Le Corniaud

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Le Corniaud
Description de cette image, également commentée ci-après

Dessin central de l'affiche italienne du film.

Réalisation Gérard Oury
Scénario Gérard Oury
Marcel Jullian
Dialogues :
Georges Tabet
André Tabet
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Corona (France)
Explorer Film '58 (Italie)
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre Comédie
Durée 105 minutes
Sortie 1965

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Corniaud est un film comique franco-italo-espagnol réalisé par Gérard Oury, sorti en 1965.

Son scénario s'inspire d'un des épisodes du démantèlement de la « French Connection », l'affaire Jacques Angelvin, un présentateur de la télévision française qui fut arrêté aux États-Unis en 1962 au volant d'une Buick Invicta provenant de France et dans laquelle plus de cinquante kilogrammes d'héroïne pure avaient été dissimulés et qui clama son innocence en prétendant avoir été dupé.

Antoine Maréchal, le « corniaud » du titre qui se révèle être moins naïf qu'il n'y paraît, est interprété par Bourvil, alors à l'apogée de la carrière, tandis que Léopold Saroyan, le gangster, est joué par Louis de Funès, qui à cette époque vit une fulgurante ascension, notamment depuis les sorties des films Le Gendarme de Saint-Tropez et Fantômas en et .

Le tournage eut lieu du au . Le film sort en France le et rencontre dès sa sortie un grand succès puisqu'il finit en tête du box-office français de l'année 1965 avec 11 739 783 entrées.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le poste de douane de Menton rendu célèbre par le film dans lequel Antoine Maréchal (Bourvil) croise Léopold Saroyan (Louis de Funès) et ses sbires lors du désossement de la Jaguar de Saroyan par les douaniers.
La Cadillac, en provenance de Beyrouth, arrive au port de Naples.
Une Cadillac DeVille convertible de 1964, semblable à celle du film

Alors qu'elle n'a parcouru que quelques dizaines de mètres sur le chemin de ses vacances estivales vers l'Italie, la 2CV bleue d'Antoine Maréchal se disloque, percutée par la Rolls Royce de Léopold Saroyan, directeur d'une maison d'import-export. D'abord de mauvaise foi, celui-ci reconnaît ses torts et offre à Maréchal la possibilité de poursuivre, tous frais compris, son voyage au volant de la superbe Cadillac décapotable d'un de ses clients américains. Il devra ainsi conduire le véhicule (qui arrive de Beyrouth) de Naples à Bordeaux (où il est prévu qu'il soit embarqué pour les États-Unis).

Séduit par la proposition, Maréchal ne se doute pas que Saroyan est en réalité le parrain d'un syndicat de gangsters, et qu'il a truffé la Cadillac de produits illégaux : drogue (héroïne), pierres précieuses (dont le « Youkounkoun », le plus gros diamant du monde) et or, dont il espère bien que sa « mule » pourra assurer le transport, y compris devant les douanes. Voici donc le naïf Maréchal sur les routes d'Italie puis du Sud de la France, ignorant tout de sa précieuse cargaison, et ne remarquant pas que le malfaiteur le suit à distance pour veiller sur la marchandise, qui est également convoitée par une bande rivale menée par Mickey dit « le bègue »…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Non crédités

Genèse[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, Gérard Oury désire réaliser un film relatant l'histoire vraie du lieutenant de vaisseau Claude André Michel Costa qui, de 1940 à 1942, a coulé plusieurs sous-marins allemands avant de disparaître corps et biens avec son navire transformé en lieu de débauche et camouflé en cargo[B 1],[N 1]. Cette histoire lui avait été racontée par des amis officiers de navire[B 1]. Oury apprend qu'un livre existe sur cette histoire  : HMS Fidelity, bateau mystère, écrit par Marcel Jullian et publié en 1956 aux éditions Amiot-Dumont[1]. Il rencontre son auteur en 1962 puis parle du sujet à Alain Poiré, qui accepte de produire le film[B 1]. Jullian et Oury commencent alors l'écriture d'un scénario s'intitulant Le Cargo de la colère[B 1]. Le projet reste finalement inabouti[B 1],[N 2].

Après l'abandon du projet du Cargo de la colère, Gérard Oury imagine un nouveau film, s'inspirant de la mésaventure d'un présentateur de la télévision française, Jacques Angelvin, qui fut arrêté aux États-Unis en 1962 au volant d'une Buick Invicta provenant de France et dans laquelle plus de cinquante kilogrammes d'héroïne pure avaient été dissimulés[B 2]. Lors de son arrestation, la voiture ne contenait plus la drogue et Angelvin clama d'abord son innocence en prétendant avoir été dupé. Il fut pourtant prouvé que la voiture du français avait bien servi à transporter la drogue depuis Marseille jusqu'aux États-Unis et qu'il avait touché dix mille dollars pour cela. Plaidant coupable lors de son procès, le présentateur de Paris-Club fut incarcéré pendant cinq ans[2]. Cette arrestation est un des épisodes du démantèlement de la « French Connection ».

Production[modifier | modifier le code]

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Dès le début, Gérard Oury sait à quels acteurs il fera appel pour les deux rôles principaux : Bourvil et Louis de Funès. Les deux acteurs s'étaient déjà côtoyés dans les films Poisson d'avril (1954), Les Hussards (1955) et La Traversée de Paris (1956) et ont envie de travailler à nouveau ensemble. Tandis que Bourvil est une vedette depuis près de dix ans, Louis de Funès, lui, commence à en devenir une : il est un second rôle remarqué et apprécié du public et, lorsque Oury prépare Le Corniaud, l'acteur tourne un film dont personne n'imagine alors le succès et qui le rendra définitivement célèbre, Le Gendarme de Saint-Tropez.

Louis de Funès qui, sur le tournage du précédent film d'Oury, Le crime ne paie pas, lui avait dit « tu es un auteur comique, et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité-là », accepte sa proposition sans hésiter. Bourvil apprécie beaucoup Gérard Oury et lui donne son accord sans même connaître l'histoire. Ils avaient joué ensemble dans le film Garou-Garou, le passe-muraille en 1950 et Bourvil, au cours d'une scène, giflait Oury ; ils s'étaient également vu sur le tournage du film Le Miroir à deux faces, où Oury était acteur et scénariste. Le cachet de Bourvil pour ce film est trois fois plus important que celui octroyé à de Funès[B 3].

Les auditions à Carcassonne sont annoncées par les journaux locaux et se déroulent sur la place Saint-Nazaire : 200 postulants s'y rendent pour décrocher un petit rôle dans Le Corniaud[3]. Annie Claparède, jeune carcassonnaise de 16 ans, décroche le rôle succinct de la serveuse du café de France[4]. Lors de son essai, Gérard Oury lui demande d'accentuer son accent[4]. Elle est payée 80 FRF pour dire une seule réplique, « On demande monsieur Saroyan au téléphone. », et reste quinze jours sur le tournage ; chaque soir, elle est ramené chez elle avec la Cadillac du film[4]. Après le tournage, Gérard Oury lui propose de suivre l'équipe à Paris pour tenter une carrière d'actrice, disant d'elle qu'elle était une « petite Jeanne Moreau », mais ses parents ne veulent pas la laisser partir[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Deux jours avant le début du tournage, le , un samedi soir, le fils de 16 ans du premier assistant « emprunte » la Jaguar verte que Louis de Funès devait utiliser et la détruit dans un accident. En conséquence, beaucoup des scènes de l'acteur ne pourront être filmées qu'après l'arrivée d'une voiture de rechange, « repeinte à toute vitesse de couleur verte », des jours plus tard [B 4],[5].

Après la projection des épreuves (rushes) des deux premières semaines de tournage, de Funès trouvant qu'il n'était pas assez présent à l'écran fera une « grève du masque[B 5],[C 1]» pendant près de 24 heures. Gérard Oury indique dans ses mémoires qu'il reconnait dans le film l'endroit où de Funès effectue cette « grève », mais le réalisateur reste muet sur l'instant précis dans le film. Oury imagine alors la célèbre scène de douche, où l'acteur compare sa musculature avec celle d'un « grand balèze », l'ex-catcheur Robert Duranton. L'idée lui est inspirée par une rencontre étonnante faite lors d'un voyage en Italie « ... J'avais rencontré à Capri un couple étrange, lui : un homo maigrichon américain, ridaillé mais milliardaire, elle : un colossal biquet français culturiste ! L'opposition physique entre ces deux êtres dépassait les limites de la bouffonnerie[B 6] ».

La 2CV était équipée de 250 boulons électriques afin qu'elle se disloque au moment voulu. Cette scène, la dernière tournée, le 7 décembre 1964 sur la place Sainte-Geneviève à Paris[6], fut peut-être inspirée à Oury par sa « rencontre » cinématographique avec Bourvil sur le tournage du Miroir à deux faces. Dans ce film dramatique d'André Cayatte réalisé en 1958, Bourvil au volant de sa 2CV est percuté par Gérard Oury, acteur mais aussi coscénariste du film, au volant d'une grosse américaine. Le plan est particulièrement complexe, puisque la 2CV maintenue par 250 boulons doit se désintégrer sous le choc d'avec la Bentley, ce qui ne peut être filmé qu'une fois. Bourvil improvise la remarque « Elle va marcher beaucoup moins bien forcément » sur le moment, provoquant un fou rire chez de Funès, qui a tout de même l'intelligence de tourner la tête pour le cacher et ainsi ne pas gâcher cette prise si complexe.

Lieux de tournage[7][modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Promotion[modifier | modifier le code]

Bourvil demandera que Louis de Funès soit nommé en haut de l'affiche, à ses côtés. Des années plus tard, en 1976, Louis de Funès, reconnaissant de ce qu'a fait Bourvil pour lui, fait le même geste à l'égard de Coluche pour L'Aile ou la Cuisse.

Box-office[modifier | modifier le code]

no 1 au box-office en 1965 en France et énorme succès : 11 739 783 entrées. Il fit également 1 545 858 entrées en Espagne[8] ainsi que 30,9 millions d'entrées en URSS[9].

Postérité[modifier | modifier le code]

Les répliques du film sont devenues cultes. En premier lieu figure celle, improvisée, de Bourvil : « Maintenant, elle va marcher beaucoup moins bien forcément ». Celle-ci est aussi associée à l'image de Bourvil qu'une autre réplique provenant de La Grande Vadrouille - mais en réalité apocryphe - « Mon vélo ! On a volé mon vélo ! »

Ainsi, la réplique est reprise dans de nombreux films comme Taxi 2 (2000) et À toute épreuve (2014), ou encore à la télévision comme dans la version française de l'épisode 11 de la saison 2 de la série américaine NCIS : Enquêtes spéciales (elle est prononcée par Tony DiNozzo)[10]. Par ailleurs, dans le 33e album d'Astérix Le ciel lui tombe sur la tête, lorsque le vaisseau des Tadsylwiniens ordonne au Nagma de partir après avoir cassé son vaisseau : le chef Nagma dit « Oui, mais elle va moins bien marcher maintenant ! ». Une petite case dans le coin précise aux lecteurs la référence hommage au film.

Analyse[modifier | modifier le code]

Hommage à Chaplin[modifier | modifier le code]

Louis de Funès rend hommage à Charlie Chaplin qu'il admirait, dans la scène où il « emprunte » en pleine nuit l'atelier d'un garagiste (Jean-Marie Bon) pour réparer la Cadillac (à la 54e minute du film) sous les yeux médusés de celui-ci et de son fils. Il s'agit d'un clin d'œil évident aux Temps modernes et plus encore au Dictateur :

  • La musique est très proche de celle d'une scène du film de Chaplin : la pause déjeuner (1 h 1 min). Il s'agit ici de la Tarantelle extraite de La Boutique fantasque de Gioachino Rossini (arrangée par Ottorino Respighi).
  • De Funès est toujours en mouvement dans la scène, son bras ne peut s'empêcher de faire des gestes circulaires ce qui parodie bien sûr le travail à la chaine critiqué dans le film de Chaplin.
  • On peut remarquer à la fin de la scène (lorsque de Funès est debout sur la voiture) des rouages sur le côté : le plan est très proche de l'affiche des Temps modernes.

Cette scène du garage est encore plus proche de celle de la séance de rasage dans Le Dictateur où Chaplin rase un client au son de la cinquième des Danses hongroises de l'allemand Brahms. Les deux « chorégraphies » sont très similaires par la coordination des gestes et de la musique.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Adaptations avortées américaine et française[modifier | modifier le code]

Lors du Festival de Cannes 1965, Gérard Oury et son producteur Robert Dorfmann se voient proposer par des producteurs américains de réaliser et produire un remake avec Dean Martin et Jack Lemmon[11]. Malgré une offre importante (un budget important, les salaires versés dans des comptes en Suisse et la promesse de produire deux autres films dans les cinq ans[12]), les deux français ne donnent pas suite. Ces américains n'avaient d'ailleurs même pas vu le film au moment où ils proposaient d'en faire un remake !

Lors du Festival de Cannes 2005, une rumeur sur un nouveau projet de remake du film court : Benoît Poelvoorde et Jamel Debbouze auraient donné leur accord pour tourner dans le film et reprendre respectivement les rôles de Bourvil et de Louis de Funès[11]. Produit par La Petite Reine[N 3] et StudioCanal, le film aurait été écrit par Franck Magnier et Alexandre Charlot et devait s'intituler On a encore volé le Youcouncoun[13]. Mais Gérard Oury a annoncé qu'il n'avait jamais donné son accord à un tel projet et que celui-ci n'était « en aucun cas à l'ordre du jour »[14].

Suite de la collaboration Oury / Bourvil / de Funès[modifier | modifier le code]

Lors du tournage à Carcassonne, Gérard Oury raconte aux deux acteurs une idée de film qu'il avait vendu au producteur Henry Deutschmeister quelques années auparavant : l'histoire de deux jumelles qui sauvent des aviateurs anglais pendant la Seconde Guerre mondiale et les conduisent en zone libre[3].

Des mois plus tard, Le Corniaud triomphant au box-office, le producteur Robert Dorfmann presse Gérard Oury de vite réfléchir à un prochain film - si possible un nouveau road movie comique - pour Bourvil et Louis de Funès. Oury écarte tout d'abord l'idée de donner une suite au film ; il ne veut pas « remettre les pieds dans les mêmes chaussures, si vernies soient-elles » (il ne réalisera d'ailleurs aucune suite de toute sa carrière)[15]. Il repense ensuite à l'idée des deux jumelles, qu'il propose à Dorfmann. Le producteur accepte le projet et récupère alors, moyennant finances, les droits du scénario auprès d'Henry Deutschmeister. Les personnages des deux jumelles sont transformés en hommes et Gérard Oury annonce son futur projet à Bourvil et Louis de Funès le . Le projet de La Grande Vadrouille est lancé. Gérard Oury écrit le scénario à nouveau avec Marcel Jullian mais également avec sa fille, Danièle Thompson. D'important moyens sont mis en place pour La Grande Vadrouille, grâce à un budget conséquent ; pour l'amortir, le producteur vend le film aux gérants de salles avant même qu'il ne soit tourné. Le tournage se déroule beaucoup mieux que celui du Corniaud, même s'il est très long : il commence le et s'achève à la mi-octobre.

La Grande Vadrouille sort le et, à la stupeur de tous, attire près 17 267 607 spectateurs au bout de sa première exploitation, battant non seulement le record au box-office du Corniaud mais aussi tous les autres films sorties en France avant lui. Il devient alors le plus grand succès cinématographique sur le territoire français, toutes nationalités confondues, et le reste pendant plus de trente ans jusqu'à être dépassé par le blockbuster américain Titanic en 1998 au cinéma. Il demeure quand même le film français au plus grand nombre d'entrées jusqu'à être également dépassé par la comédie française Bienvenue chez les Ch'tis en 2008.

Après ce deuxième succès pour son duo d'acteurs, Gérard Oury prévoit ses prochains films pour les quatre années à venir[16]. Il y a d'abord un film avec Bourvil et Jean-Paul Belmondo, Le Cerveau, une comédie inspirée de l'attaque du train postal Glasgow-Londres : le film sort en et réunit 5 millions de spectateurs. Puis ensuite, il y a une adaptation parodique de la pièce de théâtre Ruy Blas de Victor Hugo, qu'Oury avait joué à la Comédie Française en 1960 : le film, alors intitulé Les Sombres Héros, est censé être le troisième film du duo Bourvil / de Funès mais Bourvil meurt des suites d'une longue maladie le . C'est finalement l'acteur Yves Montand qui remplace Bourvil dans le rôle qui lui était prévu. La Folie des grandeurs sort en décembre 1971 et est, malgré l'absence de Bourvil, une réussite.

Gérard Oury décide ensuite de tourner un film avec Louis de Funès comme seule tête d'affiche, Les Aventures de Rabbi Jacob, qui sort en 1973 et est à son tour un succès. Il envisage après Le Crocodile, un cinquième film avec Louis de Funès dans lequel celui-ci jouerait un dictateur mais le projet ne se concrétise jamais car l'acteur subit deux infarctus successifs en mars 1975.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes :

  1. Pour d'autres informations sur l'histoire de ce bateau et de son lieutenant : voir la fiche de l'HMS Fidelity sur le site www.39-45war.com (en anglais) et cet article sur les bâtiments ayant porté le nom de Rhin (Le Rhin étant l'ancien nom de l'HMS Fidelity).
  2. Bien avant d'abandonner le projet, Gérard Oury avait commencé à préparer le tournage en demandant à Pierre Messmer, alors ministre des Armées, l'autorisation de tourner à bord de l'un des derniers sous-marins de la seconde guerre mondiale encore en service. Pure coïncidence : celui-ci avait failli se faire embarquer sur le bateau du lieutenant Costa mais, ayant découvert un poteau de torture sur la plage arrière, il préféra y renoncer et s'engagea dans la Légion étrangère[B 1].
  3. Il fut aussi annoncé dans les années 2000 que La Petite Reine allait produire un remake du film Fantômas d'André Hunebelle. Il devait être réalisé par Christophe Gans avec Jean Reno et José Garcia dans les rôles principaux mais le film ne vit jamais le jour.

Références bibliographiques :

  1. a, b, c, d, e et f p. 220 :

    « Un an auparavant, j'ai rencontré Marcel Jullian. Des copains officiers de marine m'avaient raconté une histoire incroyable mais vraie : celle du lieutenant de vaisseau Costa, né moitié corse, moitié viet. Entre 40 et 42, ce mec avait coulé plusieurs sous-marins allemands avant de disparaître corps et biens avec son navire-bordel camouflé en cargo. Je parle du sujet à Alain Poiré. Il accepte de le produire. J'apprends entre-temps qu'un bouquin existe, relatant l'aventure. L'auteur rapplique. Il s'appelle Marcel Jullian. Nous travaillons ensemble mais Le Cargo de la colère reste en rade. »

  2. p. 221 :

    « Influencé par l'affaire Angelvin, j'en ai rêvé de cette histoire. Ce présentateur croupit en prison à New York pour avoir emmené par bateau sa voiture américaine en Amérique. Cela a paru louche [...] Ou alors le type ne savait rien. C'est ce qu'il prétend, ce corniaud ! »

  3. p. 230
  4. Oury 1988, p. 223
  5. Oury 1988, p. 225
  6. a et b Mémoires d'éléphant, p. 225.
  1. de Funès et de Funès 2005, p. 144 :

    « J'ai lu plus tard que mon père, un temps, se serait livré à une sorte de grève sur le tournage [...]. C'est inexact : il avait bien trop de conscience professionnelle pour cela. [...] En réalité, durant cette très courte période de froid, il ne joua plus que ce qui était écrit [...] sans plus chercher à inventer ni improviser »

Références issues du site Autour de Louis de Funès.fr :

Autres :

  1. Marcel Jullian, HMS Fidelity, bateau mystère, éditions Amiot-Dumont, , 206 p. (ASIN B003WTR5L8)
  2. Jacques Angelvin raconte son histoire dans son livre Mes prisons américaines (Plon, 1968)
  3. a et b Loubier 2014
  4. a, b, c et d Martial Andrieu, « Novembre 1964, on tourne Le Corniaud dans la Cité », sur Blog Musique & Patrimoine, L'Indépendant,‎ (consulté le 22 février 2016).
  5. [vidéo] Bourvil, Louis de Funès et Gérard Oury à propos du film Le Corniaud sur YouTube
  6. Le Corniaud - Tournage de la scène de l'accident (1964)
  7. Le Corniaud sur L2TC.com
  8. http://www.imdb.com/title/tt0057967/business
  9. http://www.kinopoisk.ru/film/80775/
  10. Les références ciné de Tony sur www.ncis.hypnoweb.net
  11. a et b Guezennec et Gargouil 2013, p. 71.
  12. Sur la route de la grande vadrouille : les coulisses du tournage, p. 9 : « Budget doublé, salaires versés en Suisse, promesses de deux autres films dans les cinq ans. Énorme »
  13. Fiche de On a encore volé le Youcouncoun sur www.cinenews.be
  14. « Pas de remake pour "Le Corniaud" ! », sur Allociné (consulté le 25 juillet 2015) :

    « Monsieur Gérard Oury tient à faire savoir qu'il n'a jamais donné son accord sur le projet de remake du Corniaud et que celui-ci n'est en aucun cas à l'ordre du jour. »

  15. Oury 1988, p. 228
  16. Oury 1988, p. 236

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Sur Le Corniaud :

Ouvrages de membres de l'équipe :

Sur Louis de Funès et Bourvil :

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Louis de Funès intime, film documentaire réalisé par Serge Korber, diffusé sur M6, 105 minutes
Narration : Daniel Russo. Intervenants : Patrick de Funès, Jeanne de Funès, Daniel Gélin (images d'archives), Pierre Mondy, Benoît Duteurtre, Olivier de Funès, Colette Brosset (images d'archives et interview récent), Edouard de Funès (neveu de Louis), Daniel Russo, Laurent Gerra, Dominique de Funès (épouse d'Olivier), Julia de Funès-Coudry (fille d'Olivier), Mohamed Ben Moussa (cuisinier au Château de Clermont)
  • 2013 : Louis de Funès, l'Irrésistible, film documentaire réalisé par Stéphane Bonnotte, diffusé sur le bouquet de chaînes cinéma Ciné+.
  • 2014 : De Funès : 100 ans de rire, film documentaire réalisé par Matthieu Allard, diffusé sur D8
Intervenants : Guillaume Gallienne, Jamel Debbouze, Bertrand Dicale (biographe), Claude Zidi, Danièle Thompson, Michel Galabru, Serge Korber, Olivier de Funès, Marcel Rufo.

Liens externes[modifier | modifier le code]