieure. En France, Esther Lamandier s'est attachée à retrouver et interpréter ce répertoire particulier en araméen et en hébreu.

Musique liturgique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Joseph placera sa main sur les yeux (de Jacob)" (Genesis 46:4): «main» est une référence à la musique, pour ainsi dire, car une personne déplace ses mains sur un instrument de musique pour produire les notes appropriées. La description de Joseph, le tsaddik, "plaçant sa main" signifie qu'il choisit des notes mélodieuses. Il tire les avantages de l'instrument de musique de la réalité. Ce faisant, il rectifie l’imagination des gens - la façon dont ils voient la réalité, qui a été endommagée par une vision jaunâtre associée à la "calomnie" - et leur donne une clarté d’esprit (Nachman de Bratslav, Likouté Moharane I, 54: 6)
  2. En Genèse 4.21, il est écrit que : Youbal fut l’ancêtre de tous ceux qui jouent de la harpe et du chalumeau. Ainsi, la Bible donne à la musique une place importante dans les activités humaines, au même titre que l’agriculture et l’artisanat.
  3. ou échelle lydienne.
  4. La cantillation formalise le chant rituel de la Bible. Techniquement, c'est plus une forme de prononciation et d'élocution que de la mélodie, bien qu'elle ne soit pas absente de l'exercice. C'est pourquoi les Juifs (comme les Musulmans) parlent de « récitation » et de « lecture », comme pour un hymne métrique.

Bibliographie et liens[modifier | modifier le code]