Amerrissage

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Amerrissage d'une capsule Apollo.

L'amerrissage est, à l'origine, le mouvement par lequel un hydravion se pose à la surface de l'eau (mer, lac ou fleuve).

Un amerrissage désigne également un atterrissage d'urgence sur un plan d'eau. Cette situation est instruite aux passagers systématiquement au départ de chaque vol commercial.

A320 dans les eaux de l'Hudson, le 15 janvier 2009

Par analogie, le domaine de l'astronautique qualifie également d'amerrissage la prise de contact d'un engin aérospatial avec la surface de l'eau (mer ou océan). Le terme correspondant en anglais est splash-down.

Amerrissage d'urgence[modifier | modifier le code]

On parle d'amerrissage d'urgence lorsqu'un aéronef est contraint d'amerrir afin de tenter d'éviter une catastrophe aérienne.

Exemples d'amerrissages d'urgence[modifier | modifier le code]

  • En , un Boeing 377 de Northwest Orient Airlines (vol 2) amerrit sur le Puget Sound. Tout le monde à bord arrive à sortir de l'appareil, mais quatre passagers et une hôtesse succombent avant l'arrivée des secours (taux de survie : 87 %)
  • En , un autre Boeing 377, de Pan Am (vol 943) se pose en mer au nord est de Hawaï après avoir perdu deux de ses quatre moteurs. L'avion ayant amerri à proximité d'un navire des Garde-Côtes américains, les secours sont rapides et les 31 personnes à bord survivent. (taux de survie : 100 %)
  • Le , un Lockheed Electra de Eastern Air Lines (vol 375) s'abime dans le port de Boston peu après son décollage. Dix personnes sortent de l'appareil, dont neuf gravement blessées (taux de survie : 14 %)
  • Le , un Tupolev Tu-124 ayant épuisé son carburant amerrit sur le fleuve Neva. Les 52 passagers et membres d'équipage survivent. (taux de survie : 100 %)
  • Le , un Douglas DC-8 de la compagnie Japan Airlines rate son atterrissage et amerrit dans la Baie de San Francisco. Tous les passagers et les membres de l'équipage sont indemnes. (taux de survie : 100 %)
  • Le , un DC-9 d'ALM (vol 980) s'abime en mer, en panne de carburant, après plusieurs tentatives pour atterrir sur l'aéroport Princess Juliana à Saint-Martin, dans les Antilles Néerlandaises. 40 des 63 occupants survivent et sont récupérés par des hélicoptères américains (taux de survie : 63 %).
  • Le , peu après son décollage, le Vol 90 Air Florida heurte des automobiles et la barrière sur un pont au-dessus du fleuve Potomac avant de s'abîmer dans les eaux gelées du fleuve, au cœur de Washington. 78 personnes sont tuées (dont quatre automobilistes) et seules cinq personnes de l'avion survivent. (taux de survie : 6 %)
  • Le , un Boeing 767 d'Ethiopian Airlines (Vol 961), détourné par des terroristes, tombe en panne sèche près des Comores ; les pilotes tentent d'amerrir le long d'une plage mais l'avion se disloque et coule. 125 personnes sont tuées et 50 survivent. (taux de survie : 29 %)
  • Le , un Boeing 737 de Garuda Indonesia (vol 421) se pose sur la rivière Bengawan Solo près de Yogyakarta (Java) après une double extinction de réacteurs due aux fortes précipitations et à la grêle. Sur les 60 occupants de l'appareil, seule une hôtesse de l'air décède (taux de survie : 98 %).
  • Le , un ATR 72 de Tuninter (vol 1153) amerrit en Méditerranée, en panne de carburant. L'avion se brise en amerrissant. Sur les 39 personnes à bord, 20 survivent à l'accident (taux de survie : 51 %).
  • Le , un Airbus A320 d'US Airways est contraint d'amerrir sur le fleuve Hudson peu après son décollage à la suite de la panne de ses deux réacteurs après une collision d'oiseaux. Le pilote Chesley Sullenberger parvient à faire amerrir l'Airbus et l'ensemble des 155 personnes à bord sont sauvées. (taux de survie : 100 %)

Procédure UIT OACI[modifier | modifier le code]

Aéronef en détresse[1].

  • Un aéronef en détresse survolant une zone océanique devrait, conformément aux procédures de l'OACI, informer l'autorité chargée du contrôle du trafic aérien qu'il est en détresse sur la fréquence utilisée aux fins du contrôle du trafic aérien.
  • Si un amerrissage forcé est probable, l'autorité chargée du contrôle du trafic aérien en informe immédiatement le centre de coordination de sauvetage approprié. Le centre de coordination de sauvetage avertit à son tour les navires qui sont en mesure de prêter assistance;
  • Lorsqu'ils sont alertés, les navires doivent établir, si possible, une veille à l'écoute sur la fréquence 4125 kHz. S'ils ne sont pas en mesure d'utiliser la fréquence 4125 kHz, les navires doivent établir une veille sur la fréquence 3023 kHz;
  • L'aéronef essaie dans un premier temps d'établir des communications sur la fréquence 4125 kHz; s'il n'arrive pas à entrer en contact, il tente alors d'établir des communications sur la fréquence 3023 kHz.
  • Si un amerrissage forcé n'est plus nécessaire, l'aéronef notifie qu'il n'y a plus de situation de détresse suivant la procédure prévue aux termes des dispositions de l'UIT/OACI.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manuel de recherche et de sauvetage des navires de commerce (Manuel MERSAR) de l'Organisation maritime internationale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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