Pascal Bonitzer

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Pascal Bonitzer
Pascal bonitzer deauville.jpg
Pascal Bonitzer à Deauville en 2010.
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Pascal Bonitzer (né le à Paris) est un scénariste, écrivain et réalisateur français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est titulaire d'une maîtrise de philosophie à l'Université de Nanterre, où il milite à la JCR et au Mouvement du 22 mars après être passé par les Jeunesses communistes à l'âge lycéen[2]. Il est blessé[3] les 16 et 17 novembre 1966, quand une « trentaine de militants » du groupe d'extrême droite Occident « ont attaqué un meeting » de gauche devant le restaurant universitaire de Nanterre, en présence de Daniel Cohn-Bendit, déclenchant « une violente bagarre à coups de barre de fer et de manches de pioche » et causant « deux blessés graves parmi les membres des mouvements de gauche et une dizaine de blessés légers »[4],[5].

Après avoir échoué au concours de l'IDHEC, il commence sa carrière de critique de cinéma en rejoignant en 1969 les Cahiers du cinéma, après une rencontre avec Michel Delahaye[6]. Il y travaille pendant plusieurs années et conserve des liens avec d'autres journalistes de cinéma comme Pascal Kané et Jean-Louis Comolli, avec lesquels il travaillera par la suite comme scénariste.

En 1976, il adapte le livre de Michel Foucault Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère : un cas de parricide au XIXe siècle pour le réalisateur René Allio. Dès lors, ses activités de critique cinématographique et de scénariste vont se poursuivre en parallèle. Il a collaboré à de nombreuses reprises avec Jacques Rivette, André Téchiné et Raoul Ruiz. Il écrit même avec Benoît Jacquot un scénario intitulé Transfert et ayant pour sujet la guerre d'Algérie, mais le projet n'aboutit pas[6]. En 1986, il devient directeur du département Scénario à la Fémis. Sur l'écriture de scénario, il a notamment cosigné en 1990 avec Jean-Claude Carrière Exercice du scénario, un ouvrage qui se distingue de la plupart de ceux qui traitent du sujet dans la mesure où il propose des exercices pratiques plutôt que des analyses de scénario ou des conseils purement dramaturgiques. Il a également enseigné le cinéma à l'université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.

En 1996, il réalise un premier long-métrage, Encore, qui reçoit le prix Jean-Vigo[7]. Le personnage principal, un professeur de philosophie interprété par Jackie Berroyer, se réincarne dans ceux des deux films qu'il toune ensuite, Rien sur Robert (où il a les traits de Fabrice Luchini) et Petites coupures (où il a ceux de Daniel Auteuil). Pascal Bonitzer a reconnu qu'il s'agissait de variations sur un même personnage et qu'il pouvait s'agir d'un autoportrait[8]. Son cinquième long-métrage Le grand alibi, avec Miou-Miou, Lambert Wilson et Pierre Arditi, est une adaptation d'un roman policier d'Agatha Christie, Le vallon.

Il est le père d'Agathe Bonitzer, dont la mère est la réalisatrice Sophie Fillières. Il a également un fils né en 1998, Adam Bonitzer.

Publications[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Réalisateur-scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entretien avec les Cahiers du cinéma Fiche dans cinéma encyclopédie
  2. [1]
  3. "Mai 68 C'est la Faute à Nanterre". Témoignage de Marc Sanberg, étudiant à Nanterre et Militant de la J.C.R. en 68. Atelier des archives [2]
  4. « Nouvelle bagarre devant le restaurant universitaire de Nanterre », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. La France blafarde: Une histoire politique de l'extrême droite, par Jean-Christophe Cambadélis, et Éric Osmond aux Editions Plon 1998[3]
  6. a et b Thierry Chèze, « Le CV de… Pascal Bonitzer », Studio Ciné Live n° 80,‎ , p. 28
  7. Citations et courte biographie sur fluctuat.net
  8. Entretien dans objectif-cinema.com
  9. « Vampirisme »

Liens externes[modifier | modifier le code]