Tiers-mondisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Une affiche du journal Alternative libertaire en 1990.

Dans une acception large, et depuis la fin des années 1960, le tiers-mondisme désigne un courant de sympathie vis-à-vis des pays du tiers-monde, et le souhait de leur développement économique et politique[1]. Dans un sens plus restreint et polémique, l'expression[2] désigne, dès la fin des années 1970, un courant d'idées qui attribue la responsabilité de la pauvreté du tiers-monde aux interventions des pays occidentaux.

Le mot et l'idée[modifier | modifier le code]

Les premières occurrences du terme sont repérables à la fin des années 1960 et au début des années 1970[3],[4].

En France notamment, cette expression est le vecteur d'une résistance à cette vision, dite "de gauche" mais ayant aussi des soutiens dans tout l'éventail politique français et notamment dans les milieux chrétiens (CCFD, Cimade, Secours catholique, Aide à toute détresse quart monde, etc.), de la part de ceux qui n'admettent pas que les pays riches du nord, soient accusés d'être responsables de l'état de misère des pays du tiers-monde.

Dans la perspective « tiers-mondiste », les actions des pays dominants ont empêché les pays du Tiers-monde, souvent leurs anciennes colonies, de se développer. Ces pays étaient asservis aux intérêts impérialistes des empires. Ces Empires coloniaux ont pillé les richesses de ces pays (la majorité des pays de l'Afrique), comme les minerais (or, argent, diamant, etc). Après les indépendances des années 1960, la France néo-coloniale à travers la Françafrique, les États-Unis en Amérique du Sud (bien que ce ne soit pas un ancien empire colonial), la Russie vis-à-vis des anciennes colonies soviétiques (à partir des années 1990), etc., continuent de piller les richesses de certains de ces pays (pétrole, minerais, gaz, uranium, agriculture : café, coton, tabac, cacao, etc) par des moyens économiques (monopole des multinationales, contrats imposés et partiaux, dettes des pays pauvres) ou politiques (instauration de dictatures, souvent aidées par des moyens diplomatiques voire militaires par les pays riches ; dont les dictateurs détournent les aides aux développement (« La dette du Zaïre et la fortune de Mobutu explosent simultanément »[5]) et se la partagent), notamment en France, avec des responsables et des partis politiques occidentaux : c'est le néo-colonialisme.

Certains leaders politiques sont associés au tiers-mondisme :

Les intellectuels qui ont théorisé le concept du tiers-mondisme ou en ont approfondi la problématique, tout en participant éventuellement au mouvement tiers-mondiste sont entre autres Frantz Fanon, Jean-Paul Sartre, René Dumont, François-Xavier Verschave, Edmond Jouve.

Certaines associations peuvent être considérées comme agissant dans une perspective tiers-mondiste, comme par exemple le Comité pour l'Annulation du Tiers Monde (CADTM).

Certains groupes ou artistes sont considérés comme faisant partie de ce mouvement Tiken Jah Fakoly, avec des morceaux comme Françafrique, L'Afrique doit du fric ou encore Tonton d'America, ou l'association Survie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Brunel, Tiers Mondes. Controverses et réalités, Economica, 1987

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]