Marc Maurette

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Marc Maurette
Naissance
Genève, Suisse
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès
Profession réalisateur
scénariste
producteur de cinéma
Films notables Dernier refuge

Marc Maurette (1915 - 1er juillet 2004), acteur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma d'origine française né en Suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marc Maurette est né à Genève où son père, le géographe et sociologue français Fernand Maurette, était en poste, à cette époque là, au sein du Bureau international du travail. Sa mère Marie-Thérèse Maurette, a dirigé l'école Internationale de Genève.

En 1936, au moment du Front Populaire, il était étudiant en Droit à Paris et passionné de cinéma. Il devint stagiaire dans La vie est à nous de Jean Renoir, et se lia d’amitié avec Jacques Becker, assistant du film. Ce film fut tourné à l'initiative du Parti communiste français pour la campagne électorale du Front Populaire, avec des fonds recueillis à la suite des collectes effectuées au cours des meetings et avec la participation bénévole des techniciens et artistes.

Il suit alors les cours de Charles Dullin.

En 1937, il est documentaliste et script aux côtés de Becker sur le tournage du film de Jean Renoir La Marseillaise qui sortira l'année suivante dans les salles de cinéma.

En 1939, il fait son service militaire au Maroc, mais la Seconde Guerre mondiale, puis l'Armistice le démobilise.

De retour en France, il retrouve Jacques Becker dont il devient l'assistant-réalisateur pour les films Dernier Atout, Goupi Mains Rouges et Falbalas de 1942 à 1944.

En 1943, Marc Maurette rejoint le "Comité de Salut Public du Cinéma Français" fondé par les cinéastes résistants tels que Jean-Paul Le Chanois, Jean Painlevé, Max Douy, Nicolas Hayer, René Houdet, Étienne Laroche et Jacques Lemare. Ce groupe constitue un réseau de défense du cinéma, majoritairement communiste, et qui s’est organisé dans la clandestinité[1].

En 1944, lors de la Libération de la France, le "Comité de libération du Cinéma français" (CLCF) qui regroupe plusieurs groupes et syndicats de la Résistance dans le cinéma français (allant des communistes aux gaullistes), en l’absence de Jean-Paul Le Chanois, décide de nommer le 19 septembre 1944, Pierre Blanchar président, Louis Daquin secrétaire général et Marc Maurette secrétaire adjoint[2].

Marc Maurette devint ensuite secrétaire adjoint du syndicat des techniciens CGT[3].

En 1946, Marc Maurette lance l'opposition aux accords Blum-Byrnes qui réduit d'une façon dramatique les projets cinématographiques français au profit du cinéma américain. Il organise l’engagement total du Syndicat dans les "Comités de Défense du Cinéma" et dans le vaste mouvement d’opinion qui amène le Parlement à créer une Loi d’Aide, la première au monde, sans laquelle le Cinéma Français aurait disparu.

Il fait partie du comité de direction de la Coopérative Générale du Cinéma Français qui produira La Bataille du rail de René Clément et Voyage surprise de Pierre Prévert.

Marc Maurette devient le trésorier du Syndicat des techniciens et rédige la Convention Collective des Techniciens du Cinéma qui sera signée le 30 avril 1950. Il est membre également du Parti Communiste Français.

En 1947, il réalise Dernier refuge, adaptation d’un roman de Georges Simenon. À la même époque il travailla avec Stellio Lorenzi.

En 1981 Marc Maurette rompra avec la CGT, en s'opposant à la Fédération du Spectacle CGT qui veut faire reconnaître les techniciens travaillant pour la télévision à égalité avec ceux du cinéma, et participera à la création du Syndicat national des techniciens de la production cinématographique (SNTPC - autonome).

Marc Maurette est décédé le 1er juillet 2004.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Assistant réalisateur
Directeur de production
Scénariste
Réalisateur
Producteur
Acteur
Conseiller technique

À noter[modifier | modifier le code]

  • Marc Maurette et Marcelle Maurette ont travaillé ensemble sur le scénario du film L'Étrange Madame X de Jean Grémillon en 1951.
  • Certaines sources confondent parfois Marc Maurette et Marcelle Maurette en tant que scénariste. Cette confusion est entretenue quand le patronyme n'indique que « M. Maurette »
  • Enfin si d'autres sources confirment bien Genève comme lieu de naissance, quelques-unes indiquent comme dates de naissance et de décès (1880-1957), dates qui ne couvriraient qu'une partie de la filmographie de Marc Maurette.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]