Jacques François

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Jacques François
Nom de naissance Henri Jacques Daniel Paul François
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 83 ans)
Paris
Profession Acteur

Jacques François est un acteur français, né le dans le 16e arrondissement de Paris, ville où il est mort le dans le 18e. Il s'est illustré par des seconds rôles remarqués. Il a incarné à l'écran de nombreux personnages élégants, impeccablement cravatés (ministres, généraux, avocats ou hommes d'affaires) mais son jeu subtil, s'épanouissant surtout au théâtre, allait au-delà.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Jacques François, Henri Jacques Daniel Paul François de son nom complet, connait une enfance et une jeunesse difficiles, ainsi qu'il le déclare : « J'ai vécu une enfance pénible. Pas matériellement, non. Mais affectivement. Mes parents se haïssaient. Ils déversaient leur rancœur sur moi. Mon père, avocat de renom, était terriblement autoritaire[1] ».

Parcours militaire[modifier | modifier le code]

Capitaine de la 1re Armée du général de Lattre, il est l'officier de liaison qui escorte le général Weygand, à sa libération d'Itter, en mai 1945[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Engagé comme assistant dans le cabinet d'avocat de son père, il quitte le domicile paternel le jour de ses 21 ans, décidé à devenir acteur. Sa carrière commence dans les années 1940 par une tentative de percée à Hollywood où on le fait d'abord venir en 1948 pour jouer le rôle principal de Lettre d'une inconnue (qui ira finalement à Louis Jourdan). Seule son apparition dans Entrons dans la danse (1949) aux côtés de Fred Astaire et Ginger Rogers témoigne de son passage à la M.G.M. (son contrat ayant été entre-temps vendu par la Universal). Il ne tarde d'ailleurs pas à retourner en France où il se consacre davantage au théâtre avec succès. Il renoue avec le cinéma dès le début des années 1970. La diversité de ses apparitions au cinéma réside plus dans la variété des films que des personnages austères qu'il représente, du directeur de radio ridicule dans Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (1972), au pharmacien colérique du Père Noël est une ordure (1982, d'ailleurs la production ne pouvant lui payer son cachet habituel très élevé, il préféra jouer son rôle gratuitement plutôt que d'accepter le cachet dérisoire proposé[3]). Il s'illustre dans de nombreux autres films comiques, comme Le Gendarme et les Gendarmettes (1982), Papy fait de la résistance (1983) ou Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 (1998).

Jacques François fut également la voix française de Gregory Peck dans les films doublés où apparaît celui-ci et fut invité avec lui à ce titre sur le plateau d'Apostrophes.

Atteint de problèmes pulmonaires et respiratoires, conséquences de la canicule de 2003, il meurt quelques mois après, en novembre 2003.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jacques François a épousé la comédienne Madeleine Delavaivre avec laquelle il s'est lié lors d'une tournée mondiale de la pièce Le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux. Il y jouait le rôle d'Alceste et sa future épouse celui de Célimène[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Années 1940[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur
Comédien

Avec les Tournées Charles Baret : Le Canard à l'orange de William Douglas Home adaptée par Marc-Gilbert Sauvajon - début 1974 (au Théâtre de Laval le mercredi 27 février 1974) avec Madeleine Delavaivre, Chantal Touzet, Nadia Babkine. Mise en scène de Pierre Mondy. Administrateur de la tournée : André Pair.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Télé 7 jours n°1015, semaine du 10 novembre 1979, page 121, article de Lise Genet.
  2. Jacques Weygand, Mon père
  3. Souvenir du Maréchal Bassounov, documentaire présent sur l'édition DVD de Twist again à Moscou
  4. Télé 7 Jours n°360, semaine du 11 au 17 février 1967, pages 46 et 47, article de Stéphane Epin.

Liens externes[modifier | modifier le code]