Hibernatus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hibernatus
Réalisation Édouard Molinaro
Scénario Jean Halain
Louis de Funès
Jacques Vilfrid
Jean Bernard-Luc
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 80 min.
Sortie 1969

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Page d'aide sur l'homonymie Pour l'être humain découvert dans un glacier du Tyrol en 1991, voir Ötzi.

Hibernatus est un film franco-italien réalisé par Édouard Molinaro d'après la pièce éponyme de Jean Bernard-Luc et sorti en 1969.

Synopsis[modifier | modifier le code]

1970. Un homme congelé dans les glaces du pôle Nord est retrouvé miraculeusement vivant au bout de 65 ans par une expédition polaire franco-danoise. Après enquête, il s'avère qu'il s'agit d'un jeune homme de 25 ans nommé Paul Fournier, parti en exploration en 1905 et parfaitement conservé. Il est alors progressivement réanimé par le professeur Loriebat, spécialiste mondial de l'hibernation artificielle.

Pendant ce temps, se rendant à une convocation du Ministère de l'Intérieur, où il croit recevoir enfin la légion d'honneur tant attendue, l'industriel Hubert de Tartas apprend avec stupeur que « l'Hiberné » n'est autre que le grand-père de sa femme Edmée. Celle-ci s'oppose alors formellement à ce que son jeune grand-père devienne un cobaye au service de la science et exige qu'il lui soit rendu, afin qu'il partage la vie de sa famille. Les scientifiques tentent de l'en dissuader, prétextant que le brusque saut dans le monde moderne d'un homme qui ignore tout de la réalité, car mis à l'isolement dans une chambre d'hôpital depuis sa réanimation, risquerait de lui être fatal. Hubert se range à ces arguments, y voyant son propre intérêt. Il doit écarter à tout prix Paul Fournier de sa famille et pour cause : au regard de la loi celui-ci doit rentrer dans ses droits après ces nombreuses années d’« absence ». Or, de Tartas doit justement une grande partie de sa fortune à la famille de son épouse.

Afin de reconquérir la confiance d'Edmée qui tient malgré tout tous les cordons de la bourse et qui le lui fait savoir, Hubert se décide finalement à récupérer le grand-père. Devant le refus de Loriebat, de Tartas et son épouse l'enlèvent avec la complicité du professeur Bibolini, le psychiatre responsable de la santé mentale du patient, qui craint que son collègue utilise Paul Fournier à des fins scientifiques personnelles. Durant l'enlèvement, Paul Fournier est drogué. Les ravisseurs se réfugient alors dans une abbaye médiévale, qui est bientôt encerclée par les forces de l'ordre. À ce moment, le grand-père reprend connaissance et croit voir en Edmée sa propre mère, Clémentine. Loriebat et les autorités acceptent finalement que de Tartas et son épouse accueillent Fournier dans leur résidence du Vésinet, à la condition que celle-ci soit remise dans l'état où elle était en 1905, ce qui n'enchante guère Hubert (la demeure venant d'être récemment refaite et équipée à grands frais de tout le confort moderne). Les travaux étant pris entièrement en charge par l'État, il finit par accepter. Mais, il est également contraint comme tous les habitants du Vésinet, de vivre à la mode de ce début du siècle, afin de préserver à tout prix la santé du patient.

Se croyant encore à la Belle Époque, Paul Fournier reprend très vite ses marques. Il se croit à la tête d'une fabrique de lampes à pétrole. Pour lui, Edmée a les traits de sa mère Clémentine qu'il adore. On pense alors que Hubert, même grimé jouera aisément le rôle du père. Premier obstacle, on apprend que le père de Paul était un époux volage et que son fils était en très mauvais termes avec lui. Paul met donc Hubert (alias Fournier père) à la porte de chez lui. On résout la situation en présentant cette fois-ci de Tartas sous les traits d'un nouveau prétendant de Clémentine Fournier qui se retrouve ainsi dans la situation de courtiser sa propre femme. Il doit malgré tout faire ses preuves auprès de Paul, désormais méfiant, qui ne souhaite que le bonheur de sa mère.

Deuxième obstacle : Paul est aussi tombé amoureux d'Évelyne Crépin-Jaujard, la fille d'un gros industriel et... future fiancée de Didier, le fils de Tartas. Paul ne voit pas où est le problème car pour lui, Didier n'est qu'un intrus, qui lui a été présenté comme étant un étudiant ayant pris pension dans cette demeure, donc sans rapport avec la famille. Il cherche à le mettre lui aussi manu militari à la porte, ceci au grand dam d'Hubert qui voyait déjà dans les fiançailles de son fils, un excellent moyen de lier son entreprise à une grosse firme et d'être ainsi moins dépendant financièrement des « caprices » de son épouse. Paul écrit une lettre d'amour à Evelyne qu'il lit à Edmée (ignorant qu'Hubert se trouve aussi dans la chambre, caché sous le lit). Hubert parvient à récupérer la lettre. Mais le lendemain, Paul ayant aperçu celle qu'il aime avec Didier se précipite et se rend compte que la lettre que lit Didier à Evelyne est la sienne ! Les futurs fiancés se disputent et Didier s'en prend à son père.

Pour Hubert, la coupe est pleine et la plaisanterie a assez duré. Durant une des scènes finales, étant dans un état de grande excitation, il met au courant Paul Fournier de toute la vérité à son sujet. Puis, il quitte la maison totalement hystérique, poursuivi en vain par l'ensemble de la famille. Resté seul, Paul découvre un poste de télévision qu'il met en marche. Ainsi, il est bel et bien mis devant la réalité du monde moderne.

Plus tard, Paul Fournier, revenu de ses émotions, épouse Évelyne. Cependant, durant la cérémonie, la famille reçoit un télégramme d'Hubert dont on n'avait plus de nouvelles depuis plusieurs jours. Celui-ci donne « rendez-vous dans un demi siècle » à ses proches. Se rendant à l'hôpital dans lequel Paul a été soigné auparavant, ils découvrent alors, avec stupeur, le corps d'Hubert prisonnier d'un bloc de glace.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • À l'origine, le film devait être réalisé par Jean Girault[1].
  • Gaumont reprend la recette d'Oscar (1967) : une pièce à succès, Édouard Molinaro à la réalisation, et le couple Louis de Funès et Claude Gensac.
  • Concernant le tournage, Louis de Funès déclara qu'il ne fut guère à l'aise avec Édouard Molinaro, car il ne riait pas lors des scènes jouées par l'acteur, qui avait besoin de réactions et d'un public[2]. Hibernatus sera leur dernière collaboration.
  • La scène de l'entrevue entre Hubert de Tartas (Louis de Funès) et le Secrétaire général (Claude Piéplu), censée se dérouler à l'hôtel de Beauvau (siège du Ministère de l'Intérieur), a été tournée en réalité dans la salle des mariages de l'hôtel de ville de Versailles. Le hall d'accueil ainsi que la salle de réception de la mairie ont également servi de décor au film.
  • L'église moderne que l'on aperçoit lors de la « cavale » des protagonistes avec l'« Hiberné », est l'église Saint-Léger située au 20, rue de la Maison-Verte à Saint-Germain-en-Laye et qui fut construite dans le courant des années 1960. L'abbaye dans laquelle ils trouvent refuge est celle de Royaumont.
  • Quand l'Hiberné regarde la télévision, il voit un meeting aérien au cours duquel apparaissent le Concorde et le Tupolev Tu-144.
  • Dans le générique de début, Michael Lonsdale est crédité sous le nom de Michel Lonsdale.

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :