Palais-Royal - Musée du Louvre (métro de Paris)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Palais royal.

Palais-Royal - Musée du Louvre
Image illustrative de l’article Palais-Royal - Musée du Louvre (métro de Paris)
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 1er
Coordonnées
géographiques
48° 51′ 46″ nord, 2° 20′ 09″ est

Géolocalisation sur la carte : 1er arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 1er arrondissement de Paris)
Palais-Royal - Musée du Louvre

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Palais-Royal - Musée du Louvre
Caractéristiques
Voies 4
Quais 4
Zone 1
Transit annuel 9 385 220 (2013)
Historique
Mise en service (1)
(7)
Nom inaugural Palais-Royal
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code de la station 1102
Ligne(s) (1)(7)
Correspondances
Bus RATP (BUS) RATP 21 27 39 67 68

69 72 95 OpenTour

Noctilien (N) N11 NOCTILIEN.png N24 NOCTILIEN.png
(1)
(7)

Palais-Royal - Musée du Louvre est une station des lignes 1 et 7 du métro de Paris, située dans le 1er arrondissement de Paris.

Situation[modifier | modifier le code]

La station est implantée sous la place du Palais-Royal, entre le palais du Louvre et le musée du Louvre, les quais étant établis (quasi parallèlement) :

Histoire[modifier | modifier le code]

La station est ouverte le avec la mise en service du premier tronçon de la ligne 1 entre Porte de Vincennes et Porte Maillot.

Le , la station de la ligne 7 est ouverte à son tour et en constitue le terminus sud en remplacement du terminus provisoire d'Opéra jusqu'au , date à laquelle la ligne fut prolongée jusqu'à Pont Marie.

L'entrée de la station, place du Palais-Royal, avec une pancarte provisoire, peu après son ouverture.

Elle doit sa dénomination initiale de Palais-Royal à sa proximité avec l'ensemble monumental du même nom.

Dès les années 1970 et jusqu'aux années 2010, la station est modernisée avec la pose de carreaux de céramique oranges typiques du style « Mouton-Duvernet », posés horizontalement et alignés.

En 1989, la station est rebaptisée Palais-Royal - Musée du Louvre afin de souligner la desserte de la nouvelle entrée principale du musée du Louvre par la pyramide de Pei, par opposition à la station Louvre - Rivoli (anciennement Louvre) qui desservait l'ancienne entrée par la colonnade du Louvre.

Dans le cadre de l'automatisation de la ligne 1, ses quais ont été rehaussés durant le week-end du 7 et 8 février 2009[1], puis équipés de portes palières en octobre 2010.

Les couloirs de la station sont rénovés une seconde fois le 31 décembre 2014[2], renouant avec le carrelage blanc biseauté dans le cadre du programme « un métro + beau » de la RATP.

En 2011, 9 559 535 voyageurs sont entrés à cette station[3]. Elle a vu entrer 9 385 220 voyageurs en 2013, ce qui la place à la 20e position des stations de métro pour sa fréquentation[4].

En 2018, les banquettes maçonnées des quais de la ligne 7, munies de carreaux plats marron, faisant partie du style « Andreu-Motte » de la station, sont recouvertes de carreaux plats orange de taille plus réduite, étant ainsi en cohérence avec les sièges et les bandeaux d'éclairage, mais ne l'étant plus avec les débouchés des couloirs, comme le veut le style « Andreu-Motte » à l'origine.

Services aux voyageurs[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Depuis la rénovation du musée du Louvre, chacun des quais de la ligne 1 est relié à une galerie commerciale souterraine, le Carrousel du Louvre, permettant d'accéder au hall souterrain du musée. Il s'agit de la sortie numéro 1.

Le Kiosque des noctambules est une œuvre d'art contemporaine coiffant l'une des bouches du métro (sortie no 5) débouchant sur la place Colette. Construite pour le centenaire du métro de Paris et réalisée sous la direction de l'artiste Jean-Michel Othoniel dans un style controversé, elle est inaugurée en octobre 2000.

Les deux coupoles du Kiosque des noctambules (l'une représentant le jour, l'autre la nuit), faites de perles de verre de Murano (par Salviati), colorées et enfilées sur une structure d'aluminium, en font une œuvre inattendue et originale au sein de l'environnement très classique de la place Colette.

La station dispose des cinq accès suivants[5] :

  • Accès 1 : musée du Louvre
  • Accès 2 : place du Palais-Royal
  • Accès 3 : rue de Rivoli
  • Accès 4 : rue de Valois
  • Accès 5 : place Colette, Kiosque des Noctambules.

Les sorties 2 et 3 sont ornées d'édicules Guimard, lesquels font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par l'arrêté du 29 mai 1978[6].

L'édicule Guimard de la station Bellas Artes du métro de Mexico.

Dans un couloir d'accès, une autre œuvre d'art, La Pensée et l'Âme huicholes a fait l'objet d'un échange destiné à célébrer les trente ans de coopération entre les compagnies de métro de Mexico et de Paris. La station parisienne abrite ainsi une fresque indigène, La Pensée et l'Âme huicholes, élaborée par le chaman Santos de la Torre et composée de deux millions de perles de 2 mm de diamètre. En échange, la ville de Mexico reçut le un édicule de style Guimard, qu'elle installa à la station de métro Bellas Artes.

Quais[modifier | modifier le code]

Les quais des deux lignes sont de configuration standard : au nombre de deux par point d'arrêt, ils sont séparés par les voies du métro situées au centre.

La station de la ligne 1 est établie à fleur de sol : le plafond est constitué d'un tablier métallique dont les poutres sont supportées par des piédroits verticaux. Une crypte de 15 mètres de long, dont le plafond repose sur des piliers très rapprochés, la prolonge à son extrémité occidentale depuis le passage de la ligne aux rames à six voitures dans les années 1960. Aménagée dans le style « Andreu-Motte », elle est avec Opéra sur la ligne 3 et Concorde sur la ligne 8 l'une des trois seules stations ainsi décorées à être traitées en violet, cette teinte faisant partie du lexique des couleurs exceptionnelles de ce style. Elle s'applique aux rampes lumineuses, aux poutres du tablier et aux sièges. Les banquettes, les tympans et les piédroits sont équipés de grands carreaux plats blancs d'aspect vitrifié, tandis que les débouchés des couloirs sont traités en carrelage blanc biseauté classique. Les cadres publicitaires sont métalliques et le nom de la station est inscrit en police de caractères Parisine sur plaques émaillées.

La station de la ligne 7 est établie en courbe et possède une voûte elliptique. Elle se distingue cependant par la partie basse des piédroits qui est verticale et non courbée, et ses quais sont légèrement décalés l'un par rapport à l'autre. De même que ceux de la ligne 1, ils sont aménagés dans le style « Andreu-Motte » avec deux rampes lumineuses orange, les débouchés de couloirs en carrelage marron plat et des sièges « Motte » orange. Ces derniers sont fixés sur des banquettes maçonnées recouvertes de carreaux plats orange de taille plus réduite que d'ordinaire. Ce nouveau carrelage est donc désormais en cohérence avec les bandeaux d'éclairage et les sièges qu'ils supportent ; en revanche, ils ne sont plus en harmonie avec les carreaux des débouchés des couloirs, ni par leur taille, ni par leur couleur, allant à l'encontre des principes originels du style « Andreu-Motte ». Les carreaux de céramique blancs biseautés recouvrent les piédroits, la voûte et les tympans. Les limons d'escaliers et la passerelle sont traités en carreaux blancs plats alignés horizontalement. Les cadres publicitaires sont métalliques et le nom de la station est écrit en police de caractère Parisine sur plaques émaillées.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La station est desservie par les lignes 21, 27, 39, 67, 68, 69, 72 et 95 du réseau de bus RATP ainsi que par la ligne à vocation touristique OpenTour. La nuit, la station est desservie par les lignes N11 et N24 du réseau de bus Noctilien.

À proximité[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

La station apparaît dans le film réalisé par Gérard Oury, Les Aventures de Rabbi Jacob où les personnages de Slimane (interprété par Claude Giraud) et Rabbi Jacob (interprété par Louis de Funès) descendent dans la station sur une motocyclette Kawasaki 100[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]