Jérôme Seydoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Seydoux.
Jérôme Seydoux
Nom de naissance Jérôme Seydoux Fornier de Clausonne
Naissance (82 ans)
Paris 16e (France)
Nationalité française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Diplôme
Profession
homme d'affaires
Activité principale
coprésident de Pathé
Ascendants
Conjoint
Sophie Desserteaux
Descendants
Famille

Jérôme Seydoux, né le à Paris 16e, est un homme d'affaires français. Il est le frère de Nicolas et Michel Seydoux, le grand-père de Léa Seydoux, le père d'Henri Seydoux et le beau-père de Farida Khelfa. Sa fortune est estimée à 1,2 milliard d'euros, soit la 39e de France[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du géophysicien René Seydoux Fornier de Clausonne et de Geneviève Schlumberger, fille de Marcel Schlumberger et descendante de François Guizot, Jérôme Seydoux est un des héritiers de la dynastie industrielle et banquière protestante Schlumberger[3],[4]. Il est diplômé de l'École nationale supérieure d'électronique, d'électrotechnique et d'hydraulique de Toulouse (ENSEEIHT).

Il commence sa carrière en 1962 en tant qu'analyste financier chez Istel Lepercq and Co à New York. Il est un des fondateurs de la SFAF - Société française des analystes financiers, dont il est le président entre 1961 et 1965. Il est ensuite associé commanditaire en 1964, puis en nom collectif et gérant en 1966, membre du directoire entre 1969 et 1970, de la Banque de Neuflize, Schlumberger, Mallet. Administrateur de Schlumberger Ltd à partir de 1969, il prend le relais de son père René après sa mort (1973). Durant dix-huit semaines seulement Jérôme Seydoux sera directeur général de Schlumberger[5] puis il finit par se faire licencier.

En 1976, Jérôme Seydoux, avec le soutien de sa mère Geneviève, reprend le groupe textile Pricel puis, en 1980, le conglomérat Chargeurs ; il succède à Francis Fabre à la tête d'UTA de janvier 1981 à janvier 1990, date à laquelle la compagnie est reprise par Air France . Entre temps, en 1973, il répond à la demande de Philippe Viannay de ne pas diviser les parts familiales dans le capital du Nouvel Observateur puis, en 1977, accepte de participer au capital du Matin de Paris au même niveau que Claude Perdriel. En 1986, aux côtés de Silvio Berlusconi il préside le conseil d'administration de La Cinq, sa première expérience dans le monde de la télévision. Cet engagement dans les médias se confirme par son entrée dans le capital de Libération en mai 1993, puis par la prise de contrôle du titre par sa société Chargeurs, en janvier 1996. Entre 1998 et 1999, il est président du conseil d'administration de British Sky Broadcasting, puis de la chaîne Comédie ! en 2002 et président de l'Association pour la télévision numérique en 2001.

En 1990, il rachète à Giancarlo Parretti la société de cinéma Pathé pour 1 milliard de francs dont il devient le PDG jusqu'en 2000, puis président du conseil de surveillance entre 2000 et 2002. Depuis cette dernière date, il est coprésident de Pathé. L'année 2001 voit le rapprochement des activités d'exploitation de salles de cinéma au sein du groupe Europalaces.

Jérôme Seydoux occupe également une place au conseil d'administration de l'Olympique lyonnais et à celui d'Accor. Jusqu'en 2005, il était aussi présent au conseil d'administration de Danone, ainsi que membre et vice-président du conseil de surveillance de la Compagnie du Mont-Blanc.

Après avoir été exclu du film Rien à déclarer, le producteur Thomas Langmann attaque Jérôme Seydoux en justice pour ne pas avoir respecté le contrat de préférence signé entre le réalisateur Dany Boon et son père, Claude Berri. Jérôme Seydoux est condamné à lui verser 2 millions d'euros[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a épousé en 1988 Sophie Desserteaux, veuve de Christophe Riboud, fils de Jean Riboud[3].

Décoration[modifier | modifier le code]

En 2009, Jérôme Seydoux a été nommé officier de la Légion d'honneur[7].

Acteur[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Who's Who in France[9]

Publication[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yoana Pavlova, « Gaumont et Pathé » in Jean-Michel Frodon, Dina Iordanova (dir.), Cinémas de Paris, 165-170, CNRS Éditions, Paris, 2017.[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?cible=556
  2. http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?limit=50&t=&s=ASC&search=&cible=&s=ASC
  3. a et b Raphaëlle Bacqué, « Le clan des Seydoux », Culture, sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 25 janvier 2014)
  4. « Les Schlumberger-Seydoux », Les Échos, Groupe Les Échos, no 18223,‎ , p. 47 (ISSN 0153-4831, lire en ligne)
  5. Les Échos, n°18380, 9 avril 2001, p. 67.
  6. Sophie des Déserts, « Thomas Langmann - L'affranchi », in Obsession n°10, supplément du Nouvel Observateur, mai 2013, pages 64-71.
  7. Journal officiel du 1er janvier 2009
  8. « Jérôme Seydoux », sur IMDb (consulté le 9 avril 2017)
  9. Notice biographique sur Who's Who in France.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]