Préservatif

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Préservatif masculin enroulé.

Le préservatif ou condom est un étui mince et souple, imperméable au sang ainsi qu'aux sécrétions vaginales et péniennes, fabriqué en latex ou en polyuréthane. Il en existe deux types : le préservatif masculin et le préservatif féminin, d'émergence plus récente. Le premier est aussi nommé plus familièrement capote, ou capote anglaise en français européen.

Le préservatif, correctement utilisé lors d'une relation sexuelle, est le seul contraceptif qui protège également des infections sexuellement transmissibles (IST).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Extrême Orient[modifier | modifier le code]

On trouve des protecteurs de pénis sur des peintures de l'Égypte antique, mais il semble s'agir d'étui pénien à visée décorative ou magique, plutôt que de préservatif au sens moderne[1].

À l'époque romaine, des vessies d'animaux sont utilisées comme moyen de protection du pénis au cours de rapports sexuels[1].

Les chinois fabriquaient des préservatifs avec du papier de soie huilé. Les japonais se servaient du Kabutogata, un étui pénien rigide fait d'écailles de tortue, qui servait à la fois de contraceptif, et éventuellement de prothèse pour les érections défaillantes[1]. Les japonaises pouvaient s'en servir comme godemichet, et se placer aussi des boules de cuivre à clochettes (boules de geisha) dans le vagin, pour un accompagnement musical[2].

Période pré-moderne[modifier | modifier le code]

Une page extraite de De Morbo Gallico (La maladie française, traité de Gabriel Fallope sur la syphilis. Publié en 1564, il décrit, peut-être pour la première fois, l'usage du préservatif.

Gabriel Fallope propose l'utilisation de ce que certains ont d'abord cru être un préservatif[3], « fourreau d'étoffe légère, fait sur mesure, pour protéger des maladies vénériennes », pour se protéger de la syphilis dans « De morbo gallico » publié après sa mort en 1564 après avoir testé son efficacité sur 1 100 hommes. Il écrivait en fait : « Demum cum coiverit ponat supra glandem et recurrat praeputium », indiquant qu'il s'agissait d'un remède posé après la relation[4].

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines exactes du préservatif ou condom restent inconnues. Le terme condum (condom) apparait au début du XVIIIe siècle dans des poèmes anglais[5]. En 1709, le journal anglais Tatler évoque le préservatif, appelé « condom », comme ayant été conçu par un « éminent » médecin anglais éponyme, mais le succès de son invention aurait fini « par rendre toute allusion à son nom contraire aux usages de la décence ».

Cette théorie, la plus fréquemment citée, attribue l'invention à un docteur Condom ou Conton, médecin du roi d'Angleterre Charles II alors ennuyé par le nombre de ses enfants illégitimes. Une autre version fait de Condom non pas un médecin, mais un colonel de la garde. En fait, les historiens n'ont pu retrouver aucune trace d'un personnage nommé Condom[6],[5].

Il existe d'autres théories marginales. Le terme condom serait l'accusatif du latin condus du verbe conderre cacher, protéger ; il existe en France, un village nommé Condom, mais plus personne ne croit à un lien quelconque ; il existe un terme persan Kendü désignant un long récipient fabriqué à partir de boyaux d'animaux utilisé pour garder le blé[7].

Dans la littérature médicale, le mot condom apparait dans un traité sur les maladies vénériennes de Daniel Turner (1667-1741)[5] en deux volumes, dont le premier est paru en 1717 à Londres sous le titre Siphylis [sic]. L'ouvrage (les deux volumes) a été traduit en français et publié à Paris en 1767 Dissertation sur les maladies vénériennes[8].

Le premier médecin français à mentionner le condom est Jean Astruc (1684-1766) dans son De morbis venereis (1734). Il semble avoir lu Turner car il utilise la même expression que lui « entrer en lice avec une pique bien cuirassée »[7].

Fabrication[modifier | modifier le code]

Casanova et sa « redingote anglaise ».

La fabrication des condoms au XVIIIe siècle, et jusqu'au milieu du XIXe siècle, se fait à partir de membranes animales, elle relève du domaine de la triperie. Le condom se prépare à partir de baudruche, ou de caecum de mouton, d'agneau ou autre animal (chèvre, veau...). L'utilisation de vessie de poisson n'est pas démontrée[5].

Il existait trois modèles de qualité différente (selon la matière première et le traitement) : commun, fin et superfin. Les superfins sont les plus élaborés : la matière première subit plusieurs lavages, elle est ensuite parfumée, puis séchée sur des moules en verre, ce qui leur donne « un beau glacé ». Leur fragilité nécessitait de les doubler, en les mettant l'un dans l'autre, de façon inséparable[9].

Des historiens mentionnent une guerre commerciale des prospectus, à Londres à la fin du XVIIIe siècle, entre deux fabricantes de condoms, Mme Philips et Mme Perkins, qui se vantent d'avoir des commandes dans toute l'Europe, et de fournir jusqu'aux ambassadeurs et capitaines de navire[9].

Ils sont appelés « Gant des dames », « Peau divine », « Chemisette » etc[7]. À Paris, dans les années 1820, on peut se procurer des condoms aux galeries marchandes du Palais Royal, chez les « marchands de taffetas ciré »[10].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Giacomo Casanova (1725-1798) lui donne le nom de « redingote anglaise » et fait un usage important de ce « petit sac de peau que les Anglais ont inventé pour éviter au beau sexe de s'inquiéter. » Il donne la préférence aux condoms les plus fins, mais en testant leur résistance en les gonflant d'air[7].

Français et Anglais se rejettent mutuellement l'origine du condom, les anglais l'appelant « french letter » ou « french baudruche ». Ce refus d'assumer l'invention dans les deux pays indiquerait que l'origine du condom se situe d'abord dans les milieux libertins ou de prostitution comme un moyen de protection masculine, et non pas comme un moyen contraceptif[11].

Les textes médicaux de l'époque signalent le peu d'efficacité (fragilité) et les inconvénients (sensations émoussées) du condom d'origine animale. Ce qui était déjà établi par Madame de Sévigné à propos du préservatif en baudruche « Bouclier contre le plaisir et toile d'araignée contre le danger »[5].

Daniel Turner signale en 1717 que beaucoup préfèrent risquer une chaude-pisse[5] ; Philippe Ricord (1800-1899) compare le condom à un simple parapluie que « l'orage peut briser ou enlever [...] et qui n'empêche pas d'avoir les pieds mouillés »[11].

De façon générale, les médecins de cette époque discutent du condom pour sa valeur de protection antivénérienne, et refusent le plus souvent de discuter de sa valeur contraceptive. Ce qui entretient dans l'esprit du public l'association condom/prostitution[11].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Les premiers préservatifs en caoutchouc (à partir du latex naturel) sont proposés à partir de 1855, pour être remplacés dans les années 1930 par des préservatifs en latex synthétique[12].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1839, l'américain Charles Goodyear découvre la vulcanisation du caoutchouc[13],[14], et l'anglais Thomas Hancock en dépose le brevet en 1843. Les premières fabrications de préservatifs en caoutchouc débutent en Angleterre, apparemment à l'initiative de la firme fondée par Charles Macintosh. Cette fabrication ne représente qu'une très faible part de l'industrie du caoutchouc, puisque en 1872, la fabrique de préservatifs n'occupe que quelques dizaines d'ouvriers travaillant l'hiver, le reste de l'année étant consacré à la production de ballons pour enfants[15].

Les deux tiers de la production anglaise (« capotes anglaises ») partaient à l'étranger, ceux de qualité supérieure vers l'Europe du nord et la Russie, et ceux de qualité inférieure vers la France et les pays méditerranéens. De qualité variable, épais et peu résistants[15], ils étaient aussi lavables et réutilisables.

Des condoms courts, ne recouvrant que le gland et le serrant à sa base, au niveau du sillon balano-préputial, sont présentés lors de l'exposition universelle de 1876. D'origine américaine, ils sont vendus en Angleterre sous le nom de « American tips »[15], et en France sous le nom de « Bout américain »[16].

En France, au tournant des XIXe et XXe siècles, les préservatifs sont vendus dans les bureaux de tabac et les lupanars, au prix de 50 centimes, ce qui est encore trop cher pour les pauvres. Des médecins de l'époque signalent qu'ils sont largement utilisés dans les milieux aisés (protection et contraception), mais peu connus des classes populaires qui pratiquent le plus souvent le coitus interruptus[10].

Des condoms « fantaisie » avec des noms de marque évocateurs se multiplient à Paris, tels que « L'explorateur », « Le rêveur », « Le délicieux », « Le porc-épic », « Le conquérant », « L'inusable », « Le cocorico », « La sainte-nitouche », et « Le bibi chatouilleur »[9],[10].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, le Corps Expéditionnaire Américain dénombra durant l'été 1918, près de 18 000 soldats manquants chaque jour, pour cause de maladies vénériennes[17]. De ce fait, durant la Seconde Guerre mondiale, le commandement abandonna la « prévention morale » basée sur l'abstinence, au profit de la distribution de préservatifs dans un but de prophylaxie. Près de cinquante millions de préservatifs par mois ont été distribuées (ou vendus à très bas prix) aux troupes américaines durant ce conflit. Mais les ventes chutèrent lorsque les femmes remplacèrent les hommes dans les magasins de l'armée, d'où l'apparition de distributeurs automatiques de préservatifs[18].

Cependant, après la fin de la guerre et l'arrivée des antibiotiques, le commandement américain revient à la prévention morale, largement admise dans la société américaine. Dans les années 1960, la NBC interdit aux premières séries médicales télévisées (comme Docteur Kildare) de parler de maladies vénériennes. Dans la même période, l'AMA se refuse à discuter du préservatif, par crainte de favoriser la licence sexuelle. En 1977, aux États-Unis, onze États interdisent toute publicité aux préservatifs[19].

En Allemagne, le préservatif était connu avant la Seconde Guerre mondiale sous le nom de « Fromm », du nom du fabricant qui en vendait cinquante millions d'unités par an. Avec l'arrivée des nazis, Fromm, de confession juive, dut abandonner son entreprise et se réfugia à Londres[20][source insuffisante]. La consommation continua cependant de croître, à plus de 70 millions d'unités par an en 1940[21].

En France, les lourdes pertes de la guerre de 14-18 favorisent l'adoption de la loi du , qui réprime non seulement l'avortement et la provocation à l'avortement, mais aussi la contraception et la propagande des moyens contraceptifs[22]. L'utilisation ouverte et répandue des préservatifs (communication au grand public) réapparait à la suite de l'épidémie du sida : la publicité des préservatifs est autorisée en par la ministre de la santé Michèle Barzach[23].

Efficacité[modifier | modifier le code]

Contrôle des naissances[modifier | modifier le code]

L'efficacité du préservatif en tant que contraceptif est bien connue. Son indice de Pearl (qui donne le nombre de grossesses parmi 100 femmes utilisant régulièrement ce procédé de contraception durant une année) va de 2 à 15 % pour le préservatif masculin et de 5 à 25 % pour le préservatif féminin.

Prévention des infections sexuellement transmissibles[modifier | modifier le code]

L'efficacité du préservatif dans la prévention des infections sexuellement transmissibles n'est connue qu'approximativement. Elle se mesure également en termes de réduction du risque sur une année pour un individu donné et varie, selon les études disponibles, entre 60 et 96 % environ (par exemple, une méta-étude de 1993 conclut à une réduction du risque de 69 %[24] ; une autre étude de 1994 donne 87 % moyenné (entre 60 % et 96 %)[25] même si ces études concluent au peu de fiabilité de leurs propres mesures). Elle est sensiblement moindre dans le cas de l'herpès génital[26].

Un rapport des National Institutes of Health (agences gouvernementales américaines), paru en 2000, relève une réduction de 85 % du risque de transmission du VIH en cas d'utilisation « correcte et systématique » de préservatifs en latex[27].

En , un rapport publié par l'OMS abonde dans ce sens[28] : « L’utilisation correcte et systématique du préservatif masculin réduit le risque de transmission sexuelle du VIH de 80-90 %. D’après les données disponibles, le préservatif féminin offrirait des niveaux semblables de protection. »

Lutte contre l'épidémie du SIDA[modifier | modifier le code]

Distributeur de préservatifs utilisé en Slovaquie

Dans les pays où la prévalence du SIDA est la plus importante, et notamment en Afrique sub-saharienne (qui compte 67 % des personnes infectées par le VIH et 75 % des décès dus au SIDA[29]), la question de l'efficacité des procédés de lutte contre l'infection se pose non seulement en termes d'efficacité de l'usage individuel, mais plus largement en termes de stratégie globale de réduction des risques.

Ainsi la stratégie CNN (en) (Condoms, needles, and negotiation, c'est-à-dire « préservatifs, seringues et négociations ») consiste à promouvoir avant tout des pratiques plus sûres parmi les groupes à risques : les prostitués et leurs clients, les consommateurs de drogues, et les femmes dans les milieux déshérités. La stratégie ABC (Abstinence, be faithful, use a condom, « Abstinence, fidélité, préservatif ») est basée sur l'idée d'une hiérarchisation des réponses, en promouvant un idéal d'abstinence et de fidélité et en proposant l'usage du préservatif[30] comme troisième recours. Cette stratégie est également associée à une forme d'empowerment, la diffusion du message étant confiée à des acteurs locaux. Parmi les scientifiques l'efficacité et la doctrine d'emploi de ces stratégies fait débat[31].

Causes d'échec[modifier | modifier le code]

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  • Avec la détumescence, le préservatif peut glisser du pénis après l'éjaculation ;
  • Rupture possible liée à une utilisation incorrecte ou à des déchirures lors de l'ouverture de l'enveloppe de conditionnement ;
  • utilisation de préservatifs ayant dépassé leur date de péremption : rompt ou glisse ;
  • utilisation de corps gras rendant le matériel poreux et augmentant le risque de rupture, car le latex est fragilisé ;
  • manque de lubrifiant sexuel, surtout dans les rapports anaux, mais également lors de rapports vaginaux ;
  • Les préservatifs de taille standard conviennent à la plupart des pénis avec des niveaux de confort ou de risques de glisser variables ;
  • trop large, un préservatif ne tient pas en place ;
  • l'épaisseur des préservatifs n'est pas associée à plus de risque de rupture, les fins étant aussi efficaces que les épais. Cependant il serait recommandé aux fabricants d'éviter les très fins ou très épais ;
  • des bulles d'air entre la verge et le préservatif mal déroulé provoquent des craquements ;
  • le non-respect de la poche de réserve peut aussi être à l'origine d'éclatements locaux et minuscules mais dangereux ;
  • l'utilisation de deux préservatifs en même temps souvent considéré comme augmentant le risque de rupture, n'a pas été identifié comme un sur-risque dans les études disponibles, voire l'inverse ;
  • Le sabotage est une cause d'échec. Un objectif serait une grossesse non désirée de la partenaire. Des prostituées au Nigeria ont décrit des clients sabotant les préservatifs imposés.

Les différents modes d'échec entraînent différents niveaux d'exposition au sperme. Les risques sont différents pour les rapports vaginaux ou anaux. Un certain nombre d'études donnent une idée de l'efficacité du préservatif quand il est correctement employé. Il convient alors de distinguer suivant l'effet principal mesuré : contraception ou protection contre les infections sexuellement transmissibles, et notamment le SIDA. Des études ont montré qu'une part non négligeable de l'inefficacité occasionnelle du préservatif provient souvent d'une mauvaise éducation quant à son usage.[réf. nécessaire][32] Le principal problème reste essentiellement celui d'une mauvaise pose du préservatif et d'une mauvaise connaissance du dispositif.

Préservatif masculin[modifier | modifier le code]

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le préservatif masculin est généralement en latex. Il se place sur le pénis en érection, avant une relation sexuelle mettant en contact le sexe masculin et une muqueuse ; il remplit deux fonctions :

  • contraceptive, pour éviter la procréation non désirée ;
  • prophylactique, pour éviter la propagation de maladies et d'infections sexuellement transmissibles (MST et IST).

Le préservatif masculin doit respecter des normes strictes[33]. Les différents contrôles peuvent concerner les dimensions, les volumes et pressions d'éclatement, la résistance à la traction avant et après vieillissement, l'absence de perforations, la stabilité des couleurs, la résistance au stockage, les emballages.

Cas d'utilisation :

Précautions d'utilisation :

  • un préservatif est périmé au bout de 5 ans ;
  • il ne s'utilise qu'une seule fois ;
  • il doit être conservé dans un endroit frais et sec ;
  • il ne faut jamais utiliser deux préservatifs l'un sur l'autre ;
  • il doit être enlevé de sa pochette avec les mains et non à l'aide de ciseaux ou d'ustensiles coupants sous peine de l'endommager ; il doit ensuite être manipulé avec attention en évitant le contact avec les ongles ;
  • en cas de rapports vaginaux et en cas de rapports anaux l'usage des gels lubrifiants, vendus entre autres en pharmacies et en grandes surfaces, est recommandé. Les corps gras (crèmes, huiles, vaseline par exemple) sont fortement déconseillés avec les préservatifs en latex car ils les rendent poreux, et donc moins résistants.
Pose d'un préservatif masculin - 1 : Préservatif - 2 : Pénis en érection - 3 : Placer le préservatif sur le gland du pénis, en faisant bien attention au sens de déroulage - 4 : Pincer et maintenir le réservoir pour enlever l'air - 5 à 8 : Dérouler le préservatif jusqu'à la base du pénis

Les différents préservatifs masculins[modifier | modifier le code]

Des préservatifs avec des caractéristiques différentes existent : la taille, la texture, les parfums, mais aussi le lubrifiant varient.

  • Les préservatifs standards sont ceux disponibles dans les distributeurs (en France, situés devant les pharmacies, dans les lycées et certaines universités).
  • Les préservatifs plus fins ont une épaisseur de 40 à 55 micromètres.[réf. nécessaire]
  • Le préservatif le plus fin vendu en Europe a une épaisseur de 15 micromètres.[réf. nécessaire]
  • Certains préservatifs sont mieux lubrifiés. Cela permet de contourner les problèmes de sècheresse vaginale. La lubrification est aussi le garant d'un confort plus important et réduit aussi le risque de rupture... attention toutefois à bien utiliser des gels lubrifiant compatibles avec les préservatifs en latex (sans corps gras).
  • Des préservatifs de grande et de petite taille existent.
  • Pour les personnes allergiques au latex, des préservatifs sans latex existent (ils sont alors constitués de polyuréthane par exemple). Attention, si certains modèles sont effectivement sans latex (cas du Durex avanti par exemple), d'autres ne sont que déprotéinéisés du latex... mais des traces peuvent demeurer présentes.
  • Des préservatifs avec des nervures existent.
  • Certains préservatifs sont colorés ou parfumés, par exemple : rose, orange, à la fraise, à la menthe, ou à la vanille. Il en existe même des phosphorescents.

Préservatif féminin[modifier | modifier le code]

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Préservatif féminin.

Le préservatif féminin est un modèle adapté à la morphologie de l'organe sexuel féminin. Ce dispositif est composé d’une fine gaine en polyuréthane (pour éviter les problèmes d'allergie du latex) munie d'un anneau souple à chaque extrémité. L’anneau du côté fermé se tord et se place dans le vagin alors que l’autre bout prend place à l’extérieur et recouvre les parties génitales.

Au même titre que le préservatif masculin, le préservatif féminin est à la fois contraceptif et protège des infections sexuellement transmissibles (IST). L'anneau interne peut être retiré pour plus de confort mais également pour les rapports anaux (cependant aucune étude scientifique à ce jour ne garantit que cette pratique est aussi fiable que lorsque l'anneau interne est présent). L'anneau sert alors de guide pour positionner le préservatif, ainsi que pour en favoriser le maintien lors des rapports sexuels. Une fois retiré, le préservatif féminin doit être jeté. Son utilisation doit impérativement être limitée à un seul partenaire, afin d'éviter les transmissions de virus entre deux partenaires masculins successifs.

Préservatif féminin.

En France, des efforts sont entrepris pour la promotion de ce préservatif car il est aujourd'hui le seul moyen de contraception et de protection contre le VIH et les IST entièrement contrôlé par les femmes[réf. nécessaire]. En effet, le préservatif féminin ne requiert pas l'approbation du partenaire masculin car il peut être mis en place facilement quelques heures avant un rapport sexuel ; bien que celui-ci se voie un peu de l'extérieur (sur les lèvres vaginales), et qu'il puisse être préférable d'avertir son partenaire de l'utilisation d'un préservatif féminin. Les deux principaux obstacles à sa diffusion sont son aspect (rebutant au premier abord, il souffre en fait du même obstacle fait au préservatif masculin dans les années 1990) et son coût, qui a cependant diminué de moitié en 2007 (en 2008, de l'ordre de 1  l'unité) grâce à une nouvelle formule en nitrile synthétique moins cher à produire que le polyuréthane.

Avantages habituellement cités pour ce préservatif :

  • il est très solide, moins de risque de déchirure qu'avec les préservatifs en latex. Sa solidité a porté certains couples homosexuels à l'utiliser pour les rapports anaux, bien que cet usage ne soit pas recommandé par le fabricant.
  • il est doux et agréable.
  • il peut être utilisé avec un lubrifiant à base d'eau.
  • il peut être posé longtemps avant le rapport, ce qui n'interrompt pas les préliminaires.
  • après éjaculation, il n’impose pas le retrait immédiat.
  • il ne serre pas le sexe masculin, permettant de meilleures sensations au niveau du pénis (inconvénient souvent cité au sujet du préservatif masculin).
  • il ne provoque pas d’allergie, car il n’est pas en latex mais en polyuréthane pour sa première version ou en nitrile synthétique pour la seconde pour réduire le coût de production.
  • les préservatifs sans latex sont plus perméables aux échanges de chaleur et de mouvements.
  • le gel lavant intime pour femmes est compatible avec ce produit, sans l'altérer.

Quelques réserves sont cependant émises par les utilisateurs :

  • le coût, plus important que le préservatif masculin ;
  • l'apparence, qui n'est pas entrée dans les mœurs ;
  • la mise en place, peu connue, elle mérite un entrainement préalable ou une grande complicité dans le couple lors des premiers essais ;
  • cunnilingus et masturbation, l'anneau extérieur n'empêche pas la stimulation orale ou manuelle du clitoris, mais la rend moins aisée. Il en va de même pour la masturbation vaginale ;
  • les nuisances sonores. Étant moins ajusté que le préservatif masculin, le préservatif féminin peut provoquer des bruits de succion lors de la pénétration ;
  • l'anneau interne, qui ne doit normalement pas être ressenti par le partenaire masculin, peut l'être dans certaines positions ;
  • il existe malgré tout des risques de perforation avec les ongles ou bijoux ;
  • la texture du lubrifiant d'origine est considérée comme trop visqueux par certaines utilisatrices.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Processus[modifier | modifier le code]

Le processus de fabrication type d'un préservatif en latex est le suivant[34] :

Composition du bain de latex[modifier | modifier le code]

Le latex brut, qui se présente sous une forme liquide proche du lait, est testé, homogénéisé et stabilisé par l'adjonction de stabilisateurs et conservateurs. Il est solidifié par l'ajout d'agents vulcanisants ou par chauffage (prévulcanisation).

Trempage dans le bain de latex[modifier | modifier le code]

Cette étape est réalisée par moulage par trempage. Des moules de porcelaine ou de verre de forme phallique sont immergés brièvement dans une cuve de latex. Un film en latex sous forme gélifiée se dépose ainsi sur le moule. Le revêtement en latex est séché à l’air avant d'être trempé une seconde fois. Après le second bain, l'extrémité ouverte du préservatif venant d’être moulée est enroulée pour former une ceinture ou un petit bourrelet.

Vulcanisation[modifier | modifier le code]

Alors qu’ils sont toujours sur les moules, les préservatifs passent dans un four de cuisson chauffés à une température s’élevant entre 50 et 120 degrés Celsius pour vulcaniser le latex. Cette opération établit les propriétés finales d'élasticité et résistance.

Lavage et rinçage[modifier | modifier le code]

Le film latex est démoulé et subit un certain nombre de lavages et de rinçages afin d’éliminer un maximum d’allergènes chimiques et protéiques afin d’obtenir des produits à faible allergénicité.

Séchage et conditionnement[modifier | modifier le code]

Les préservatifs sont séchés, roulés et poudrés ou enduits d’un lubrifiant. Ils sont conditionnés à l’unité sous sachet soudé, par fermeture thermique, puis emballés par boîte ou sachet individuel.

Contrôles[modifier | modifier le code]

Les préservatifs subissent des tests individuels ou par échantillonnage tout au long de la chaîne de fabrication (voir normes[33]). Entre autres, on peut citer les contrôles de taille et épaisseur, les tests de gonflage, de fuite ou de vieillissement artificiel.

Prise en compte des allergies au latex[modifier | modifier le code]

La majorité des préservatifs masculins étant constitué de latex, ils peuvent déclencher des réactions allergiques (démangeaisons, rougeurs, brûlures). Il existe des produits alternatifs[35] (préservatifs masculins et féminins) sans latex permettant à tous de se protéger. Cependant, le coût de tels produits est un peu plus élevé.

Industrie du préservatif en France[modifier | modifier le code]

Après une hausse importante au début des années 1990, les ventes de préservatifs ont ensuite lentement baissé avant de connaître un rebond à partir de 2003. En France, le chiffre d'affaires du secteur est de 47 millions d'euros soit plus de 55 millions de préservatifs vendus en 2005 avec une forte saisonnalité, plus de 40 % des ventes se situant pendant la période estivale.

Les quatre leaders avec plus de 98 % du marché français sont les sociétés anglaise Durex (également leader mondial) 35 % des ventes, française Manix 24,5 %, allemande Hansaplast avec 21 % et française Laboratoires Juva (marque Intimy) avec 20 %. Depuis 2005 environ, le marketing des fabricants cherche à gommer l'aspect médical et prévention pour mettre en avant l'aspect sensation avec le lancement de nouveaux produits censés apporter plus de plaisir et de sensations aux utilisateurs, générant une valeur ajoutée au produit permettant d'augmenter leurs tarifs.

Quant aux préservatifs féminins (Fémidoms), les seules marques commercialisées actuellement sont celles qui sont fabriquées par Female Health Company par le biais de sa filiale Chartex International de Chicago, USA (Femidom, Feminon, Condom Féminin, Femi, Reality). Le laboratoire Terpan est fournisseur de produits d'hygiène et de prévention dont les préservatifs masculins, féminins (distributeur en France du Fémidom).

La polémique s'est amplifiée en 2006 sur le prix des préservatifs, jugé trop élevé au vu de son coût de fabrication (entre 5 et 10 centimes d'euros). Le ministère de la Santé, alarmé par la recrudescence d'IST auprès des jeunes ou des personnes défavorisées, a tenté en 2006 une médiation auprès des fabricants pour obtenir de ces derniers la commercialisation d'un préservatif à bas prix. Les Laboratoires Demapharm ont tout d'abord répondu à ce souhait en mettant au point un distributeur automatique de préservatifs de marque française "Star", distribuant une pochette unitaire de préservatif à forme anatomique à 20 centimes d'euros. Cette société propose aux établissements scolaires cet appareil depuis . Début , plusieurs dizaines d’établissements scolaires en avaient installé. À la fin de 2006, à l'occasion de la journée mondiale contre le SIDA, le ministère de la santé fait la promotion du préservatif masculin à 20 centimes d'euros en lançant finalement la généralisation de sa vente, distribué dès lors dans de nombreux points de presse, bureaux de tabac, et pharmacies[36]. La présence des préservatifs dans les lycées est ensuite promue par la circulaire n°2006-204 du , afin de renforcer l'accessibilité des lycéens aux moyens de protection par l'installation de distributeurs automatiques de préservatifs à l’intérieur de l’établissement.

Positions et attitudes des religions[modifier | modifier le code]

Église catholique romaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le rapport au préservatif au sein de l'Église catholique romaine est assez contrasté. Historiquement, l'Église est appelée à prendre position non pas sur le préservatif, mais sur le contrôle des naissances et les moyens anticonceptionnels (dont le préservatif). En son sein existent deux courants contradictoires, l'un qui fait de la sexualité un moyen de reproduction selon le commandement biblique « croître et multiplier » ; l'autre qui prend en compte la réalité des familles pauvres et de leur trop grand nombre d'enfants[37].

Depuis la contre réforme et au cours du XVIIIe siècle, l'Église légitime le contrôle des naissances par le mariage tardif et l'abstinence dans le mariage, comme moyens d'éviter la misère, rejoignant ainsi le malthusianisme. Cependant, au début du XIXe siècle, l'Église catholique ne se détermine pas par rapport au malthusianisme des pays anglo-saxons, mais à une demande de clarification du clergé français soucieux de retrouver son influence après la Révolution. Par exemple, les congrégations religieuses, très majoritairement féminines, demandent à savoir si la femme peut être tenue pour responsable des actes de son mari, comme le coitus interruptus ou l'utilisation d'un condom[37].

Les réponses du Vatican sont vagues et lentes à venir. En 1822, la Pénitencerie apostolique indique que l'acceptation passive des méthodes du mari n'est pas nécessairement un péché si un autre mal plus grand peut être évité. En 1853, la Sacrée Congrégation du Saint Office précise que l'acceptation passive par la femme de l'utilisation d'un condom par le mari est un péché[38].

L'Église refuse de se prononcer sur la question des autres moyens contraceptifs, comme le coitus interruptus (qui fait partie du péché d'Onan, avec l'onanisme au sens moderne), pour tenir compte de la réalité de ses paroissiens. En bref, la vue de l'Église est que « la contraception pourrait être pratiquée, mais dans l'ignorance de sa malice », en clair : mieux vaut laisser les couples mariés pécher par ignorance, que de les voir pécher en toute connaissance de cause[38].

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1968, l'usage du préservatif, comme moyen artificiel de contraception, est refusé par la hiérarchie de l'Église catholique. L'encyclique Humanae Vitae rédigée par Paul VI et datant de cette même année, précise dans son article 14 : « Moyens illicites de régulation des naissances : En conformité avec ces points fondamentaux de la conception humaine et chrétienne du mariage, nous devons encore une fois déclarer qu'est absolument à exclure, […] toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation[39]. »

Après l'élection de Jean-Paul II le , il a été jugé que l'encyclique Humanae Vitae avait une vision trop étroite de la sexualité[40]. L'approche du pape était donc d'expliquer et d'enrichir la position de l'Église dans le domaine de la sexualité, y compris en matière de contraception[41].

Le nouveau pape revoit la question du préservatif à travers la théologie du corps ; l'Église donne un objectif : la pleine communion spirituelle et corporelle entre deux personnes, mais si cet objectif est impossible à atteindre (famille déjà trop nombreuse, risque de maladie sexuellement transmissible…), alors la question de la contraception peut se poser[42]. C'est ce qui justifie les divergences de point de vue dans l'Église : elle n'impose rien dans ce domaine, elle propose un chemin à suivre. Ainsi certains évêques considèrent l'usage du préservatif comme un moindre mal (c'est-à-dire pas tout à fait un bien)[43], d'autres vont jusqu'à déclarer que le préservatif contribue à la propagation du sida, arguant les avantages économiques de l'industrie du préservatif, multimillionnaire et le « fatalisme » des populations[44] ; la propagation de préservatifs pousserait une population à avoir des relations sexuelles plus fréquentes, avec davantage de partenaires différents et de plus en plus jeune. Autant de conditions qui rendraient possible la propagation du virus du SIDA.

En , Benoît XVI a demandé un rapport au cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la santé, sur la licéité de l'utilisation du préservatif dans le combat contre la propagation des infections sexuellement transmissibles. En 2009, les résultats de ce rapport n'ont pas encore été publiés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Albert Netter 1985, p. 321.
  2. Albert Netter 1985, p. 335.
  3. (en)« Searching for Dr Condom » BMJ 2008;337:a1166
  4. Gabriel Fallope (1523-1562) sur medarus.org
  5. a b c d e et f Albert Netter 1985, p. 323-324.
  6. (en)« Searching for Dr Condom » BMJ 2008;337:a1166
  7. a b c et d Albert Netter 1985, p. 327-328.
  8. « Daniel Turner, dans le dictionnaire d'Eloy », sur www.biusante.parisdescartes.fr (consulté le 15 juin 2019)
  9. a b et c Albert Netter 1885, p. 332-334.
  10. a b et c (en) Angus McLaren, Sexuality and social order, Women and Workers in France 1770-1920., Holmes & Meier Publishers, (ISBN 0-8419-0744-7), p. 22-23.
  11. a b et c (en) Angus McLaren, Sexuality and social order, Women and Workers in France 1770-1920., Holmes & Meier Publishers, (ISBN 0-8419-0744-7), p. 22-23.
  12. Jean-Jacques Amy et Michel Thiery, « The condom: A turbulent history », The European Journal of Contraception & Reproductive Health Care: The Official Journal of the European Society of Contraception, vol. 20, no 5,‎ , p. 387–402 (ISSN 1473-0782, PMID 26065675, DOI 10.3109/13625187.2015.1050716, lire en ligne, consulté le 16 juin 2019)
  13. « The Charles Goodyear Story », sur www.goodyear.com
  14. (en) « Charles Goodyear | American inventor », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 8 juin 2019)
  15. a b et c Albert Netter 1985, p. 334-335.
  16. « Bouts américainss, catalogue de la Maison Baldor, Paris, 1900. », sur www.biusante.parisdescartes.fr (consulté le 16 juin 2019)
  17. (en) Allan M. Brandt, No Magic Bullet, a social history of venereal disease in the United States since 1880, Oxford University Press, (ISBN 0-19-503469-4), p. 116.
  18. Allan M. Brandt 1987, op. cit., p. 164.
  19. Allan M. Brandt 1987, op. cit., p. 176-177.
  20. The New York Times du 30 avril 2010, Le préservatif, objet de musée
  21. Alexis Bétemps, « Le sexe sous le nazisme : une libération avant l’heure ? », sur PHILITT (consulté le 27 juin 2016)
  22. Angus McLaren 1983, op. cit., p. 1.
  23. Act-Up Paris, Le sida, Dagorno, coll. « Combien de divisions ? », (ISBN 2-910019-06-3), p. 368-369.
  24. (en) Weller SC. « A meta-analysis of condom effectiveness in reducing sexually transmitted HIV » Soc Sci Med. 1993;36(12):1635-44. PMID 8327927
  25. (en) Davis KR, Weller SC. « The effectiveness of condoms in reducing heterosexual transmission of HIV » Fam Plann Perspect. 1999;31(6):272-9. PMID 10614517
  26. (en)Martin ET, Krantz E, GottliebSL et al. « A pooled analysis of the effect of condoms in preventing HSV-2 acquisition » Arch Intern Med. 2009;169:1233-1240 PMID 19597073
  27. (en) National Institute of Allergy and Infectious Diseases; National Institutes of Health, Department of Health and Human Services Workshop Summary: Scientific Evidence on Condom Effectiveness for Sexually Transmitted Disease (STD) Prevention
  28. Organisation mondiale de la Santé, département VIH/Sida Interventions prioritaires - prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé p. 27 du pdf
  29. Chiffres de l'ONUSIDA, voir le chapitre 2 du rapport sur l'épidémie mondiale de SIDA 2008.
  30. (en) Richard A Crosby, « State of condom use in HIV prevention science and practice », Curr HIV/AIDS Rep, vol. 10, no 1,‎ , p. 59-64. (PMID 23224425, DOI 10.1007/s11904-012-0143-7, résumé) modifier
  31. Actions traitements, CNN contre ABC.
  32. (en) « Consistent condom use in anal sex stops 70% of HIV infections, study finds » [« L'utilisation constante du préservatif en pratique anale diminue de 70 % le risque de contamination par le VIH, selon une étude »], sur aidsmap.com, (consulté le 5 octobre 2017)
  33. a et b La norme qui s'applique en France est la norme ISO 4074:2002. Le fabricant est seul responsable de garantir le respect de l'EuroNorm pour les préservatifs. La norme NF EN 600, plus stricte, impose des contrôles sur chaque lot effectués par un laboratoire indépendant mandaté par l’AFNOR. Elle est cependant facultative. En Suisse, l'Association pour le label de qualité des préservatifs a mis en place le label « OK » qui garantit également des tests indépendants avant la mise sur le marché
  34. sources: preservatif-masculin.com, durex.com et manix.net
  35. Allergies aux préservatifs et solutions
  36. « En France, le préservatif à 20 centimes d'euro généralisé » sur www.sidanet.info
  37. a et b Angus McLaren 1983, op. cit., p. 31-33.
  38. a et b Angus McLaren, op. cit., p.34-35.
  39. Humanæ vitæ
  40. […] il est certain que Karol Wojtyla resta profondément marqué par l'échec d'Humanae Vitae et déçu de n'avoir pu faire valoir davantage les travaux […] auxquels il avait personnellement participé. Il est permis de penser qu'il réfléchissait à la manière de projeter sur l'amour humain et l'éthique sexuelle une lumière nouvelle. Yves Semen, La sexualité selon Jean-Paul II, p. 59
  41. La « théologie du corps » de Jean-Paul II, une « bombe à retardement »
  42. L’Église et le Pape sont t-ils contre le préservatif ?
  43. En 1996, la Conférence des évêques de France déclare le préservatif était un moyen nécessaire, quoique insuffisant pour lutter contre l'épidémie. Le cardinal Georges Cottier, théologien personnel de Jean Paul II, déclare en 2005 que l'usage du préservatif pouvait être légitime dans certaines limites strictes. Le cardinal Godfried Danneels, s'est aussi prononcé en 2006 en faveur du préservatif « dans le cas où la vie d'un des partenaires serait en danger. » Tout cela parmi d'autres in Golias, 16/12/2006
  44. Hugh Slattery, évêque sud africain de Tzaneen : « […] plus de préservatifs signifient plus de cas de SIDA et plus de morts » in Zenit, 13/01/2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Béatrice Fontanel, Didier Wolfromm, Petite histoire du préservatif, Stock, 2009 (ISBN 978-2-234-06182-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]