Claude Gensac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gensac.
Claude Gensac
Description de cette image, également commentée ci-après

Claude Gensac (à droite) en 1993, lors d'une représentation de la pièce Le Dindon de Georges Feydeau.

Nom de naissance Claude-Jeanne Malca Gensac
Naissance
Acy-en-Multien (Oise, France)
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 89 ans)
Paris (France)
Profession Actrice
Films notables Oscar
Les Grandes Vacances
Le gendarme se marie
Hibernatus
Jo

Claude Gensac est une actrice française née le à Acy-en-Multien (Oise)[1] et morte le à Paris[2],[3].

Élève du Conservatoire de Paris, elle commence sa carrière au théâtre en jouant la tragédie. Remarquée, elle obtient des rôles au cinéma et à la télévision à partir des années 1950. Actrice d'allure distinguée, elle diversifie rapidement sa carrière en jouant dans des pièces de boulevard sous l'impulsion de son mari, Pierre Mondy.

En 1967, elle est choisie pour interpréter la femme du personnage joué par Louis de Funès dans Oscar d'Édouard Molinaro, et le sera dans six autres de ses films. Ce dernier est alors devenu une grande vedette de l'écran et l'osmose avec Claude Gensac, rencontrée 15 ans plus tôt sur la scène du théâtre Daunou, est telle qu'ils tourneront dix films ensemble, la plupart devenant de grands succès commerciaux tels Oscar, Les Grandes Vacances, Le gendarme se marie et Jo.

Devenue une figure populaire du cinéma français des années 1970, Claude Gensac peine à relancer sa carrière après la mort de de Funès en 1983. Elle retrouve des rôles conséquents à partir de la fin des années 2000, jouant notamment avec Catherine Deneuve dans Elle s'en va en 2013. Elle est nommée en 2015 pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle (ce qui fait ainsi d'elle l'actrice la plus âgée à être nommée pour ce titre) pour son rôle dans Lulu femme nue de Sólveig Anspach.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Claude Gensac naît le à Acy-en-Multien dans l'Oise d'André Gensac, baryton, et Rose Brayer. Lorsque Claude a six ans, son père quitte le foyer pour une cantatrice de l'Opéra de Paris, Éliette Schenneberg[4],[5],[6]avec laquelle il aura une fille, Éliette Gensac, chanteuse, comédienne et speakerine pour RTL[6]. Cette dernière, créditée sous le nom d'Éliette Demay, a d'ailleurs joué dans Hibernatus aux côtés de sa demi-sœur.

Elle se destine d'abord à la danse classique, et c'est sa mère qui la pousse à devenir actrice, un métier qu'elle aurait voulu faire elle-même[7]. Après des études secondaires au lycée Racine de Paris[5], sa mère l'inscrit au cours Simon[5] afin de préparer son entrée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Claude y rencontre celui qui deviendra son premier mari, Pierre Mondy[8]. Admise au Conservatoire, elle en sort en 1947[9] avec le deuxième prix de tragédie et le premier accessit de comédie[10].

Débuts[modifier | modifier le code]

Claude Gensac débute la même année au théâtre à Bruxelles dans Borgia de Herman Closson. Mère et fille posent ensemble à l'occasion d'une répétition dans un numéro de Regards[11]. Elle est remarquée en 1950 dans son interprétation de Jeanne d'Arc dans La Pucelle de Jacques Audiberti[12]. Elle enchaîne avec d'autres tragédies et obtient des premiers rôles féminins dans Horace de Pierre Corneille en 1951, Kean de Jean-Paul Sartre en 1953 et Pour Lucrèce de Jean Giraudoux en 1955[13].

Parallèlement, elle débute au cinéma en 1952 dans La Vie d'un honnête homme de Sacha Guitry. Le réalisateur la choisit pour interpréter la femme de chambre du personnage principal, joué par Michel Simon. Louis de Funès, qui joue un valet, sera son premier partenaire à l'écran[14]. La même année, Gensac et de Funès se retrouvent dans la pièce Sans cérémonie de Jacques Vilfrid et Jean Giraud[15] mise en scène par le mari de Claude, Pierre Mondy. Sans cérémonie est la première d'une longue série de collaborations entre de Funès, Vilfrid et Giraud. Néanmoins, la pièce est un échec critique[12].

Dans les années 1950 puis 1960, Claude Gensac poursuit sa carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision. Elle est par exemple choisie pour des rôles de grandes dames ou de bourgeoises, parfois méchantes, dans des séries comme La caméra explore le temps et Les Cinq Dernières Minutes. Pour la première, elle interprète Madame de Montespan dans un épisode consacré à l'Affaire des Poisons et Marie-Louise d'Autriche dans un autre sur Napoléon II. Au théâtre, Claude Gensac joue notamment dans Chaud et froid de Fernand Crommelynck en 1956, et Cleo à Paris de Fabre Luce en 1957[16]. Le cinéma fait appel à elle pour un rôle de bourgeoise dans Comment épouser un premier ministre de Michel Boisrond en 1964, l'actrice obtient aussi des rôles secondaires dans Les Sultans de Jean Delannoy et le Journal d'une femme en blanc de Claude Autant-Lara. Le talent tragique de Claude Gensac lui permet de participer, en 1962, au nouveau doublage français de Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) de Walt Disney. Elle prête sa voix à la reine. Claude se lasse cependant de ses rôles de femmes antipathiques[17].

Le partenariat avec Louis de Funès[modifier | modifier le code]

Claude Gensac et Louis de Funès avaient travaillé ensemble au théâtre et au cinéma en 1952, mais leur longue et fructueuse collaboration ne commence réellement qu'en 1967, avec l'adaptation à l'écran d'Oscar. Cette pièce était jouée par de Funès depuis 1959, et elle avait largement contribué à affirmer son talent. Cantonné à des seconds rôles au cinéma jusqu'au début des années 1960, il avait ensuite connu un large succès dans Le Corniaud en 1965, La Grande Vadrouille en 1966 ou Le Gendarme se marie en 1968.

C'est Jeanne, la femme de Louis de Funès, qui avance le nom de Claude Gensac pour le rôle de la femme du personnage principal d'Oscar. Elle voulait que son mari incarne des personnages au rang social élevé et il fallait pour cela que l'actrice incarnant son épouse sur scène ait de la distinction. Qualifiée de « bonne copine » par Patrick de Funès, fils et biographe de l'acteur, elle est aussi choisie parce que Jeanne de Funès lui fait suffisamment confiance pour ne pas craindre qu'elle lui vole son mari hors plateau. Louis et Jeanne s'étaient bien entendus avec Claude sur le tournage de La vie d'un honnête homme en 1952, et Jeanne de Funès repense à l'actrice en la voyant à la télévision dans un épisode des Cinq Dernières Minutes. Peu après, le couple de Funès va voir Claude Gensac sur scène dans La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau. Son interprétation de Madame Petypon les convainc définitivement[18].

Elle reste toujours très reconnaissante à Louis et Jeanne de Funès d'avoir fait décoller sa carrière, heureuse d'ailleurs de s'inscrire définitivement dans la comédie afin de quitter ses rôles de « duchesses perverses » ou de « femmes agressives[17] ». Au départ, elle était toutefois inquiète d'obtenir des rôles si importants au cinéma[18]. Le succès du couple de Funès-Gensac repose sur la parfaite alchimie entre deux comédiens aux jeux totalement opposés : de Funès est hargneux et teigneux, Gensac est adorable, pétillante et distinguée[19].

Elle joue dans Oscar en 1967, puis dans Les Grandes Vacances la même année. Elle interprète à une dizaine de reprises l'épouse (et une fois la secrétaire) des personnages joués par Louis de Funès au cinéma, rôle qu'elle occupe en 1968 dans Le gendarme se marie, en 1969 dans Hibernatus, en 1970 dans Le Gendarme en balade, et en 1971 dans Jo. Ces films sont de grands succès commerciaux, Les Grandes Vacances et Le Gendarme se marie étant numéro un au box-office français l'année de leur sortie respective, avec presque sept millions d'entrées chacun. Oscar est deuxième en 1967, derrière Les Grandes Vacances, avec un peu plus de six millions d'entrées[20].

Louis de Funès s'entend parfaitement avec Claude Gensac et l'actrice fait partie de ses partenaires préférés, comme Michel Galabru. De Funès a dit d'elle : « On s'amuse beaucoup avec Claude, elle pige très vite. Je n'ai pas besoin de lui expliquer deux fois ce qui fait rire[18] ». Cependant, les deux acteurs se voient peu en dehors des tournages[18]. Grâce à de Funès, Claude Gensac devient une actrice populaire, indissociable de ses rôles en tandem avec l'acteur, notamment Ludovic et Josépha Cruchot de la série des Gendarmes. L'expression « Ma biche », employée par Cruchot, marque des générations de spectateurs. Parfois appelée ainsi dans la rue, Claude Gensac découvre même, un jour, cette expression écrite sur un banc en face de chez elle[21]. Les rôles d'épouse des personnages joués par Louis de Funès sont une bénédiction pour l'actrice, mais aussi un handicap pour la suite. Par faute de temps, elle néglige sa carrière en dehors de ces films et refuse plusieurs contrats, bien que l'acteur l'ait avertie du risque qu'elle courait de ne plus décrocher de rôles à l'avenir[22]. Elle reste cependant active au théâtre, jouant dans des pièces comiques comme Les Deux Vierges de Jean-Jacques Bricaire en 1975 et La Cage aux folles de Jean Poiret en 1978, mais aussi dans La Folle de Chaillot de Jean Giraudoux en 1975. Elle apparaît parallèlement dans plusieurs productions d' Au théâtre ce soir.

Éclipse et retour[modifier | modifier le code]

Les années 1970 marquent un ralentissement pour Claude Gensac puisqu'elle n'est ni au générique de Sur un arbre perché (1971) ni à celui de La Folie des grandeurs (1971) et des Aventures de Rabbi Jacob (1973) (elle n'a d'ailleurs participé à aucun des films de de Funès réalisés par Gérard Oury). Ensuite, le double infarctus dont est victime Louis de Funès en 1975 le force à diminuer son activité professionnelle. Elle retrouve l'acteur pour des rôles mineurs dans L'Aile ou la cuisse en 1976 et La Soupe aux choux en 1981. Dans le premier, c'est Louis de Funès qui l'a imposée dans le rôle de sa secrétaire, et elle doit être affublée d'une perruque grise afin que les spectateurs ne reconnaissent pas l'habituelle « Madame de Funès à l'écran »[12]. Louis de Funès lui offre le rôle plus conséquent de Frosine dans son adaptation cinématographique de L'Avare en 1980, puis elle redevient sa femme dans le dernier opus du Gendarme, Le Gendarme et les Gendarmettes, sorti en 1982. Ce film est la dernière apparition à l'écran de Louis de Funès qui meurt en janvier 1983. Claude Gensac n'avait pas pu tenir le rôle dans Le Gendarme et les Extra-terrestres en 1978, car elle devait répéter au théâtre La Maison des cœurs brisés de George Bernard Shaw[12]. Elle fut remplacée par Maria Mauban dont le texte avait été réduit[23].

Après la mort de Louis de Funès en 1983, la carrière de Claude Gensac décline. Elle approche la soixantaine et son nom est trop associé à Louis de Funès pour que les producteurs et réalisateurs s'intéressent à elle. Un metteur en scène lui a d'ailleurs avoué qu'il pensait qu'elle ne souhaitait plus tourner depuis la mort de l'acteur[22]. Elle obtient cependant suffisamment de rôles pour poursuivre sa carrière de comédienne. Elle joue par exemple au théâtre dans Le Dindon de Georges Feydeau en 1984, et Le Bal des voleurs de Jean Anouilh en 1996, et à la télévision dans la série Marc et Sophie de 1987 à 1991.

Le 27 novembre 1993, elle devient la marraine de l'Ecole Régionale d'art dramatique et citoyenne d'honneur de la ville de Marignane, et accepte de donner son nom à la salle de résidence : la salle Claude Gensac[24],[note 1]

En 2005, elle publie une autobiographie, Ma biche... c'est vite dit !. Le titre fait référence au surnom que lui a donné Louis de Funès dans leurs films. Elle retrace dans ce livre son parcours avec de Funès mais aussi son expérience de comédienne et raconte des anecdotes de tournage.

À la fin des années 2000, Claude Gensac connaît un renouveau professionnel tardif même si plusieurs films dans lesquels elle devait jouer sont annulés à cause de la crise financière[22]. Elle apparaît dans la série Sous le soleil en 2005 puis obtient un rôle important dans La Prophétie d'Avignon, saga d'été de 2007 qui la déçoit[21]. Elle joue ensuite sur scène La Perruche et le Poulet avec Jean-Pierre Castaldi en 2008. Elle devient un personnage récurrent de la série télévisée Scènes de ménages à partir de 2012 et obtient des rôles secondaires dans deux films de jeunes réalisatrices en 2013 : Elle s'en va d'Emmanuelle Bercot et Lulu femme nue de Sólveig Anspach. Ce dernier film lui permet d'être nommée pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2015, alors qu'elle a presque 88 ans.

Le 25 décembre 2015, elle apparaît le temps d'un sketch dans l'émission spéciale « Nos chers voisins » fêtent la nouvelle année, diffusée sur TF1.

Vie privée et mort[modifier | modifier le code]

Claude Gensac rencontre son premier mari, Pierre Mondy, au cours Simon où ce dernier est élève[8]. Ils se marient en 1952[note 2] mais divorcent deux ans plus tard[8]. Plusieurs figures du théâtre sont présentes au mariage, comme Pierre Fresnay, Yvonne Printemps, Marcel Achard et Jacqueline Maillan. Les compagnons du conservatoire de Claude Gensac prennent ce mariage pour une mésalliance car elle est alors associée à un théâtre tragique et cérébral, alors que Pierre Mondy est plus orienté vers le boulevard[8].

En 1958, elle se remarie avec Henri Chemin, qui, pilote automobile, mais aussi directeur des relations publiques de Ford-France, a utilisé son réseau dans le monde du cinéma pour placer la Ford Mustang dans plusieurs films des années 1960[25]. Ils divorcent en 1977[26]. Leur fils, Frédéric Chemin, compositeur de musique de variétés[21], leur donne deux petits-enfants[22]. Elle a résidé à Neuilly-sur-Seine puis dans un manoir en Normandie à partir de 1989[22].

Claude Gensac meurt dans son sommeil dans la nuit du 26 au 27 décembre 2016, à l'âge de 89 ans[27].

Carrière[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Au théâtre ce soir[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Au théâtre ce soir.

Doublage[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Claude Gensac, Ma biche... c'est vite dit !, Michel Lafon, , 236 p. (ISBN 2749902282).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. La salle Claude Gensac a été inaugurée en présence de l'actrice et se situe dans l'avenue des anciens combattants en Afrique du Nord, Bastide du Tron.
  2. Date indiquée par Pierre Mondy dans son autobiographie. La plupart des autres sources mentionnent 1951.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Gensac sur Les Gens du cinéma
  2. « Claude Gensac, l'épouse de Louis de Funès à l'écran, est morte », sur Le Dauphiné libéré.com,‎ (consulté le 27 décembre 2016)
  3. « Décès de l'actrice Claude Gensac, épouse à l'écran de Louis de Funès », Le Point.fr avec AFP, 27 décembre 2016.
  4. Anna Hadrien, « Elle n'a vraiment aimé que son faux mari », France-Dimanche,‎
  5. a, b et c Who's Who in France, , p. 982
  6. a et b « Éliette Gensac ou les mille et unes vies d'un aventurière », La Provence,‎
  7. Christine Chartier, « Claude Gensac tient bon la route », Télé K7,‎
  8. a, b, c et d Pierre Mondy, La cage aux souvenirs, Plon, (ISBN 2259204570)
  9. Rue du Conservatoire
  10. « Claude Gensac », Ciné-Ressources
  11. « Regards 1947 », Claude-gensac.com
  12. a, b, c et d Bertrand Dicale, Louis de Funès, Grasset, (ISBN 9782246636694)
  13. Bertrand Guyard, « Claude Gensac : « Madame de Funès » est nommée aux César », Le Figaro,‎
  14. « Carré VIP : Claude Gensac, nominée aux Césars », Télé Matin, France 2, 19 février 2015.
  15. Cette pièce sera adaptée au cinéma en 1963 sous le titre Pouic-Pouic avec de Funès mais sans Claude Gensac, remplacée par Jacqueline Maillan.
  16. « Claude Gensac », Première,‎
  17. a et b Jean-Jacques Jelot-Blanc, « Claude Gensac, Oscar de la fidélité », Télé K7,‎
  18. a, b, c et d Olivier et Patrick de Funès, Louis de Funès : Ne parlez pas trop de moi, les enfants !, Le Cherche-Midi, (ISBN 9782749129754)
  19. « Claude Gensac, « Ma biche ! » », Ciné Live,‎
  20. « Box-office de Louis de Funès », JP's Box-office
  21. a, b et c Gaëlle Guitard, « Claude Gensac : “Louis était très pointilleux” », France-Soir,‎
  22. a, b, c, d et e Nicolas Dewaelheyns, « Claude Gensac (“Ma biche !”) raconte “son” Louis de Funès. Exclusif ! », Le Soir,‎
  23. Jean-Marc Loubier, Louis de Funès : Petites et grandes vadrouilles, Robert Laffont (ISBN 9782221145272)
  24. Muriel SABATINI, « Une école pour la femme du gendarme », le meridional,‎
  25. Sylvain Reisser, « Ford Mustang, le pied à l'étrier », Le Figaro,‎
  26. « Claude Gensac », Canal+
  27. « Mort de Claude Gensac, la "biche" de Louis de Funès », 20 Minutes.fr, 27 décembre 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]