Radio télévision suisse

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Radio télévision suisse
logo de Radio télévision suisse
illustration de Radio télévision suisse
Siège de la RTS à Genève.

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 1922 : création de la RSR

1954 : création de la TSR
1956 : création de la 2e station de radio de la RSR
1965 : introduction de la publicité[1] 1968 : introduction de la couleur
1982 : création de la 3e station de radio nommée Couleur 3
1984 : La 1re station de radio est renommée La Première
1984 : création de TV5
1986 : La 2e station de radio est renommée Espace 2
1993 : création de Suisse 4
1994 : Création de la 4e station de radio Option Musique
1997 : Suisse 4 est remplacée par TSR2
2000 : débuts de la radio numérique
2001 : création de tsr.ch
 : Diffusion télévisée 100 % numérique 2007 : Lancement du format 16:9
2007 : création de HD suisse
2010 : fusion avec RSR pour créer RTS
2012 : TSR1 et TSR2 deviennent RTS Un et RTS Deux
2022 : 100 ans de la radio

Personnages clés Pascal Crittin
Forme juridique Unité d’entreprise publique
Siège social RTS Télévision
Quai Ernest-Ansermet
Case postale 234
CH–1211 Genève

RTS Radio
Avenue du Temple 40
Case postale 78
CH–1010 Lausanne

Actionnaires Société suisse de radiodiffusion et télévisionVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Audiovisuel
Produits Chaînes de radio et télévision, production audiovisuelle
Société mère Société suisse de radiodiffusion et télévisionVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales RTS Radio : La Première, Espace 2, Couleur 3 et Option Musique
RTS Télévision : RTS Un et RTS Deux
RTS Digital : Tataki
Effectif 1 597
Site web www.rts.ch
Société précédente Radio suisse romandeVoir et modifier les données sur Wikidata

La Radio télévision suisse (RTS) est une entreprise audiovisuelle de service public, appartenant au groupe média Société Suisse de radiodiffusion et télévision (SSR), qui propose des programmes sur quatre chaînes de radio, deux chaînes de télévision et de nombreuses plateformes numériques.

La RTS a été fondée en 2010 à la suite de la fusion de la Télévision suisse romande et de la Radio suisse romande.

Cette nouvelle unité (institution publique) a été lancée le et est dirigée, depuis le par Pascal Crittin. L'ancien directeur de la RTS, Gilles Marchand a été nommé le , directeur de la SRG SSR.

Elle produit, acquiert et diffuse des programmes d’information, de sport, de culture, de musique et de divertissement, à destination de tous les publics en Suisse romande.

Les studios sont basés à Genève et à Lausanne. La RTS dispose également d’un bureau dans chaque canton romand ainsi que de correspondants à Berne, Zurich, Lugano et dans les principales capitales internationales.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Radio Suisse Romande, de 1922 à 2010[modifier | modifier le code]

  • 1922 : inauguration de la station de TSF du Champ-de-l'Air à Lausanne : le banquet inaugural donne lieu à la première véritable émission[2].
  • 1923 : Aéroport international de Genève, un émetteur est mis en service, et permet de faire de premiers essais d'émissions publiques.
  • 1925 : première émission à Genève à partir du studio de l'Hôtel Métropole.
  • 1928 : première retransmission d'une messe catholique-romaine.
  • 1931 : inauguration de l'Emetteur national suisse de Sottens.
  • 1931 : l’Agence télégraphique suisse (ATS) devient le fournisseur exclusif des nouvelles diffusées par la radio suisse.
  • 1935 : inauguration de la Maison de la Radio à La Sallaz, au nord de Lausanne.
  • 1935 : Angèle Golay lance « Le Disque préféré de l’auditeur ».
  • 1936 : « Micro-Magazine », proposé par Radio-Genève, est la première émission d’actualité.
  • 1939 : création de la troupe du Radio-Théâtre.
  • 1940 : inauguration de la Maison de la Radio au boulevard Carl-Vogt à Genève[3].
  • 1941 : apparition, dans la grille des programmes, du « Quart d’heure vaudois », de Samuel Chevallier.
  • 1941 : chronique de René Payot sur Radio-Sottens suivi par des milliers de Français et Belges occupés.
  • 1943 : Radio-Lausanne présente « Le Miroir du temps », de Benjamin Romieux.
  • 1946 : Radio-Lausanne lance la Chaîne du bonheur, émission d’entraide, créée par Roger Nordmann et Jack Rollan.
  • 1946 : première d'« Énigmes et aventures », une série policière de Marcel de Carlini et Georges Hoffmann proposée par Radio-Genève (par la suite, Isabelle Villars, Jacques Bron, Andrée Béart-Arosa, Catherine Hardy et bien d'autres écriront également des épisodes des aventures du détective Roland Durtal (René Habib), de son factotum Picoche (Sacha Solnia), et du commissaire Gallois (André Davier)).
  • 1951 : « Le Maillot jaune de la chanson », un concours de variétés, apparaît à l’antenne.
  • 1955 : création de « Discanalyse » par Benjamin Romieux.
  • 1956 : naissance du second programme de la Radio suisse romande, en ondes ultra-courtes : Espace 2.
  • 1956 : création d'émissions chorales, telle que l'Art Choral, animée par André Charlet.
  • 1979 : début des émissions en stéréophonie.
  • 1982 : un troisième programme est lancé par la Radio suisse romande pour son public jeune : Couleur 3.
  • 1994 : la Radio suisse romande lance un quatrième programme, sur ondes moyennes : Option Musique.
  • 1994 : création des Émissions religieuses de la RSR, en partenariat avec le Centre catholique de radio et télévision et l'Office protestant des médias.
  • 19 mars 2009 : la SSR annonce que la Radio suisse romande et la Télévision suisse romande fusionneront pour ne former plus qu'une seule unité d'entreprise, appelée Radio télévision suisse dès 2010. Les archives audio de la RSR sont alors inscrites comme bien culturel suisse d'importance nationale.
  • 1er janvier 2010 : la RSR fusionne avec la TSR afin de créer la Radio télévision suisse (RTS).
  • 29 février 2012 : la RSR est renommée RTS.

La Télévision Suisse Romande, de 1954 à 2010[modifier | modifier le code]

  • 1949 à 1951 : premières démonstration de télévision avec la RTF à Genève en 1949 et Philips à Lausanne en 1951.
  • Juin 1952 : formation d'une équipe expérimentale de télévision à Genève, issue de Radio Genève, à Genthod puis à la Villa Mon-Repos au parc de la Perle du Lac.
  • 28 janvier 1954 : première émission de la Télévision genevoise expérimentale.
  • 3 mars 1954 : début des émissions régulières cinq fois par semaine.
  • 1er novembre 1954 : première émission de la Télévision suisse romande, qui remplace la Télévision genevoise,.
  • 1965 : Introduction de la publicité le 1er février. Le 24 avril 1964, le Conseil Fédéral autorise la diffusion de publicités malgré l'opposition de la Gauche. Des restrictions sont néanmoins introduites : pas de publicité pour l'alcool, le tabac et les médicaments. La télévision ne pouvait diffuser que 12 minutes de publicité par jour, du lundi au samedi. Les spots se succédaient à partir de 19h, en 3 blocs de 4 minutes chacun. À cette époque la Suisse comptait environ 500 000 postes de télévision et le premier spot publicitaire ventait les mérites d'une voiture, l'Opel Kadett. Au cours des années, la durée des publicités a augmenté pour atteindre 20 minutes par jour en 1985 et 12 minutes par heure en 1992.
  • 1965 : fin des relâches du mardi
  • 1968 : introduction de la couleur.
  • 1972 : installation dans la nouvelle tour à Genève, oeuvre de l'architecte Arthur Bugnat, où sont également conservées les archives de la TSR[4].
  • 1982 : déplacement du Téléjournal à Genève.
  • 1984 : création de la chaîne francophone TV5.
  • 1987 : les émissions commencent à midi.
  • 1993 : création de Suisse 4.
  • 1994 : pour les 40 ans de la TSR, la façade de la tour a été garnie d'une fresque, qui entra dans le Guinness des records.
  • 1996 : pour les JO d'Atlanta, la TSR entre également dans le Guinness des records pour l'émission la plus longue, de la durée des JO.
  • 1997 : changement de Suisse 4 en TSR2.
  • 2001 : introduction du traitement numérique des images.
  • 2001 : création de tsr.ch et début de la visualisation d'émission sur Internet.
  • 2005 : introduction de la télévision numérique terrestre.
  • 2005 : création du site des archives de la TSR [archive].
  • 2006 : nouvelle identité visuelle : un grand S bleu/orange/rouge pour tsr info remplace les anciens dés.
  • 25 juin 2007 : arrêt de la diffusion analogique hertzienne en Suisse romande (excepté le Valais) au profit de la diffusion numérique.
  • 3 décembre 2007 : lancement de la chaîne en haute définition HD suisse.
  • 28 février 2008 : la diffusion numérique est également mis en place dans le Chablais vaudois et en Valais.
  • 19 mars 2009 : la SRG SSR idée suisse annonce que la Télévision suisse romande et la Radio suisse romande fusionneront.
  • 1er janvier 2010 : la TSR fusionne avec la RSR afin de créer la Radio télévision suisse (RTS)

La Radio Télévision Suisse (RTS), dès 2010[modifier | modifier le code]

Les chaînes de télévision diffusent leurs programmes en haute définition (720p) depuis le , à l'exception de celles qui ont adopté la technologie de la TNT. En effet, plus de 80 % des téléspectateurs reçoivent ces chaînes via le câble ou le satellite, et l'investissement pour la diffusion TNT en haute définition aurait été trop élevé.

Parallèlement à la haute définition, la diffusion sur le câble et le satellite en définition standard se poursuivra jusqu'en 2015 au moins (simulcast), afin de laisser le temps aux téléspectateurs de s'équiper en conséquence.

Depuis le [5], les chaînes de télévision RTS se nomment RTS Un et RTS Deux en lieu et place de TSR 1 et TSR 2. En 2019, elles sont à nouveau renommées RTS 1 et RTS 2 à l'instar des leurs homologues des autres unités d'entreprises de la SSR.

En , La RTS crée son premier média numérique Tataki. Avec une présence exclusive sur le numérique, via les réseaux sociaux tel que YouTube, Instagram et Facebook, ainsi que sur PlayRTS, Tataki crée et partage au quotidien des vidéos et des illustrations sur trois axes thématiques principaux: le divertissement, la culture urbaine et les enjeux de société. Dès 2020, Tataki est également présent sur TikTok.

En 2018, l'initiative populaire "Oui à la suppression des redevances radio et télévision (dite "No Billag") est rejetée par le peuple Suisse à 71,6%. Ce résultat assure à la RTS 75% de son financement via la perception d'une redevance par ménage suisse.

En février 2021, la RTS adopte l'écriture inclusive, ce qui en fait l'un des premiers médias en Suisse romande[6].

En 2022 le Passage de la Radio, siège de la Tour de la télévision à Genève, est renommé Passage Marie-Claude Leburgue[7]

100 ans de radio en 2022[modifier | modifier le code]

En 2022, la RTS célèbre les 100 ans de la radio. En effet, en 1922, la radio a émis pour la première fois en Suisse depuis Lausanne. Depuis lors, la radio n'a jamais cessé d'émettre.

Activités[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

La RTS produit et diffuse une offre généraliste recourant à tous les formats télévisuels et traitant de tous les sujets : journaux d'information, interviews, magazines de société, rendez-vous pour la jeunesse, documentaires, reportages et investigations, portraits, émissions de divertissement, retransmissions sportives, rendez-vous culturels ou encore films du Box office[8].

Logo Chaîne Date de création
Logo de la chaîne RTS 1
RTS 1 | Chaîne de télévision généraliste, RTS 1 propose des émissions maison, rendez-vous d’actualité, magazines d’information, de société, de culture et d’évasion, émissions de divertissement et fictions aux heures de grande écoute. Des contenus à forte valeur identitaire, en lien direct avec le public romand. 1954
Logo de la chaîne RTS 2
RTS 2 | Deuxième chaîne de télévision, RTS 2 complète la programmation de RTS 1 en s’adressant à des publics plus spécifiques et en déclinant retransmissions sportives, documentaires, émissions culturelles et rendez-vous pour la jeunesse. 1997

Radio[modifier | modifier le code]

Les quatre chaînes radio de la RTS ont chacune leur identité propre et sont complémentaires. À travers elles, la RTS peut répondre aux attentes de tous les publics.

Information, musique classique, culture pop, arts et littérature, sport, musiques du monde, magazines de société, retransmissions de concerts, soutien aux artistes suisses, jazz, rap ou encore musique électronique et podcasts originaux, il y en a pour tous les goûts[9].

Logo Chaîne Date de création
Logo de la chaîne RTS La Première
RTS La Première | Radio la plus écoutée en Suisse romande, La Première axe son offre généraliste sur l’information, l’actualité socio-culturelle, le divertissement et les services. Elle est reconnue pour la qualité de ses programmes et son ouverture sur le monde. 1922
Logo de la chaîne RTS Espace 2
RTS Espace 2 | Chaîne radio culturelle et musicale, Espace 2 offre un programme consacré à la musique classique, au jazz, aux musiques du monde, à la littérature, aux arts et aux sciences humaines. 1956
Logo de la chaîne RTS Couleur 3
RTS Couleur 3 | Couleur 3 pose un regard effronté sur le monde avec un ton décalé, une programmation musicale hétéroclite, ponctuée d’émissions d’actualité et de société, de culture contemporaine et de nouvelles technologies. 1982
Logo de la chaîne RTS Option Musique
RTS Option Musique | Essentiellement musicale, Option Musique est une chaîne radio axée sur le répertoire francophone. Une offre divertissante de qualité qui valorise les artistes suisses et révèle les nouveaux talents. 1994

Web[modifier | modifier le code]

Logo Chaîne Adresse
Logo de Play RTS
Play RTS

Player dédié de la RTS

rts.ch/play
Logo RTS Info
RTS Info | Suivi complet de l'actualité en Suisse et dans le monde. rts.ch/info
Logo de Tataki
Tataki | Le média suisse, street et pop destiné aux 15-24 ans, se sert de l'humour pour piquer la curiosité des jeunes sur les plateformes sociales. tataki.ch

Offre[modifier | modifier le code]

Information[modifier | modifier le code]

Chaque jour, la RTS propose une couverture indépendante et variée de l’actualité locale, nationale et internationale. Présente dans tous les cantons romands ainsi qu'à Berne, Zurich et au Tessin, elle fait aussi appel à un réseau de correspondant.e.s à l’étranger. Elle traduit ainsi l’actualité sous différentes formes et à différents rythmes, pour accompagner les Romand.e.s tout au long de la journée et sur tous les médias.

Les 260 journalistes composant la rédaction de RTS Info, pour la radio, la TV et ses présences digitales, s'emploient quotidiennement à restituer l’information la plus complète et équilibrée possible en privilégiant l’actualité des régions et la diversité des sources et des points de vue[10].

Les principaux rendez-vous[modifier | modifier le code]

Émission Descriptif Chaîne
Le 12h45 Edition tv quotidienne du téléjournal RTS 1 et RTS 2 (signé)
Le 19h30 Edition tv quotidienne du téléjournal RTS 1 et RTS 2 (signé)
Couleurs locales Magazine tv quotidien de l'actualité romande RTS 1
La Matinale Rendez-vous radio d'information matinal quotidien RTS-La Première
Le 12h30 Rendez-vous radio d'information RTS-La Première
Infrarouge Émission tv de débat sur un thème d'actuatlié RTS 1
Forum Émission radio de débat sur une thème d'actualité RTS-La Première
Mise au point Émission tv hebdomadaire consacrée à l'actualité nationale et internationale RTS 1
36.9° 36.9° correspond à la température moyenne du corps quand il se trouve au calme et – en bonne santé – elle définit la santé comme une recherche permanente d'équilibre. Tout comme ce magazine santé de la RTS. Les problématiques sont abordées du point de vue du patient, en s’intéressant également aux dimensions affectives, sociales et économiques de son rapport à la santé. L’émission ne s'adresse pas aux professionnels de la santé mais au grand public[11]. RTS 1
À Bon Entendeur Lancée le 19 janvier 1976 par la journaliste Catherine Wahli, A Bon Entendeur est une émission hebdomadaire d’information et d’investigation sur la consommation. Elle se distingue notamment par ses tests menés en toute indépendance. Diffusé en prime time, c’est l’un des magazines les plus regardés de la RTS. Il est présenté par Linda Bourget. Tous les mardis à 20h10 sur RTS1[12]. RTS 1
Temps Présent Expression d’un journalisme critique et indépendant, ce rendez-vous alterne des sujets politiques, sociaux, économiques, historiques et des faits de société puisés dans l’actualité, au sens large, suisse ou internationale.

Avec ses enquêtes pointues sur des thèmes marquants, son regard critique sur des sujets parfois dérangeants, Temps Présent s’efforce d’éclairer les crises et les conflits de notre époque et n’hésite pas à ouvrir des dossiers délicats[13].

RTS 1
Passe-moi les jumelles Passe-moi les jumelles est une émission d'évasion qui permet, le temps de deux reportages, de toucher à l’essentiel en privilégiant la rencontre, en renouant avec les délices de la lenteur, accordant ainsi aux silences et aux émotions la place d’exister[14]. RTS 1
Géopolitis Chaque semaine, la rédaction de Géopolitis décode les affaires du monde, en s'entourant des meilleurs experts et observateurs des relations internationales. Politique, commerce, santé, coopération ou écologie, retrouvez l'actualité de la planète sur le web en tout temps et le dimanche à 13h10 sur RTS 1[15]. RTS 1
Signes SIGNES est l’émission en langue des signes de la RTS. Destinée aux sourds, aux malentendants et à toute personne curieuse de leur réalité. L'émission propose chaque mois un reportage de 30 minutes sur tous les domaines qui touchent le monde de la surdité, dans un esprit de promotion de l’intégration sociale[16]. RTS 1
CQFD "CQFD", l'émission sciences et santé de La Première, donne les clés de compréhension sur les découvertes, les maladies et les progrès scientifiques et médicaux. Une émission de Stéphane Gabioud[17]. RTS-La Première

Sport[modifier | modifier le code]

La rédaction de RTS Sport se consacre en priorité aux manifestations sportives qui se déroulent en Suisse ainsi qu’à celles auxquelles participent les athlètes suisses à l’étranger ou dans des disciplines moins médiatisées comme le curling, le triathlon, le cyclisme ou le VTT.

Les équipes de la SSR produisent et commentent les images des manifestations sportives suisses comme Le Tour de Romandie, le Tour de Suisse, les tournois de tennis de Bâle, Gstaad et Genève, le golf à Crans-Montana,  les meetings Athletissima de Lausanne et Weltklasse à Zurich, ou encore les championnats suisses de football, de hockey sur glace, de basket et de volley.

La RTS propose également les grandes compétitions internationales telles que les championnats du monde et d’Europe de football, les championnats du monde de ski, de hockey sur glace, de cyclisme ; les tournois majeurs de tennis ; la saison de Formule 1 et de moto ; les courses cyclistes les plus prestigieuses ; et les Jeux Olympiques d’hiver et d’été. Ceci avec un suivi spécifique des athlètes suisses dans ces divers rendez-vous.[18]

Droits sportifs[modifier | modifier le code]

La SSR investit chaque année en moyenne 51,2 millions de francs dans des droits sportifs (toutes disciplines et régions linguistiques suisses confondues) pour la télévision, la radio et les médias en ligne. Elle offre un programme sur mesure pour toutes les régions linguistiques de la Suisse et propose des contenus sportifs de qualité supérieure, en direct, à un public qui se chiffre en millions. Et elle est un partenaire fiable, tant pour les organisateur·trice·s des manifestations que pour les détenteur·trice·s des droits. Enfin, elle dispose d’un savoir-faire inégalé dans la transmission des événements sportifs, savoir-faire qui symbolise des productions sportives de haute qualité[18].

Principaux rendez-vous[modifier | modifier le code]

Émission Descriptif Chaîne
3e mi-temps L'émission où on se détend et où forcément, on refait le match. Deux heures de sport même pour ceux qui n'aiment pas ça, avec des invités, des sorties, et surtout beaucoup de transpi[19]. RTS-Couleur 3
Sport dernière Le magazine tout en images qui fait le point sur les résultats des derniers matchs disputés et passe en revue l'actualité récente du sport[20]. RTS 1
Sport dimanche L'émission qui revient sur les informations sportives et les résultats des principales rencontres du week-end[21]. RTS 1
Sport Matin La séquence sportive majeure de la matinale à 6h36. Une thématique qui touche tous les domaines et aspects du sport : politiques, économiques et sociaux-culturels[22]. RTS-La Première
Sport-Première L'émission qui propose des reportages, analyses, interviews et commentaires sur l’actualité sportive nationale et internationale[23]. RTS-La Première

Culture et musique[24][modifier | modifier le code]

Rayane M’Zouri et Joëlle Rebetez, les présentateurs de "Ramdam", émission culturelle de la RTS.
Rayane M’Zouri et Joëlle Rebetez, les présentateurs de "Ramdam", émission culturelle de la RTS.

Le service public audiovisuel joue un rôle essentiel dans la vie culturelle suisse. Il en exprime la vitalité, la diversité et les spécificités tout en contribuant à son essor. Une chaîne radio, RTS-Espace 2, est entièrement dédiée à la culture et à la musique classique. RTS-La Première promeut les talents émergents et confirmés ainsi que les musiques populaires et folkloriques. RTS-Option Musique fait la part belle à la chanson francophone tandis que RTS-Couleur 3 traque les musiques actuelles.

Une offre plurielle enrichie par le site RTS Culture qui couvre toute l’actualité culturelle. Plus largement, c’est à travers des captations de concerts et de spectacles, showcases, débats publics, prix littéraires, émissions thématiques ou encore festivals de musique que la RTS présente, critique, crée et soutient des contenus culturels sur l’ensemble de ses antennes. Une cinquantaine d’émissions et chroniques leurs sont consacrées, tous genres confondus.

Cette large couverture valorise tout particulièrement les créateurs suisses. L’investissement de la RTS favorise la production culturelle de la Suisse francophone ainsi que son rayonnement en Suisse et dans le monde. Elle tisse des liens étroits avec la production indépendante suisse dans tous les domaines culturels. Elle collabore par ailleurs avec d’autres médias comme Radio France, ARTE et TV5MONDE pour enrichir et valoriser son offre.

Soutien à la production indépendante[modifier | modifier le code]

La RTS entretient des liens avec les producteurs indépendants dans tous les domaines culturels qui mettent en lumière les créateurs suisses en particulier.

La Charte de la musique suisse[25] s’engage en ce sens pour augmenter la part de musique helvétique diffusée à la RTS. Seul média à intégrer les artistes suisses indépendants de manière régulière dans sa programmation, la RTS diffuse 20 heures de musique suisse chaque semaine sur ses différentes antennes.

Chaque année plus de 420 heures de concerts sont enregistrées sur RTS-Espace 2 et 200 captations de musiques actuelles sur RTS-La Première, RTS-Couleur 3 et RTS-Option Musique.

Parmi les centaines de concerts captés et coproduits, tous genres musicaux confondus, plusieurs sont diffusés dans le monde entier grâce aux collaborations avec des partenaires et homologues étrangers.

Principaux rendez-vous[modifier | modifier le code]

Émission Descriptif Chaîne
Ramdam RAMDAM, l’hebdomadaire culturel de la RTS qui remue toute la scène artistique romande ! Le duo de présentateurs Joëlle Rebetez et Rayane M’zouri va à la rencontre de personnalités issues du monde culturel qui partagent leurs idées, leurs savoirs et leurs projets artistiques.[26] RTS 1
Le 12h45 Rendez-vous culturel dans l'édition d'actualité quotidienne du 12h45 RTS 1
Vertigo Vertigo vous emmène à la rencontre d'une personnalité et des événements qui feront l'actualité des scènes, des médias et des arts.[27] RTS-La Première
QWERTZ Newsletter culturelle de la RTS pour ne rien manquer de l'actualité culturelle[28]. Newsletter
Travelling Travelling vous emmène dans l'histoire des tournages des films culte. C'est la petite histoire des grands films qui vous est racontée entre anecdotes, archives et extraits.[29] RTS-La Première
rts_c Compte instragram de RTS Culture Instagram
Le Kiosque à Musiques Émission de musiques populaires suisses[30] RTS 1 et RTS-La Première

Cinéma[modifier | modifier le code]

Une scène de "Journal de ma tête", un film d'Ursula Meier issu de la collection "Ondes de choc".
Une scène de "Journal de ma tête", un film d'Ursula Meier issu de la collection "Ondes de choc".

Avec un soutien de 10,3 millions de francs par an à la production cinématographique, la RTS encourage toutes les formes de créations: fiction ou documentaire, long et court métrage, animation, téléfilm, série télé, web-doc ou web-série, film grand public ou d’auteur[31].

Pacte de l'audiovisuel[modifier | modifier le code]

La SSR et la RTS, aux côtés de l’OFC, sont le principal acteur du financement du cinéma suisse. Ce soutien au 7e art fait d’ailleurs partie des obligations de la SSR fixées dans la concession. La collaboration entre l’industrie cinématographique suisse et la SSR est définie depuis 1997 par le Pacte de l’audiovisuel. Il fixe les conditions des coproductions réalisées conjointe-ment par la SSR et les producteurs indépendants. Entre 2016 et 2019, la SSR a investi annuellement 27,5 millions de francs pour la coproduction de films suisses: 14 millions de francs sont dévolus chaque année aux productions tv, 9 millions au minimum aux projets de longs métrages, 1 million de francs mis à la disposition des films d’animation[32].

Divertissement[modifier | modifier le code]

Entre sérieux et légèreté, les programmes de divertissement de la RTS proposent aux Romand.e.s des émissions de jeux et de variétés dans lesquelles ils se reconnaissent. Culinaires, musicales ou encore humoristiques, la douzaine d'émissions de divertissement RTS sont pour la plupart produites en public et mettent en valeur les talents de nos régions, tout en gardant un œil intéressé sur la production internationale.

Côté humour, la RTS assure également la captation de spectacles, permettant ainsi de conserver une empreinte patrimoniale de ces arts vivants et de faire rayonner le talent des humoristes confirmés ou prometteurs auprès d’une large audience. Elle contribue ainsi activement à l’existence et au renouvellement d’un vivier d’artistes dans toutes les disciplines du divertissement en Suisse romande[33].

Les principaux rendez-vous[modifier | modifier le code]

Émission Descriptif Chaîne
52 Minutes L'émission de Vincent Kucholl et Vincent Veillon qui pose un regard satyrique sur l’actualité RTS 1
C'est ma question! Un jeu de culture générale qui reflète la diversité et les passions des Romand.e.s RTS 1
Ça joue Un jeu présenté par Blaise Bersinger où deux équipes d’humoristes s’affrontent autour de questions de rapidité RTS 1
Bon Ben Voilà Une série humoristique sous forme de sketchs, entièrement écrits et interprétés par des humoristes romand.e.s. Réseaux sociaux
Les beaux parleurs Un talk show dans lequel des chroniqueurs et humoristes revisitent l'actualité de la semaine écoulée sur le ton d'une dispute intelligente et spirituelle. RTS-La Première
Les Dicodeurs Émission quotidienne sur la RTS-La Première dans les tonalités aigres douces de l’humour. RTS-La Première

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Parallèlement à son offre tv et radio, la RTS s’engage dans de nouvelles voies pour s’adapter aux habitudes de consommation de son jeune public : sur Internet et les réseaux sociaux.

Les jeunes ont aussi leur place dans les émissions. La RTS fait entendre leurs voix et leurs préoccupations sur ses antennes en les invitant à prendre part à des productions originales telles que les chroniques #Tasvulactu, Vertigosses, Culture au point, le Concours boursier de TTC ou encore via le prix RTS Littérature. La semaine des médias, tout comme la série participative « Les petites leçons de cinéma » ont été conçues pour familiariser les jeunes aux rouages de la création cinématographique et audiovisuelle.

Que ce soit sur Facebook ou Instagram, sur ses antennes, en direct, en différé ou sur ses plateformes digitales, la RTS propose des contenus aux jeunes qui leur ressemblent et les accompagnent au quotidien.

RTS Kids

35 heures de programmes tv sont destinées chaque semaine aux enfants de 3 à 10 ans. Dessins animés, séries, longs métrages familiaux, films d’animation, l’offre jeunesse marie diversité, qualité et originalité pour satisfaire tous les goûts et toutes les tranches d’âges. Une offre enrichie ponctuellement de séries suisses ou francophones coproduites par la RTS comme #Danslatoile, Ralph et les dinosaures ou Helveticus.[34]

RTS Découverte

Y'a pas école? Yohan Claustre et Tania Chytil derrière les fourneaux pour préparer un soleil à la pâte à tartiner maison
Y'a pas école? Yohan Claustre et Tania Chytil derrière les fourneaux pour préparer un soleil à la pâte à tartiner maison

Dédiée aux enfants, adolescent·e·s, enseignant·e·s et à toutes et tous les internautes curieux·euses, RTS Découverte aborde des thèmes scientifiques, économiques, géopolitiques ou culturels au regard de l’actualité.

Vidéos, audios, dossiers thématiques, infographies, galeries photos et quiz nourrissent cet outil de vulgarisation scientifique.

Grâce à un partenariat avec les universités romandes, les internautes, quel que soit leur âge peuvent également interroger des universitaires qui leur répondent en ligne sur le domaine de leur choix[35].

En 2020, l'émission Y'a pas école a été créée afin de proposer aux familles des contenus éducatifs durant la période de confinement.

Tataki

Lancé en septembre 2017, Tataki, le média suisse, street et pop destiné aux 15-24 ans, se sert de l'humour pour piquer la curiosité des jeunes sur les plateformes sociales. Actualité, découverte, décryptage, culture pop et lifestyle : autant de formats réalisés par des équipes créatives venant des quatre coins de la Suisse romande. Composées de nouveaux talents émergents, youtubeur·euse·s, journalistes, producteur·trice·s, réalisateur·trice·s, étudiant·e·s ou professionnel·le·s, celles-ci produisent et développent des contenus exclusivement digitaux à retrouver sur Play RTS, YouTube, Facebook, Instagram, TikTok et Spotify.

Parmi ces contenus, des enquêtes sur des thèmes de société avec Yadébat, des rencontres avec des communautés méconnues dans Immersion, des histoires personnelles racontées sans tabous avec Parole de mecs et Entre meufs, des reportages sur des pays qui ont connu la guerre ou des tragédies dans Mon pays, et plein d’autres concepts.[36]

Diffusion[modifier | modifier le code]

Les chaînes de télévision de la RTS sont accessibles:

  • par réception satellite, en qualité numérique optimale dans toute la Suisse et en Europe[37]
  • par câble (DVB-C)[38]
  • par internet[39]
  • par digital-IPTV-Box[40]
  • par HBBTV[41]


Les chaînes radio de la RTS sont accessibles:

Audiences[modifier | modifier le code]

2019[47][modifier | modifier le code]

En TV, RTS 1 et 2 affichent 33,9% de parts de marché en prime time et touchent 1,2 mio de personnes en moyenne hebdomadaire (1,25 mio en 2018, riche en grands événements sportifs ). En radio, La Première, Espace 2, Couleur 3 et Option Musique obtiennent également de bons chiffres mais en léger recul, avec une part de marché de 49,1% ( 50,8% en 2018 ). Ensemble, les chaînes radio impactent en moyenne 803 000 personnes chaque semaine ( 883’000 en 2018 ).

Du côté du site RTS.ch et de ses applications mobiles, la progression se poursuit de manière importante, atteignant 561’000 utilisateurs uniques hebdomadaires ( +9,6% ) et 504’000 visites journalières ( +9,1% ). Même tendance à la hausse pour les présences de la RTS sur les réseaux sociaux, qui permettent à la RTS de toucher un public plus jeune, notamment grâce à des offres comme Tataki, et qui recueillent en moyenne 612’000 vues de plus de 10 secondes ( +28,8% ) et 34’000 réactions par jour ( +6,3% ).

2020[48][modifier | modifier le code]

  • Site internet et apps RTS enregistrent en moyenne 705'000 visites quotidiennes en 2020 (+39,6%) et dénombrent 832'000 utilisateurs uniques (6) (+48%). Les vues de plus de 10 secondes (audios et vidéos) marquent également une hausse importante pour atteindre en moyenne 242'000 (+28%).
  • En baisse depuis plusieurs années, l’empreinte hebdomadaire des chaînes TV RTS 1 et RTS 2 a légèrement augmenté en 2020. Elles ont été suivies au moins 15 minutes par semaine par 60,2% de la population romande en moyenne, soit 1 115 000 personnes, contre 59,6% en 2019. Les parts de marché en prime time (18h-23h) de RTS 1 et RTS 2 atteignent ensemble 35,4% en 2020, contre 33,9% en 2019.
  • Contrairement à leurs homologues TV et digitaux, les chaînes de radio ont plutôt souffert de la crise COVID en termes d’audience. L’empreinte hebdomadaire des chaînes de la RTS atteint 45,2 % de la population, soit 773 000 personnes (-3.7%). La RTS se porte toutefois mieux que ses concurrentes, l’empreinte du média radio dans son ensemble reculant de 4,8%.  
  • La baisse de l’empreinte du média radio en 2020 s’explique en grande partie par les changements de comportement de la population durant la crise. Le télétravail a entraîné une baisse importante de la mobilité du public, alors que le média radio se consomme beaucoup lors des trajets entre le domicile et le lieu de travail. Autre constat : les Romandes et les Romands se sont levé.e.s plus tard, or le média radio réalise ses meilleures audiences tôt le matin. Ainsi Le Journal de 12h30 n’a pas souffert des effets de la crise, avec une audience moyenne de 68'000 auditeurs (+13,2%) et une part de marché de 45,5% (+3,2 points). Même tendance à la hausse pour Forum, qui enregistre une audience moyenne de 57'000 auditeurs (+16,3%) et une part de marché de 42,6% (+7 points).

2021[49][modifier | modifier le code]

  • Les plateformes digitales de la RTS sont largement rentrées dans les mœurs du public de Suisse romande. Avec une moyenne de 699'000 visites journalières en 2021, le site et les applications mobiles de la RTS se maintiennent au haut niveau atteint en 2020.
  • Lors des heures de prime time en TV, la RTS conforte sa position de leader vis-à-vis de ses concurrents avec une part de marché de 37,8% contre 35,4% en 2020.
  • Conséquence des nouveaux usages médiatiques, le temps que la population consacre quotidiennement à la TV et à la radio en linéaire diminue chaque année au profit d’une multitude de nouveaux acteurs, principalement sur les réseaux sociaux. Les chaînes TV de la RTS ont touché chaque semaine en moyenne 58% de la population romande, contre 60,2% en 2020.
  • Les chaînes radio ont touché en moyenne 732 000 personnes, soit 42,4% de la population en 2021 contre 45,2% en 2020.  Les parts de marché cumulées de RTS-La Première, Espace 2, Couleur 3 et Option Musique obtiennent ensemble 49,1% contre 50,9% en 2020. Cela dit, RTS-La Première reste numéro un en Suisse romande.
  • Le public plébiscite également les contenus RTS sur les réseaux sociaux, avec plus de 6 millions d’abonnements toutes plateformes confondues et un nombre de vues quotidiennes de 1'140'000, une progression de 6,8% depuis 2020, année déjà exceptionnelle.

Organisation[modifier | modifier le code]

Conseil de direction[modifier | modifier le code]

Le Conseil de direction (CD) est l'organe supérieur de décision de la RTS, y compris en ce qui concerne les programmes. Ses membres sont le Directeur et les Chef-fe-s de département. Le Secrétaire général RTS est invité permanent.

Le CD est responsable de la conduite globale de la RTS. Il définit la stratégie d’entreprise et de l’offre, valide le budget annuel, le plan financier et les investissements importants, et prend toutes décisions concernant les projets stratégiques. Il approuve l’organisation de l’entreprise et valide les politiques programmatiques, structures de grilles et évolutions de l’offre qui comportent un enjeu stratégique.

Direction[modifier | modifier le code]

Pascal Crittin est le directeur de la RTS depuis le 1er mai 2017.

Départements[modifier | modifier le code]

  • Stratégie & Programmation
  • Actualité & Sport
  • Société & Culture
  • Opérations
  • Communication & Marketing
  • Relations Humaines
  • Finances

Mission: informer, éduquer, divertir[50][modifier | modifier le code]

La SSR a pour mission de refléter les réalités suisses au plan national, régional et local dans tous les domaines de la société. Elle sert de tremplin pour défendre la pluralité des opinions et favoriser la compréhension réciproque entre tous les citoyens.

Dans ce cadre, la RTS ainsi que tous les médias de la SSR ont le devoir d’informer, d'éduquer et de divertir à travers leurs programmes à la radio, à la télévision, sur internet, via le télétexte et les services mobiles, aux mêmes conditions pour tous.

Pour la RTS, cela signifie créer, acheter et diffuser des programmes variés et destinés à tous les publics et tous les goûts de Suisse romande.

Les émissions, qui couvrent une vaste palette thématique, répondent aux attentes de la majorité comme des minorités. Qualité, pertinence et diversité caractérisent les chaînes de SRG SSR, qui se démarquent ainsi des chaînes privées ou étrangères.

Valeurs[51][modifier | modifier le code]

Ouverture[modifier | modifier le code]

L’ouverture est d’abord thématique. Ouverture à l’actualité et aux réalités des autres, aussi bien dans les autres régions linguistiques de la Suisse que dans le reste du monde. La RTS prône aussi l’ouverture aux nouvelles technologies, aux nouveaux modes de production, à toutes les formes de distribution et de mise à disposition des contenus. Enfin, elle encourage l’ouverture aux idées, aux initiatives et propositions internes comme externes. Particulièrement sur le plan programmatique, avec la prise en compte des projets issus des équipes de la RTS, mais aussi en collaborant avec la production indépendante, soit sur le plan éditorial, soit au niveau technique.

Créativité[modifier | modifier le code]

La RTS est une entreprise créative et innovante, particulièrement dans ses offres de programmes, à la radio, à la télévision et à travers les plates-formes interactives et mobiles. Cette créativité se traduit par l’évolution et le renouvellement régulier de l’offre programmatique, tous domaines et médias confondus. Elle implique la recherche de nouvelles expressions audiovisuelles, écritures ou formats. Elle s’exprime par la diversité des invités, des sélections musicales, des achats, des co-productions et des programmations. La créativité concerne autant le contenu de nos émissions que les modalités de production, les moyens engagés. La RTS exerce une veille technologique et programmatique pour répondre aux attentes et aux comportements sans cesse renouvelés du public. La créativité audiovisuelle signifie de facto la prise de risque, acceptée et assumée par la RTS.

Proximité[modifier | modifier le code]

Les programmes de la RTS sont étroitement liés à la Suisse francophone. Ils en expriment la diversité, les grandes évolutions et les préoccupations. Ils proposent aussi un regard suisse romand sur les réalités des autres régions linguistiques de la Suisse et sur le monde. Cet ancrage ne signifie aucunement le repli, parce que la Suisse francophone est une société moderne et dynamique, perméable et ouverte aux autres réalités, tant sur le plan culturel que politique ou économique. La proximité s’exprime aussi par un savoir-faire audiovisuel romand, une capacité de production ancrée dans la région, une formation permanente locale, l’ouverture à des stages, un recrutement régional. La proximité s’incarne également par l’accès aisé aux principaux responsables de la RTS ainsi qu’aux présentateurs et producteurs des émissions. La proximité passe enfin, physiquement, par une présence de la RTS dans tous les cantons romands avec des collaborateurs-trices implanté-e-s dans les différents sites.

Indépendance[modifier | modifier le code]

La RTS exerce son mandat de service public de manière indépendante de toute pression politique ou économique, dans tous les secteurs de programme, et dans le respect du cadre juridique. L’indépendance signifie la liberté de choix des sujets, des invités, des traitements journalistiques, des programmations. Cette indépendance s’appuie sur deux axes forts : d’une part une exigence de qualité régulièrement contrôlée de manière interne, d’autre part une ouverture à la critique et à la reconnaissance d’éventuelles erreurs. L’indépendance concerne aussi la gestion de l’entreprise qui doit être capable d’assurer son développement dans le cadre des moyens financiers et humains qui lui sont confiés.

Responsabilité[modifier | modifier le code]

Le mandat public de la RTS implique une responsabilité particulière dans le domaine des programmes comme dans la conduite de l’entreprise. Cette responsabilité s’exprime d’abord par la qualité des programmes, le souci d’équilibre et d’équité des opinions formulées sur les antennes, qui permettent au public d’élaborer ses propres convictions, ainsi que le prévoit la concession. La responsabilité est aussi celle du respect du public, notamment à travers les politiques de programmation

Sites de production[modifier | modifier le code]

La RTS produit ses contenus sur les sites de Genève et Lausanne, mais aussi depuis le studio de RTS Info au Palais Fédéral et les bureaux régionaux des cantons de Vaud, Fribourg, Valais, Neuchâtel et Jura, ainsi que via ses correspondants au Tessin et à Zürich[52].

La Tour RTS à Genève[modifier | modifier le code]

Tour de la RTS
Tour de la RTS

Entre 1963 et 1970, l'architecte genevois Arthur Bugna est chargé de la construction de la tour de la Télévision, au boulevard Carl Vogt, à Genève.

Entre 2005 et 2010, la Tour TV fut désaimantée et rénovée[53].

La Tour TV est principalement un bâtiment administratif. Les studios de production, notamment le Studio 4 et le Studio Image (STIM) sont situés au pied de la tour dans un bâtiment adjacent. Le bâtiment CV2, le long du Boulevard Carl-Vogt abrite le studio des Sports.

Le centre de production de Genève abrite trois plateaux tv, une régie fixe, un studio Actu tv et un studio RTSsport, plus de 30 box de montage, des équipements de post production audio et vidéo, des ateliers de conception et construction de décors. La RTS dispose également de trois cars de tournage tv équipés de 6 à 16 caméras HD ainsi que 2 unités de transmission satellite, basés au centre de stockage technique de la RTS à Meyrin (canton de Genève).

Le bâtiment de la radio à Lausanne[modifier | modifier le code]

Bâtiment de la radio à Lausanne
Bâtiment de la radio à Lausanne

Le bâtiment de la radio, alors appelé Maison de la Radio, fut inauguré en 1935 à la Sallaz, au nord de Lausanne.

Il regroupe des bureaux administratifs, les studios de production de chaînes de radio de la RTS et le grand Studio 15.

Bureaux régionaux[modifier | modifier le code]

Carte des bureaux régionaux de la RTS
Carte des bureaux régionaux de la RTS

La RTS dispose de bureaux régionaux et de correspondant·e·s afin d'assurer ses productions dans toutes les régions de la Suisse romande[54]:

Nouveau bâtiment RTS à Lausanne[modifier | modifier le code]

La RTS ouvrira en 2025 son nouveau centre de production lausannois sur le campus de l’EPFL, dans lequel seront regroupées des activités radio-TV-digitales, dont les rédactions de l’Actualité et le téléjournal. La décision de regrouper les «news» s’inscrit dans le processus de convergence des médias initiée il y a dix ans avec la création de la RTS. Genève, avec le bâtiment emblématique de la Tour, restera un site de production important pour la RTS. Elle y développera de nouvelles activités tout en y maintenant une partie de la production de l'Actualité TV[55].

Financement[modifier | modifier le code]

La RTS fait partie de l'audiovisuel de service public et est donc financée en majorité par la redevance audiovisuelle à hauteur de 75 %. Les 25 % restants sont financés grâce à la publicité et notamment la reventes de ses émissions à d'autres diffuseurs[56].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logos de la RTS[modifier | modifier le code]

Logo du média numérique[modifier | modifier le code]

Polémiques[modifier | modifier le code]

Réaction à la condamnation d'un ancien membre[modifier | modifier le code]

En 2011, Patrick Allenbach est condamné pour agressions sexuelles sur mineurs par le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse[57].

Les faits se sont déroulés à la fin des années 1980, Patrick Allenbach a été accusé d'attouchement et de fellation sur des jeunes de moins de quinze ans au moment des faits.

Dysfonctionnements éthiques, accusations d'agressions sexuelles[modifier | modifier le code]

En , une enquête du journal Le Temps, basée sur une trentaine de témoignages réunis par 3 journalistes en plusieurs mois[58], rapporte des gestes déplacés, des propos salaces, du harcèlement sexuel et des rapports non consentis à l'initiative d'employés d'un service de la RTS contre des collaborateurs subalternes, des stagiaires et apprentis journalistes. Il rapporte aussi des témoignages de conversations autour de la sexualité sites sur des réseaux sociaux avec des mineurs, sous couvert de faux profils. Parmi les personnes épinglées figurent l'ancien présentateur Darius Rochebin, qui en « conteste fermement s’être livré à des actes pénalement répréhensibles »[59],[60], déposant plainte contre Le Temps pour diffamation le [61].

La Liberté évoque un « Dariusgate »[62], et 550 employés de la RTS signent une lettre ouverte à la direction de RTS pour s'étonner, notamment que seul le cas de Darius Rochebin soit signalé[63],[64].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. « Premier direct radio », sur rts.ch, (consulté le )
  3. « Le bâtiment de la radio », sur notrehistoire.ch, (consulté le )
  4. « La tour télé », sur rts.ch, (consulté le )
  5. « Mercredi 29 février, la Radio Télévision Suisse (RTS) affichera sa nouvelle identité visuelle », sur www.rts.ch/info, (consulté le ).
  6. « Égalité entre les sexes – La presse romande passe à l’action avec le langage inclusif », sur 24 heures (consulté le )
  7. « Passage Marie-Claude-LEBURGUE | Noms géographiques du canton de Genève », sur ge.ch (consulté le )
  8. « Chaînes tv », sur RTS Entreprise (consulté le )
  9. « Chaînes radio », sur RTS Entreprise (consulté le )
  10. « Information », sur RTS Entreprise
  11. « 36.9 »
  12. « A Bon Entendeur »
  13. « Temps Présent »
  14. « Passe-moi les jumelles »
  15. « Géopolitis »
  16. « Signe »
  17. « CQFD »
  18. a et b « RTS Sport »
  19. « 3ème mi-temps »
  20. « Sport dernière »
  21. « https://www.rts.ch/play/tv/emission/sport-dimanche?id=385338 »
  22. « Sport Matin »
  23. « Sport-Première »
  24. La RTS et la musique, p. 3
  25. « La Charte de la musique suisse »
  26. « Ramdam »
  27. « Vertigo »
  28. « QWERTZ »
  29. « Traveling »
  30. « Le Kiosque à Musiques »
  31. Le cinéma à la RTS, p. 2
  32. La RTS et le cinéma, p. 10
  33. « Divertissement » (consulté le )
  34. « RTS Kids »
  35. « RTS Découverte »
  36. « Tataki »
  37. « DVB-S – Le divertissement numérique par satellite », sur Broadcast.ch (consulté le )
  38. « DVB-C – le monde entier et sa région à l'autre bout du câble », sur Broadcast.ch (consulté le )
  39. « Streaming – World Wide Watching, où et quand vous voulez. », sur broadcast.ch (consulté le )
  40. « Box IPTV numérique: le monde entier à la maison grâce à Internet », sur broadcast.ch (consulté le )
  41. « HbbTV ? Plus de programmes à la carte », sur broadcast.ch (consulté le )
  42. « DAB+ – Les meilleures ondes radio de tous les temps sont numériques. », sur broadcast.ch (consulté le )
  43. « FM – La radio analogique prend sa retraite. », sur broadcast.ch (consulté le )
  44. « La radio par satellite: le numérique en orbite », sur broadcast.ch (consulté le )
  45. « La radio sur Internet: un choix de programmes sans frontière », sur broadcast.ch (consulté le )
  46. « La radio par le câble – le monde entier et votre région à l'autre bout du câble. », sur broadcast.ch (consulté le )
  47. Audiences 2019 - Dossier de presse, RTS (lire en ligne), p. 2
  48. « Audiences RTS 2020 : des résultats exceptionnels favorisés par la crise COVID », sur RTS Entreprise (consulté le )
  49. « Audiences RTS : une bonne année 2021 pour le digital et la TV », sur RTS Entreprise (consulté le )
  50. « Qu'est-ce qu'un média de service public? », sur RTS Entreprise (consulté le )
  51. « Charte déontologique RTS », sur RTS Entreprise, (consulté en )
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  53. « 2005-2020: 15 ans de grands travaux pour la RTS », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  54. « Bureaux régionaux », sur RTS Entreprise (consulté le )
  55. « Bienvenue dans notre futur bâtiment RTS à Lausanne », sur RTS Entreprise (consulté le )
  56. « Quels modèles économiques pour l'audiovisuel public et privé? », sur rts.ch, (consulté le )
  57. « Bourg-en-Bresse (France) – Patrick Allenbach est condamné à trois ans avec sursis », 24 heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le )
  58. « Une enquête d’utilité publique », sur Le Temps, (ISSN 1423-3967, consulté le ).
  59. Célia Héron, Sylvia Revello et Boris Busslinger, « La RTS, Darius Rochebin et la loi du silence », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne).
  60. « Le journaliste suisse Darius Rochebin, présentateur sur LCI, accusé d’agressions sexuelles », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  61. Sébastien Jubin, « Pourquoi Darius Rochebin lance la contre-attaque », sur Tribune de Genève, (consulté le ) : « Ce lundi, il a porté plainte pour diffamation contre le quotidien « Le Temps » ».
  62. Mohamed Mussadak, « Dariusgate à la RTS », sur laliberte.ch, (consulté le ).
  63. « Harcèlement à la RTS : la réaction des employé.e.s », sur heidi.news, (consulté le ).
  64. « La crise de la RTS s’amplifie », sur Le Temps, (ISSN 1423-3967, consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Chenevière (ancien chef des programmes de divertissement et culture. directeur des programmes en 1986. Il devient directeur général de 1992 à sa retraite en 2001).

Liens externes[modifier | modifier le code]