François Reichenbach

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François Reichenbach
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François Reichenbach en tournage en 1998 au Salvador pour la séquence de la Croix-Rouge du film Genève.
Naissance
Paris 16e, France
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 71 ans)
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France
Profession réalisateur

François Reichenbach (né le à Paris et mort le à Neuilly-sur-Seine) est un réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1921 dans une famille aisée d'industriels et d'hommes d'affaires, cousin du producteur de cinéma Pierre Braunberger, neveu du collectionneur Jacques Guérin et du peintre Jean Guérin, François Reichenbach, lui-même amateur d'art et collectionneur, débute comme commissionnaire de tableaux aux États-Unis.

Il possède la double nationalité franco-suisse. Durant la Seconde Guerre mondiale, il étudie la musique au Conservatoire de musique de Genève et il écrit des chansons, notamment pour Édith Piaf. Il s'installe ensuite en France avant de partir pour les États-Unis.

Au début des années 1950, il se lance dans la réalisation de films documentaires consacrés à des personnalités ou à des impressions ressenties au cours de ses promenades ou de ses nombreux voyages à travers le monde. Il a ainsi réalisé des portraits du cinéaste Orson Welles, des musiciens Yehudi Menuhin, Arthur Rubinstein ou Magda Tagliaferro mais aussi des chanteurs ou chanteuses populaires comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Barbara, Mireille Mathieu ou Vince Taylor, des footballeurs Pelé ou Pascal Olmeta, du sculpteur Arman, du guitariste Manitas de Plata, du peintre Dunoyer de Segonzac, du chef d'orchestre Herbert von Karajan, de l'actrice Brigitte Bardotetc.

Amateur de masques mexicains, il a fait don de sa collection ; elle est exposée au Musée d'arts africains, océaniens et amérindiens de la Vieille Charité à Marseille.

En janvier 2015, la Cinémathèque française lui rend hommage et lui consacre une rétrospective[1].

Sur son lit de mort, François Reichenbach aurait indiqué à Danièle Thompson sa volonté d'être inhumé en Limousin. Devant les protestations de la scénariste, faisant valoir qu'il ne serait pas commode de lui rendre visite, le cinéaste aurait répondu « Ceux qui m'aiment prendront le train ». Cette citation a inspiré à Danièle Thompson le propos (et le titre) du film homonyme de Patrice Chéreau[2].

François Reichenbach meurt le à Neuilly-sur-Seine. Il est inhumé dans la petite section juive du cimetière de Louyat à Limoges.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Scopitone[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

François Reichenbach obtient :

Il est membre du jury du festival de Cannes 1965.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rétrospective François Reichenbach - La Cinémathèque française », sur www.cinematheque.fr (consulté le 5 juin 2020)
  2. « Patrice Chéreau, affinités électives. Table ronde - La Cinémathèque française », sur www.cinematheque.fr (consulté le 19 février 2020)
  3. « film-documentaire.fr - Portail du film documentaire », sur www.film-documentaire.fr (consulté le 20 mai 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]