Conflit israélo-arabe

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Conflit israélo-arabe
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Carte du conflit israélo-arabe :
Israël (en bleu), la Cisjordanie et Gaza (en rouge), les membres de la Ligue arabe (en vert), dont ceux qui ont été en guerre avec Israël (en vert foncé)
Informations générales
Date Depuis 1948en cours
(70 ans)
Lieu Moyen-Orient
Issue En cours
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël


Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (1956)
Drapeau de la France France (1956)

Armée du Liban Sud (1978–2000)
Drapeau de la Ligue arabe Ligue arabe

Drapeau de la Syrie Syrie (1948–)
Drapeau du Liban Liban (1948–)
Drapeau de l'Irak Iraq (1948–)
Drapeau de la Jordanie Jordanie (1948–1994)
Drapeau de l'Égypte Égypte (1948–1978)
Drapeau de l'URSS Union soviétique (1967-1970)
InfoboxHez.PNG Hezbollah (1982–)
Flag of Palestine.svg Palestiniens :

Batailles

Le conflit israélo-arabe est le nom donné aux relations tendues et conflits militaires entre l'État d'Israël et les États arabes environnants, depuis la création d'Israël le . Il a eu pour points d'orgue sept conflits armés : la guerre de 1948, la guerre de Suez en 1956, la guerre des Six Jours en 1967, la guerre d'usure en 1967, la guerre du Kippour en 1973, la première guerre du Liban en 1982, et la seconde guerre du Liban en 2006.

Ce conflit occupe une place majeure dans la géopolitique du Proche-Orient, où plusieurs problématiques l'accompagnent : l'instabilité de la région (à cause de la non-reconnaissance de l'État d'Israël par la majorité des pays arabes), le contrôle par Israël des lieux saints de Jérusalem (ville sacrée des trois monothéismes), les colonies israéliennes de la Cisjordanie et du Golan, et le contrôle par Israël du bassin du lac de Tibériade (importante ressource d'eau potable).

Le conflit israélo-arabe est parallèle et en partie lié au conflit israélo-palestinien, caractérisé par la question des réfugiés palestiniens, par l'exacerbation du sentiment national palestinien (né dans les années 1920 mais jamais concrétisé par la création d'un État) et par l'apparition à la fin des années 1960 de groupes d'activistes palestiniens perpétrant des attentats, des prises d'otages et des détournements d'avions.

Guerre israélo-arabe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre israélo-arabe.

Liste des guerres et conflits violents israélo-arabe[modifier | modifier le code]

Période Nom
1947–1949 Guerre israélo-arabe de 1948
1951–1955 Infiltrations fedayin
1956 Crise du canal de Suez
1967 Guerre des Six Jours
1967–1970 Guerre d'usure
1973 Guerre du Kippour
1978-1982 Guerre du Liban (opération Litani en 1978 et opération Paix en Galilée en 1982)
1987–1993 Première intifada
1996 Opération Raisins de la colère
2000–2004 Seconde intifada
2006 Conflit israélo-libanais de 2006 et opération Pluies d'été
2008–2009 Opération Plomb durci
2012 Opération Pilier de défense
2014 Opération Bordure protectrice

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte avant la première guerre israélo-arabe[modifier | modifier le code]

Palestine mandataire

L'antisémitisme qui régnait en Europe au XIXe siècle (particulièrement dans l'Empire tsariste, où des massacres de juifs se sont répétés, mais aussi en France avec l'affaire Dreyfus) a entraîné la naissance du sionisme. Aussi, des philanthropes juifs achetèrent au Sultan Turc de l'époque des terres pour ébaucher le futur territoire juif[réf. souhaitée]. Ce mouvement s'est aussi étendu aux pays musulmans, où la situation des juifs (« Dhimmis ») était parfois précaire. La Déclaration Balfour de 1917, ébauchée vers la fin de la Première Guerre mondiale, promet la création d'un foyer national juif et conformément aux accords Sykes-Picot de 1916, la France et le Royaume-Uni se partagèrent l'empire ottoman. Le Royaume-Uni obtint la Palestine, et la France la Syrie. Conformément à la déclaration Balfour de 1917, les Juifs commencèrent à immigrer en plus grand nombre en Palestine, surtout dans les années 1930 à cause de la politique antisémite d'Hitler.

Pendant la période mandataire la population juive s'est organisée en Yichouv en Palestine.

En 1936, le Haut comité arabe présidé par le Mufti (Amin al-Husseini) finira par s'allier avec l'Allemagne nazie. Les mobilisations arabes n'ont pas pour objectif de créer un mouvement national, contrairement aux populations juives. La situation est différente aussi parce qu'il n'y a pas d'identité nationale, et la mobilisation se structure avant tout autour de solidarités traditionnelles, et non autour de l'idée d'un État futur[réf. souhaitée]. Au milieu des années 1930 s'opère une radicalisation de la mobilisation. En Galilée, les campagnes se rebellent sous la direction d'un chef local : Izz al-Din al-Qassam.

Période de 1948 à 1967[modifier | modifier le code]

Au cours de la première guerre israélo-arabe, les forces armées de la ligue arabe franchissent les frontières dès le lendemain de la création d'Israël. L'Égypte chercherai à s'assurer le contrôle des territoires proches de ses frontières, surtout des territoires côtiers[réf. souhaitée]. La Transjordanie chercherai à s'emparer de la Cisjordanie et de Jérusalem[réf. souhaitée]. La Ligue arabe subit un échec militaire et des conventions bilatérales d'armistice sont signées. La bande de Gaza sera administrée par l'Égypte qui contrôle le gouvernement de toute la Palestine et la Cisjordanie et Jérusalem-Est sont annexées en 1950 par le roi de Jordanie, à la suite d'un vote de notables palestiniens[1]. Ceci comble un vide administratif et la nationalité jordanienne est accordée aux arabes vivant en Jordanie. En termes de réfugiés, 65 %[réf. nécessaire] vont dans des camps de Cisjordanie et de Gaza, et les autres partent en Syrie, au Liban et en Transjordanie. La libération de la Palestine devient un élément de mobilisation des foules, un but se fonde autour de la destruction d'Israël .

En 1958, la République arabe unie (RAU) est créée par la fusion de l'Égypte, de la Syrie. Le Grand Mufti de Jérusalem demande l'intégration de la Palestine dans la RAU. Nasser d'Égypte favorise la création de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). L'Égypte tente de concurrencer les créations irakiennes.

En 1965, un mouvement revendique une opération commando contre Israël. Ce mouvement est le bras armé du Fatah, fondé au Koweït en 1959 par des Palestiniens venus d'Égypte. La mobilisation autour des mouvements agressifs palestiniens va se faire surtout après la défaite de 1967.

Situation après la guerre des Six jours[modifier | modifier le code]

Après la guerre des Six Jours, l'État hébreu occupe une partie de l'Égypte, de la Syrie, la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est. Les armées arabes sont défaites et s'ensuit une crise. Durant les années 1960, la frustration consécutive à l'échec conduit à une forte augmentation des combattants et une euphorie mobilisatrice génère un foisonnement des groupes et une multiplication des scissions dans ces groupes[réf. nécessaire]. Devant la nécessité d'unification des mouvements Palestiniens, l'OLP apparaît comme un lieu d'enjeu et d'équilibre entre les différents groupes. L'unification est concrétisée en 1968. L'équilibre reste toutefois conflictuel.

L'élimination de l'État juif est prônée et l'emploi de méthodes terroristes est massif dès le début du conflit (voir Terrorisme palestinien). Comme le mouvement s'est développé en dehors de la Palestine, il y a une forte dichotomie. L'OLP est très mal représentée en Palestine jusqu'au milieu des années 1970. De plus, l'OLP hésite à revendiquer clairement la Cisjordanie, car ce serait une exigence contre la Jordanie, d'où des conflits entre Palestiniens et pouvoir jordanien. Enfin, elle garde l'idée de l'arabité de la Palestine et veut être soutenue par tout l'élan émotionnel arabe et par les masses arabes et reste dépendante des pays arabes. En 1974 un sommet arabe reconnaît l'OLP comme le seul représentant du peuple palestinien. La structuration de l'identité palestinienne s'est réalisée sur un mode négatif, parce se définit comme victime d'une colonisation israélienne[réf. nécessaire].

Depuis la guerre du Kippour[modifier | modifier le code]

Drapeau palestinien

Le Liban est confronté à l'existence d'organisations palestinienne. La Guerre du Kippour éclate en 1973 et la coalition palestino-islamiste affronte les milices chrétienne. L'OLP est un allié de la Syrie mais la Syrie opère un retournement et l'OLP se retrouve prise entre Israël et la Syrie

Les Palestiniens s'exilent beaucoup dans les pays arabes. Ces États les acceptent comme réfugiés[réf. nécessaire]. À part la Jordanie, ces États confinent les réfugiés dans des camps où la situation est souvent précaire. Les mouvements de libération de la Palestine mettent en œuvre des guérillas contre Israël à partir des États arabes en plus de la constitution d'un État dans l'État.  : le roi de Jordanie chasse les combattants palestiniens après des combats meurtriers. Après septembre noir l'OLP se replie sur le Liban.

Évolution en 1974 : l'OLP décide d'instaurer une autorité indépendante, nationale et combattante sur toutes les portions du territoire palestinien qui seront libérées. C'est donc l'apparition de l'autorité nationale. C'est un premier pas vers la revendication d'un État palestinien, sans en fixer les frontières pour autant[réf. nécessaire]. Les millitants repliés au Liban participent à la guerre civile libanaise. La société palestinienne est de plus en plus encadrée: apparaissent des syndicats, des organismes, un fonds national palestinien, des ateliers de production, des cellules d'entraide aux familles de combattants, des hôpitaux. Ces différentes structures sont nécessaires à la constitution d'un futur État palestinien au Liban. D'autant plus possible qu'ils ont une liberté d'action et que l'OLP bénéficie de la manne pétrolière[réf. nécessaire].

1982 : Le Liban est envahi par l'armée israélienne. Les Palestiniens perdent leur avantage sur le territoire libanais et sont enlisés dans un conflit différent du conflit avec Israël. C'est la fin de la présence palestinienne au Liban et leurs infrastructures sont détruites. L'état-major de l'OLP s'éloigne pour s'implanter à Tunis. La rupture est encore plus grande entre l'élite et la population palestinienne. Il existe des conflits internes à l'OLP : un positionnement pour continuer la lutte armée et un autre positionnement pour rechercher une solution politique. La solution politique passe par le rapprochement avec les pays arabes comme l'Égypte et la Jordanie. Ce serait un retour en arrière pour les autres.

Depuis la première guerre du Liban[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Israël face à ses voisins (1948-2008) », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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