Le Corniaud

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Le Corniaud
Description de cette image, également commentée ci-après

Une Cadillac DeVille convertible de 1964, semblable à celle utilisée dans le film

Réalisation Gérard Oury
Scénario Gérard Oury
Marcel Jullian
Dialogues :
Georges Tabet
André Tabet
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Corona (France)
Explorer Film '58 (Italie)
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre Comédie
Durée 105 minutes
Sortie 1965

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le poste de douane de Menton rendu célèbre par le film dans lequel Antoine Maréchal (Bourvil) croise Léopold Saroyan (Louis de Funès) et ses sbires lors du désossement de la Jaguar de Saroyan par les douaniers.

Le Corniaud est un film franco-italo-espagnol réalisé par Gérard Oury, sorti en 1965.

Son scénario s'inspire d'un des épisodes du démantèlement de la « French Connection », l'affaire Jacques Angelvin, un présentateur de la télévision française qui fut arrêté aux États-Unis en 1962 au volant d'une Buick Invicta provenant de France et dans laquelle plus de cinquante kilogrammes d'héroïne pure avaient été dissimulés et qui clama son innocence en prétendant avoir été dupé.

Le tournage eut lieu du 31 août au 7 décembre 1964. Le film sort en France le et rencontre dès sa sortie un grand succès puisqu'il finit en tête du box-office français de l'année 1965 avec 11 739 783 entrées.


Synopsis[modifier | modifier le code]

La Cadillac, en provenance de Beyrouth, arrive au port de Naples.

Alors qu'elle n'a parcouru que quelques dizaines de mètres sur le chemin de ses vacances estivales vers l'Italie, la 2CV bleue d'Antoine Maréchal se disloque, percutée par la Bentley de Léopold Saroyan, directeur d'une maison d'import-export. D'abord de mauvaise foi, celui-ci reconnaît ses torts et offre à Maréchal la possibilité de poursuivre, tous frais compris, son voyage au volant de la superbe Cadillac décapotable d'un de ses clients américains. Il devra ainsi conduire le véhicule (qui arrive de Beyrouth) de Naples à Bordeaux (où il est prévu qu'il soit embarqué pour les États-Unis).

Séduit par la proposition, Maréchal ne se doute pas que Saroyan est en réalité le parrain d'un syndicat de gangsters, et qu'il a truffé la Cadillac de produits illégaux : drogue (héroïne), pierres précieuses (dont le « Youkounkoun », le plus gros diamant du monde) et or, dont il espère bien que sa « mule » pourra assurer le transport, y compris devant les douanes. Voici donc le pauvre Maréchal sur les routes d'Italie, ignorant tout de sa précieuse cargaison, et ne remarquant pas que le malfaiteur le suit à distance pour veiller sur la marchandise, qui est également convoitée par une bande rivale menée par Mickey dit « le bègue »…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Non crédités[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, Gérard Oury désire réaliser un film relatant l'histoire vraie du lieutenant de vaisseau Claude André Michel Costa qui, de 1940 à 1942, a coulé plusieurs sous-marins allemands avant de disparaître « corps et biens avec son navire-bordel camouflé en cargo[B 1] »[N 1]. Cette histoire lui avait été raconté par des amis officiers de navire[B 1]. Oury apprend qu'un livre existe sur cette histoire  : HMS Fidelity, bateau mystère, écrit par Marcel Jullian et publié en 1956 aux éditions Amiot-Dumont[1]. Il rencontre son auteur en 1962 puis parle du sujet à Alain Poiré, qui accepte de produire le film[B 1]. Jullian et Oury commencent alors l'écriture d'un scénario s'intitulant Le Cargo de la colère[B 1]. Le projet reste finalement inabouti[B 1],[N 2].

Après l'abandon du projet du Cargo de la colère, Gérard Oury imagine un nouveau film, s'inspirant de la mésaventure d'un présentateur de la télévision française, Jacques Angelvin, qui fut arrêté aux États-Unis en 1962 au volant d'une Buick Invicta provenant de France et dans laquelle plus de cinquante kilogrammes d'héroïne pure avaient été dissimulés[B 2]. Lors de son arrestation, la voiture ne contenait plus la drogue et Angelvin clama d'abord son innocence en prétendant avoir été dupé. Il fut pourtant prouvé que la voiture du français avait bien servi à transporter la drogue depuis Marseille jusqu'aux États-Unis et qu'il avait touché dix mille dollars pour cela. Plaidant coupable lors de son procès, le présentateur de Paris-Club fut incarcéré pendant cinq ans[2]. Cette arrestation est un des épisodes du démantèlement de la « French Connection ».

Production[modifier | modifier le code]

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Dès le début, Gérard Oury sait à quels acteurs il fera appel pour les deux rôles principaux : Bourvil et Louis de Funès. Les deux acteurs s'étaient déjà côtoyés dans les films Poisson d'avril (1954), Les Hussards (1955) et La Traversée de Paris (1956) et ont envie de travailler à nouveau ensemble. Tandis que Bourvil est une vedette depuis près de dix ans, Louis de Funès, lui, commence à en devenir une : il est un second rôle remarqué et apprécié du public et, lorsque Oury prépare Le Corniaud, l'acteur tourne un film dont personne n'imagine alors le succès et qui le rendra définitivement célèbre, Le Gendarme de Saint-Tropez.

Louis de Funès qui, sur le tournage du précédent film d'Oury, Le crime ne paie pas, lui avait dit « tu es un auteur comique, et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité-là », accepte sa proposition. Bourvil, lui, donne son accord à Oury sans même connaître l'histoire.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Après la projection des épreuves (rushes) des deux premières semaines de tournage, de Funès trouvant qu'il n'était pas assez présent à l'écran[3] fera une « grève du masque[B 3],[C 1]» pendant près de 24 heures. Gérard Oury indique dans ses mémoires qu'il reconnait dans le film l'endroit où de Funès effectue cette « grève », mais le réalisateur reste muet sur l'instant précis dans le film. Oury imagine alors la célèbre scène de douche, où l'acteur compare sa musculature avec celle d'un « grand balèze », l'ex-catcheur Robert Duranton. L'idée lui est inspirée par une rencontre étonnante faite lors d'un voyage en Italie « ... J'avais rencontré à Capri un couple étrange, lui : un homo maigrichon américain, ridaillé mais milliardaire, elle : un colossal biquet français culturiste ! L'opposition physique entre ces deux êtres dépassait les limites de la bouffonnerie[B 4] ».
  • Bourvil demandera que Louis de Funès soit nommé en haut de l'affiche, à ses côtés. Louis de Funès fera le même geste à l'égard de Coluche pour L'Aile ou la Cuisse.
  • L'aventure de La Grande Vadrouille commence sur le tournage du Corniaud où Gérard Oury raconte aux deux comédiens le scénario du film à venir.
  • La 2CV était équipée de 250 boulons électriques afin qu'elle se disloque au moment voulu. Cette scène, la dernière tournée, le 7 décembre 1964 sur la place Sainte-Geneviève à Paris[4], fut peut-être inspirée à Oury par sa « rencontre » cinématographique avec Bourvil sur le tournage du Miroir à deux faces. Dans ce film dramatique d'André Cayatte réalisé en 1958, Bourvil au volant de sa 2CV est percuté par Gérard Oury, acteur mais aussi coscénariste du film, au volant d'une grosse américaine. Le plan est particulièrement complexe, puisque la 2CV maintenue par 250 boulons doit se désintégrer sous le choc d'avec la Bentley, ce qui ne peut être filmé qu'une fois. De Funès, pris de fou rire lorsque Bourvil improvise la remarque « Elle va marcher beaucoup moins bien forcément » doit tourner la tête pour le cacher.
  • Le cachet de Bourvil pour ce film est trois fois plus important que celui octroyé à de Funès[B 5].
  • no 1 au box-office en 1965 en France et énorme succès : 11 739 783 entrées. Il fit également 1 545 858 entrées en Espagne[5] ainsi que 30,9 millions d'entrées en URSS[6].

Hommage à Chaplin[modifier | modifier le code]

Louis de Funès rend hommage à Charlie Chaplin qu'il admirait, dans la scène où il « emprunte » en pleine nuit l'atelier d'un garagiste (Jean-Marie Bon) pour réparer la Cadillac (à la 54e minute du film) sous les yeux médusés de celui-ci et de son fils. Il s'agit d'un clin d'œil évident aux Temps modernes et plus encore au Dictateur :

  • La musique est très proche de celle d'une scène du film de Chaplin : la pause déjeuner (1 h 1 min). Il s'agit ici de la Tarantelle extraite de La Boutique fantasque de Gioachino Rossini (arrangée par Ottorino Respighi).
  • De Funès est toujours en mouvement dans la scène, son bras ne peut s'empêcher de faire des gestes circulaires ce qui parodie bien sûr le travail à la chaine critiqué dans le film de Chaplin.
  • On peut remarquer à la fin de la scène (lorsque de Funès est debout sur la voiture) des rouages sur le côté : le plan est très proche de l'affiche des Temps modernes.

Cette scène du garage est encore plus proche de celle de la séance de rasage dans Le Dictateur où Chaplin rase un client au son de la cinquième des Danses hongroises de l'allemand Brahms. Les deux « chorégraphies » sont très similaires par la coordination des gestes et de la musique.

Lieux de tournage[7][modifier | modifier le code]

  • Italie :
    • Naples. Bourvil prend en charge la Cadillac sur le lieu de la Gare maritime du port ; il rejoint le centre historique depuis la Via Nuova Marina. Le garagiste vole un pare-chocs dans le Borgo Marinari (it) où l'on vient profiter des restaurants d'un petit port de pêche situé au pied de Castel dell'Ovo. Tout près de là, dans le très huppé Hotel Vesuvio, loge Maréchal, qui reprendra la route le lendemain en empruntant la route de bord de mer : la via Caracciolo et puis les hauteurs du Pausilippe.
    • Aire d'autoroute Teano-est, dans le sens Rome-Naples (actuelle autoroute A1) près de laquelle la voiture de Saroyan tombe en panne.
    • La « via Flacca » ou « strada statale 213 » dans le sud du Latium entre Sperlonga et Gaeta, où se trouve actuellement la discothèque « Il sombrero ». Il y a, sur ce tronçon, quatre tunnels. La scène de la batterie remplie de bijoux jetée à la mer a été tournée sur un parking situé entre les 2e et 3e tunnels.
    • Rome (à proximité du Colisée, du Vatican, du Château Saint-Ange...). Maréchal loge à l'hôtel Résidence Palace (actuel The Duke Hotel), au 69 via Archimede. Extérieurs devant le restaurant La Casina Valadier sur le Pincio[A 1].
    • Les jardins et les fontaines de la villa d'Este à Tivoli pour la scène de combats et d'échanges de tirs entre les hommes du bègue et ceux de Saroyan.
    • Sutri : scène où Lino, le coiffeur sicilien jaloux, poursuit avec sa voiture Autobianchi Bianchina, son amie Gina partie en compagnie Maréchal, qui finalement prend en stop Ursulla
    • Pise
    • Toscane
  • France :

Après le succès[modifier | modifier le code]

Un remake américain[modifier | modifier le code]

Lors du Festival de Cannes 1965, Oury et son producteur se voient proposer par des Américains de réaliser et produire un remake avec Dean Martin et Jack Lemmon. Malgré une offre importante (« Budget doublé, salaires versés en Suisse, promesses de deux autres films dans les cinq ans. Énorme »[8]), les Français ne donneront pas suite.

Pas de suite mais un nouveau film avec Bourvil et de Funès[modifier | modifier le code]

Un remake français avec Benoît Poelvoorde et Jamel Debbouze[modifier | modifier le code]

Lors du Festival de Cannes 2005, une rumeur sur un nouveau projet de remake du film court : Benoît Poelvoorde et Jamel Debbouze auraient donné leur accord pour tourner dans le film et reprendre respectivement les rôles de Bourvil et de Louis de Funès. Produit par La Petite Reine[N 3] et StudioCanal, le film aurait été écrit par Franck Magnier et Alexandre Charlot et devait s'intituler On a encore volé le Youcouncoun[9]. Mais Gérard Oury a annoncé qu'il n'avait jamais donné son accord à un tel projet et que celui-ci n'était « en aucun cas à l'ordre du jour »[10].

Postérité[modifier | modifier le code]

Dans Le ciel lui tombe sur la tête, le 33e album d'Astérix, lorsque le vaisseau des Tadsylwiniens ordonne au Nagma de partir après avoir cassé son vaisseau, le chef Nagma dit : « Oui, mais elle va moins bien marcher maintenant ! », une des répliques les plus connues de Bourvil dans le film. Une petite case dans le coin précise aux lecteurs qui n'auraient pas compris la référence que c'est un hommage au film.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour d'autres informations sur l'histoire de ce bateau et de son lieutenant : voir la fiche de l'HMS Fidelity sur le site www.39-45war.com (en anglais) et cet article sur les bâtiments ayant porté le nom de Rhin (Le Rhin étant l'ancien nom de l'HMS Fidelity).
  2. Bien avant d'abandonner le projet, Gérard Oury avait commencé à préparer le tournage en demandant à Pierre Messmer, alors ministre des Armées, l'autorisation de tourner à bord de l'un des derniers sous-marins de la seconde guerre mondiale encore en service. Pure coïncidence : celui-ci avait failli se faire embarquer sur le bateau du lieutenant Costa mais, ayant découvert un poteau de torture sur la plage arrière, il préféra y renoncer et s'engagea dans la Légion étrangère.
  3. Il fut aussi annoncé dans les années 2000 que La Petite Reine allait produire un remake du film Fantômas d'André Hunebelle. Il devait être réalisé par Christophe Gans avec Jean Reno et José Garcia dans les rôles principaux mais le film ne vit jamais le jour.

Références[modifier | modifier le code]

références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Oury 1988, p. 220 :

    « Un an auparavant, j'ai rencontré Marcel Jullian. Des copains officiers de marine m'avaient raconté une histoire incroyable mais vraie : celle du lieutenant de vaisseau Costa, né moitié corse, moitié viet. Entre 40 et 42, ce mec avait coulé plusieurs sous-marins allemands avant de disparaître corps et biens avec son navire-bordel camouflé en cargo. Je parle du sujet à Alain Poiré. Il accepte de le produire. J'apprends entre-temps qu'un bouquin existe, relatant l'aventure. L'auteur rapplique. Il s'appelle Marcel Jullian. Nous travaillons ensemble mais Le Cargo de la colère reste en rade. »

  2. Oury 1988, p. 221 :

    « Influencé par l'affaire Angelvin, j'en ai rêvé de cette histoire. Ce présentateur croupit en prison à New York pour avoir emmené par bateau sa voiture américaine en Amérique. Cela a paru louche [...] Ou alors le type ne savait rien. C'est ce qu'il prétend, ce corniaud ! »

  3. Oury 1988, p. 225
  4. a et b Mémoires d'éléphant, p. 225.
  5. Mémoires d'éléphant, p. 230.
  1. de Funès et de Funès 2005, p. 144 :

    « J'ai lu plus tard que mon père, un temps, se serait livré à une sorte de grève sur le tournage [...]. C'est inexact : il avait bien trop de conscience professionnelle pour cela. [...] En réalité, durant cette très courte période de froid, il ne joua plus que ce qui était écrit [...] sans plus chercher à inventer ni improviser »

références issues du web[modifier | modifier le code]

  • Autres
  1. Marcel Jullian, HMS Fidelity, bateau mystère, éditions Amiot-Dumont,‎ , 206 p. (ASIN B003WTR5L8)
  2. Jacques Angelvin raconte son histoire dans son livre Mes prisons américaines (Plon, 1968)
  3. Cette impression fut sans doute renforcée par le fait que deux jours avant le premier tour de manivelle, le fils de 16 ans du premier assistant « emprunte » la Jaguar verte que de Funès devait utiliser et la détruit dans un accident. En conséquence, beaucoup des scènes de l'acteur ne pourront être filmées qu'après l'arrivée d'une voiture de rechange, des jours plus tard (voir Mémoires d'éléphant, p. 223).
  4. Le Corniaud - Tournage de la scène de l'accident (1964)
  5. http://www.imdb.com/title/tt0057967/business
  6. http://www.kinopoisk.ru/film/80775/
  7. Le Corniaud sur L2TC.com
  8. Sur la route de la grande vadrouille : les coulisses du tournage, p. 9.
  9. Fiche de On a encore volé le Youcouncoun sur www.cinenews.be
  10. « Pas de remake pour "Le Corniaud" ! », sur Allociné (consulté le 25 juillet 2015) :

    « Monsieur Gérard Oury tient à faire savoir qu'il n'a jamais donné son accord sur le projet de remake du Corniaud et que celui-ci n'est en aucun cas à l'ordre du jour. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Louis de Funès intime, film documentaire réalisé par Serge Korber, diffusé sur M6, 105 minutes
Narration : Daniel Russo. Intervenants : Patrick de Funès, Jeanne de Funès, Daniel Gélin (images d'archives), Pierre Mondy, Benoît Duteurtre, Olivier de Funès, Colette Brosset (images d'archives et interview récent), Edouard de Funès (neveu de Louis), Daniel Russo, Laurent Gerra, Dominique de Funès (épouse d'Olivier), Julia de Funès-Coudry (fille d'Olivier), Mohamed Ben Moussa (cuisinier au Château de Clermont)
  • 2013 : Louis de Funès, l'Irrésistible, film documentaire réalisé par Stéphane Bonnotte, diffusé sur le bouquet de chaînes cinéma Ciné+.
  • 2014 : De Funès : 100 ans de rire, film documentaire réalisé par Matthieu Allard, diffusé sur D8
Intervenants : Guillaume Gallienne, Jamel Debbouze, Bertrand Dicale (biographe), Claude Zidi, Danièle Thompson, Michel Galabru, Serge Korber, Olivier de Funès, Marcel Rufo.

Liens externes[modifier | modifier le code]