Centrale thermique de Porcheville

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Centrale thermique de Porcheville
Image illustrative de l’article Centrale thermique de Porcheville
La centrale vue depuis la ligne Paris-Le Havre située de l'autre côté de la Seine.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Coordonnées 48° 58′ 09″ nord, 1° 45′ 30″ est
Caractéristiques
Type d'installations Thermique à flamme
Production annuelle 68 GWh en 2014
Administration
Date de mise en service 1965
Date de fermeture 01/05/2017
Propriétaire EDF
Effectifs 240 agents EDF et 100 prestataires

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Centrale thermique de Porcheville

La centrale thermique de Porcheville était une centrale électrique, son arrêt définitif a eu lieu le 1er mai 2017. elle est située à Porcheville dans les Yvelines (France) en bordure de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Elle était exploitée par EDF. Les deux cheminées de la centrale ont une hauteur de 220 mètres pour évacuer leurs fumées largement au-dessus de la falaise de 70 m faisant face au site sur la rive gauche de la Seine.


Unités[modifier | modifier le code]

Porcheville A : l'ancienne centrale à charbon

Histoire[modifier | modifier le code]

Une centrale au charbon est présente sur la partie Est du site de 1954 à 1993. Composée de 4 tranches de 125 MW chacune, les premières de ce palier, son exploitation prend fin en 1987. Cette première centrale thermique au charbon faisat partie du programme électrique de développement industriel de la France des années 1950[1], au même titre que les grandes sites portuaires de Marseille et Dunkerque, où voit le jour un peu plus tard la Centrale thermique de Dunkerque de 1962.

Porcheville B : la centrale au fioul
Cette centrale au fioul lourd d'une puissance totale de 2 400 mégawatts (MW) fonctionnait comme appoint pour faire face aux pointes de consommation électrique dans le pays et pour assurer la sécurité du réseau électrique en région parisienne. La première unité de production entre en service en 1968, les suivantes respectivement en 1973, 1974 et 1975. Toutes ces unités sont d'une puissance de 600 MW chacune. Ce sont les premières unités d'un palier qui doit en compter 40, mais qui est abandonné suite au choc pétrolier de 1973. Le fioul lourd est livré par voie fluviale depuis le port du Havre.

En 1995, du fait des surcapacités de production à l'époque et du coût du pétrole, deux unités de production sont temporairement arrêtées. Elles sont rénovées puis remises en exploitation en 2006 pour l'unité de production no 2 et 2008 pour l'unité de production no 1[2].

En utilisant, depuis début 2008, un fioul de meilleure qualité, dit TTBTS pour très très basse teneur en soufre, la centrale de Porcheville divise ses rejets de dioxyde de soufre (SO2) par 8 depuis sa création[3].

Avant sa fermeture, la centrale employait à l'année environ 200 salariés et 40 sous-traitants[4].

Fermeture[modifier | modifier le code]

La fermeture de la centrale de Porcheville, initialement prévue en 2023, est avancée à 2018, puis 2017, pour des raisons économiques. Dans le contexte de surcapacité de production électrique en France et des coûts élevés de fonctionnement de la centrale, celle-ci ne tourne pratiquement pas en 2014 et 2015[5]. Les 4 unités sont définitivement mises à l'arrêt le 1er mai 2017[6].

Vue aérienne.
Vue aérienne.

Accident de 1977[modifier | modifier le code]

Le , un accident de turbine se produit dans la centrale de Porcheville à cause d'une surchauffe d'un joint mal placé[7]. Un arbre de transmission d’environ 2 mètres de diamètre, pièce du rotor de la turbine à vapeur de 600 MW, explose en plusieurs morceaux. Des débris sont projetés de l’autre côté de la Seine sur l’autoroute A13[8], certains jusqu'à 600 mètres de l'accident et on compte 3 blessés légers[9]. Un laveur de carreaux échappe à la mort, "redescendu de son échelle quand une pièce traverse la vitre devant laquelle il travaillait, quelques instants auparavant"[10], raconte Corinne Bordelot-Gomont, auteur de Porcheville B cathédrale du XXIe siècle (2008).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. L'électricité en France en 1959 et 1960, par C. Prêcheur, dans L'Information Géographique de 1961
  2. EDF, présentation de la centrale de Porcheville, consulté le 27 février 2009.
  3. « La centrale EDF reprend du service », courrierdemantes.com.
  4. « La centrale thermique de Porcheville », sur edf.fr (consulté le 4 octobre 2016).
  5. « EDF veut fermer la centrale électrique de Porcheville d'ici à 2018 », L'Usine nouvelle,‎ (lire en ligne)
  6. « Porcheville : la centrale EDF, c’est fini ! », sur leparisien.fr, (consulté le 2 mai 2017).
  7. Fiche sur le documentaire d'EDF suite à l'accident de 1977 sur le site bd-cine.com
  8. http://lagazette-yvelines.fr/2017/05/03/centrale-edf-extinction-feux/
  9. Voir le reportage sur Youtube "Accident Porcheville 1977"
  10. « Elle raconte les 40 ans de la centrale », Le Parisien,‎ (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]