Le Gendarme de Saint-Tropez

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Le Gendarme de Saint-Tropez
Description de cette image, également commentée ci-après

Le port de Saint-Tropez (ici en 2005),
là où Cruchot rencontre Merlot et Fougasse.

Réalisation Jean Girault
Scénario Richard Balducci
Acteurs principaux
Sociétés de production SNC (Paris)
Franca Films (Rome)
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie
Durée 95 min
Sortie 1964

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Gendarme de Saint-Tropez est un film franco-italien réalisé par Jean Girault, sorti en 1964. C'est la première des six comédies de la série Le Gendarme qui ont rencontré un grand succès à leur sortie, des années 1960 à 1980.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Grâce aux loyaux services rendus à une commune non nommée des Hautes-Alpes[1], où il était jusqu'ici en poste, Ludovic Cruchot, simple maréchal des logis de la gendarmerie, est muté dans le Var, à Saint-Tropez tout en étant promu maréchal des logis-chef.

Arrivé sur les lieux de sa nouvelle affectation, Cruchot participe aux vaines et répétitives chasses aux nudistes organisées par son supérieur, l'adjudant Gerber, tandis que de son côté sa fille Nicole, qui s'ennuyait autrefois à mourir dans son village, est éblouie par le luxe de sa nouvelle ville. Mais, n'arrivant pas à se faire accepter par les jeunes bourgeois de la station balnéaire, elle s'invente un père fictif richissime : celui-ci serait milliardaire, posséderait un yacht dans cette cité et s'appellerait Archibald Ferguson, qu'elle n'aurait jamais rencontré.

Contraint par Nicole et bien malgré lui, Cruchot va se retrouver au cœur du manège de sa fille, qui va le mêler à son histoire et par là même, à la recherche d'un Rembrandt volé, lorsque les amis de cette dernière chercheront à le rencontrer. Il essayera pourtant et par tous les moyens de préserver son identité officielle intacte au vu de son adjudant et de ses collègues.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

C'est le vol par les amis de Nicole de la fameuse Mustang de Ford, un modèle alors tout neuf à l'époque, qui est l'origine des péripéties autour du Rembrandt volé.

Distribution[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Au départ, l'adjudant Gerber devait être interprété par Pierre Mondy. Ce dernier, occupé par une pièce de théâtre, n'a pas fait le film. Il fut remplacé par Michel Galabru.

Tournage[modifier | modifier le code]

La séquence du début en noir et blanc, lorsque Cruchot est simple gendarme, fut tournée dans la commune de Belvédère dans les Alpes-Maritimes.

La séquence en voiture avec la bonne sœur fut réglée par le cascadeur de l'époque Gil Delamare.

Le tournage s'est déroulé à Saint-Tropez, ainsi qu'aux studios Riviera à Nice.

Post-production[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Le film, tourné en juin et juillet 1964, devait sortir en septembre de la même année : la musique du film devait donc être enregistrée en août. Or, à cette époque de l'année, la plupart des musiciens et compositeurs n'était pas disponible, étant partis en vacances : Jean Girault, ayant essuyé beaucoup de refus de la part de nombreuses personnes, a finalement contacté Paul Mauriat et Raymond Lefèvre, qui n'étaient pas encore partis en vacances. Paul Mauriat, fatigué, a laissé Raymond Lefèvre travailler tout seul sur la musique du film mais celui-ci a, dans un premier temps, refusé, voulant prendre du repos dans sa maison alors récemment acquise dans l'Oise. Il a ensuite accepté, Jean Girault l'ayant supplié, et s'est donc lancé dans l'écriture de la musique pour « ne pas laisser tomber » le réalisateur[2].

La chanson Douliou-douliou Saint-Tropez, dont les paroles ont été écrites par André Pascal, est réellement chantée par Geneviève Grad : le pianiste qui donnait le rythme pour la chanson (la musique n'était pas encore enregistrée) ayant fait des fautes de mesures lors du tournage de la scène où Nicole chante dans le bar, Raymond Lefèvre a été obligé de faire des fautes de mesures lorsqu'il a enregistré la musique, pour que le son colle à l'image. Lors d'un interview, le compositeur en rira en commentant : « Ça, c'est la seule fois de ma vie où il m'est arrivé de faire un truc pareil ! »

Le thème musical du film, la fameuse Marche des Gendarmes, est une idée de Jean Girault : celui-ci insista auprès de Raymond Lefèvre pour qu'il fasse un thème proche de la chanson Colonel Bogey March, rendue populaire en France par le film Le Pont de la rivière Kwai de David Lean[3]. Cette musique (comme la chanson Douliou-douliou Saint-Tropez), a beaucoup plu au public : elle est ainsi réutilisée dans chaque film de la série (sauf Le gendarme se marie mais, l'absence de cette musique durant tout le film ayant fortement vexé Louis de Funès, elle a à nouveau été utilisée dans les films suivants). Raymond Lefèvre ré-orchestre deux fois cette musique : en 1970 pour Le Gendarme en balade et en 1982 pour Le Gendarme et les Gendarmettes.

Raymond Lefèvre, au générique du film, est crédité « Raymond Lefebvre » : ce sera de même dans les génériques des films Les Grandes Vacances, Le gendarme se marie, Le Gendarme en balade et La Soupe aux choux, tous de Jean Girault.

La bande-originale du film a plusieurs fois été éditée sous différents supports : par exemple, l'album Bande-originale du film Le gendarme de Saint-Tropez est sorti en 2010, soit 46 ans après la sortie du film et 2 ans après la mort de Raymond Lefèvre.

Liste des pistes[modifier | modifier le code]

No Titre Paroles Interprété par Durée
1. Douliou-douliou Saint-Tropez André Pascal Geneviève Grad 2:02
2. Marche des Gendarmes 2:30
3. Surf suprise-party 2:50
4. Thème de Nicole 1:27
5. Générique 1:42
10 min.
Non inclus dans cet album

Promotion[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film est le plus gros succès de l'année 1964 avec 7,8 millions de spectateurs en salles[4].

Autour du film[modifier | modifier le code]

L’ancienne gendarmerie de Saint Tropez qui a servi de décor aux cinq premiers films.
  • Ce film marque le début d'une série de six comédies sur le gendarme Cruchot qui ont marqué la carrière de Louis de Funès et ont rencontré un succès considérable en France tout au long des années 1960, 1970 et 1980. Un des ressorts du film est la chasse aux nudistes que les gendarmes organisent sur les plages de la petite cité balnéaire qui commençait à avoir une réputation nationale.
  • Les six gendarmes sont : Louis de Funès (6 films), Michel Galabru (6 films), Michel Modo (6 films), Guy Grosso (6 films), Jean Lefebvre (4 films) et Christian Marin (4 films).
  • Suite au décès de Christian Marin en septembre 2012[5], Michel Galabru est le dernier « gendarme » encore vivant des quatre premiers films de la saga.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cependant, les extérieurs des premières scènes ont été tournés à Belvédère, dans les Alpes-Maritimes, cf. page « Belvédère (06) », consultée le 10 mars 2013.
  2. Jérôme Wybon, Louis de Funès et les gendarmes (documentaire) :
    Raymond Lefèvre : « La musique du film devait s'enregistrer au mois d'août, parce que les tournages, c'étaient toujours juin / juillet, et les films sortaient en septembre et c'était un peu un handicap parce que au mois d'août, à l'époque, on trouvait pas tellement de musiciens disponibles à Paris. En plus de cela, Paul Mauriat était un peu fatigué, il m'a dit « Écoutes, fais le tout seul. » ... et moi, j'avais pas envie parce que je venais d'acheter une maison dans l'Oise et j'avais envie de me reposer et de prendre des vacances. Jean Girault m'a téléphoné, il a insisté ; je lui ai dis « Bon, si tu m'envoies les minutages dans ma maison : je te ferai ce que tu veux, je vais pas te laisser tomber » »
  3. Dicale 2012
  4. « Box-office français 1964 », sur Jp's Box-office (consulté le 9 juin 2014).
  5. « Christian Marin, mort d'un gendarme de Saint-Tropez », sur lepoint.fr,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]