La Neige et le Feu

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La Neige et le Feu
Réalisation Claude Pinoteau
Scénario Claude Pinoteau, Jacques Pinoteau et Danièle Thompson
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 100 minutes
Sortie 1991


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Neige et le Feu est un film français réalisé par Claude Pinoteau, sorti en 1991, qui a nécessité douze semaines de tournage (six l’été à Paris, six l’hiver en Franche-Comté) et qui n’a finalement « pas rencontré son public »[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Entre la Libération de Paris fin et la fin de la Seconde Guerre mondiale en , il se passe 9 mois. Il faut aussi 9 mois pour mettre au monde un enfant. L'infirmière Christiane Mercier (incarnée par Géraldine Pailhas, César 1992 du Meilleur espoir féminin pour ce rôle[2]) et le F.F.I. Michel Fournier (Matthieu Rozé) se rencontrent et s'aiment pendant les combats de la Libération à Paris. Christiane attend un enfant, qui naîtra en mai 1945, mais cet enfant ne connaîtra pas son père qui s'engage dans l'armée : il meurt début 1945. Un camarade de combat de son père, Jacques Sénéchal (Vincent Pérez), qui aimait aussi Christiane en , deviendra le père de remplacement après la guerre. Avant d'être camarades de combat, Jacques Sénéchal et Michel Fournier étaient amis d'enfance : ils ont grandi dans le même immeuble à Paris, le premier étant issu d'une famille bourgeoise (dont le père, qui a pris position pour la collaboration, est bientôt exécuté), le second étant le fils de la concierge.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Jacques Sénéchal et Michel Fournier quittent Paris peu après la libération de la ville pour s’engager avec la plupart de leurs camarades (à Lons-le-Saunier) dans le 1er régiment de chasseurs parachutistes[3], qui fait partie de la 1ère division française libre.

Fin 1944, des scènes de combat sont représentées à Gerstheim et à Neunkirch (sur l’actuelle commune de Friesenheim), dans le Bas-Rhin, à une trentaine de kilomètres au sud de Strasbourg.

Le réveillon de noël 1944 est fêté par les principaux personnages du film à Saverne. Les jeunes Sénéchal et Fournier passent le réveillon du nouvel an au col du Bonhomme, dans le massif des Vosges.

Des combats sont ensuite représentés à Benfeld (10 janvier 1945), Rossfeld (12 janvier) et Obenheim (voir Poche de Colmar).

Les dernières scènes de combat sont situées à Jebsheim (Haut-Rhin), où sont morts de nombreux jeunes chasseurs. Pour les besoins du film, le village a été reconstitué pendant l’hiver 1990-1991 au camp militaire du Valdahon (Doubs).

Michel Fournier décède le 2 février 1945 à Colmar, suite à l’explosion d’une mine dans une caserne que l’armée française vient de réoccuper.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Entretien exclusif avec Danièle Thompson », dans les suppléments (« Histoire et romance - Souvenirs de La Neige et le Feu ») de l’édition DVD du film (Gaumont Vidéo, 2010).
  2. Académie des César, « Meilleur espoir féminin, 1992 »
  3. Claude Pinoteau, qui a été décoré de la Croix de guerre, s’est lui-même engagé dans ce régiment. Cf. « Entretien exclusif avec Claude Pinoteau », dans les suppléments (« Histoire et romance - Souvenirs de La Neige et le Feu ») de l’édition DVD du film (Gaumont Vidéo, 2010).
  4. Une seconde version aurait été montée pour la diffusion télévisée, de 11 minutes plus courte que la version projetée dans les salles. Cf. "Entretiens exclusifs avec Danièle Thompson et Claude Pinoteau".

Liens externes[modifier | modifier le code]