Thiron-Gardais

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Thiron-Gardais
Thiron-Gardais
L'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron
Logo monument historique Classé MH (1912),  Inscrit MH (1962, 2001) [1].
Blason de Thiron-Gardais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche
Maire
Mandat
Victor Provôt
2014-2020
Code postal 28480
Code commune 28387
Démographie
Gentilé Thironnais, Thironnaises
Population
municipale
1 016 hab. (2015 en diminution de 7,64 % par rapport à 2010)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 41″ nord, 0° 59′ 44″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 279 m
Superficie 13,46 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-thiron-gardais.fr/

Thiron-Gardais est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thiron-Gardais
Brunelles Saint-Denis-d'Authou Combres
La Gaudaine Thiron-Gardais Montigny-le-Chartif
Argenvilliers La Croix-du-Perche Chassant

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière la Thironne, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Aux portes du Perche, le bourg de Thiron-Gardais est né de l'implantation d'une abbaye fondée par Bernard de Ponthieu (né dans la Somme). L'ancienne abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron exerça son influence dans toute la moitié nord de la France et jusqu’aux Hautes-Terres d’Écosse. En effet, au XIIe siècle, alors que l’abbaye de Thiron est en construction depuis 1114, son rayonnement est tel qu’elle reçoit de nombreux dons, et exerce son autorité sur vingt-deux abbayes et plus d’une centaine de prieurés. L’ordre de Tiron suivait la stricte observance des règles de saint Benoît de Nursie.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le 17 novembre 1870, durant la guerre franco-allemande eut lieu l'affaire de Thiron-Gardais, où fut engagé le 30e régiment provisoire formé de la garde nationale mobile de la Manche.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Cette prospérité et ce rayonnement sont tombés dans l’oubli et il ne reste pour témoin que la longue nef romane de l’église abbatiale, la grange aux dîmes, le collège militaire ou les dépendances. Mais son histoire est partout et les jardins du Parc de l'Abbaye sont marqués de la présence de l’Ordre. À travers le potager des simples, des aromates, l'allée des tilleuls, au coin du vivier ou sur la terrasse des fruitiers.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

« Thiron » a été renommé officiellement « Thiron-Gardais » en 1987. Ceci en raison du village Gardais limitrophe qui l'a rejoint.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1995 Philippe Lamirault Rad.
puis MRG
puis PS
Conseiller général (1967-1992)
1995 2001 Lionel Bellina    
2001 2008 Bernard Jégo    
2008 en cours Victor Provôt DVD Fonctionnaire

Jumelages[modifier | modifier le code]

Thiron-Gardais et Ebenweiler (Bade Wurttemberg) sont jumelés depuis mai 1974. Ce jumelage permet aux thironnais et aux habitants des environs de mieux connaître l'Allemagne : ses coutumes, ses traditions. Chaque année, un week-end de rencontre est organisé, tantôt en Allemagne, tantôt en France, et "un échange de jeunes" regroupant une vingtaine de participants allemands et français, leur permet de passer trois semaines de vacances ensemble. Parallèlement, les jeunes qui désirent améliorer leurs connaissance linguistiques, peuvent travailler pendant un mois dans la commune jumelée.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2015, la commune comptait 1 016 habitants[Note 1], en diminution de 7,64 % par rapport à 2010 (Eure-et-Loir : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600532582613678663671668680
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
621610630600571570615597593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
582557555505492466433491404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5716168541 0191 1711 1211 1031 1011 098
2013 2015 - - - - - - -
1 0501 016-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une maison des services publics (la Grange aux dîmes : cyber emploi, assistantes sociales), d'une salle associative (salle Jacques-Loizeleur), d'une médiathèque, d'une salle des fêtes, d'un bureau de poste, d'une caserne de pompiers et d'une gendarmerie.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune met à disposition deux écoles et un restaurant scolaire.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Thiron-Gardais réunit une vingtaine de commerces, artisans et services, dont une auberge et une maison de retraite faisant partie de la fondation Texier-Gallas.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gravure représentant l'abbaye (XVIIe siècle).

Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron[modifier | modifier le code]

L'abbaye est composée de l'église, Logo monument historique Classé MH (1912), des façades et toitures du presbytère,  Inscrit MH (1962), de la grange dîmière, des communs, du pigeonnier, de la tour de guet, du collège et des vestiges,  Inscrit MH (2001)[1].

Presbytère[modifier | modifier le code]

Datant du XVIIe siècle, dans un premier temps officialité, puis demeure du prieur de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron, la commune achète le bâtiment en 1818 pour en faire le presbytère de la paroisse[6].

Grange aux dîmes[modifier | modifier le code]

Thiron-Gardais était le chef-lieu de l'ancienne communauté de communes du Perche thironnais, intégrée le à la communauté de communes Terres de Perche. Le siège social de cette communauté était la Grange aux dîmes, un bâtiment réhabilité en 2006, qui comme son nom l'indique servait de grange lors de l'époque monastique de la ville au (XIIe siècle). La bâtisse est aujourd'hui un lieu proposant des services et des locaux très utiles à la vie du Perche thironnais : syndicat d'initiative, entrée des jardins de l'abbaye, accueils d'évènements, d'expositions, de réunions, maison des services publics, cyber emploi, rencontres, activités diverses...

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Un étang, avec la possibilité d'y pêcher : des chalets sont à la disposition des personnes voulant y passer la nuit ;
  • Un terrain de football et un plateau multi-sports, deux terrains de tennis et un complexe sportif ;
  • Une piscine municipale, ouverte tous les jours en période estivale : activités aquagym, bébé nageur, femmes enceintes, scolaires.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Thiron-Gardais.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au dextrochère de carnation mouvant du flanc senestre et tenant une crosse pastorale de sinople (d'or) accompagnée de deux fleurs de lis d'or rangées en bande et de deux étoiles du même en barre.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Il est souvent fait référence aux anciens moines de Thiron dans le « Roman de Renart » ; en effet, les moines de Thiron étaient victimes de la satire dissimulée de cet ensemble de récits médiévaux.

Des recherches sur le collège militaire ont permis de découvrir qu'un dénommé Napoléon Bonaparte aurait dû venir faire ses études au collège militaire de Thiron-Gardais[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Abbaye de la Sainte-Trinité et son collège », notice no PA00097223, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 1999, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2015.
  6. Laurence de Calan, Presybtères du Perche, éditions des Amis du Perche, collection "Présence du Perche", juillet 2012, p. 169. [ (ISBN 978-2-900122-983)].
  7. http://www.perchethironnais.com/college-royal-militaire-son-histoire/