Claude Piéplu

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Claude Piéplu
Claude Piéplu.jpg
Claude Piéplu en 1991, à la 16e cérémonie des César.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Claude Léon Auguste PiépluVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Claude Piéplu est un acteur français né le à Paris 14e et mort le à Paris 16e[1].

Adepte de l'humour aérien et pince-sans-rire, il se distingue au théâtre et au cinéma et, pour le grand public, reste dans les mémoires comme le narrateur de la série d'animation Les Shadoks ou l'homme aux clefs d'or de la série télévisée comique Palace.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de cuisinier, Claude Piéplu est engagé à quinze ans comme grouillot à la banque Vernes, où il s'amuse à observer et à imiter le personnel de l'établissement[1].

Découvrant le théâtre à la Comédie-Française, il s'inscrit aux cours de Maurice Escande. Engagé en 1944 au théâtre des Mathurins, il joue aux côtés de Gérard Philipe et Maria Casarès[1]. Il échoue par deux fois au concours du conservatoire de Paris[1]. Il entre alors dans la compagnie Jacques Fabbri[1], qui monte, entre autres, Misère et Noblesse, Le Bon Numéro, La Jument du roi, Les Joyeuses Commères de Windsor, La Folie Rostanov… Il jouera par la suite dans près de 175 pièces de théâtre.

Son premier rôle au cinéma est dans D'hommes à hommes en 1948. On le voit ensuite dans une quarantaine de films, notamment aux côtés de Louis de Funès, imposant son phrasé reconnaissable entre tous, son port distingué et son humour pince-sans-rire[2]. Il tourne avec Costa-Gavras, Claude Chabrol, Luis Buñuel, Henri-Georges Clouzot, Julien Duvivier… Il s'illustre notamment dans les film La Bourse et la Vie de Jean-Pierre Mocky, La Meilleure Façon de marcher (1975) de Claude Miller, Noces rouges (1972) de Claude Chabrol, Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Bunuel la même année, voire La Galette du roi (1986) de Jean-Michel Ribes[1]. Il dit se sentir à l'aise dans « l'expression aérienne et distanciée de l'humour ».

Manifestant une curiosité sans bornes, fasciné par la création nouvelle, Claude Piéplu avait décidé, dès 1975, de laisser de côté les auteurs classiques pour se consacrer exclusivement aux modernes[1]. Il joue notamment dans une pièce d'Harold Pinter sous la direction de Claude Régy. Il est aussi appelé par Gabriel Garran[1]. De nouveau avec Jean-Michel Ribes, il participe à l'aventure de la série télévisée Palace qui donne à entendre, au théâtre du Rond-Point, des textes insolites et drôles de Claude Bourgeyx et Roland Dubillard[1].

Collectionneur, militant du théâtre vivant, antinucléaire[1], il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence, et également membre du Conseil mondial de la paix.

Il meurt le , à l'âge de quatre-vingt-trois ans, des suites d'une longue maladie[1]. Il repose au cimetière de Bagneux (Hauts-de-Seine)[3].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Cinéma d'animation[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Les deux œuvres[Lesquelles ?] sont parues en CD chez Arion ARN 68496, 1999 et ont obtenu un Diapason d'or.

Bandes-annonces[modifier | modifier le code]

Radio France[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Pelaez (préface de Claude Piéplu), Les explorateurs, éditions Cadex, 1988
  • Claude Piéplu, L'abécédaire de Claude Piéplu, lithographies originales de Françoise Pétrovitch, éditions Archimbaud, 1993
  • Jacques Rouxel (préface de Claude Piéplu), Les Shadocks, Éditions Circonflexe, 1994
  • Claude Piéplu, Il faut croire aux éléphants blancs, éditions Ramsay, 1998
  • Cirque plume (préface de Claude Piéplu), illustrations de Yves Perton, postface de Jacques Livchine, éditions Caracter's, 1998
  • Claude Piéplu et Gérard Lemarié, Qu'en est-il du comique ?, éditions Mallard, 1999
  • Claude Bourgeyx (préface de Claude Piéplu), Les Petites Fêlures suivi de Mademoiselle Werner, éditions Le Castor Astral, 2002
  • Jean-Paul Dupuy (préface de Claude Piéplu), Abécédaire raisonné des Shadoks, illustrations de Jacques Rouxel, éditions Nicolas Philippe, 2003
  • Claude Piéplu et Daniel Pennac, Merci, éditions Gallimard jeunesse, 2004.

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]